Hyperactifs, surdoués, autistes… La tentation du “surdiagnostic”…



  • Hyperactifs, surdoués, autistes… La tentation du “surdiagnostic”…

    5d9c58430463a bpthumb Momosse mis à jour Il y a 5 jours, 15 heures 13 Membres · 100 Messages
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    ilya

    Membre
    2 août 2020 à 11 h 20 min

    Ça m’a donné une clef pour avancer, comprendre pourquoi je me sentais à l’ouest depuis “toujours”. En vrai je me suis diagnostiqué avant le psy, j’y suis allé simplement pour confirmation, j’avais besoin de cette confirmation. Je le sentais comme ça, histoire de passer le cap.

    Maintenant c’est fait, je continue à avoir certains doutes de temps à autre quand à mon appartenance à cette catégorie, m’bon au fond, je pense que c’est une catégorie four tout puis c’est bien de se connaitre mais faut pas se limiter à des cases consues par d’autres. Du coup je dirais que c’est un cap passé j’suis un genre de “zebre” y’a peu de doutes la dessus, j’suis pas débile juste un peu “trop” différent de la masse, si j’suis pas en phase avec les gens en général c’est plus un souci puis en plus j’suis bien tout seul… Alors au pire, je reste seul.

    Et euh, j’ai amené ma fille voire le psy, pour vérifier au cas ou. Elle avait en apparence pas les même soucis que moi, au contraire bien intégrée malgré tant de paramètres similaires aux miens. Je me dis que dans les différences entre elle est moi c’est que, c’est une fille et puis j’ai toujours mis un point d’honneur à discuter avec elle, à répondre attentivement à ses interrogations, à échanger sur un genre de pied d’égalité mis à part le fait que c’est ma fille et que je suis son père, genre humain face à humain qui cherchent des réponses. Que quand j’étais gosse j’avais pas cet échange. Bref, les résultats de ma fille chez le psy sont presque égaux au miens (ouai, j’suis probablement dans les derniers de la classe chez les “surdoués” du point de vue résultat QI, pour pas changer ! ) Sauf que elle, elle est pas diagnostiqué comme tel.

    Je dirais que la différence entre elle est moi c’est l’équilibre. La ou ma courbe fait des montagnes russes, la sienne est quasi plate. Mon parcoure chaotique et le siens “petite fille modèle”. La ou je “m’inquiétais” c’est que moi aussi j’ai longtemps été “petit garçon modèle” jusqu’à ce que ça pète parce-que j’avais trop de sheitan pas digéré en moi, accumulation de trop de trucs pas réglés, de frustration, manque de com’, parents qui se croyais (je pense) présents mais qui l’étaient pas (j’leur en veut pas hein, ils ont fait ce qu’ils croyaient bon). Pour ça que j’ai emmené ma fille aussi, surtout, pour voire si j’étais pas en fait totalement à coté de la plaque, voire si elle faisait pas comme moi une ilyade, je suis quasi sur qu’elle en fait pas, qu’elle est égale à elle même après perdure toujours un petit % de doute, mais comme je dis souvent j’ai aussi un doute au sujet de 1+1=2 alors…

    Pour moi c’est un outil en fait, un manuel de fonctionnement de la bestiole.

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    ilya

    Membre
    2 août 2020 à 11 h 21 min

    V’la, nettoyage ok ! Par contre j’peu pas supr l’autre, tant pis.

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    jasper

    Membre
    2 août 2020 à 12 h 43 min

    bonne nuit @momosse

    je suis d’accord avec toi @isabelle1970 et je me demande si les psychologues ne se forcent pas un peu à diagnostiquer certains troubles (TDSH TSA) . Je ne sais pas pourquoi.

    A moins que ce ne soit rassurant de s’entendre dire qu’on a des problèmes à cause d’une pathologie listée dans le DSM V, ce qui dispense de chercher à se corriger. La timidité est en passe de suivre un même chemin, en devenant une pathologie une fois renomméere avec un nom savant. Ce qui est assez grave car on essaie de classer comme pathologique tout ce qui ne rentre pas dans les 99% de la courbe de Gauss. Grosse normalisation psychologique à l’horizon.

