Amour entre deux surdoués : plus facile qu’un couple mixte ?


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  • Membre Inconnu

    Membre
    13 mars 2020 à 12 h 14 min

    @SeaYou

    Taratata , c’est précisément là que nos discours divergent!

    <div>Voir dans l’hypersensibilité une tentative de « puissance » et « domination » sous entend dans un sens que c’est « que » du positif, à moins que tu t’inscrives dans une vision Nietzschéene plus complexe ce qui m’étonnerait pas. </div><div>Or, non non non et non! </div><div>Je ne te rejoins pas quand tu dis que l’hypersensibilité est précisément ce qui constitue les rapports humains, parce que first ca sous entend que tu la conceptualises toi-même, or on vient de passer un énorme discours pour dire que dapres toi c’était problématique, et surtour dans le sens où c’est la sensibilité (sur une palette de nuance infinie), que l’on trouve. Non l’hypersensibilité. </div><div>Si on poursuit dans ce sens, comment est-on habilité alors à trouver quelqu’un « généreux », et/ou »tourné vers l’autre »? S’il faut « quantifier »jauger la dose ou non de sensibilité (mais qui en fait peut masquer une envie de contenter son ego blablabla, je dis ça pour pas re rentrer dans tout le débat), en sachant qu’elle est subjective et propre à chacun, on ne peut donc par extension pas rentrer dans l’autre ni donc tisser aucune relation peu importe la nature, avec lui! </div><div>Or, tu as bien été en couple a un moment, et généralement on ne va pas vers quelquun parce qu’il nous rebute au niveau de ses valeurs. Bien entendu que l’intelligence compte, mais à ce rythme je te dirais aussi que de se dire sapiosexuel peut alors être vue comme une marque d’orgueil, ou tentative de puissance.</div><div>On ne peut vouloir dominer, à mon sens, et sur ce coup je n’approuve pas Nietszche qui voit le pardon comme humiliant pour l’Homme; sous-entendant que c’est un moyen de reprendre le dessus sur autrui, qu’avec quelque chose que l’on perçoit comme un atout. Et si beaucoup s’en sentent désabusés et mis à l’écart, de façon directe/détournée par la société, ce n’est pas pour tenter de bannir la raison ou prendre le dessus comme tu le laisses entendre. </div><div>Je comprends le fond de ton raisonnement niveau analytique, puisque, comme je te l’ai dit, je me suis fait les mêmes réflexions. </div><div>Mais je ne partage pas ce qui les anime, et je pense que c’est ce qui fait la différence. Tu y vois un clivage ou idéologie totalitariste. Ce qui, dans une grande partie des cas est à l’origine du totalitarisme,n’est pas de vouloir supprimer la différence. </div><div>Mais de vouloir l’effacer parce qu’on pense à tort qu’elle est à l’origine de supériorité. Sous couvert de prétendue égalité se cache en fait un désir de celui qui le prône d’être le Supérieur. </div><div>Et là ça donne du Musolini ou Kadafi sous des formes sensiblement différentes, mais dont le fond est commun. </div><div>Si on se place du PDV d’un Normo-pensant , il peut tout autant ressentir le « HP » (sans mettre un mot dessus), comme étrange, inadapté, « replié sur lui », et les « repoussements » mutuels se feront naturellement, mais PAS parce que l’un se pense à tort Supérieur. </div><div>Nous ne sommes pas responsables de notre QI, THQI, et le fleur de peau induit, si tu ne veux pas le traduire d’une façon non scientifique, peut venir parmi milles des connexions neuronales multiples, avec une quantité de sang (expérience avec IRM), 2,5 fois supérieure dans le traitement d’une information banale chez un HP que chez un NP. </div><div>Induisant une rapidité élevée, hyperconscience, lucidité extrême, besoin viscéral de comprendre. Forcément ça retentit dans notre relationnel! </div><div>On ne peut nier le ressenti d’un alter. Au même titre alors, il ne pourra ni être « malhonnête », ni « con », et je sais que tu trouves une majeure partie des gens cons tout en t’evertuant à ne pas les prendre pour tels, mais là ça vient contredire un point de ton raisonnement. </div><div>On se réduira à un nihilisme de surface , potentiellement invivable dans la réalité. </div><div>Tu me fais effet miroir parce que j’inhibe aussi mes émotions, d’où probablement le fait que je ne t’ai pas trouvé condescendant dans tes propos, mais je ne peux pas bafouer d’autres qui les vivent, et intensément, et qui peuvent se sentir freinés dans leur désir de partager en confiance leur hypersensibilité et tracas quotidiens qu’elle induit. </div><div>Et ça je ne peux pas l’accepter. </div>

  • jasper

    Membre
    13 mars 2020 à 12 h 25 min

    tu as raison @seayou, tout le brouhaha autour de la surdouance alimente un gigantesque bizness qui exploite toutes les craintes, inquiétudes, et tente de déresponsabiliser les gens qui souffrent, en inventant des raisons farfelues à leur malheur, et des solutions tout aussi farfelues. Ce qui n’est pas une manière de les aider.

