Les wannabe ou les dangers de l’autodiagnostic

  • Les wannabe ou les dangers de l’autodiagnostic

    53a698245b8c17b9013d8c7a5cc4d7a0?s=1&r=g&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue petitezebre mis à jour Il y a 13 heures, 10 minutes 31 Membres · 214 Articles
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    jabberwocky

    Membre
    18 juillet 2021 à 13 h 40 min

    L’autodiagnostic peut être un substitut pur et simple au diagnostic officiel ; dans ce cas, on juge son ressenti au moins aussi fiable que le regard d’un spécialiste ou des tests standardisés. Ce diagnostic devient le centre de l’identité et est clamé en public de façon décomplexée. Souvent, les personnes ainsi autodiagnostiquées intègrent des communautés où elles témoignent, théorisent et émettent des revendications sur leur condition, produisent du contenu sur le sujet en se prenant pour cas représentatif, ou encore, s’essayent au diagnostic d’autres individus sur la base de leur expérience… Vous doutez de l’ampleur du phénomène ? Allez voir une vidéo traitant de neuroatypie, vous serez surpris du nombre d’autistes THQI qui se sont donné un meeting dans la section commentaire. Sur un forum, ce sera pire. L’explication est très simple : la majorité des individus présents est aussi autiste et HPI que le râtelier de mes cochons d’Inde.

    J’appelle ces individus des « wannabe », c’est-à-dire des gens qui ont absolument envie de présenter X différence, handicap ou maladie car cela satisfait leur ego. Le wannabe souhaite en général être HPI ou Asperger, attiré par l’image fantasmatique du génie incompris. Il peut aussi se croire concerné par la neuro atypie afin de s’épargner une introspection douloureuse qui mettrait en évidence sa responsabilité dans les errements ou les échecs qu’il a pu rencontrer dans sa vie. Afin d’accéder à son objectif, le wannabe se spécialise dans la banalisation et le détournement des mots : élargir et déformer les descriptions cliniques permet ainsi de forcer sa propre inclusion dans le groupe convoité. Je prends pour exemple les bataillons « d’autistes qui n’ont jamais eu de problème de communication ni d’intérêts obsessionnels, mais sont autistes quand même, c’est juste que la définition des psys est dépassée » pouvant, grâce à la neurodiversité, revendiquer leur absence de handicap ainsi que leur rôle crucial dans l’Evolution. (Darwin a dû creuser jusqu’au centre de la Terre à force de se retourner dans sa tombe.) Les wannabe entretiennent souvent une méfiance vis-à-vis du milieu psy : parfois suite à de mauvaises expériences, mais surtout parce qu’ils sont très peu renseignées sur les protocoles diagnostics qu’ils critiquent. Lorsqu’on les taquine sur leur habitude d’esquiver les sources sérieuses, ils se justifient en invoquant toujours le même trio d’arguments saignés à blanc :

    1) « De toute façon, les méthodes diagnostiques sont intrinsèquement invalides, parce qu’elles n’ont pas été conçues et ne sont pas appliquées par des praticiens partageant ma condition. Ils sont incapables de me comprendre, comment voulez-vous qu’ils me reconnaissent ? ». Les bilans diagnostics ne sont pas réalisés par un pote, mais par des professionnels de santé. Leur rôle n’est pas de comprendre le patient sur le plan humain, mais de vérifier la présence de certaines caractéristiques chez lui à l’aide d’outils conçus dans ce but. Leur approche est complémentaire à une connexion humaine plus profonde qu’on trouvera dans un autre contexte.

    2) « Les tests n’évaluent qu’une part ciblée du patient et pas ses multiples formes d’intelligence et les tréfonds de son âme, ce qui les rend abjectes. ». Un HPI est par définition une personne aux facultés intellectuelles significativement au-dessus de la moyenne. Le test de QI n’a jamais été fait pour mesurer autre chose que l’expression de l’intelligence cognitive. Si quelqu’un se soupçonne une intelligence exceptionnelle dans un autre champ que l’intellect (l’émotionnel, le social, le kinesthésique, le spirituel…), il convient de se détacher du terme « HPI » et de ses synonymes plutôt que de les forcer à englober ce qu’ils ne désignent guère à la base.

    3) « Je vais être trop stressé pendant l’évaluation, ce qui me conduira à « échouer » aux tests ou à ne pas être assez moi-même pour que le spécialiste remarque ma condition. ». Lors d’un bilan diagnostic, il ne s’agit pas de réaliser la meilleure performance possible pour décrocher une récompense… il s’agit de venir comme on est, avec ses angoisses et ses blocages, pour être confronté à des tests faits pour révéler les caractéristiques ciblées malgré (et parfois grâce à) ces manifestations émotionnelles naturelles. Si le patient n’est pas en état de passer des tests (parce qu’il est en dépression sévère et sous traitement lourd, par exemple), le praticien va en juger et lui conseiller de reporter la passation.

    Il y a un moyen simple de résoudre le problème, me direz-vous : informer ! Expliquer aux wannabe que leur vision est incomplète, déformée, stéréotypée… Halte-là, vous oubliez un point essentiel ! Le wannabe s’en fiche de comprendre comment fonctionnent les choses : il veut seulement être ce qu’il a envie d’être, pour son unique satisfaction, au mépris des conséquences.

