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  • Plus envie de rien, je meurs Ă  petit feu

     cohe mis Ă  jour Il y a 2 mois, 3 semaines 10 Membres · 43 Articles
  • orca41

    Membre
    1 septembre 2021 Ă  21 h 24 min

    Bonjour,

    C’est mon premier et peut-ĂŞtre seul sujet sur ce forum.

    Je viens ici exposer ma situation car je ne trouve pas les clĂ©s pour avancer. J’ai beaucoup parlĂ© Ă  mes proches, je vois un psy, je prends des antidĂ©presseurs, mais je stagne… Je ne sais pas ce que je cherche ici, c’est une forme d’appel Ă  l’aide mĂŞme si je crois avoir dĂ©jĂ  analysĂ© ma situation, je tourne en boucle, je bloque complètement. Mes proches me disent d’arrĂŞter de penser, que je me pose trop de questions, que je suis jeune, beau et intelligent… j’ai tout pour moi visiblement, j’ai fait des Ă©tudes (ingĂ©nieur), mais je me trouve mĂ©diocre.

    J’ai quittĂ© ma copine il y a 6 mois, après une relation de 7 ans. Je l’ai quittĂ© après avoir embrassĂ© une fille pendant une soirĂ©e, cette fille me plaisait depuis qqes temps. Notre relation battait de l’aile depuis des mois, elle voulait acheter une maison, avancer dans notre relation (avec le recul je trouve ça normal), mais le manque de communication et très probablement un problème liĂ© Ă  l’engagement (voire d’autres problèmes) de mon cĂ´tĂ© faisaient que je n’envisageait pas cette suite avec elle. J’angoissais Ă  l’idĂ©e de rentrer dans le modèle “maison, enfants, Scenic, labrador”. Je crois que j’avais peur de quitter la jeunesse pour le monde des adultes, UN monde des adultes.

    Après cette rupture, j’ai revu la fille que j’avais embrassĂ©, depuis nous sommes ensembles. Il y a eu une phase d’euphorie les premiers mois, je me sentais libĂ©rĂ©, j’ai arrĂŞtĂ© de fumer le pĂ©tard, faisait du sport Ă  fond. J’Ă©tais bien, je me sentais revivre et en possession de toutes mes capacitĂ©s. Comme si j’avais eu le dĂ©clic pour enfin ĂŞtre moi.

    Durant cette phase, j’ai dĂ©cidĂ© de quitter mon travail dans lequel je n’Ă©tais pas bien non plus. Je pensais Ă  partir depuis plusieurs annĂ©es, mais c’Ă©tait un travail relativement bien payĂ©, sans pression, dans lequel j’Ă©tais aussi depuis 7 ans. Je me suis enterrĂ© dans ce taff par confort, j’y ai perdu de la confiance. Je ne faisais pas ce qui me plaisait, je n’ai connu que ce taff et je n’ai jamais osĂ© tester autre chose. Probablement tjs par manque de confiance et peut-ĂŞtre par fainĂ©antise.

    Après avoir signĂ© ma rupture conventionnelle (sur laquelle j’ai failli me rĂ©tracter … comme si je sentais le vent tourner), je suis rentrĂ© dans une phase de “dĂ©pression”. Je me suis alors rendu rĂ©ellement compte que j’avais quittĂ© la fille avec qui j’Ă©tais depuis si longtemps, que je perdais sa famille sur une mauvaise note puisque officiellement je l’avais trompĂ©… La “perte” de cette belle famille a beaucoup d’importance pour moi car la mienne est “compliquĂ©”, avec une histoire dĂ©cousue: divorces de ma mère, père mort quand j’avais 13 ans, je suis Ă©loignĂ© gĂ©ographiquement de ma mère et ma soeur, plus de grands parents, peu proche du reste de ma famille… J’avais trouvĂ© dans cette belle famille, un modèle plus classique que je n’avais pas eu pendant mon enfance et que j’Ă©tais content de connaĂ®tre, d’intĂ©grer.

    AjoutĂ© Ă  ça, j’ai aussi rĂ©alisĂ© que je n’avais plus de travail. Commençant Ă  me sentir mal, je voyais les difficultĂ©s Ă©conomiques potentielles arriver, je ne sais pas ce que j’ai envie de faire, je n’ai plus confiance en moi… Je me suis dit, je me dis que c’Ă©tait le pire moment pour me retrouver au chĂ´mage. Que j’aurais du attendre d’accuser le coup de ma rupture amoureuse et avoir un projet professionnel avant de partir.