    Je connais des enfants qui ont un asperger très marqué et, malgré certaines performances intellectuelles impressionnantes, ils ont beaucoup de mal à vivre au quotidien. c’est un gros souci pour leur entourage et il faut vraiment des efforts éducatifs énormes pour leur permettre d’être autonomes. On n’en est pas à ‘on m’a diagnostiqué asperger mais tout va bien’ .

    C’est pas pour autant qu’il ne faut pas aider des personnes qui ont des symptomes de tsa légers à vivre normalement, et à tirer profit de leurs capacités exceptionnelles par ailleurs, mais banaliser un trouble pareil me choque pas mal.

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    jasper

    Membre
    2 août 2020 à 13 h 03 min

    @ilya c’est exactement ça pour moi aussi. des montagnes russes parfois. Savoir d’où ca vient donne des voies de progrès, pour soi et ses enfants. Pour ma part ca m’a confirmé qu’il fallait les explorer, que ce n’est pas inutile.

    C’est vraiment ce qui est intéressant.

    Ca fait plaisir de lire ton témoignage.

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    isabelle1970

    Membre
    2 août 2020 à 13 h 45 min

    @jasper je me pose aussi souvent la question de l’utilisation de ces diagnostiques comme “excuse” : dans le sens où , certes, ça peut aider mais ça peut aussi faire en sorte que la personne se dise “de toute façon c’est parce que je suis ceci ou cela” , ce qui peut amener à , peut-être et malheureusement pour moi, rester dans des situations comme si un diagnostic devenait un “état”

    @ilya je me retrouve dans ce que tu racontes :). Mon fils n’a pas été “diagnostiqué/testé” bien que son institutrice de maternelle nous a proposé de le faire pour le faire” sauter des classes” . mais je ne voulais pas, tout simplement parce que je reste sceptique sur le bien fondé de faire passer des classes et qu’il était bien dans sa peau, il ne souffrait pas de malaise social ou scolaire.

    Il est allé voir un psy vers ses 15 ans qui a tout de suite “repéré” , de par sa façon de réfléchir, analyser etc, qu’il était probablement HP. j’en avais moi-même déjà parlé avec lui et il avait fait ses “recherches ” par lui-même.

    Et voilà la situation : moi “diagnostiquée” à 22 ans et lui non diagnostiqué “officiellement” et pourtant deux parcours très différents. Moi une enfance et adolescence très difficile, emplies de malaise, de chaos scolaire .. et lui, un parcours scolaire “normal” avec un redoublement, une sociabilité qu’il ajuste facilement et une conscience de sa façon parfois différente de voir les choses.

    Aujourd’hui je me sens nettement mieux, même bien, heureuse et épanouie même avec un “fonctionnement” parfois différent de la majorité mais avec une impression de beaucoup plus de “stabilité” surtout sur ce que je veux ou pas dans mes relations 🙂

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    Momosse

    Membre
    2 août 2020 à 15 h 16 min

    La suite de l’article S&V en référence ci-après :

    [Pour expliquer l’augmentation des cas de “zèbre”]…

    “L’évolution de la pratique médicale, d’abord. C’est particulièrement vrai pour l’autisme, qui a fait l’objet ces dernières décennies de l’amélioration du dépistage et de la prise en charge, encourageant familles et médecins à poser un diagnostic. Il a également, et surtout, connu un élargissement des critères de diagnostic en changeant de nom : On est en effet passé d’autisme à “troubles envahissant du développement”, puis à “troubles du spectre autistique” (TSA).

    Une méta-analyse publiée l’été dernier et menée par Laurent Mottron, spécialiste de l’autisme à l’université de Montréal, a ainsi révélé que le nombre croissant de diagnostics d’autisme partout dans le monde est lié à une diminution constante, au cours des cinquante dernières années, de la différence entre les personnes recevant un diagnostic et le reste de la population. Autrement dit, les critères diagnostiques se sont tellement élargis que les autistes diffèrent de moins en moins des non-autistes, tant sur le plan psychologique que neurologique. “Ils sont de plus en plus semblables entre eux. Si la tendance se maintient, dans moins de dix ans on n’aura plus de différence mesurable entre autistes et non-autistes”, prévient le psychiatre.