    Petite anecdote, à titre démonstratif. Autrefois, je fréquentais une jeune femme brillante. Un jour, elle est partie quelques jours en voyage dans une collocation, où elle s’est retrouvée avec un groupe de beaufs au niveau intellectuel fort limité. Elle s’est sentie en décalage et fut très choquée par la situation. En rentrant de son périple, elle est venue me demander si je connaissais un test de QI fiable sur Internet. J’ai répondu qu’il n’en existait pas, car un vrai test de QI comportait des épreuves beaucoup plus variées que ceux en ligne, ainsi qu’une dimension d’échange avec le professionnel impossible à reproduire de cette façon. Et qu’en plus, on ne diagnostiquait pas le HPI avec un unique test de QI, mais en le couplant à d’autres évaluations plus qualitatives, comme le TAT ou des tests de personnalité. J’ai pris le temps de lui expliquer comment était construit un test de QI, quel était son but, quelles étaient ses limites, je lui ai proposé une adresse si elle était intéressée par une passation de bilan… Elle a acquiescé, avant de poursuivre « Ok. Mais tu es vraiment sûre de ne pas connaître de bon test de QI sur Internet ? ». J’ai réitéré ma réponse, un peu déstabilisée. Le lendemain, cette jeune femme est revenue me déclarer qu’elle était sûrement HPI, car elle obtenait plus de 130 aux tests de QI en ligne. J’ai alors compris que son objectif n’était pas d’expliquer le mal-être qu’elle avait ressenti en voyage, mais de cristalliser un sentiment de supériorité intellectuelle dans une étiquette gratifiante. Elle était dans une optique de consommation : « Je veux mon diag, je veux la satisfaction d’un statut social, là, tout de suite. »

     

    Pourquoi abuser de l’autodiagnostic est néfaste ?

    La prolifération de la « wannabe attitude » pose trois types de problèmes.

    1) Un problème pour l’interlocuteur neuroatypique.

    Sûrement l’argument le plus évident, l’appropriation décomplexée des étiquettes porte préjudice à des individus. Quand on présente une condition atypique et que ceci nous complique grandement la vie, il est bien sûr très blessant de constater que des gens « volent » une part de notre identité pour leur amusement. Si le diagnostic est un soulagement à long terme, ce n’est pas un accomplissement ! Ce n’est pas fun ! Le wannabe, lui, saisit un masque de carnaval, le porte quand c’est gratifiant et l’enlève quand ça ne l’est plus. Il est neuroatypique quand il faut se démarquer des autres, justifier des comportements désagréables ou un manque d’efforts, mais cesse tout à coup de l’être quand il faut s’encanailler en boîte ou mener une vie professionnelle stable.

    2) Un problème pour l’ensemble des neuroatypiques

    S’il n’y avait que ça, encore… Certes, la capacité du wannabe à insulter la souffrance ou les difficultés d’autrui est grande, mais il existe un moyen de résoudre ce problème : travailler sur soi pour ne plus être atteint par ces comportements. Eh oui, c’est difficile à accepter pour l’ego, mais le monde est peuplé de gens qui pensent différemment de nous et dont les actes entrent en contradiction avec nos valeurs. Deux choix se présentent : nourrir le secret espoir de convertir tout le monde à notre idéologie (ce qui, soyons réalistes, n’arrivera jamais), rester en position de victime tant que cela n’est pas fait et donc passer le reste de sa vie à être malheureux, ou bien, trouver un moyen d’être en paix avec le caractère bordélico-stupide de l’humanité et trouver des solutions sans avoir envie de se pendre à chaque fois qu’on ouvre une page web. Le problème, c’est que les wannabe n’affectent pas que des individus, mais également des groupes entiers. Resituons le contexte. Les neuroatypiques sont une minorité discriminée par la société. Ils subissent, en vrac : le rejet par les pairs, l’impossibilité d’accéder à un diagnostic et à des soins sans payer très cher ou attendre très longtemps, le déni du diagnostic et ce qu’il implique par l’entourage, le corps enseignant et le corps médical, parfois l’humiliation par des praticiens désinformés et le refus d’attribution d’aides par la MDPH…

    A l’heure où il est déjà très compliqué pour les neuroatypiques d’être pris au sérieux, les efforts qu’ils réalisent afin de faire entendre leur voix sont réduits à néant lorsqu’on vient massivement banaliser leur vécu. C’est l’effet de l’enfant qui criait au loup : à force de balancer tout le temps « Je suis surdoué/asperger/hyperactif » sans prendre la mesure de ces mots, ces derniers perdent leur valeur aux yeux des gens et même des institutions. Ils ne sont plus associés à une réalité, mais à une mode frivole, à un diagnostic inconstant qu’on trouverait dans une pochette surprise… ce qui peut avoir des conséquences dramatiques. Certains Asperger, par exemple, sont incapables de garder un poste et n’ont aucune ressource auxiliaire : s’ils ne reçoivent pas d’allocation handicapé et d’aides à l’insertion (que la MDPH refuse en général de leur donner, puisqu’ils ne sont pas vraiment handicapés après tout), ils vivent dans la précarité, voire finissent à la rue. Plusieurs études soulignent un rapport privilégié entre l’autisme de haut niveau et le suicide, avec un taux au moins 9 fois plus élevé que la moyenne. Deux tiers auraient déjà songé à mettre fin à leurs jours ! Le fait est que la détresse de ces personnes est complètement niée, tout comme celle d’autres neuroatypiques (vous savez la bienveillance avec laquelle le mot « surdoué » est accueilli dans une conversation…). Peut-être serait-il pertinent d’éviter d’aggraver les choses.