    J’ai voulu sortir de ma zone de confort, Ă©crire un nouveau chapitre. Ce chapitre commence au fond du trou. Je n’ai jamais Ă©tĂ© aussi mal de ma vie.

    Depuis qqes temps, j’ai beaucoup de mal Ă  organiser mes journĂ©es, je dors beaucoup (antidĂ©presseurs ?), je fume des clopes au rĂ©veil (chose que je ne faisais pas avant). J’arrive un tout petit peu Ă  me motiver Ă  faire du sport. Je voulais me faire une routine (mĂ©ditation, lecture, sport, bien manger) mais je n’arrive pas Ă  me lancer. Je me dis que je ne suis pas câblĂ© pour ĂŞtre au chĂ´mage, donc je vais chercher du travail, mais je me sens tellement naze que je ne me vois pas me confronter Ă  des entretiens d’embauche, j’ai presque peur de l’extĂ©rieur, que les gens voient que je suis mal dans ma peau. En plus je n’ai pas dĂ©veloppĂ© les compĂ©tences que je voulais dans ce travail, enfin je crois. On me dit et je pense que c’est la solution, de me bouger le cul, mais je n’y arrive pas !!

    Parfois aussi je me dis que j’Ă©tais avec la fille parfaite pour moi. On ne se dĂ©chirait pas, on s’entendait bien, mais on avait pas les mĂŞmes aspirations… Enfin c’est ce que je pensais, ptĂŞtre que je n’Ă©tais juste pas bien dans ma peau et/ou que j’avais envie de connaĂ®tre d’autres filles et/ou que j’avais peur de quitter la jeunesse. Je sais aussi que l’engagement est compliquĂ© pour moi, mes parents ont divorcĂ© quand j’Ă©tais très jeune et je me suis tjs promis de ne pas faire la mĂŞme chose. D’avoir des enfants que si j’avais la certitude de pouvoir les assumer, ne pas reproduire ce que mon père a fait.

    Je suis avec l’autre fille aujourd’hui, je l’aime beaucoup, c’est une rencontre vraiment excitante. Elle Ă©tait un fantasme quand j’Ă©tais avec mon ex, j’avais flashĂ© sur elle. On a des discussions passionnantes… Mais je suis de moins en moins bien et forcĂ©ment ça impacte notre relation. En plus, je me pose des milliards de questions sur cette relation, c’est une fille de la ville avec du style, moi de la campagne et jtrouve que je n’ai pas beaucoup de fond. Une intellectuelle bien dans ses baskets, moi un mec intelligent mais qui n’a pas vmt appris Ă  utiliser ses capacitĂ©s, qui est torturĂ©, qui ne sait pas gĂ©rer ses Ă©motions, son quotidien… Je me demande parfois ce qu’elle fout avec moi, que si je continue Ă  chuter, ça ne va pas durer longtemps.

    Pour rĂ©sumer, j’ai l’impression d’avoir niquĂ© ma vie. Que je n’ai pas su me rendre compte de ce que j’avais pcq j’Ă©tais mal dans ma peau. Que je vais finir dĂ©pressif et seul comme mon père.

    Parfois, je relève la tĂŞte en me disant “allez on avance maintenant”, mais ça ne dure pas. PtĂŞtre que je suis juste un gros flemmard qui Ă©tait dans sa zone de confort pcq pas Ă©duquĂ© pour ĂŞtre ambitieux, que je ne m’intĂ©resse pas Ă  grand chose et que je n’ai pas les armes des ambitions que j’ai eu pendant mon euphorie (changer de vie, changer de travail). En fait je suis juste fragile et je me rends compte de ça après avoir fait les choix les plus importants de ma vie. Je n’ai pas tjs Ă©tĂ© comme ça, je me demerdais tout seul depuis mes 18 ans, j’ai changĂ© de villes, j’ai fait des etudes… depuis que j’ai un CDI j’ai l’impression davoir arrĂŞtĂ© de rĂŞver et maintenant j’ai l’impression d’ĂŞtre trop vieux et trop lucide pour retrouver cette insouciance et envie d’aller de l’avant.