    Idem pour le TDAH : Sa prévalence a augmenté à partir des années 1990 avec le simple changement de critère proposé dans la quatrième version du “DSM” (Diagnostic and Statistical Manuel of mental disorders), la “bible” de la psychiatrie mondiale. Une tendance qui s’est renforcée en 2013 avec la parution du DSM-5, au point de rendre ce trouble, selon certains spécialistes, bien peu spécifique. “La définition actuelle du TDAH est superficielle, c’est un fourre-tout”, déplore le psychiatre Louis Vera, auteur de “Tous précoces, tous hyperactifs, vraiment ?” (paru en 2019).

    “L’inattention, l’agitation, l’impulsivité, qui sont les 3 critères d’identification, se retrouvent chez n’importe quel enfant fatigué !” Ou immature. Une récente étude américaine menée par Tymothy Layton, de l’Ecole de médecine de Harvard, a en effet révélé que le taux de TDAH était 34% plus élevé chez les enfants les plus jeunes d’une classe… souvent moins attentifs et plus agités. Et il suffit de constater les énormes écarts de prévalence du trouble en fonction des pays pour comprendre que c’est aussi une construction sociale -les chiffres varient de 6,9% à 16,6% selon les régions du Québec ! Des disparités qui peuvent être liées à des pratiques hétérogènes, une offre de santé inégale, mais des facteurs culturels, certaines sociétés tolérant davantage l’agitation que d’autres.

    Quant au haut potentiel, si le critère pour le détecter -le score de QI- n’a pas changé, il y a une explosion des consultations : De plus en plus sollicités, les psychologues font passer des tests sans toujours être experts, avec pour résultat des conclusions parfois hasardeuses. “Vous avez parfois des tests passés à la va-vite par des gens pas toujours bien formés et donc des choses un peu aberrantes en termes de restitution des résultats”, remarque Nathalie Clobert, psychologue clinicienne.

    Mais ce n’est pas tout. Les patients ont aussi tendance à rechercher davantage ces diagnostics pour eux-mêmes ou leurs enfants. “Quand on ne va pas bien ou qu’on est malheureux, on préfère se dire que c’est parce qu’on est trop intelligent… Et quand cette idée est partagée par des professionnels, ce qui arrive, cela créé une sorte d’entente pour déclarer à haut potentiel à peu près n’importe qui n’allant pas bien s’il n’a pas un QI catastrophique”, observe Nicolas Gauvrit, psychologue du développement et chercheur en sciences cognitives au laboratoire Cognitions humaine et artificielle (Chart), à Paris.

    LA PRESSION DE L’ECOLE :

    Au-delà d’un phénomène de mode, la pression de l’école ou des enseignants incite aussi à la détection des jeunes qui ne répondent pas aux normes de l’institution scolaire. Le ministère de l’Education Nationale a ainsi beaucoup communiqué, ces dernières années, sur la possibilité que, parmi les enfants en échec scolaire, pourraient se cacher des surdoués ou des enfants souffrant d’un TDAH. Et ce, en dépit de l’incongruité, parfois, des informations diffusées : L’échec concernerait un tiers des jeunes surdoués, lit-on sur des documents officiels. Des chiffres largement diffusés… Et pourtant infondés. “Les données disent le contraire”, martèle Nicolas Gauvrit. “Les gens à haut potentiel sont beaucoup moins en échec. Mais beaucoup continuent à le penser”. Et n’hésitent pas à inverser le raisonnement : Si un jeune est en échec scolaire, c’est sans doute parce qu’il est surdoué. “Si les parents rencontrent un psychologue bienveillant, qui pense aussi que la douance est une explication de l’échec scolaire, celui-ci prétendra peut-être, face à un QI de 115, que le vrai QI de l’enfant est en fait plus élevé, mais que son anxiété a fait chuter le score. C’est une explication que l’on entend souvent. Le psychologue explique que même si le vrai QI n’atteint pas tout à fait 130, c’est une problématique haut potentiel. Et les parents s’emparent de ça !”