    3) Un problème pour les autodiagnostiqués eux-mêmes !

    Depuis tout à l’heure, j’ai l’air de considérer les wannabe comme une masse de gens superficiels sans aucun problème sérieux. Pour les avoir longuement observés, je peux affirmer que c’est faux. Si on trouve bien parmi eux des imbéciles creux et imbus d’eux-mêmes, on trouve aussi beaucoup de personnes sensibles, atypiques, qui se sentent perdues sur le plan relationnel et/ou professionnel et aimeraient trouver un sens à leur existence. Une aubaine pour certains gourous, qui exploitent cette détresse psychologique en les embobinant par un discours flatteur : « Mais non, tu n’as aucun souci, c’est entièrement la faute des autres et de la société : toi, tu es un génie, tu as un cœur trop pur pour ce monde. Achète mes livres et regarde mes vidéos, je continuerai à te brosser dans le sens du poil… Non, ne va pas consulter un praticien qualifié, il ne te comprendrait pas. Ton propre ressenti – toujours exact – est la seule chose en laquelle tu dois croire. ». Les discours de ce type fourmillent sur Internet, via des blogs, des chaînes Youtube, des pages Facebook, des cabinets charlatans, etc. Leur ton est doux, rassurant, induit un maximum de biais cognitifs… et assurément, il est plus facile d’endormir son esprit critique, de se persuader qu’on appartient à une classe à part et d’y rêver dans son coin, que d’aller affronter la réalité. Le risque pour le wannabe en souffrance est d’être détourné d’une prise en charge dont il aurait besoin en s’engageant dans une mauvaise voie.

     

    P.S. : Ce texte est extrait du blog de l’Antre de la chouette.
    Je me suis permis quelques petites corrections, mais je me suis évertué à préserver le maximum de formulations
    Vous trouverez beaucoup de réflexions pertinentes de la Chouette ici :
    https://antredelachouette.blogspot.com/2019/02/lautodiagnostic-de-hpi-autisme-etc.html

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    glen

    Membre
    18 juillet 2021 à 14 h 41 min

    Bonjour et merci pour ce partage intéressant. J’ai juste une petite question concernant l’autodiagnostique. Pour vous, de quoi s’agit-il exactement ? J’explique un peu ce qu’il y a derrière ma question…

    Je connais au moins une personne qui a fait la démarche de se faire diagnostiquer. Elle a donc pris contact avec un psy qui lui a d’abord fait répondre à une série de question très très faciles à s’approprier à mon sens. 37 questions il me semble du type: vous êtes vous toujours senti différent ? J’ai la liste quelque part, d’ailleurs, il faudrait que je la retrouve. Etc… Dans la mesure où il y a de nombreux écrits sur la douance et que cette personne les a lu, tout comme moi d’ailleurs même si je n’ai pas tout lu, j’ai tendance à considérer que cette série de question n’a pas grand intérêt étant donné qu’il est très facile de donner des réponses qui peuvent influencer le résultat. Bref.

    Suite à cela, c’est devenu très sérieux étant donné que la personne a bien eu à passer le WAIS-IV et qu’elle l’a réussit. Pour moi c’est incontestable et ça ne m’a d’ailleurs pas étonné.

    En revanche, là où je peine à être convaincu c’est que cette personne s’est vue proposer 2 séances d’1 heure de psychanalyse afin d’interpréter les test et d’approfondir. Et là, le résultat tombe, en plus d’être HPI, elle est HPE et hypersensible. Là, j’ai un peu de mal à bien accueillir ces résultats même si on s’en fout un peu de mon avis. Ça l’a concerne elle et tant mieux, je ne lui ai d’ailleurs rien dit du tout à ce sujet mais je vous en parle à vous aujourd’hui.

    Cette personne se retrouve donc aujourd’hui, HPI, HPE et hypersensible et le crie sur tout les toits dès que quelque chose va à son encontre. Il me semblait qu’une des caractéristiques les plus notables pour la douance était les marqueurs forts d’une empathie très importante. Cette personne n’est pourtant capable d’aucune empathie envers l’humain. Il n’y a que son avis qui va compter et le fait de savoir s’imposer dans tout ce qui l’entoure, famille, travail, amis, etc…

    Bref. Je suppose que l’absence d’empathie n’est pas la seule chose qui puisse faire douter d’un résultat mais voilà, je suis un peu troublé. Je sais qu’il s’agit d’une pratique purement scientifique et je me dis que les 2h de psychanalyse sont peut être suffisantes pour déterminer un HPE ou une hypersensibilité mais j’ai quand même un peu de mal à le croire…