    J’Ă©cris ça depuis mon lit, seul dans mon appart après avoir passĂ© une bonne partie de ma journĂ©e Ă  ruminer et Ă  scroller sur mon tĂ©lĂ©phone. Il y aurait pleins de dĂ©tails que je pourrais donner, mais peut-ĂŞtre que ces premières lignes amèneront des rĂ©flexions intĂ©ressantes… En fait il n’y a pas peut-ĂŞtre pas grand chose Ă  dire, je fais une dĂ©pression, une crise de la trentaine. “Ça sert Ă  rien de regretter, maintenant c’est fait”, “arrĂŞter de penser”, “bouge toi le cul”. Mais j’y arrive pas bordel.

  • matty

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  0 h 50 min

    Bonjour,

    Pour mieux situer, quel age as-tu ?

  • orca41

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  8 h 20 min

    J’ai 30 ans.

  • Anonyme

    Usager supprimé
    2 septembre 2021 Ă  9 h 33 min

    @Orca41 :

    Ton histoire me touche.

    VoilĂ  ma vision des choses (Ă  prendre avec des pincettes, donc) :

    Pour moi tu n’as pas ratĂ© ta vie. On peut toujours la faire Ă©voluer, tout comme soi-mĂŞme. Et pour moi c’est avant tout son Ă©tat d’esprit qu’il faut changer si on n’est pas heureux et perdu. Et ensuite, changer sa vie, une fois qu’on peut rĂ©ussir Ă  percevoir les choses, les gens et les Ă©vènements diffĂ©remment. On n’y parvient pas toujours, mais on peut toujours essayer.

    La vie nous amène Ă  prendre divers chemins possibles, et parfois, si nous ne les prenons pas, nous pouvons ĂŞtre juste amenĂ© Ă  ne plus vouloir ĂŞtre en vie ou Ă  ne plus l’ĂŞtre. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, dit-on…

    Pour moi, les relations humaines sont la base. Celle qu’on a avec soi-mĂŞme et celles qu’on a avec les autres.

    Il y a des personnes Ă  dĂ©couvrir, dans cette vie, dont le simple contact nous rend heureux et vivant, mais la personne avec laquelle nous passerons toute notre vie, c’est nous-mĂŞme. Et il est important de s’aimer. Ensuite, alors, nous pourrons aimer les autres et certains pourront aussi nous aimer. Sinon, j’imagine qu’on peut aussi commencer par ĂŞtre aimĂ© de quelqu’un, avant d’apprendre Ă  s’aimer… A voir.

    Autrefois, je me mĂ©prisais et je me dĂ©testais. J’ai tentĂ© de me suicider, et Ă  ce moment lĂ , j’ai rĂ©alisĂ© que je n’avais plus rien Ă  perdre. Alors autant me battre pour obtenir ce que je veux, dans cette vie. L’envie de mourir est revenue Ă  plusieurs reprises, d’autant plus quand des personnes importantes Ă  mes yeux sont dĂ©cĂ©dĂ©es, mais j’ai toujours trouvĂ© une parade. Et l’envie de vivre et ce sentiment d’ĂŞtre heureuse a toujours fini par revenir.

    Pour moi il faut commencer par se rapprocher de personnes qui nous aiment comme nous sommes. Ou du moins la projection qu’elles se font de nous, car chacun peut se faire un portrait diffĂ©rent de nous, y compris nous-mĂŞme, en fonction de qui il est et de ce qu’il connait de nous.

    Je mets de nouvelles pensées dans mon esprit.

    J’ai lu rĂ©cemment un livre sur la technique des Ă©tincelles, 80 clĂ©s pour rebondir en pĂ©riode de changement. Il y a aussi des livres intĂ©ressants sur l’auto-hypnose, comme ceux de Kevin Finel. Bref, je conseille la lecture de livres de dĂ©veloppement personnel et d’Ă©changer avec des personnes qui peuvent t’aider Ă  changer ton Ă©tat d’esprit. Mais c’est ce que tu fais dĂ©jĂ , il me semble.

    Dans la vie, nous faisons des choix, mais cela n’empĂŞche pas de changer de vie, Ă  commencer donc par son Ă©tat d’esprit.

    Tu ne pourras pas t’empĂŞcher de penser, alors autant mettre d’autres choses dans ta tĂŞte.