    Quant au TDAH, l’Académie de Paris n’hésite pas à le définir comme une “maladie neurologique” d’origine génétique (touchant surtout les garçons). Une conception loin de faire l’unanimité parmi les scientifiques, mais qui poussent enseignants, psychologues et médecins scolaires à répérer les enfants soupçonnés d’en souffrir. Résultats : “Alors qu’il y a vingt ans on envoyait tous les enfants en difficulté chez l’orthophoniste [c’était mon cas ^^], on les envoie aujourd’hui chez le psychologue pour identifier un TDAH ou un haut potentiel”, note Louis Vera. “On a eu la vague dyslexie, puis la vague dysphasie, et maintenant c’est au tour du TDAH”, constate une psychologue d’un centre médico-psychologique de province. “De nombreux parents viennent parce qu’ils savent que le médecin va leur prescrire un médicament et que leur enfant va se tenir tranquille ; Et l’école en envoie aussi…” Mais cette vague d’identifications s’accompagne aussi d’un juteux business : Des salons comme “Surdouessence” et une ribambelle de coachs proposent des accompagnements personnalisés pour les adultes à haut potentiel -il existe même des sites de rencontre pour “neuro-atypiques” [autre que RS bien entendu ^^] !

    Pourtant le surdiagnostic peut poser des problèmes. Il implique parfois des traitements médicamenteux qui ne sont jamais anodins chez des enfants n’en ayant pas besoin. Sans compter que ces étiquettes peuvent être lourdes à porter. “Si on vous dit que vous êtes autiste alors que vous ne l’êtes pas, ça donne un truc complètement fou au niveau de la compréhension qu’on a de soi”, rappelle Louis Mottron sur le site Psychomedia. Etre identifié surdoué à tort peut aussi être oppressant. “L’enfant ressent l’attente de ses parents, il a immédiatement une pression sur ses épaules”, observe Louis Vera. Et ce n’est pas mieux en cas de forte présomption non confirmée, raconte une psychologue ; “L’école met ça dans la tête des parents et quand il s’avère que l’enfant n’est pas haut potentiel, ils sont déçus. Or l’enfant ressent cette déception.”

    On le voit, le surdiagnostic est d’autant plus inquiétant qu’il est extrêmement difficile à caractériser. Quant à cette manie de médicaliser les comportements et d’enfermer chacun dans une catégorie diagnostique, est-ce qu’elle a, elle, un nom ?

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    isabelle1970

    Membre
    2 août 2020 à 16 h 32 min

    @momosse merci beaucoup pour cette suite d’article !!! Très très intéressante et , pour ma part, qui relèvent beaucoup de points sur lesquels je me questionne ( concernant le bien fondé de tous ces diagnostics) …

    je dois dire que j’ai le même genre de pensées et d’idées que ce qui est cité concernant tous ces aspects Slight Smile

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    ilya

    Membre
    2 août 2020 à 16 h 35 min

    “Pour expliquer l’augmentation des cas de “zèbre”” :

    Internet ? La circulation de l’information ? Dans mon cas, si j’étais pas tombé au hasard de vidéos sur des trucs parlant du zebrisme (en me disant pourquoi j’tombe la dessus, n’importe quoi, pfff) y’a de ça 3 ans, j’aurais probablement jamais su ce que c’étais et je serais probablement resté ce type bizard qui “a tout pour être heureux” mais que ça marche pas. Ce type bizard se cherchant un potentiel traumatisme d’enfance pour expliquer ses lacunes relationnelles. Ce type bizard que tout va bien mais ça va pas, enfin si, ça allait de mieux en mieux grâce à mes avancement autres (Internet a beaucoup aidé la aussi d’ailleurs) mais, j’aurais jamais eu cette clef “zebre” en tout cas pas aussi facilement. Peut être que j’en serais venu à des conclusions similaires mais dans combien d’années ? Mais du coup j’serais peut être jamais entré dans les stats !

