Présentation

  • Publié par tomtom17 le 16 février 2026 à 12 h 17 min

    Bonjour à tous,

    Je m’appelle Thomas, j’ai 40 ans, une femme et deux enfants. En 2024 j’ai fait un burnout suivi d’une dépression sévère et depuis j’ai pris conscience de beaucoup de choses et peut-être même du fait que je sois HPI.

    Toute ma vie j’ai eu la sensation d’être en décalage par rapport aux autres mais dans le sens péjoratif alors qu’au final c’est peut être l’inverse!

    Je suis là pour échanger avec vous.

    A bientôt

    Thomas

    petit_prince a répondu il y a 1 semaine, 6 jours 3 Membres · 8 Réponses
  • 8 Réponses

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  • petit_prince

    Membre
    16 février 2026 à 18 h 46 min

    Hello Thomas,

    J’ai 41 ans (demain). HPI confirmé depuis trèèèès longtemps et j’ai traversé une belle dépression aussi pour mes 40 (mais ça va mieux). Mes questionnements ne sont probablement pas les mêmes que les tiens mais si jamais tu veux échanger quand tu auras la possibilité n’hésite pas à m’envoyer un MP.

    Bienvenue en tout cas.

  • tomtom17

    Membre
    16 février 2026 à 19 h 53 min

    Bonsoir petit prince,

    Content d’apprendre que ça va mieux, c’est difficile à gérer une dépression, de mon côté ça va mieux aussi 😉

    Alors des questions je dois en avoir des centaines et surtout comment se fait-il que l’on se rend compte de certaines choses qu’à partir de 40 ans? je referais bien un retour en arrière avec mes connaissances actuelles.

    Depuis mon burnout j’essai de comprendre ce qu’il se passe dans ma tête, je n’ai pas eu le choix que de stopper mon hyperactivité et c’est comme ci ça m’avait ouvert les yeux.

    Au fond je me suis toujours senti différent, un peu à l’écart, je ne compte même pas le nombre de repas que j’ai pu faire où je m’ennuyais, les conversations ou débats qui pour moi étaient futiles, dénués d’intérêts! Mon parcourt scolaire qui a été un échec car je mourrais d’ennui, je n’avais pas d’amis, enfin si quelques copains pour jouer pendant la recréation, mais pas de vrais amis.

    D’ailleurs je bégayais jusqu’à mes 18 ans à cause du stress et de l’anxiété, mes parents n’ont jamais rien fait pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. Il a fallut que je me débrouille tout seul, appartement à 16 ans, apprendre à parler calmement, apprendre la vie rapidement.

    Dans tous mes jobs j’ai toujours été bon sans aucune difficultés pour apprendre, je suis d’ailleurs autodidacte dans plusieurs domaine.

    Je suis également quelqu’un d’hypersensible, j’aime l’ordre, la rigueur, les objectifs, la perfection, j’ai horreur de l’imprévu!

    Récemment j’ai fait un test de QI est mon score est de 138, là je me suis dit « mince » c’est pour ça que je me sens différent? ou pas? en fait j’en sais rien du tout, je me retrouve encore plus perdu qu’avant. Déjà mon cerveau tournait à fond sans arrêt mais là c’est pire.

    J’essai surtout de comprendre toutes ces choses là mais pas simple. Ma psychologue m’a demandé si je n’étais pas TDAH, je ne me reconnaît pas dans cette définition, donc pour moi je ne le suis pas.

    J’aurai tellement de choses à dire, mais je vais arrêter là 😉

  • olbius

    Organisateur
    17 février 2026 à 15 h 16 min

    Bonjour et bienvenue !

    Ton profil est désormais validé, tu as donc accès à toutes les fonctionnalités du site 🙂

    Essaie de compléter un peu ton profil quand tu as le temps afin que les membres qui le visitent puissent en savoir un minimum sur toi.

    Bon après-midi !

  • tomtom17

    Membre
    18 février 2026 à 10 h 56 min

    Bonjour et merci 😉

    D’accord je fais ça dès que possible.

  • petit_prince

    Membre
    18 février 2026 à 23 h 17 min

    Salut Thomas,

    Je vais essayer de te faire un retour sur comment je vis tout ça de mon côté. 🙂

    Sur ta première question, je me dis que la vie est un chemin et que c’est chouette d’en apprendre toujours plus sur soi et sur les autres. Si tu sais tout dès le début, quel intérêt? J’ai eu la chance de me nourrir beaucoup des rencontres que j’ai fait. Et je compte bien continuer comme ça. Apprendre à mieux me connaître, mieux connaître les autres (mais surtout avouons le, faire de la robotique ;))

    Je suis de nature à ne pas me retourner sur le passé. Je ne vois pas ce que j’ai « raté » avant mais tout ce que j’ai appris en chemin qui me permet de mieux vivre aujourd’hui et demain.