    Pourquoi ne pas changer momentanĂ©ment d’air ? Une journĂ©e, voire quelques jours dans un endroit inhabituel ? Voire essayer de nouvelles choses, si tu rĂ©ussis Ă  en trouver l’Ă©nergie ?
    Rien que de visionner des sĂ©ries ou des films “positifs”, Ă©couter des musiques qui peuvent changer ton Ă©tat Ă©motionnel ?
    Et comme tu sembles vouloir le faire, comme tu es ici, Ă©changer avec de nouvelles personnes ?

    C’est comme ça que je fais, moi.

    Sinon, pour moi, l’art, c’est gĂ©nial, cela me transporte, mais en ce moment je ne suis plus capable de crĂ©er.

    Une chose après l’autre.

    Je te conseille en tout les cas de prendre un bon bol d’oxygène dans la nature. C’est ce que je fais rĂ©gulièrement, et cela me fait un bien fou.

    J’ai refusĂ© de prendre des anti-dĂ©presseurs et je n’ai pris des anxio que 2 semaines quand j’ai Ă©tĂ© en arrĂŞt maladie 5 semaines… Car mon mĂ©decin insistait pour que je prenne des anti-dĂ©presseurs, et comme je suis tĂŞtue, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© retourner travailler, quitte Ă  ne pas ĂŞtre capable de faire grand chose au dĂ©part… J’ai beaucoup de mal Ă  me concentrer.

    Ce qui m’a permis de commencer Ă  remonter, aussi, c’est de passer ces fichus tests wais, mais en principe on ne doit pas les passer quand on est au fond du trou et qu’on ne contrĂ´le plus ses Ă©motions. J’ai eu de la chance de ne pas les foirer.

    Il faut réussir à se recentrer sur soi. Et ne pas dire ou faire ce que les autres attendent de nous. Tu es le seul à savoir ce qui est le mieux pour toi.

    Si tu as touchĂ© le fond, alors tu peux soit y rester, soit remonter. Tu ne peux de toute façon plus aller plus au fond…

    Pour moi :

    1ère étape : rester en vie.

    2ème étape : évoluer pour réapprendre à aimer la vie, se remotiver et se ressentir vivant (je suis dedans).

    3ème étape : prendre des décisions importantes pour avoir la vie que nous souhaitons.

    On peut se reconstruire, changer sa façon de voir les choses, les gens, la vie…

    J’ai aussi pensĂ© Ă  tout quitter pour recommencer une nouvelle vie, plutĂ´t que de rester avec cette impression de ne plus vivre, de ne plus ĂŞtre vivante.

    Mais avant de tout jeter et de changer de vie et de faire de nouveaux choix, mieux vaut essayer de se stabiliser Ă©motionnellement.

    Cela n’empĂŞche pas d’Ă©changer avec de nouvelles personnes, si celles-ci sont bienveillantes. Mais il faut du temps pour apprendre Ă  connaĂ®tre les autres, qui ne montrent parfois que ce qu’ils veulent bien montrer. Mais il arrive de “tomber” sur des personnes qui nous correspondent, et pour moi il ne faut pas se priver d’Ă©changer avec elles, mĂŞme si parfois tu es obligĂ© parfois de reculer d’abord, si tu es assailli d’Ă©motions et de sentiments perturbants, comme peut l’ĂŞtre un hypersensible.

    Tu es le seul à pouvoir trouver les réponses concernant ta vie et les chemins que tu souhaites prendre.

    Dans tous les cas, nos Ă©motions nĂ©gatives intenses ne nous poussent pas Ă  prendre les bonnes dĂ©cisions. Alors prenons notre temps pour avancer. Un pas après l’autre.

    Bon courage…

    • geapix

      Membre
      2 septembre 2021 Ă  10 h 21 min

      Je ne suis pas d’accord avec @Kitsunebi sur les points suivants :

      – Oui il ĂŞtre entourĂ© c’est un bon moyen de garder le morale mais il ne faut pas perde de vu que les gens ne sont pas toujours bienveillant et mĂŞme quand elles le sont peuvent montrer des comportements toxiques envers le dĂ©pressif, souvent Ă  cause de leur ignorance de la maladie. Du genre “bouge toi” alors que ton organisme est au ralenti, ça ne fait que culpabiliser le dĂ©pressif

      Je conseille aussi de prĂ©server tes liens sociaux, mĂŞme par tĂ©lĂ©phone ou sms, dans le meilleur des cas, voir irl une fois par semaine en face Ă  face. Tu peux annuler au dernier moment si tu te sens vraiment pas, ou mĂŞme Ă©courtĂ© le moment si tu sens fatiguĂ©e, ou pas bien. L’important c’est de ne pas se forcer.