    Il existe toutefois des troubles que l’on peut rapprocher du terme d »hypersensiblité’, si l’on prend soin de remplacer ce mot qui ne veut effectivement pas dire grand chose par, selon le cas, des termes cliniques plus précis, comme, par exemple « hyperesthésie », « troubles de la régulation des émotions », etc… On peut en profiter au passage pour remettre à sa place la mesure de QI (qui ne mesure que l’intelligence analytique) pour s’intéresser à des outils de mesure moins réducteurs de l’intelligence, et les utiliser pour poser un seuil de ‘surdouance’ si on en veut absolument un. Mais là il faut aller regarder à l’étranger ce qu’il se passe. Tu sais à quel point les comités de lecture d’un pays auquels, dans le cas de la biologie, on peut rajouter les comités d’éthique, favorisent la pensée scientifique unique. Et quand je dis à létranger, je ne pense pas spécialement à l’argument d’autorité ‘labos américains’ dont raffolent les articles grand-public, et qui, au passage, oublient que qu’il y a aux USA aussi des labos dans lesquels un « savant fou », ou un escroc, publie des résultats invalides qui n’ont aucun valeur, et ne seront jamais reproduits. « labo français » est beaucoup prestigieux dans certains domaines, mais apparemment pas pour la définition du Q.I.

    En précisant les mots, on en vient d’ailleurs à faire disparaître la notion de surdoué, et encore plus celle de zèbre, qui n’a aucun sens, et s’appuie sur des clichés dignes d’un imagier de jardin d’enfant. La notion commerciale de surdoué n’a oklus aucune valeur quand on s’aperçoit, avec des statistiques conduites sans biais de sélection, que ceux que l’on classe comme tels ne souffrent ni plus ni moins que les autres catégories d’échec scolaire ou de troubles sociaux. Il y a des différences, mais rien de disruptif quand on passe un seuil de Q.I. Par contre, une fois les mots utilisés, on trouve alors plein d’études scientifiques de valeur, qui analysent rigoureusement les mécanismes de régulation des émotions, et les perceptions, y compris les perceptions proprioceptives ou même abstraites, et leurs défaillances. Et pas uniquement dans l’espèce humaine.

    Ceci dit, c’est bien d’avoir ici un lieu où l’on peut s’exprimer, faire part de ses ressentis et de ses différences, en sachant qu’il se trouve là un espace où il est permis de raconter des choses non-conventionnelles. Alors, lorsque quelqu’un parle de son hypersensibilité, qui est un ressenti, donc quelque chose qu’on ne peut pas nier, et qui est désagréable ou handicapant, ça ne me semble pas du tout intéressant , bienveillant ou constructif de rapprocher ce témoignage, qui est authentique, du blabla de sectes ou de théories psychologiques à deux balles, ou périmées. Surtout pour finalement dézinguer tout l’amalgame d’un seul coup. Et surtout parce qu’invoquer la raison pour critiquer des émotions est vain. Si la raison marchait, il n’y aurait pas de problème, puisque , normalement, n’importe quel humain possédant des gènes d’homo-sapiens possède un cerveau à priori capable de tenir un raisonnement logique.

    S’il n’y arrive pas, c’est parce que les circuits qui viennent de l’amygdale et quelques autres structures diffuses vient s’en mêler de façon inhabituelle. Et donc la méthode rationnelle ne produit pas de résultat : Il y a malaise, parce qu’il y a un dysfonctionnement de la régulation des émotions par les structures cognitives. Ce n’est d’ailleurs pas une maladie, mais une fonctionnalité, qui sert à tout le monde quand on tombe amoureux : le cortex préfrontal s’arrête net et on vit sur un petit nuage. L' »amoureusitude » retire les ampoules de tous les voyants qui pourraient virer au rouge dans la tête.

    Par ailleurs, je coq-à-l’âne, c’est clair qu’on vit dans un monde ou les émotions sont utramanipulées, c’est d’ailleurs explicitement le job du marketing de pousser les émotions dans les décisions d’achat, (ou de vote), en particulier depuis ces dernières années, en remplaçant la mise en avant de la position sociale (cf pub des années 70) par la mise en avant de l’égo et de la performance individuelle, ou même de l’individualisme. La manipulation des émotions est devenue une science à part entière, et d’ailleurs le marketing finance parfois les recherches en neurosciences tellemetn ca leur sert. (cf. les cigarettiers) C’est d’autant plus confortable pour les communicants qu’ils peuvent s’appuyer sur un réseau d’outils modernes de communication, pour faire levier sur l’individualisme et revenir aux bases du bon vieux totalitarisme qui bascule tranquillement de la sphère politique, à la sphère économique ou … médicale.