    Oui, par tout ça je me permets d’évoquer le fait que je me sois un peu toujours demandé si il n’y avait pas de charlatant même dans la profession de psy et spécifiquement concernant les HP. Dans la mesure où il semble être connu que les pervers narcissiques (terme four tout selon moi) sont attirés par les HP, n y a-t-il quelque possibilités de dérives qui auront un impact sur bien plus de personnes que le sujet étudié à la base? Un pervers pourrait très bien choisir de vivre des ressources financières des HP et ainsi fournir des diagnostiques un peu biaisés… Oui, je suis un poil complotiste sur les bords… J’insiste bien sur le fait qu’un test WAIS-IV est pour moi incontestable mais qu’est-ce qui le serait concernant les HPE et les hypersensibles ?

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      jabberwocky

      Membre
      18 juillet 2021 à 15 h 27 min

      Bonjour @Glen

      […] Elle a donc pris contact avec un psy qui lui a d’abord fait répondre à une série de question très très faciles à s’approprier à mon sens. 37 questions il me semble du type: vous êtes vous toujours senti différent ? J’ai la liste quelque part, d’ailleurs, il faudrait que je la retrouve. Etc…

      Ca commence mal pour votre amie, parce que ce n’est pas une façon de procéder très orthodoxe ; normalement un psychologue va d’abord écouter et orienter – ou proposer des options – plus tard. Ce questionnaire sent un peu le charlatanisme ou tout au moins l’amateurisme ,surtout si les questions posées sont aussi stéréotypées, car tout le monde se sent différent… Cela ne veut rien dire.
      Votre intuition est donc bonne.

      Votre amie a-t-elle bien passer le WAIS auprès d’un neuropsychologue ?
      Si c’est bien le cas, elle a dû avoir une séance pendant laquelle on lui a donné le détail de ses performances.

      Attention cependant, un résultat entre 120 et 135 n’est pas assez fiable pour attester à lui seul d’une douance ou de son contraire. Seuls les résultats supérieurs à 135 le sont. C’est au neuropsychologue d’appuyer son diagnostique à l’aide de tests complémentaires ou de l’étude fouillée de l’anamnèse (l’histoire du patient et le compte rendu de ses particularismes).

      En revanche, là où je peine à être convaincu c’est que cette personne s’est vue proposer 2 séances d’1 heure de psychanalyse afin d’interpréter les test et d’approfondir. Et là, le résultat tombe, en plus d’être HPI, elle est HPE et hypersensible. Là, j’ai un peu de mal à bien accueillir ces résultats même si on s’en fout un peu de mon avis. Ça l’a concerne elle et tant mieux, je ne lui ai d’ailleurs rien dit du tout à ce sujet mais je vous en parle à vous aujourd’hui.

      Vous faites bien d’être sceptique. Certains psychanalystes et psychologues sont connus pour leur dérives mercantiles (Comme Jeanne Siaud-Fachin) ou leur côté sectaire (comme Raymonde Hazan). Siaud-Fachin propose, par exemple, des sortes de stages extrêmement chers pour, soi-disant, optimiser une douance ou approfondir les résultats du WAIS.

      Attention, le concept de HPE n’a aucun fondement scientifique. Il est extrêmement controversé. C’est Raymonde Hazan, d’ailleurs, qui l’a popularisé. En général les HPE sont des personnes qui ont peur de passer la batterie de test classiques ou des recallés du WAIS, c’est pour vous dire…
      Je pense que c’est aussi une façon de se victimiser, mais passons.

      Bref, je pense que votre amie ne s’est pas adressée à des gens sérieux ou très honnêtes. A force de ne pas mettre de règles strictes ou de laisser chacun faire à sa sauce, les professionnels de la douance se discréditent et discréditent les neuro atypiques.

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        glen

        Membre
        18 juillet 2021 à 23 h 04 min

        Merci pour cette réponse très complète.

        Je ne sais pas quel spécialiste elle a consulté exactement. Elle m’a juste précisé qu’il était spécialisé dans la douance. Elle a bien eu le détails de ses résultats mais je ne les connais pas, pas plus que la valeur de son QI mais encore une fois, ce n’est pas cela que je remets en cause dans la mesure où elle a à priori bien passé le WAIs et qu’elle la réussit. Je lui fais confiance là-dessus.

        C’est simplement le reste qui semble assez nébuleux mais bon… Je n’y étais pas et elle n’a rien voulu me dire d’autre qu’en 2 séances elle savait qu’elle était aussi HPE et hypersensible.

        Dans tous les cas, ce que j’en tire comme conclusions c’est qu’il n’est pas si simple d’obtenir un avis absolument incontestable en dehors du passage du WAIS-IV, ce qui laisse donc la place à la tentation de l’autoevaluation… M’est de toute façon avis qu’aucun être concerné par la douance ne saurait se contenter durablement d’une autoevaluation. Le nier oui mais ne pas aller au bout le démarche… C’est n’est que mon avis et je me donne le droit à l’erreur de toute façon.