      – je ne pense pas qu’il faut chercher Ă  se faire de nouveaux amis lorsqu’on est dĂ©pressif sĂ©vère. C’est une dĂ©marche Ă©puisante et on est des proies idĂ©ales pour les pervers narcissiques et autre manipulateur.

      – les anti dĂ©presseur ont leur place dans la thĂ©rapie. Si on peux s’en passer tant mieux, mais ils restent malheureusement un outil indispensable pour sortir de l’enlisement de la dĂ©pression.

      • geapix

        Membre
        2 septembre 2021 Ă  10 h 40 min

        – les livres de dĂ©veloppement personnel sont inadaptĂ©s aux dĂ©pressifs quand ils ne sont tout simplement des recueils de conneries. Ils traitent de moyens dites “facile” Ă  mettre en place, normal parce que c’est ce qui se vend le mieux. Sauf que rien n’est facile pour un dĂ©pressif sĂ©vère.

        Ça ne fait que de les culpabiliser sur leur incapacitĂ© Ă  rĂ©aliser des choses. C’est un vrai handicap la dĂ©pression…

        Je conseille comme lecture des livres qui abordent le sujet d’un point de vu bienveillant. Je ne vois que les livres scientifiques qui traitent la maladie comme une rĂ©elle pathologie, et apportent des informations utiles au dĂ©pressif comme le fonctionnement biologique et psychologique du dĂ©pressif, et des solutions thĂ©rapeutiques dont l’efficacitĂ© a Ă©tĂ© prouvĂ© : luminothĂ©rapie, les lĂ©gumes Ă  tout les repas, huiles vĂ©gĂ©tales première pression Ă  froid au moins une fois par jour, un poisson gras une fois par semaines (thon, saumon, maquereau, sardine), le sport, les anti dĂ©presseur, les complĂ©ments alimentaires tels que le magnĂ©sium, omĂ©ga 6, etc…

        La religion, Ă©tonnament, les adeptes prĂ©sentent moins de dĂ©pression… Pour ma part, je n’arrive pas m’y mettre Ă  cause du sexisme omniprĂ©sent dans les religions. Mais pourquoi pas si ça peut te remonter le moral. Un livre qui m’a sauvĂ© : les paroles du DalaĂŻ lama.

      • sapiens

        Membre
        6 septembre 2021 Ă  19 h 12 min

        je ne suis pas d accord sur le fait que medicaments anti depresseur soit essentiel, c est bien le probleme en france presciption a outrance pour des durĂ©es tout autant outranciere, on ne devrait prescrire celĂ  qu en ultime recours avec idĂ©es morbides et ne JAMAIS dĂ©passer 6 mois MAXI de presciption.. c’est devenu du business et plus du soin a ce level

    • sapiens

      Membre
      6 septembre 2021 Ă  19 h 14 min

      TU DIS ETRE SPORTIF? ALORS SURTOUT PROGRAMME UN JOUR ? CE JOUR NE REFLECHIT pas enfile tes pompes de running et va courir 1h lent, et apprécie les endorpghines puis recomence 2 jours après etc et vois du monde sort fait la FETE ensuite et recommence

  • geapix

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  9 h 34 min

    La dĂ©pression j’en connais un rayon. Je n’ai pas la prĂ©tention de pouvoir te sortir du lit. Je reconnais que c’est chiant quand on te dit “mais bouge toi le Q” alors que tu es complètement dĂ©pressif.

    La dĂ©pression peut toucher n’importe qui. C’est un malade psychiatrique, certes, mais aussi physiologique : les symptĂ´mes physiques sont bien rĂ©el, notre organisme rĂ©agit comme s’il Ă©tait infectĂ©, comme si on avait de la fièvre : trouble du sommeil, gĂ©nĂ©ralement de l’hypersomnie, fatigue excessive, trouble de la concentration, discernement altĂ©rĂ©… Bref tout ce que tu vis. Je pense dans un premier temps, il faut accepter ta condition de malade, comme le diabète ou le cancer, c’est pas ta faute, ça se traite. La sociĂ©tĂ© aime pas les fainĂ©ants et fera tout pour te faire culpabiliser… Alors que tu n’y es pour rien. Idem pour le chĂ´mage, c’est ton droit le plus stricte de t’arrĂŞte de travailler pour faire le point dans ta vie, trouver un travail plus Ă©panouie ou juste d’en avoir marre du système mais c’est pas le sujet.