    P.S. : Pour établir la relation entre individualisme et totalitarisme, cf des auteurs qui ont analysé la manière dont un peuple civilisé, les allemands, en sont arrivé à faire des horreurs. ( je pense a A. Arendt, mais il y en a d’autres) Leur analyse se plaque exactement sur les schémas de l’information « ultracommuniquante » des chaînes d’info en continu ou des chaines youtube complotistes, de médecine quantique, et autres salades.


    Bref : tout ce pavé pour dire qu’il ne me semble pas très utile d’invoquer la raison pour aider les gens qui viennent ici expliquer qu’ils sentent leur différence par rapport au reste de la population. C’est beaucoup plus utile pour tout le monde de leur permettre de s’exprimer sans filtre. Et c’est toujours intéressant et enrichissant, puisque cette différence venant d’un autre peut être une piste vers une meilleure connaissance de soi même. Et, si tu veux les aider activement, présente leur simplement un autre mode de pensée, sans perdre de vue qu’ils ont le droit de ne pas en vouloir, ou pas encore le choix.



  • Membre Inconnu

    Membre
    13 mars 2020 à 12 h 39 min

    @jasper « tout ce pavé pour dire qu’il ne me semble pas très utile
    d’invoquer la raison pour aider les gens qui viennent ici expliquer
    qu’ils sentent leur différence par rapport au reste de la population.
    C’est beaucoup plus utile pour tout le monde de leur permettre de
    s’exprimer sans filtre. Et c’est toujours intéressant et enrichissant,
    puisque cette différence venant d’un autre peut être une piste vers une
    meilleure connaissance de soi même. Et, si tu veux les aider activement,
    présente leur simplement un autre mode de pensée, sans perdre de vue
    qu’ils ont le droit de ne pas en vouloir, ou pas encore le choix. »

    merci Pray

  • Membre Inconnu

    Membre
    13 mars 2020 à 12 h 48 min

    @SeaYou

    Là où je te rejoins, c’est sur le problème de caresser dans le sens du poil.

    Et le fait que les psys usent pas mal de cela, mais finalement il n’y a que très peu de professions non basées sur les émotions. Quand tu vois des discours de « génie » pour faire en sorte qu’on se détache plus d’Internet, qu’on regarde nos smartphones fréquemment même si on sait qu’il n’y a rien , ou le marketing qui se base pas mal sur la mémoire implicite pour nous pousser à consommer..

    Mais à ce moment le patient peut se rendre compte aussi de où le psy l’amène, et si ça ne correspond pas à ses attentes de changer.

    J’étais aller en consulter une qui justement me caressait dans le sens du poil, et je m’étais insurgée en lui disant que j’étais venue pour me faire botter les fesses, pas pour qu’on me chante un béni ouioui..

    Mais on ne peut pas professionaliser les émotions au quotidien.

    Et avant d’en arriver à l’étape dont tu parles, de ne pas conforter la personne dans son mal-être (je n’appelle pas ça du tour supériorité), il serait plus délicat et bienvenu de l’aider à accepter, accueillir ses émotions. Les analyser et comprendre, et pourquoi pas se faire ami avec!

    On n’apprend pas à un enfant à courir avant qu’il sache se tenir debout…

  • shan

    Membre
    13 mars 2020 à 15 h 02 min

    @Seayou je comprends pourquoi tu te bats, je n’aime pas les cases non plus.

    Je comprends aussi @Isabelle1970, @Rosedesvents et tout le monde, ils se mettent dans la peau de ceux qui souffrent de leur sensibilité. Si il faut dans le fond tout le monde est d’accord, c’est juste la dénomination qui te gène.

    Nous sommes tous sensibles car nos avons tous des blessures.

    C’est peut être juste une question de prédisposition à gérer cette sensibilité, en fonction de notre histoire et de comment on se sent.

    Le mode d’expression change : la colère, les pleurs, la recherche de sensations fortes, les tocs, la sur-protection des siens, au l’auto-destruction, le détachement ou tout à la fois.

    S’il faut, nous sommes tous HP à la naissance, sûrement trop perméables, même si la génétique doit jouer, l’éducation et l’environnement peuvent faire pas mal de dégâts.

    Donc oui toutes ces classifications me gênent, chacun a probablement sa part de génie, plus ou moins bien cachée.

    Evidement, on se sent naturellement plus proche de ceux qui sont touchés par les mêmes choses que nous, avec la même intensité – si tant est que l’on puisse comparer, c’est un ressenti. Avec certains de mes amis un regard suffit dans bien des situations, heureuses ou tristes…

    J’avoue que quand j’ai commencé à lire sur le fonctionnement de la psyché humaine – forcément si j’ai fait ces recherches c’est que j’ai un certain questionnement en moi – le fait de me retrouver dans beaucoup de caractéristiques de « l’hyper-sensibilité » m’a aidée à la vivre comme une chance et non une tare. En ce sens c’est valorisant. Et, pour l’instant, depuis que je l’ai acceptée, je suis bien plus sereine dans ma gestion des émotions.