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    Anonyme

    Membre
    18 juillet 2021 à 16 h 24 min

    Aaaaaah… meeeeeerde !!!
    Quand j’ai lu ça l’autre jour : “je prépare une sujet…
    Je me suis dit “chic ! Voyons ce que ce tourneur de ridicule a à raconter à ce propos ! 😋”. Oui des fois ça me fait rigoler, je l’avoue. Honte à moi.

    Puis là, paf ! Que lis je ?

    P.S. : Ce texte est extrait du blog de l’Antre de la chouette.

    Quelle déception… même pas capable d’écrire un texte par lui même.

    Et ça vient se moquer des autres. Pfffff ! 😩

    Dire qu’il y en a qui souffrent du complexe de l’imposteur, allant jusqu’à renier les résultats des tests, faisant comme s’ils n’avaient jamais été testés, se plaçant dès lors comme des “wannabe”… tandis que d’autre SONT des réellement des imposteurs, avec ou sans “tests”. C’est navrant et insultant. 😢
    Bref… du coup je lirais plus tard…
    Merci quand même pour le “partage”. 🧐

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      byaku

      Membre
      18 juillet 2021 à 18 h 39 min

      S’il ne l’avait pas spécifié personne ne l’aurait su ¯\_(ツ)_/¯

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      jabberwocky

      Membre
      18 juillet 2021 à 23 h 06 min

      @lechercheur Pauvre garçon, vu le nombre de sujets et de textes que j’ai rédigé sur Rencontre Surdoué, ta tentative de vanne et ce côté “je t’attends au tournant” – digne du CM1 – m’inspirent de la pitié à ton égard…

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    byaku

    Membre
    18 juillet 2021 à 18 h 47 min

    Bon sinon merci @jabberwocky

    J’ai personnellement succulé la lecture et j’approuve tant le style que le propos 👌

    J’irai probablement survoler ce blog de chouettes 🧐

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      jabberwocky

      Membre
      18 juillet 2021 à 23 h 16 min

      Merci @byaku. Tu verras que le site de la chouette est vraiment drôle et instructif.
      Elle écrit très bien ; ceci explique pourquoi j’ai repompé son texte à 90 %.

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    byaku

    Membre
    18 juillet 2021 à 19 h 17 min

    @jonathank2 Parce que quelqu’un qui crie au racisme sans en connaitre le sens est un trou de zoub un point c’est tout 🤭

    Le dernier mec en date dont tu parles est un bonhomme qui a fini en procès parce qu’il harcelait une gamine de 20 ans IRL et sur le net trou d’zoub xD C’était mérité que je lui dise les yeux dans les bleus que ce n’était qu’une merde méprisable qui se serait fait écarteler dans la lourde France encore burnée d’il y a quelques siècles.

    Non je ne suis pas le maitre ici. Ca m’empêchera pas de te dire ce que je pense par contre 😎

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    18 juillet 2021 à 22 h 26 min

    Bon, je n’ai pas tout lu ce qui a été répondu, mais j’ai lu le sujet, et je trouve qu’il est très bien posé, @jabberwocky et oui, je suis d’accord que cela peut être dangereux, de s’autodiagnostiquer.

    Mais tous les psy ne sont pas d’accord sur le fait qu’il fasse se faire identifier (d’ailleurs, quand on parle de diagnostic, pour moi il y a une notion de pathologie, derrière).

    En ce qui me concerne, au boulot, on a voulu que j’aille voir un psy parce que j’ai été victime de harcèlement, même si j’ai dit que je n’en avais pas besoin (autodiagnostic, là-aussi).
    Et quand le psychologue (lui-même haut potentiel) de mon boulot m’a dit que j’étais un haut potentiel (il fait passer les tests aux enfants et connait bien le sujet), j’ai préféré aller faire des tests avec une psychologue qui les fait passer, même si lui m’a dit qu’il n’y avait aucun doute possible que je le sois. Parce que je voulais des preuves. Pour moi et aussi pour les autres. Mais il ne m’a donné aucun conseil au sujet de l’identification. Il m’a laissé le libre arbitre sur le fait d’aller ou pas faire ces tests. Il a juste posé son identification (et le fait que je n’avais pas besoin de voir de psy, comme quoi je m’étais bien autodiagnostiquée là-dessus).

    Je voudrais juste revenir sur ce que j’ai pu lire ensuite. Je ne vois pas en quoi ce serait prétentieux de parler de QI et de donner ses scores. Le QI n’est qu’une mesure d’une partie de l’intelligence, par un test imparfait, mais c’est tout ce qu’on a pour identifier le haut potentiel autrement que par l’oeil humain (bon, il y a l’irm, aussi). Et je ne vois pas en quoi ce serait honteux ou prétentieux de parler de THQI. Mais je me suis encore plantée, on dirait bien. C’est tabou. Personnellement, je ne me sens pas inférieure à un THQI et il ne va pas me faire peur. Il va d’ailleurs plutôt m’intéresser, voire m’attirer, s’il a une personnalité que j’apprécie. Pas comme pour mon père, quoi… En fait, mon médecin m’a dit que c’était pour cela que je n’avais pas voulu me voir comme étant un haut potentiel alors qu’elle m’avait aussi dit qu’elle pensait que j’en étais probablement un…

    En fait, je m’étais autodiagnostiquée comme n’étant pas un haut potentiel alors que j’en suis un…

    Un autre exemple d’autodiagnostic :

    J’avais une amie, depuis plus de 20 ans, de laquelle je me sentais proche. Cela m’agaçait parfois qu’elle semble essayer de se trouver toujours plus intelligente et intuitive que moi, et qu’elle me disait savoir mieux que moi ce que je pensais et ressentais, surtout vu comment elle se plantait souvent d’analyses sur les autres, mais bon, si cela pouvait lui faire plaisir… Je la trouvais très intéressante, très originale. Et j’ai besoin qu’on me booste mon cerveau.