    Ce n’est pas facile d’accepter sa position de malade (ni de chomeur). On sait pas quand on va guĂ©rir, certains ne guĂ©risse jamais, il faut bien-sĂ»r poursuir la thĂ©rapie, et mĂŞme voir plusieurs psychologues pour trouver celui qui vous aide vraiment, adaptĂ© Ă  votre profil. Il y a la possibilitĂ© que tu sois bipolaire, chose qui faut parlĂ© avec le psychiatre. Ce qui n’est pas grave en soit puisque la bipolaritĂ© et la dĂ©pression sont beaucoup Ă©tudiĂ© et des solutions thĂ©rapeutiques et prĂ©ventives existent.

    Quand on est dĂ©pressif, on oublie de se faire plaisir, alors que se faire plaisir permet de lutter contre la dĂ©pression. Il faut se poser la question, qu’est-ce qu’il me ferait plaisir aujourd’hui.

    Pour ce qui est de tes choix passĂ©s, certes radicaux, je ne vois pas le problème si ce n’est que tu regrettes de ne pas avoir plus rĂ©flĂ©chi avant d’avoir pris de telles dĂ©cisions. 2 choix d’ouvre Ă  toi : soit tu dĂ©crètes que c’Ă©tait une connerie dans ce cas, ben tente de revenir en arrière en essayant de rĂ©cupĂ©rer ton job ou ton ex, soit tu dĂ©crètes que de toutes manières tu n’Ă©tais pas heureux dans ta vie passĂ©e, dans ce cas, ben passe Ă  autre chose. Le problème de la dĂ©pression c’est qu’il te fait remunĂ© le passĂ©, mĂŞme les regrets les plus infimes. On s’enlise très facilement dedans et ce n’est pas facile de s’en extirper.

  • geapix

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  10 h 05 min

    Je ne dis pas que c’est facile Ă  vivre, ni que c’est facile de s’en sortir. C’est difficile pour tous les dĂ©pressifs et leurs proches. C’est un combat permanent…

    Un combat contre les “idĂ©es noires”, mots politiquement correct pour dĂ©signer les envies de suicides qui semblent une solution radicale contre sa souffrance, mais pas pour l’entourage.

    Un combat contre les addictions qui pourraient sembler une solution temporaire pour attĂ©nuer la souffrance, mais ne fait que la masquer temporairement dans le meilleur des cas quand ils n’ajoutent pas encore plus de souffrance.

    C’est un combat contre nous mĂŞme parce qu’il faut trouver de l’optimisme lĂ  oĂą le sujet voit tout en noir, ne voit que du nĂ©gatif.

    Un combat contre les préjugés et stéréotypes des autres, même contre celui du corps psycho-médical qui est encore trop souvent pas assez formé à la maladie.

    Et enfin un combat contre ton organisme, peut collaboratif Ă  cause de son fonctionnement au ralenti.

    Chacun avance Ă  son rythme… Aujourd’hui, on a la chance d’avoir beaucoup de connaissances et de recul sur la maladie et les thĂ©rapies.

    Avec l’arrivĂ©e de l’hiver, je t’invite Ă  investir dans une lampe de luminothĂ©rapie, parce que la baisse de la luminositĂ© diminue le morale.

    Je conseille dans ton cas de sortir de son domicile au moins un fois par jour, mĂŞme pour marcher 5 minutes pour commencer. C’est mieux que rien et les rĂ©sultats sont très positifs : ça fait un bien fou.

  • geapix

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  11 h 07 min

    J’ai conscience que je m’exprime beaucoup sur le sujet. C’est parce que, d’une part, la dĂ©pression a Ă©tĂ© omniprĂ©sente dans ma vie, d’aussi loin que remonte ma mĂ©moire, Ă  l’âge de 3 ans je dirais. Je suis dĂ©pessive chronique, ce qui est plutĂ´t rare, mais ce n’est pas non plus insurmontable. Aujourd’hui je suis très heureuse malgrĂ© l’ombre permatente de la menace d’une rechute, parce que malgrĂ© l’arrivĂ©e d’une rechute, on se relève.