    Peut être on peut arriver au même résultat sans avoir à définir et classifier l’hyper-sensibilité ? Accepter et aimer ce qu’il se passe en nous. On pourrait sûrement dans un Monde « idéal » : sans cases, ou chacun aurait sa valeur, ou n’existerait pas le clivage, ou tout le monde serait tolérant des différences, ou on accepterait et « utiliserait » les faiblesses et qualités de chacun, homme-femme peu importe et origine, religion, orientation sentimentale ça devrait être personnel et en aucun cas occuper la majorité des débats de ce Monde, c’est une fantastique diversion à grande échelle et la « casification » des individus y contribue grandement. (Elle était hyper longue cette phrase !)

    Tu parles de la mémoire cellulaire, c’est en voie d’être éclairé. # argumentàchier – j’ai besoin de lire les dernières recherches là dessus mais je sais que ça s’active pas mal de ce côté là.

    L’épi-génétique a déjà prouvé que la structure des gènes peut se modifier et dégénérer par des facteurs internes ou externes (pollution, alimentation, chocs émotionnels etc) et engendrer ou entretenir des douleurs, maladies, ou états de mal être. Le facteur devant tous les autres, ça peut paraître fou mais finalement logique – l’humain aime bien se faire du mal ^^- c’est l’excès de cortisol induit par le stress.

    Etant de ceux qui se nourrissent d’espoir 🙂 je me dis que si ces facteurs peuvent modifier les gènes, d’autres peuvent les rétablir. D’ou l’importance d’apprendre à composer avec ce stress, avec qui nous sommes, et certaines approches peuvent sûrement aider certaines personnes.

    En fait je suis hyper curieuse de tout ça – je viens de créer le concept d’hyper-curiosité. ^^ J’ai testé pas mal d’approches, mais je suis très méfiante quant au praticien que je vais voir ; quelques unes d’entre elles n’ont pas opéré sur moi, d’autres m’ont étonnée.

    Le magnétisme à été étudié aussi, la fascia-thérapie également, il y a des modifications tissulaires instantanées juste en posant une main sur une partie du corps d’une personne, les tissus réagissent à l’énergie magnétique, électrique et à la chaleur. En gros, juste en tant qu’humain, tu peux faire du bien à un autre en posant ta main sur lui, c’est génial quand tu y penses !

    Par exemple, d’instinct, toutes les mamans frottent leur enfant entre les omoplates pour le réchauffer quand il a froid, c’est un geste ancestral. Maintenant on sait que les vertèbres thoraciques hautes, situées entre les omoplates correspondent à l’innervation orthosympathique du coeur et que quand on stimule cette zone, ça active la circulation générale donc réchauffe le corps. Et il y a plein d’autres exemples, toutes ces avancées me fascinent, des croyances millénaires, véhiculées depuis la nuit des temps, mises à jour par nos moyens actuels – moyens actuels qui ont aussi permis d’écarter d’autres théories.

    C’est clair qu’il y a plein de dérives, tout un business, mais ce n’est sûrement pas le pire business qui existe dans tout ce qui est déjà en place.

    Tu parles de personnes qui se sont ruinées en suivant leurs croyances ou un certain mode de vie, c’est bien triste, pourtant je me dis que si une personne veut se perdre elle à de quoi se perdre par bien des moyens, nous avons accès à assez de tentations…

    J’ai ce raisonnement pour pas mal de choses : ce n’est pas parce que ce n’est pas encore prouvé que ça n’existe pas. C’est un peu le côté tout puissant de l’humain, qui veut et parfois pense avoir réponse à tout. Il y a des choses qu’il faut accepter parce qu’elles sont là, peut être nous saurons pourquoi un jour, peut être nous ne comprendrons jamais, et ça fait toute l’intensité de la vie.

  • carolineline

    Membre
    13 mars 2020 à 19 h 19 min

    Bonsoir @Cineaste

    Merci de ta réponse. Je craignais un grand silence; alors que je cherche des réponses. Le fait que tu n’ai pas connu la vie de couple ne te disqualifie pas. L’amour prend des formes bien variées. Alors ton commentaire est le bienvenu, car il pousse ma réflexion…

  • carolineline

    Membre
    13 mars 2020 à 19 h 21 min

    Bonsoir @RoseDesVents

    Merci de ta réponse ! C’est que je me dis également. Vivre avec soi-même n’est déjà pas une mince affaire, alors vivre avec l’Autre…Comme tu le dis, certainement que les différences avec un Zèbre sont autres. La question que je dois certainement me poser est: quelles sont les différences avec lesquelles je souhaite vivre?…

    Merci pour ton message et témoignage!