    Le décalage, l’ennui devant les conversations futiles, les tâches pas stimulantes intellectuellement, les difficultés à se faire de amis… Je ne suis pas sur que ça soit systématique des HPIs mais je me reconnais dans cela. Mais avec le temps certaines choses ont changées (notamment l’aspect socialisation) mais d’autres pas (j’ai toujours autant besoin d’être stimulé intellectuellement).

    Je pense qu’il faut faire gaffe avec les étiquettes, tu vas trouver des choses qui vont te ressembler (parce que oui quand ça tourne à 200 là haut ça crée des choses similaires) mais aussi des choses qui te sont propres. Et pour la partie TDAH ma psychologue m’a dit que c’était un peu l’étiquette du moment et qu’il fallait y faire gaffe (parce que oui le HPI s’ennuie souvent vite, mais ça fait pas de lui un TDAH, et puis y’a différent degré, et puis mettre une étiquette ça ne résout pas les problèmes).

    Quand je lis ton parcours je retrouve des traits commun au mien. J’ai pas mal bossé sur mon passé et le sentiment d’abandon. Et de l’impact que ça a dans mon rapport aux autres. Je pense que le côté HPI peut renforcer les ruminations, la frustration face à l’irrationalité de ce monde mais je ne pense pas que ça soit l’origine du problème (en tout cas chez moi).

    Enfant, j’ai assez vite su que j’étais HPI (9/10 ans) mais j’ai été harcelé pendant l’intégralité de ma scolarité jusqu’à la fin du collège. Sans intervention majeure des adultes m’entourant (mes parents entre autre). Et avec la participation active dans le harcèlement notamment de mon prof principal qui m’a suivit les 4 ans de collège. En fait HPI ou pas, quand tu as des problèmes comme cela, qu’aucun adulte ne t’aide et que tes parents ne font pas le taf pour te protéger, ça laisse quelques trace sur la confiance en soi et le rapport aux autres (et stress, anxiété tout ça aussi). Pendant longtemps, j’ai tenu avec le « je suis différent (voir supérieur) aux autres donc c’est normal d’être exclu ». Mais je sais aujourd’hui qu’il n’en est rien. J’apprends, années après années, à mon subconscient que tout va bien et que je peux trouver de la bienveillance dans me relations.

    Je pense que le point faible en tant que HPI c’est de croire qu’on va être capable de tout comprendre par nous même. Et donc d’analyser ce genre de problème dans sa tête. Pourquoi/en quoi on est différent? Je pense qu’on peut tomber facilement dans le piège de l’analyse de choses qui ne sont pas purement logique et donc qui n’ont pas de réponses « vraies ». C’est très frustrant mais j’ai appris à voir en quoi c’était aussi très intéressant (en acceptant que tout ne puisse pas être expliqué). Je pense aussi qu’avancer sur ces sujets passe beaucoup par l’interaction et que ruminer n’aide pas du tout.

    Récemment (et dans la douleur de la séparation du couple) je me rends compte aussi qu’au delà de l’aspect HPI il y a aussi des traits de personnalité qui font que l’on va se sentir plus ou moins compatible avec certains type de personnes. Et que suivant les rencontres les connexions se font… ou pas. Pour moi, le test de personnalité MBTI m’a bien aidé à comprendre certains de mes fonctionnements et surtout pourquoi j’avais l’impression de ne pas vivre sur la même planète que d’autres personnes (ma femme par exemple). Et ce n’est pas uniquement lié à mon côté HPI mais aussi à d’autres aspects de ma personnalité. Je ne dis pas ça pour dire qu’il ne faut pas fréquenter des personnes « incompatibles » selon ce test. Au contraire, les années de mariage ont été extrêmement enrichissantes l’un pour l’autre. Mais cela donne des clés de compréhension sur les besoins fondamentaux qui divergent. Sans jugement de valeur sur ces besoins. Il ne sont pas « mieux » ou « moins bien » mais fondamentalement différent.

    Mais je digresse pour raconter ma vie :D.

    Ce que je veux dire c’est qu’au final le sentiment de décalage, je le ressens beaucoup plus avec des personnes pour qui les émotions sont ce qu’elles vont écouter en premier alors que moi (comme beaucoup des HPI) je suis dans l’analyse rationnelle. Mais ce qui est très important pour moi aujourd’hui c’est de me rendre compte qu’il n’y a pas de « bonne » manière d’appréhender le monde, à part celle qui nous est propre mais qui ne s’applique qu’à nous. Et qu’arriver à communiquer sur ces besoins fondamentaux sans jugement de valeur est la clé de relations harmonieuses.

    Pour la partie rigueur, objectifs, perfection pour le coup je ne m’y retrouve pas du tout. Mon cerveau adore le « bordel organisé », la remise en question de l’ordre établi. De partir vivre à Berlin en colloc pendant deux mois sur un coup de tête sans aucune attache là bas :D. Donc tu vois ça peut faire partie de ta personnalité, mais ce n’est pas forcément le cas de tout les HPI. Mais c’est pareil, il n’y a pas de bonne manière de faire, juste celle qui te convient.