    Du coup 1 de moins et j’dois pas être le seul dans ce cas. Après y’a probablement d’autres paramètres mais celui si me semble flagrant.

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    olbius

    Organisateur
    2 août 2020 à 16 h 40 min

    D’accord avec toi @ilya !

    J’irais même jusqu’à dire qu’il y a bien entendu de nombreux “faux positifs”, mais combien d’adultes dans le même temps, encore aujourd’hui, n’ont jamais été diagnostiqué “hyperactif”, “surdoué, ou “autiste”, tout simplement parce que ces sujets là étaient largement ignorés à l’époque ?

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    isabelle1970

    Membre
    2 août 2020 à 16 h 51 min

    @ilya de là mon questionnement : moi , quand j’ai été diagnostiquée ( en 1992), on n’employait que le mot “surdoué” et on m’a dit “vous avez un QI bien au-dessus de la moyenne, vous êtes surdouée” … et c’est tout …

    je faisais le minimum pour avoir le minimum de point pour réussir à l’école parce que le système scolaire me déplaisait … mais avec cet adjectif” surdouée”, ça m’a donné un sentiment d’échec total face à tout ce que je ne réussissais pas “au-dessus de la moyenne” : j’étais “sensée” par ce mot, tout réussir facilement ..

    Par contre, avec l’évolution déjà du terme mais ensuite des connaissances et surtout des différences de perception, de compréhension du monde, d’analyse etc, j’avoue que tout le travail déjà fait en thérapie a eu un “éclairage en plus”, disons, pour faire une métaphore, qu’on a mis la bonne ampoule à ma vision de ma vie, celle qui me permettait de voir le “tout” et non pas uniquement une partie 🙂

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    Momosse

    Membre
    2 août 2020 à 22 h 44 min

    @jasper

    Je te découvre un p’tit côté “pouette” (poête) que je ne te connaissais pas !… ^^

    “Le monde cruel”… Il l’est indéniablement pour moi tel que je l’appréhende au travers de ceux qui l’ont construit qui n’ont pas considéré ma spécificité, mon particularisme pour le faire… Eux qui sont si différent de moi, mes “semblables” pourtant.

    Je vais certainement “écorner mon image” (pas celle que j’aurais voulu créer à escient mais celle que “tu” (toi et d’autres) t’imagines de celui que je serais “en vrai”) ici mais pour être très honnête, j’ai bien plus subi d’agression que je n’en ai généré irl. Alors certes, des mots que j’aurais prononcés auront certainement parfois pu blesser injustement un interlocuteur mais au regard de ce que j’ai reçu fortement, je devrais objectivement me considérer comme une “super-victime” de beaucoup de mes contemporains… Sauf que non ! Définitivement, je ne me vois définitivement pas ainsi !

    Je suis très conscient de ma propre responsabilité dans l’incompréhension que j’ai essuyé de la part des autres au fil des ans et il y a aussi que ce qui me démarque probablement quelque peu de conceptions étrangères beaucoup plus “populaires”, c’est que “mon ego” aura eu le double effet de me prémunir pour ne pas souffrir trop moralement (étant assuré de ma qualité fondamentale indépendamment des nombreux avis contraires extérieurs) de ces agressions d’une part… Tout en m’inclinant à ne pas me forcer ou me résoudre à évoluer personnellement absolument selon le modèle sociétal demandé-imposé d’autre part… Ce qui ne m’a pas empêché d’y parvenir relativement et très besogneusement au demeurant, mais ce qui m’a tout de même maintenu en marge de “l’organisation des hommes” en laquelle je ne me serais donc jamais beaucoup impliqué individuellement ; A tel point que je me suis senti “illégitime” et presque un “imposteur” même dans les quelques avancées socio-pro’ auxquelles j’ai pu accéder en son sein et tellement il me semble que je les ai obtenues sans nuls mérites… ^^

    T’as décidé “de me tirer les vers du nez” on dirait… ^^ J’aurai beaucoup à dire sur ton msg décidément… Mais je vais m’abstenir d’y répondre trop complètement.