  • Membre Inconnu

    Membre
    13 mars 2020 à 19 h 42 min

    @RoseDesvents @Shan Merci pour vos retours ! 😉

    Alors il y a un gros background philosophique à aborder « brièvement ». Je vais essayer de ne pas être trop long dans ma réponse ! Je ne suis pas idéaliste ou dualiste, car je pense que là réside pas mal de problèmes. Pour des raisons culturelles, nous avons appris à distinguer les « émotions » (les « affects » en langage spinoziste) et la pensée (qui englobe notre raison, c’est-à-dire notre capacité à faire des liens adéquats, à prendre du recul, à conceptualiser, à analyser, etc.)

    Or les deux sont liés et indissociables. Je vais prendre deux exemples pour illuster le truc. Imagine qq’un qui se prend un cocktail de BFM-TV/Zemmour/Finkelkrault par voie intraveineuse tous les matins lol C’est son kiff ! Sans plus d’esprit critique, cela finira par impacter sa pensée, son rapport au monde, etc. Et dès qu’il verra une femme voilée dans la rue, il ressentira à la fois de la peur, du dégoût, de l’aversion. S’il apprenait à la connaître, il verrait qu’elle en a rien à cirer du blabla à la TV, qu’elle a autre chose à penser avec ses enfants et son mari, et si elle porte un voile, c’est sans doute parce que c’est le seul lien affectif qu’il lui reste avec sa mère, sa grand-mère ; et ces moments familiaux sympathiques, c’est peut-être le seul truc qui lui donne de la force d’avancer dans une société de plus en plus hostile. Pour le parallèle, les Bretons font pareil, on adore mettre le Gwenn-ha-du partout, car c’est le seul truc qui nous rappelle d’où l’on vient… C’est une forme de fétichisme symbolique que nous comprenons très très bien 😀

    Dans cet exemple, nous voyons très clairement le lien qu’il y a entre la pensée et les émotions qui en découlent. Ces émotions ne viennent pas de nulle part, ce sont des effets qui ont une cause… Imagine un quidam qui est célibataire, qui est sur un réseau social, et là, il ou elle flashe sur qq’un ! Ils discutent ensemble, le courant passe, et bam, il est submergé par un sentiment de bonheur. Il a enfin rencontré le grand amour, c’est le plus heureux des hommes (ou des femmes) ! Puis au moment de se rencontrer ILR, on apprend que l’autre n’est finalement pas intéressé(e) et que ça ne va pas se faire. Là, le monde s’écroule. On se dit qu’on est une merde, qu’on ne rencontrera jamais la bonne personne, bref on est à deux doigts de se foutre en l’air. Sauf que, très concrètement, qu’est-ce qui a changé entre ce moment-là, et les jours plus tôt où l’on était le plus heureux de la Terre ? Matériellement, absolument rien ! Son compte en banque n’a pas bougé, son quotidien non plus, tout est parfaitement identique. Cette « aventure » émotionnelle est née uniquement dans sa pensée, dans ses projections, dans son imagination…

    Ce sont deux exemples pas très subtils. Mais lorsqu’il est question de système de pensée, de nouveaux concepts, c’est exactement la même chose. Des personnes endoctrinées peuvent ressentir des émotions « religieuses » extrêmement fortes. Mais nous, dans notre quotidien, même si les effets ne sont pas aussi visibles (aussi parce qu’ils peuvent être partagés par bcp de gens, ce qui forgera une sorte de norme, une doxa) ; le mécanisme de va-et-vient entre « pensée » et « émotion » est exactement le même. Et lorsqu’il y a des rhétoriques « problématiques », cela impactera d’abord la pensée, puis nos émotions (et parfois, c’est même instantanée). Le concept de « psycho-virus » n’est pas de moi, mais je le trouve assez pertinent, car il y a des schémas de pensée qui impactent négativement les gens, et qui sont facilement véhiculables, exactement comme un virus. Et tout comme un virus, ce n’est pas quelque chose qui nous est donnés de constater à brûle-pourpoint ; il faut soit recourir à une analyse rigoureuse, ou bien avoir un bon système immunitaire (qui est notre système de pensée de base). C’est pour tout ça que j’estime la philosophie et la raison comme des choses saines, qui nous protègent et nous préservent. Bref ! C’est déjà pas mal long, je vais ptêtre éviter d’écrire un roman ^^