    Pour en arriver lĂ , j’ai dĂ» Ă©normĂ©ment Ă©tudier la maladie et je partage ici volontier mes connaissances en la matière pour aider, sensibiler, voir prĂ©venir contre la dĂ©pression.

  • geapix

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  11 h 23 min

    La zoothĂ©rapie a des rĂ©sultats plutĂ´t spĂ©ctaculaire pour lutter contre la dĂ©pression. Les propriĂ©taires d’animaux montrent un taux de dĂ©pression moindre et de moindre intensitĂ©.

    Attention, en dĂ©pression grave, notre cerveau n’est pas assez disposĂ© pour prendre une dĂ©cision aussi grande que l’adoption d’un animal. Adopter un animal est une grande dĂ©cision : il faut tenir compte du temps et de l’argent que cela demande, il faut rĂ©flĂ©chir aux moyens de gardes en cas d’indisponibilitĂ© comme le dĂ©part en vacances ou hospitalisation.

    En revanche, on peux fréquenter des animaux : en visite à la ferme, voir des amis qui en ont.

    On peut aussi se rendre utile, sentiment important pour remonter son morale. La spa cherche des bénévoles pour assurer les besoins de leur protégés : jouer avec les chiens et les promener, on peux jouer et caresser les chats enfermés en permanence.

    Mais on peux aussi ne pas apprécier la compagnie des bêtes, dans ce cas, inutile de prendre en compte ce poste.

  • orca41

    Membre
    2 septembre 2021 Ă  13 h 00 min

    Merci pour toutes ces réponses @geapix .

    En fait, toutes les “bonnes pratiques” pour aller mieux et sortir de ma dĂ©prime, je les connais je crois. C’est tout de mĂŞme utile de me les rappeler… Mais j’ai du mal Ă  me lancer, je crois que j’ai tjs Ă©tĂ© flemmard et bordĂ©lique, et ajd je me sens incapable de m’imposer une routine. J’ai la sensation, Ă  30 ans, qu’il est trop tard pour me rĂ©Ă©duquer… Que j’ai fait pĂ©ter trop de cadres (emploi et vie sentimentale) pour reprendre ma vie en mains progressivement. Pourtant je sais quoi faire, mais mes barrières mentales me paralysent.

    Je sais que je veux lire, mĂ©diter, Ă©couter/faire de la musique, faire du sport, bien manger, voir du monde, mais finalement je passe mon temps Ă  scroller dans mon lit. Ă€ l’instant, j’ai eu un sursaut je suis allĂ© dans un parc, mais j’ai hâte de rentrer chez moi et me refoutre au lit.

    • geapix

      Membre
      2 septembre 2021 Ă  13 h 16 min

      Oui je sais ce que c’est. Ton organisation est au ralenti, comme avec de la fièvre. Ă€ ce stade, c’est difficile de faire quoique ce soit. Moi je comatais devant des sĂ©ries ou films anglophones humoristiques dĂ©biles ou d’action. Quitte Ă  rien faire, autant se divertir… J’ai beaucoup amĂ©liorĂ© mon anglais, du coup, mais c’est pas le sujet.

      • geapix

        Membre
        2 septembre 2021 Ă  13 h 33 min

        Se divertir c’est important dans ces moments. Quand on a zĂ©ro Ă©nergie ni motivation, commencer par des loisirs “passif” ça dĂ©jĂ  un dĂ©but. Ça peut ĂŞtre juste faire des bulles ou prendre un bain.

        L’important c’est pas de pas culpabiliser de ne rien faire, mĂŞme si on reste au lit. Il faut rester Ă  l’Ă©coute de son corp. S’il ne veut vraiment rien faire, ça ne sert Ă  rien de se forcer parce qu’on culpabilise de pas arriver Ă  fair quoique ce soit et quand on arrive se force beaucoup, il nous le fait payer en Ă©tant encore plus fatiguĂ©e.

        C’est une nĂ©gociation avec son corps ou soi mĂŞme, par exemple : aller je vais au moins prendre une douche aujourd’hui et je te demande plus rien d’autre, ça sera dĂ©jĂ  ça.