    J’ajoute seulement que ma relation à “la vraie vie” ne diffère pas tant des rapports que je peux nouer dans le virtuel ; Mes relations irl sont rares et “incomplètes” (insatisfaisantes)… Comme les rapports que j’obtiens sur “la Toile”. Fort heureusement (ou “pour mon malheur” aussi en quelque chose) je peux faire avec ce déficit sans m’en troubler psychologiquement à cause de mon aptitude à m’accommoder d’un isolement que je ne crains guère non plus humainement et pour savoir ma capacité à progresser “seul” (avec peu).

    Pour ce qui a trait à la modération, j’ai donc dû passer à côté de nombre de “ces batailles” (ici ?) que tu évoques mais je pense que j’aurais pu intervenir efficacement et sans nécessairement devoir en arriver à “sévir” (comme je n’y suis pas porté et parce que je peux être très convaincant)…

    Et ce n’est pas tant que je n’ai “plus l’espoir d’être parfait” que je sais ne jamais pouvoir l’être (sans perturbation)… Mais cela ne m’empêche pas de rechercher à m’améliorer (sans grande exigence perçue) continuellement et je crois même que j’y parviens pas si mal en fait…^^

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    Momosse

    Membre
    2 août 2020 à 23 h 17 min

    @ilya

    J’ai apprécié ton com’ que j’ai trouvé très sincère.

    Je pense que ton comportement et que ton raisonnement (vis-à-vis de ta “zébritude” et par rapport à ta fille) est “juste” parce qu’honnête et bien posé en ce qu’il allie rationnel et humain.

    Pour mon cas, je n’ai jamais eu besoin de “me rassurer” en me faisant “détecter” par d’autres en tant qu’atypique ; Je le suis si profondément et effectivement que je serais bien ignorant de moi-même pour devoir attendre des décennies que “des étrangers” viennent “me l’apprendre” !

    Mon QI doit être au-dessus de la moyenne… Ca aussi c’est certain à mon sens, mais il n’est pas essentiel pour moi d’en déterminer “la valeur précise” (si tant est qu’un test en serait capable) ; Je le constate déjà assez jour après jours depuis toujours et ce, sans que cela me conduise à mépriser ceux qui me paraissent moins bien pourvu sur cet aspect et alors qu’en parallèle, je sais aussi qu’ils peuvent être beaucoup plus performant que moi dans d’autres domaines.

    D’un point de vue “autistique”, je puis remplir un paquet de cases différentes on va dire… Là également, je connais mon souci (profond) d’asocialité pour l’éprouver depuis ma petite enfance. Il m’a fallu composer avec et “faire au mieux” selon mes aptitudes (limitées) en cette matière sans la compréhension de mes congénères… Mais j’aime assez mon cheminement “entêté” tendant à me faire progresser “à ma façon” et puisque je n’accepte pas celles extérieures à moi-même. Les quelques interactions que je peux établir sont très souvent de bonne qualité et je pense que je suis néanmoins très capable d’engendrer une communication fructueuse avec un individu pris à part malgré ma singularité sociale.

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    Momosse

    Membre
    2 août 2020 à 23 h 40 min

    @isabelle1970

    La recherche d’un diagnostic est presque toujours la conséquence d’une “quête de soi”, celle qui est souvent issue d’un malaise ressenti se rapportant “au monde environnent” en lequel on ne se retrouverait pas et dans lequel on éprouverait des difficultés à s’intégrer… Mais je pense qu’on devrait recevoir cette “réponse” obtenue avec un certain détachement. Sans y accorder trop d’importance, en la considérant comme “une piste” supplémentaire susceptible de nous mener vers une meilleure compréhension personnelle et non comme un résultat si déterminant en ce qui concerne notre personnalité (elle qui ne peut se résumer à des évaluations “scientifiques” (toujours perfectibles et aléatoires au demeurant)).