    En politique, des « psycho-virus » sont couramment employés pour manipuler l’opinion. Et ils sont reconnaissables par leurs effets, avec un objectif qui est vieux comme le monde : diviser pour mieux régner. Un peuple qui est soudé, qui fait UN, et qui revendique ses droits ; on le gère bien plus difficilement que si c’est juste une carégorie de la population, et qu’il y en a une autre qui lui crache dessus, ou qui estime qu’elle est au-dessus. Et la psycho aide beaucoup en ce sens, même si cela reste un usage de rhétorique qui la détourne de son but initial. Par exemple, pour les gilets jaunes, il fut très fréquent de dire d’eux qu’ils avaient un QI inférieur, qu’ils étaient sous-diplômés, etc. Et ceux qui appartenaient aux classes sociales au-dessus, beaucoup leur ont craché dessus en répétant ce qu’ils entendaient dans les médias dominants, à savoir qu’ils étaient anti-sémites, racistes, stupides, et j’en passe… Cela fonctionne assez bien, c’est ça qui est triste… Mais en ce qui me concerne, je prends le problème à la racine : tout système de pensée visant à cliver les gens, ou encore à séparer un individu du reste de la population (parce qu’il a un haut QI, ou qu’il est hypersensible, peu importe) ; les effets se feront sentir aussi bien à l’échelle individuelle (déjà parce que ça ne rend pas heureux), qu’à l’échelle collective ou politique… Je me suis longtemps intéressé aux liens étroits entre la psychologie et la sociologie, car même si ce sont deux disciplines qui n’ont rien à voir dans leur objet d’étude, il y a qd même des liens de causalité non négligeables… On appelle ça le déterminisme social…

    Ce n’est pas évident d’aborder tout ça, car il faut prendre bcp de recul. Observer les choses avec un maximum de hauteur. Et pour casser certains cercles ou schémas de pensée, si ça repose sur des arguments d’autorité et que notre discours ne représente rien – car pour être sensible aux arguments, il faut déjà considérer la raison comme étant le seul arbitre légitime – hé bien c’est tout bonnement impossible. C’est une perte de temps. On finit par tourner en rond ^^ C’est un peu comme discuter théologie avec un intégriste, même si là le cas est plutôt extrême 😀

    —–

    Cela m’amène doucement sur la question de la souffrance, que je connais bien étant donné que c’est au coeur de la pensée bouddhiste (dukkha). Les bouddhistes enseignent qu’il faut tuer les émotions négatives à la racine, soit dans notre esprit (dans notre pensée). Cela n’est pas aussi simple ^^ Et justement à cause de nos « psycho-virus » ou schémas de pensée qui vont déterminer notre rapport au monde ainsi que nos actes. En psychanalyse, il y a de bonnes analyses à ce sujet, tout n’est pas à jeter, loin de là ! On parlera alors de « scénarios », mais l’idée est fondamentalement la même… Et là le travail portera en effet sur les émotions (sur les effets de notre pensée)… Ce qui aura pour but de modifier en retour notre manière de pensée, notre état d’esprit, etc. J’ai tendance à penser que c’est plus efficace de travailler directement au niveau de la pensée grâce à la philosophie, mais je ne suis pas non plus un dogmatique, je sais que c’est une méthode qui n’est pas adaptée à tout le monde… J’espère que cela évitera les malentendus sur ce que je pense des émotions ! 🙂

    En allant plus en profondeur dans le blabla, « les sensations, les sentiments, les émotions », peuvent être considérés comme un ensemble de données que nous recevons de l’extérieur. Nous sommes passifs. C’est notre côté yin. La « raison » est ce qui nous permet d’analyser les données, de leur donner du sens, de nous forger une compréhension du réel, ce qui va nous aider à agir. C’est notre côté yang. Pour schématiser, le premier est un mouvement qui va de l’extérieur vers l’intérieur. Le second est un mouvement qui va de l’intérieur vers l’extérieur. Et je le répète, mais les deux sont liés. Et l’idéal c’est qu’il y ait une harmonie, comme une respiration… Car si l’on reste dans notre tête, on se coupe du réel, des autres, et ça peut donner des comportements autoritaires… Et si l’on reste dans notre coeur, on se retrouve dans un état de passivité, où l’on aura du mal à gérer nos émotions… C’est là aussi une manière de comprendre ce qu’est l’hypersensibilité…

    D’insister sur le fait que ce sont les discours autour de l’hypersensibilité que je critiquais, ce qui m’a amené à écrire d’emblée de jeu que c’était une notion foireuse, puis à tempérer ensuite en écrivant que ça dépendait de ce qu’on mettait derrière. Si la logique consiste à dire qu’il y a des personnes qui SONT hypersensibles (c’est dans leur nature), et d’autres qui ne le SONT pas (c’est aussi dans leur nature) ; on établit une hiérarchie qui me semble très dangereuse. Car okay, vous avez raison, il y a peut-être des personnes qui ressentent moins intensément que d’autres. Comme la souffrance par exemple ! Donc qu’est-ce que ça veut dire ? Il y a des personnes qui souffrent, mais c’est peut-être moins grave, car leur capacité à ressentir est limitée… Tout le background de cette manière de pensée, et de notre rapport à l’autre qui en découle, c’est juste à dégueuler. Désolé de le dire comme ça. J’ai beau eu écrire des pavés, cela n’est pas passé, car bcp sont totalement centrés sur eux-mêmes, là en prenant un peu plus mon temps, j’espère qu’on comprendra un peu mieux là où je voulais en venir… Et pour le coup, nous sommes complètement dans le clivage, même si effectivement, ce n’est pas ce qui saute aux yeux de prime abord…