        La routine m’a beaucoup aidĂ©. Ça a Ă©tĂ© très dure de la mettre en place. C’est un bon objectif mais il faut accepter que c’est n’est pas toujours possible de la tenir. C’est pas grave.

        J’avais mis une alarme pour me rappeler l’heure du coucher, c’est le signale pour le brossage de dent et au lit. J’avais un autre pour le rĂ©veil, mais crois moi c’est pas vraiment efficace dans la mesure oĂą j’avais toujours envie de dormir mais tant pis je me rendormais. La routine des psy c’est pas mal d’avoir un rendez-vous tout les deux semaines, ça fait sortir. C’est dĂ©jĂ  pas mal pour commencer. Après je faisais mes lessives. L’objectif suivant a Ă©tĂ© le nettoyage des toilettes. C’est des exemples d’objectifs progressifs mais encore un fois chacun va Ă  son rythme. Tu n’as de compte Ă  rendre Ă  personne.

      • orca41

        Membre
        2 septembre 2021 Ă  13 h 49 min

        C’est lĂ  oĂą je me dis que j’ai fait une connerie en quittant mon taff, j’ai signĂ© le dĂ©but ou du moins j’ai donnĂ© la possibilitĂ© Ă  la dĂ©pression de s’installer.

        Si seulement la mĂ©decine du travail sur j’ai vu juste avant m’avait diagnostiquĂ© en dĂ©pression, mis en arrĂŞt… LĂ  je suis comme un con.

    • geapix

      Membre
      2 septembre 2021 Ă  13 h 58 min

      C’est pas parce que tu fais vraiment rien une journĂ©e ou mĂŞme plusieurs que tu n’avances pas. Pour plusieurs raisons : il a besoin de te reposer, de rĂ©flĂ©chir, etc… Qu’importe.

      Il faut voir une action faite ou mĂŞme d’avoir juste essayer de faire quelque chose de la journĂ©e, comme une rĂ©elle victoire. La guerre se gagne qu’avec une succession de victoire. Si on n’a l’impression de ne pas avancer, parce qu’on ne fait rien, c’est pas grave. On essaye le lendemain, ainsi de suite.

      Il n’y a pas de recette miracle…

      Si tu estimes ĂŞtre malheureux parce que tu n’as plus de repère et bien pourquoi de pas en crĂ©er d’autres. Moi, ça a d’abord Ă©tĂ© la routine, aussi modeste soit-elle, puis les loisirs. Le travail et l’amour et venu après.

      Tu as dĂ©jĂ  l’amour, mĂŞme si je ne pense pas que ce soit un cadre très fiable en situation de dĂ©pression sĂ©vère, mais tu as peut-ĂŞtre des proches qui comprennent ta situation avec qui tu peux discuter, mĂŞme Ă  distance, de tout et de rien, pour te changer les idĂ©es.

      Je pense que prendre du recul aide beaucoup. C’est une situation transitoire, qui peux que s’amĂ©liorer, c’est une maladie courante, qui se traite, ça ne m’embĂŞte pas de rĂ©flĂ©chir Ă  ce que je veux dans l’avenir, ce que j’aime, ce que je n’aime pas… Etc

      En dĂ©pression, on a le nez dans nos malheurs. Pour s’en sortir il fait reculer et observer la situation dans son ensemble : pourquoi je suis triste, est-ce que la situation est si grave que ça, est-ce que je ne pourrais pas de l’avis de quelqu’un d’autre sur cette situation qui me semble dĂ©sespĂ©rer, etc

  • Anonyme

    Usager supprimé
    2 septembre 2021 Ă  13 h 06 min

    @geapix :

    Pourquoi voir forcément un psy, suivre une thérapie ou encore prendre des médicaments ?

    Cela dĂ©pend des gens. Certains en ont besoin, d’autres pas. Certains voient des psy toute leur vie, d’ailleurs. Et c’est comme avec le reste des humains, il y en a avec lesquels cela va “coller”, et d’autres pas.

    • geapix

      Membre
      2 septembre 2021 Ă  14 h 02 min

      C’est les Ă©tudes qui montrent les effets bĂ©nĂ©fiques du suivi psychologique et du traitement mĂ©dicamenteux pour lutter contre le suicide. Si tu estimes toi, ne pas en avoir besoin, good for you, mais c’est les statistiques qui parle. Je ne fais que partager mes connaissances sur le sujet qui pourrait aider notre ami.

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