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    ilya

    Membre
    2 août 2020 à 23 h 55 min

    @momosse

    Mouai, j’ai eu un léger souci de manque d’estime de moi (que j’ai pas encore tout à fait réglé, mais j’y taf) du en grande parti à ma capacité de perception de mon vécu, entourage, en tant que gamin. Des gens qui étaient censé être des modèles et qui n’étaient pas à la hauteur.

    C’est pas mon genre de repousser la responsabilité sur les autres mais bon, j’étais un gamin, j’sais pas, y’a peut être des gosses capables de voire au delà du modèle parental, l’adulte dieu qui sait, mais moi c’était pas le cas, après quelques tentatives de com’ j’ai fini par abdiquer. Entre les t’es comme tous le monde, les t’as deux mains gauches, le petit frère premier de la classe quand moi j’ramais, la mère qui passait son temps à me brailler dessus devant les devoirs, j’ai eu vite de fais de me sentir merdique. Putin même en maternelle la maîtresse m’avait mis avec les petits (groupe de mon frère 2 ans de moins) parce-que “j’arrivais” pas à faire le travail de ceux de mon age, bein celui des petits je ne l’ai pas fait comme il faut non plus ! Mais au fond de moi bien au fond, je savais que j’étais pas débile…

    Du coup ouai, y’a peut être des gosses capables de passer au dessus, des gosses qui ont besoin d’aucune reconnaissance pour savoir de quoi il en retourne “réellement”, moi c’était pas le cas. A la fin à mes yeux j’étais juste une grosse merde. Pendant longtemps !

    D’ou probablement ce besoin d’une certaine reconnaissance d’autrui pour pouvoir avancer, et vu que c’est pas auprès de mes “proches” que je risquais de la trouver, bah, ce fut le psy.

    Cela dit ça s’étiole tout ça. Faut pas être trop pressé, c’est tout.

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    Momosse

    Membre
    3 août 2020 à 1 h 43 min

    @ilya

    Pour ce que peut valoir mon estimation, je constate que tu fais montre d’une certaine lucidité, elle te mettra en condition d’affronter une réalité possiblement déplaisante et ce, malgré les doutes que tu as sur toi-même (qui devraient être commun à tous si on est conscient)…

    Je pense que tu vas dans le bon sens ; Ne pas savoir et accepter de ne jamais tout savoir, ce devrait être normal et c’est sain je crois ; Cela devrait nous inciter à désirer en apprendre plus à tous les niveaux choisis en admettant que toutes réponses que l’on obtiendrait au fil de notre quête ne seront que parcellaires et/ou évolutives et que néanmoins, chacune pourra nous permettre d’avancer vraiment.

    De mon côté, en subissant la pression inhérente à “l’extérieur” (en général “les autres” mais même “l’atmosphère environnante”, l’ambiance éprouvée)), j’en étais dérangé et me sentait mal à l’aise tout en “sachant” (sentant) que je n’étais pas cet “âne” (plutôt que zèbre ^^) auquel on m’a beaucoup comparé enfant… Ou cette “tâche” qu’on m’accusait d’être (hypocritement ou plus directement) parfois plus tard. Ma certitude quant à ma (belle) “valeur absolue” était invariable et indépendante des critiques (ou même des félicitations) provenant de ceux qui s’adressaient à moi… Mais c’est également et conséquemment ce qui m’a conduit à ne pas envisager d’adaptation plus consistante (si tant est que j’en aurais été apte humainement) ; A ne pas attendre d’obtenir de reconnaissance de la part de mes congénères par l’obtention de résultats positifs, eux qui auraient probablement facilité ma vie par ailleurs…

    Je ne pense pas qu’on est bien nombreux à se concevoir “ainsi” (comme moi) intrinsèquement, de façon inné… Cela ne signifie pas non plus que je suis totalement hermétique aux interactions sociales ou que je prétendrais pouvoir m’exonérer du monde pour évoluer personnellement ; Je m’en sers autant qu’il influe sur moi (que je le veuille ou non)…


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