    Comme tu l’as très justement écrit, notre sensibilité, notre rapport au monde, c’est la base même de ce que nous sommes en tant qu’individu. Nos émotions, c’est un peu l’expérience que nous faisons de notre nature. En ce sens, c’est une modalité de notre conscience, et sauf si erreur, il n’y a pas trop de consensus là-dessus. D’où l’intérêt d’être un peu vigilant dans les grands discours et les grandes théories sur l’être humain. Il y a déjà eu par le passé, et ça pue toujours du cul, surtout pour ceux qui ne cadrent pas… lol Ma position à ce sujet ne change donc pas, je préfère dire que nous ne savons pas, considérer de manière pragmatique certains comportements (que nous pouvons pourquoi pas qualifier d’hypersensibles), mais sans tomber dans l’essentialisme, sans juger superficiellement des gens en les mettant dans des cases, et sans affirmer comme vérité générale des sujets qui mériteraient un peu plus de réflexions… Sortir un peu de son côté yin, pour aller voir du côté yang… 😉

    —–

    Là, je ne peux pas aller plus en profondeur dans les explications, car le socle de ma réflexion repose sur la « Loi de Un », qui est un principe métaphysique et philosophique qui serait bcp trop énergivore, et complexe à aborder en qq lignes. Cela pourrait se résumer maladroitement par « la psychê humaine est bcp trop complexe pour être mise dans des cases », « prenez du recul sur les discours », « ne vous fiez jamais aux apparences », « soyez yin et yang » (lol) Peut-être deux derniers exemples personnels pour illustrer cette complexité, et j’en finirais là en espérant que ça suffira ! J’ai connu qq’un qui du jour au lendemain s’est senti un peu fatigué, il avait aussi pas mal de soucis au taff, et il s’est tourné vers des trucs alternatifs pour aller mieux. C’était un « open-minded » ! Il a essayé la sophrologie, puis la naturopathie, pas mal de plantes, sauf que ça allait de pire en pire. Il déprimait, il était au fond du trou. Il est donc allé sur des forums, là les gens l’ont pas mal conseillé. Il avait vécu des trucs pas évidents (un décès douloureux), c’était sûrement psychosomatique, alors on lui a conseillé de la lecture. Lui aussi il était clairement « hypersensible », sauf qu’il avait de plus en plus de difficultés à affronter le monde, à gérer son quotidien, etc. Il est allé voir plusieurs médecins, sans résultat. Deux psys, pareil, rien.

    Puis, il a fini par trouver un bon médecin-traitant, qui au vue de son état de santé, a eu l’idée de lui faire passer une prise de sang. Ce gars-là avait une infection bactérienne depuis des mois ! Il avait choppé la maladie de Lyme ! Le problème, c’est que tout le temps passé sur des fausses pistes « psychos », à discuter avec d’autres personnes qui elles aussi n’allaient pas très bien, mais que ça faisait quand même du bien de se rassurer, car elles comprenaient parfaitement ce que lui traversait (!!!), hé bien sa maladie avait gagné du terrain et flingué son système immunitaire. Il s’est retrouvé en bout de course avec une maladie auto-immune incurable. Heureusement, aujourd’hui, il va carrément mieux, il a trouvé des traitements, son moral est au top, ses douleurs se sont envolées. Il a retrouvé une vie normale. Mais s’il avait su dès le départ ce que ça lui aurait coûté de perdre son temps sur Internet plutôt que d’aller voir un médecin, ça lui aurait sans doute évité de nombreuses crises de douleur par la suite… Car non, on en sait foutrement rien de ce que vivent les gens, de ce qu’ils ressentent, et avant de penser à la psycho, il faut toujours s’assurer que tout va bien d’un point de vue biologique. Et tout retard de prise en charge peut avoir des effets catastrophiques. Alors le gus qui veut parler de son mal-être existentiel, de sa sensibilité exacerbée, qui a besoin de se rassurer, il s’en fout lui, ce n’est pas lui qui devra gérer les pots cassés… C’est juste qu’il faut un peu penser aux autres…