    Donc pas étonnant que l’étiquette ne t’aide pas. Il y a des gens HPI qui ne ressentent pas tellement de décalage avec le reste du monde et qui sont parfaitement intégrés (les chanceux). Ou bien qui simulent. On est trois dans ma famille (mes pauvres parents) et il y en a pas un qui ressemble à l’autre.

    L’important je pense c’est de te comprendre toi, peu importe ce que tu es. Quels sont tes besoins, le pourquoi de tes réactions, vers où tu souhaites aller. Avec le minimum de préjugé et des clés de compréhension. Je pense que les échanges avec les autres restent une bonne base. Dans mon parcours je trouve que ce n’est pas linéaire. Parfois tu stagnes pendant un moment et puis une parole ou un concept crée un déclic, une illumination et là c’est que du bonheur. Souvent c’est en m’ouvrant à des choses nouvelles. L’avantage quand tu as le cerveau qui va bien, c’est qu’intégrer des nouveaux concepts c’est chose facile 🙂

    Et aussi 40 ans, c’est normal d’être en mode bilan il parait. Ca tombe bien il reste plein d’années pour profiter de ce bilan et vivre plus sereinement la suite.

    N’hésite pas à me faire un retour sur ce que ça t’inspire (même me dire si je suis complètement à côté de la plaque ;)). Au plaisir de te lire 🙂

  • tomtom17

    Membre
    22 février 2026 à 18 h 56 min

    Bonsoir,

    Effectivement il y a pas mal de choses qui me parlent.

    Ce qui m’interroge le plus, c’est pourquoi maintenant et pas avant?

    Quand j’etais petit je me bercais et chantais pour m’endormir sinon mon cerveau tournait en boucle. Une semaine avant Noël j’etais malade à cause du stress. Et le bégaiement aussi.

    Mes parents sont à côté de leur pompe, séparation quand j’avais 12 ans, mon père est parti (je le vois une fois tous les 2 ans) et ma mère m’a abandonné quand j’avais 14 ans, on se voit toujours malgré une rancune que je garderais.

    Cette semaine je lui ai demandé si elle ne me trouvait pas différent des autres quand j’etais petit, bien évidemment elle m’a dit « non tout allait bien ». Là j’ai compris que dans tous les cas mes parents n’auraient pas chercher à comprendre ou à faire ce qu’il y a de mieux pour moi, j’étais là et c’est tout. Donc on aurait jamais pu savoir si j’etais HPI ou autre.

    Je pense que c’est pour ça que je cherche à comprendre maintenant, car j’en ai besoin.

    Si je réfléchis trop à cause des traumatismes ou parce que mon cerveau est comme ça? pour moi ça fait une grande différence.

    Peut-être que je cherche trop à comprendre? Les choses sont comme elles sont et c’est tout? Je n’aime pas les choses sans réponses concrètes 😀

  • petit_prince

    Membre
    22 février 2026 à 20 h 31 min

    Salut Thomas,

    De ce que j’ai compris, les traumas d’enfance qu’on a géré toute sa vie et qui ressortent à 40 ans c’est complètement normal. Je ne saurai pas te l’expliquer mais je suppose que tu peux t’en référer aux personnes qui ont étudié le sujet. A mon avis tout n’est pas expliqué/explicable mais ce n’est pas anormal. HPI ou pas. Et je ne suis pas psychologue mais dans ma propre recherche de réponses, on m’a bien fait comprendre que lorsque les parents ne couvrent pas le besoin émotionnel de leurs enfants et qu’il y a sentiment d’abandon ça peut engendrer quelques dégâts psychologiques et c’est loin d’être anodin.

    Se poser des questions en lien avec ça me paraît le propre de tout être humain qui cherche à comprendre les choses. Je pense que la « spécificité » HPI c’est d’essayer de le résoudre de façon rationnelle. Et c’est là que personnellement je me suis heurté à un mur.

    Ma réflexion était la suivante. J’ai un boulot qui va bien, entouré d’amis, une femme (enfin à l’époque) et globalement ma vie est « stable ». Il n’est pas logique que je me sente pas bien.

    Bah non c’est pas logique. Et ça n’a pas d’explication rationnelle. Ça passe par les émotions, le subconscient et la réflexion pure n’engendre que des ruminations. Il m’a fallu accepter et utiliser des outils moins axés sur la réflexion. La méditation pleine conscience m’a beaucoup aidé par exemple. Mais aussi des rencontres de personnes qui m’ont aidé à travailler sur mes émotions.

    Je pense qu’accepter sincèrement que ça fait partie des choses qu’on ne peut pas entièrement rationaliser a été une grande part du processus et quelque chose d’absolument pas naturel pour moi.

  • petit_prince

    Membre
    22 février 2026 à 20 h 34 min

    Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’en occuper, se poser des questions dessus ou le traiter. Mais c’est juste que la pure réflexion cartésienne n’est pas forcément ce qui t’apportera des réponses. Oui, je sais, c’est nul ^^

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