    Seulement, elle s’autodiagnostiquait des tas de pathologies ou autres. Cela a duré des années. A chaque fois elle pensait avoir trouvé, puis elle changeait de diagnostic. Et elle refusait d’aller voir un médecin (un allopathe, selon elle) et/ou un psy. Quand elle a pensé être un haut potentiel, elle disait que j’étais normopensante. Quand elle a pensé qu’elle était asperger, elle disait que j’étais neurotypique.

    Elle m’appelait tout le temps “ma petite Sophie”, terme affectueux. On fait la même taille et que j’ai 9 ans de plus qu’elle. Bien sûr, je me doute qu’il y avait un sentiment de supériorité dans ses termes, mais bon, grand bien lui fasse.

    Seulement voilà : je lui ai annoncé que j’avais été identifiée comme étant un haut potentiel. Et je lui ai dit que ses intuitions et ressentis dont elle était si fière étaient donc comme je lui avais déjà dit remplis de biais cognitifs, et qu’elle n’était pas plus intuitive que moi.

    Elle l’a tellement bien pris qu’elle a coupé les ponts avec moi.

    En tout cas, franchement, je ne me suis jamais sentie être un haut potentiel. Mais bon, visiblement, je me suis bien plantée de diagnostic.

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    cineaste

    Membre
    18 juillet 2021 à 23 h 26 min

    Voyons voir ce qu’en dit la guru de service sur YouTube, coach spécialisée, auto proclamée, auto diagnostiquée ?

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      jabberwocky

      Membre
      18 juillet 2021 à 23 h 28 min

      Aaargh ! Non pas elle ! 🤮
      Pourquoi tu nous fais ça @cineaste ?
      😁

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      byaku

      Membre
      18 juillet 2021 à 23 h 44 min
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    hautpotentieldeconneries

    Membre
    19 juillet 2021 à 3 h 01 min

    Tadam me voilà 😘

    Danger de l’auto diagnostic : carrément!

    La douance se résumerai t’elle à un score: niet camarade !

    Les sciences cognitives sont à leurs balbutiements et fondamentalement, on ne sait vraiment pas grand chose du fonctionnement réel d’un cerveau humain, même si des progrès significatifs ont été accomplis.

    Le questionnement de darkwockie est il emprunt d’honnêteté intellectuelle ou veut-il mettre le doigt sur cette chose insupportable qu’on trouve sur rencontres surdouées : des gens non testés ont le droit d’y parler ! 😁

    @jonathank2 tu parles de racisme et de fascisme et évidemment les chantres de la sémantique malhonnête sont venus te donner des leçons : stp emplois le mot xénophobie, sinon on va encore avoir le droit à d’insupportables cours de linguistique. Ils ont très bien compris ton propos mais préfèrent faire semblant de ne pas comprendre, ça leur évite de répondre sur le fond: est-il légitime de classer les individus selon leur score à un test de qi, la couleur de la peau, la forme des yeux, la taille des roupettes, ou encore à leur capacité de cuire correctement les cannellonis ?

    Je ne suis pas testé formellement, le seul test de qi que j’ai passé dans ma vie était un test d’adulte, réalisé à mes 12ans dans un protocole non orthodoxe (plus de temps pour répondre) , réalisé par un chercheur en neuropsychiatrie, je n’ai pas eu de score de qi, mais un classement qui me plaçait au-dessus de 98.8% des adultes. Suis je un wannabe? Cela fait il de moi un être supérieur aux 98.8%? Ai-je le droit de parler sur le site ? Puis-je cuire correctement les cannellonis ?

    Pour la reconnaissance entre hpi, je reste très sceptique vu la nature des échanges sur le site 🤣

    Non, sans blague je pense qu’il peut y avoir reconnaissance irl, mais n’étant pas diagnostiqué par un des professionnels recommandé par l’autorité intellectuelle du sith^^, darkwockie, je ne m’avancerai pas trop, il s’agit d’un sentiment, d’un ressenti, et évidemment c’est le mal du siècle par ici 😁🤘🤘🤘

    Oui, bon, OK, par honnêteté intellectuelle, j’avoue, je cherche un peu la merde 😁

    • 615075626537f bpthumb

      byaku

      Membre
      19 juillet 2021 à 3 h 12 min

      sinon on va encore avoir le droit à d’insupportables cours de linguistique

      Je me répète, les mots on un sens … Sinon autant appeler nos déjections des pommes d’amour pendant qu’on y est.