    Un tout dernier exemple, plus personnel, avec mon père. Il nous ait déjà arrivé de nous promener en forêt. Et moi, dès que je suis dans cet environnement, j’ai l’impression d’entrer dans un autre univers. C’est féérique, car je me sens connecté à tout ce qu’il y a autour de moi. Quant à mon père, il traçait, il me parlait de tout et de rien, tout en regardant ses chaussures, puis dès que j’essayais de partager ce regard que j’avais, cette beauté que je voyais, lui ce qu’il voyait, c’était juste des arbres qui étaient bien entretenus. Pour ensuite me parler du service communal qui faisait du bon travail, puis de la mairie qui devait gérer ceci ou cela bref… On était clairement dans deux mondes différents ^^’ Là j’aurais pu me dire que j’étais un « hypersensible », « connecté à mes émotions », et que mon père était un mec rustre, très terre à terre, clairement pas aussi évolué que moi ! Sauf qu’il venait de perdre sa femme, qu’il avait aussi des soucis d’alcool, et qu’il a toujours eu du mal à exprimer des choses personnelles… Et quand je me suis fait larguer il y a qq années, je me suis surpris de ne plus voir la magie qu’il y avait autour de moi, tout était devenu morne, terne, sans intérêt… Moi aussi, je ne voyais plus que des arbres, du bois bien entretenu… Est-ce que j’avais cessé d’être « hypersensible » ? C’est là où l’on s’aperçoit que c’est un état qui va et qui vient… Si l’on essentialise, alors on peut faire des hiérarchies entre les humains, mais est-ce que c’est pertinent ? Et si l’on interprète la chose comme étant juste un phénomène, alors n’importe qui peut être « hypersensible »… Le fond du « débat » est philosophique, ça peut ne sembler qu’être qu’une simple interprétation qui diverge, mais les implications ne sont pas des moindres en terme de conséquences… Ce que j’ai essayé d’expliquer plus haut 🙂

    The End ! Fin du roman ! 😀

  • jasper

    Membre
    13 mars 2020 à 20 h 30 min

    <div>@SeaYou il y a un autre schéma que ton schéma d’inspiration philosophique, le schéma d’inspiration neurophysiologique :
    </div><div>

    Pour pas faire trop long puisque’on est en plein hors sujet, et surtout que je n’ai pas encore lu tout ton texte en pode lecture active, et aussi en schématisant a mort, le type qui regarde Zeymour et BFM le fait car ça lui active les circuits de la récompense. Il baigne dans la sérotonine quand il entend des gens ‘dire exactement ce qu’il pense’ , ou croit le penser, et qu’on se moque des gens qui pensent autrement.

    Comme ces propos jouent largement sur les émotions : peur, colère, etc…, les émotions prennent le dessus, il passe en mode autodéfense instinctive : il arrête de réfléchir. Inactivation du cortex par l’amygdale (activée par la peur)

    La sérotonine c’est le bonheur (il est drogué, et la vie dehors est pas top puisque les autres sont méchants) -> il reste devant sa télé tout le temps, au point presque d’oublier de manger (les rats crèvent de soif plutôt que d’arrêter d’appuyer sur la pédale qui leur injecte de la cocaine) et il finit par inactiver son centre de la satiété. Comme le type qui mange des pop corns 24h sur 24 et qui peut en manger indéfiniment. Les peptides qui disent ‘stop’ , (on les appelle cholecystokinines) n’agissent plus. Donc il boucle … en continu sur les infos .. en continu.

    C’est un cercle vicieux, et il avale tout ce que BFM lui dicte, sans aucun filtre. Ca va être un bon petit mouton/robot.

    La solution : lui poser un anneau gastrique dans le cerveau : éteindre la télé et l’envoyer boire un pastis au bistrot d’en bas. Double effet, 1° il parle avec des humains. 2° au bout de 15 verres il dort. 3° (le 3eme effet qui vient toujours), à un moment ou un autre il prend un poing dans la tronche à force de dire n’importe quoi, et ça lui remet les peptides en place.

    L’état de son foie ne nous intéressera de toute façon pas.

    Petite remarque en passant, les sentiments sont bien souvent plutot classés comme des phénomènes internes, car ils font appel a l’imagination en plus du couple emotion/perception. Il viennent vraiment du cérébral, même s’ils font des papillons dans le ventre au début, et tordent les boyaux quand on se fait jeter.

    </div><div>

    </div>

  • Membre Inconnu

    Membre
    13 mars 2020 à 20 h 51 min

    @jasper Oh merci !

    Ouip, quand je réponds, je ne vérifie pas tjrs si l’on est bien dans le sujet de départ (jamais en fait lol) ^^ Pour mon système conceptuel d’inspiration philosophiquee, c’était juste du Spinoza. Et en effet, toutes les recherches en neurosciences viennent confirmer expérimentalement son monisme. Dans notre système nerveux, il n’y a pas d’un côté le cerveau, puis de l’autre nos sens, cela forme un tout…

    Mais bon, cela n’empêche absolument pas de raisonner de façon dualiste. Il y a eu pas mal d’exemples ici à travers des remarques qui m’ont été adressées… Apporter la contradiction en se basant uniquement sur la technique (c’est-à-dire les neurosciences), je ne suis pas sûr que ça soit le plus efficace, mais ça vient en effet confirmer le bien-fondé du système de pensée… C’est toujours appréciable ! 😉

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