      Oui, bon, OK, par honnêteté intellectuelle, j’avoue, je cherche un peu la merde

      Sans dec !!

      • 6102d404d2a0b bpthumb

        hautpotentieldeconneries

        Membre
        19 juillet 2021 à 21 h 44 min

        Les mots ont un sens, mais, les gens qui mettent un poil de bienveillance dans leurs échanges font l’effort de comprendre l’intention d’une acception erronée, par le contexte. Alors soit tu es complètement con (non impossible tu es testé 😁) soit tu manques totalement de bienveillance et d’intelligence interpersonnelle… Ensuite, oui, je vais me permettre d’intervenir dans vos “interventions brilliantes”

        Vous êtes mignons tout plein 😘

      • 615075626537f bpthumb

        byaku

        Membre
        19 juillet 2021 à 21 h 47 min

        @hautpotentieldeconneries

        Ah te revoilà toi ?!

        Comment ca va auj ? Bien dormi ?

      • 6102d404d2a0b bpthumb

        hautpotentieldeconneries

        Membre
        19 juillet 2021 à 21 h 59 min

        Et toi, le furoncle à l’encéphale, ça ne se résorbe toujours pas ? Ça doit être douloureux de devoir se mettre en scène ainsi tous les jours…

        D’autant qu’en tant qu’artiste je te le dis : la direction d’acteur est très mauvaise, on dirait un film de BHL 😘

      • 615075626537f bpthumb

        byaku

        Membre
        19 juillet 2021 à 22 h 07 min

        Tu tombes dans absolument tous les pièges comme un énorme demeuré toi xD

        Je prends de tes nouvelles et te parle avec courtoisie et voilà ce que j’obtiens ?!

    • 61804cfd597f0 bpthumb

      glen

      Membre
      19 juillet 2021 à 8 h 13 min

      Bonjour,

      Tu cherches un peu la merde en remuant quelque chose pour lequel la personne a fait une erreur, l’a constaté et s’est excusée. Pour le reste, je ne vois que ton avis face à un texte clivant.

      Ne pas oublier qu’il s’agit d’un extrait quasiment integral. Alors oui, je me doute qu’il n’est pas là par hasard et que la personne qui l’a partagé doit le trouver très consistant mais il n’en reste pas moins qu’il ne s’agit pas de ses mots.

      En ce qui concerne ton avis, j’y vois de l’amertume face quelque chose que tu rejètes formellement et je la trouve compréhensible. Simplement, il faut pouvoir mettre des mots clairs à un moment. Tu as l’air de vouloir te battre contre ceux qui pensent que ce système de classement entre des êtres est la seule chose qui compte. C’est ton droit et tu es tout légitime dans cette démarche. Le problème ce sera toujours de lire un sujet et d’y répondre. Or le sujet là, c’est d’essayer de comprendre les dangers de l’auto-diagnostique, si il doit y en avoir. Dans ta réponse, ton avis sur ce sujet se résume à seulement quelques mots en tout début de post. C’est un peu dommage.

      Sur un texte clivant, la dérive semble obligatoire et c’est intéressant de signaler les problèmes que ça génère lorsqu’il y en a. Il faut que chacun accepte de traiter des informations qu’il ne s’attendait pas à trouver, que ce soit l’auteur ou les personnes qui réagissent. Chacun à le droit de réagir lorsqu’il y a une attaque et il est clair qu’il y en a plus d’une dans le post d’origine. Par contre, je pense que l’on peut dériver du sujet si on commence par y répondre. Le faire avant même d’y avoir repondu c’est quand même un peu particulier.

      • 615ecd584d09c bpthumb

        jabberwocky

        Membre
        19 juillet 2021 à 12 h 45 min

        Chacun à le droit de réagir lorsqu’il y a une attaque et il est clair qu’il y en a plus d’une dans le post d’origine.

        Une attaque dans le texte d’origine @Glen ? De ma part ?

        Non je n’ai pas eu l’intention d’attaquer qui que ce soit en particulier, mais de pointer des dérives, tout en soulignant que pour une partie des neuro atypiques, être reconnu en tant que tel va de pair avec un parcours difficile. Il me semble légitime par rapport aux aspects handicapants de la douance (ou des autres formes de neuro atypies) et l’investissement qu’il nous en a couté que nous puissions être agacés par les aspects complaisants que peuvent contenir les autodiagnostics. Si certains se sentent directement viser, ce n’est pas mon problème.

        Peut être que mes impressions sont erronées, mais je crois sincèrement que la douance attire tout un tas de personnes pour de mauvaise raisons. On se doute bien que l’amour propre ou le besoin d’appartenance en font partie. L’autodiagnostic propose aussi des solutions “clef en main” à des problématiques qui nécessiteraient une introspection – une remise en question – douloureuse ou exigeante.

        Aujourd’hui aux Etats-Unis et en France, tout particulièrement, l’idée d’interdire les test de QI fait son chemin. L’article du Monde que je mets en lien est très parlant. On peut y lire qu’à cause d’abus, de diagnostics complaisant – fait au lance-pierre, d’autodiagnostics par procuration* et des passions tristes qui entourent la douance, les neuro atypiques vont devoir payer pour tout le monde. Plutôt que de poser un cadre, un protocole strict comprenant de fréquentes mise à jour pour les professionnels, de sanctionner les psychologues peu scrupuleux, de s’interroger sur l’incapacité des parents à admettre que leur enfant soit mal élevé, on préfère jeter aux orties une frange de la population.

        https://www.lemonde.fr/vous/article/2007/04/30/q-i-la-grande-illusion_903695_3238.html

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        glen

        Membre
        19 juillet 2021 à 15 h 03 min

        Alors celui qui attaque c’est l’auteur du texte et tu ne l’es pas. Par contre, je suppose que tu es d’accord en très grande partie avec ce qui est dit et que c’est ce qui t’amène à proposer ce texte qui est intéressant. Pour moi il est très clair qu’au delà de proposer un contenu intéressant, ce texte est très orienté contre les gens qui ne se font pas tester. Ce n’est pas un problème, heureusement qu’il existe des textes “polemiques* sinon il sera bien compliquer de soulever des problématiques. Peut être que c’est un peu plus compliqué que ça, d’où la question que je t’ai posé à la base : C’est quoi un autodiagnostique ? Est-ce qu’il s’agit de s’autoproclamer HP ? Est-ce qu’il s’agit de juste suivre l’avis d’un thérapeute qui nous suis depuis longtemps en prenant en même temps la décision de ne pas faire le test ? Est-ce que c’est encore autre chose ? Comme l’a dit une personne dans ce topic, je ne sais plus laquelle, tous les psy ne sont pas unanimes sur la nécessité de déterminer si il y a douance ou non. Certains considèrent juste l’individu qu’ils ont en face d’eux et ne basent leur jugement que sur ce qu’ils voient. Certains aussi pensent qu’il s’agit d’une mascarade destiné à en faire un fonds de commerces. Qui est légitime ?

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    lau2pluie

    Membre
    19 juillet 2021 à 10 h 43 min

    Bonjour à tous,

    Cela fait un moment que je suis, par intermittence, sur le site, parcourant souvent les discussions sans y participer. Je suis mal à l’aise avec le fait que celles-ci, aussi intéressants que soient les sujets de départ, tournent inévitablement au règlement de compte et au concours de celui qui a le plus gros QI, ce qui implique me semble-t-il que toutes les discussions sont polluées par des biais divers.

    Pour ma part, je ne suis pas diagnostiquée; certains indices me laissent penser que je suis HPI. Je n’ai pas fait le test, d’abord parce que je ne souffre pas (plus) de cet écart que je ressens parfois par rapport aux autres, ensuite parce que je crois m’être entourée au fil du temps d’autres HPI (de personnes que je pressens HPI, certaines diagnostiquées, d’autres non mais dont les enfants sont souvent diagnostiqués) avec lesquels je me sens moi-même et acceptée telle que je suis. En cela, je rejoins tout à fait la personne qui évoquait cette espèce de détecteur que les HP ont, et qu’il me semble avoir (je n’exclus cependant pas la possibilité que je ne sois pas HP et que je sois victime d’un biais). De plus, je ne veux pas être réduite, voire me réduire moi-même à cette particularité, la douance, qui n’est qu’une partie infime de ce que je suis.

    Enfin, et c’est l’objet principal de cette intervention, j’ai tendance à opposer les dangers du diagnostic médical aux dangers de l’autodiagnostic. J’ai très peur, si jamais le diagnostic de HPI devait être confirmé, de m’enfermer dans une posture d’autosuffisance découlant d’un raisonnement qui ressemblerait à :”Je suis intelligente”, donc “Ce que je pense est intelligent”, donc “J’ai raison et les autres ont tort”, raisonnement qu’il me peine de trouver sur ce site. A cela je préfère garder mes doutes, car une personne neurotypique ou normopensante peut dire des choses très intelligentes et un.e HP peut dire d’énormes conneries. Il me semble qu’il faut savoir examiner le propos sans a priori lié au QI de celui ou celle qui s’exprime.

    Il n’en demeure pas moins que la douance peut être associée à un certain nombre de maux bien réels et que les études sur ce type de pensée peut donner des clefs intéressantes pour ceux qui sont concernés afin mieux vivre. L’autodiagnostic, en ce sens, ne peut qu’être qu’une hypothèse pour mieux se connaître et non une affirmation péremptoire dont l’article de départ de @jabberwocky montre bien les dangers.

    • aa6997a963fd61ac83b95b5ba000fd55?s=80&r=g&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

      olbius

      Organisateur
      19 juillet 2021 à 10 h 55 min

      Je n’aurais su mieux dire 👏

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    matty

    Membre
    19 juillet 2021 à 15 h 04 min

    @jabberwocky

    Toujours aussi merdeux à ce que je vois…

    • 615ecd584d09c bpthumb

      jabberwocky

      Membre
      19 juillet 2021 à 15 h 21 min

      Tu es dure avec toi, j’aurais plutôt dit “insignifiante”…

      • 603adbc53dd95 bpthumb

        matty

        Membre
        9 août 2021 à 15 h 53 min

        J’ai choisi mes mots

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