Être HP : un handicap ??



  • Être HP : un handicap ??

     calypso mis à jour il y a 4 mois, 2 semaines 11 Membres · 40 Articles
  • frisette

    Member
    2 septembre 2019 at 19 h 20 min

    Bonjour,

    J’ai été détectée HP il y a quelques jours et depuis je me pose un millier de questions, notamment une qui me trotte dans la tête avec instance et que j’aimerais partager avec vous :

    Peut-on considérer que le fait d’être à haut potentiel est un handicap dans notre société ?

    Je m’explique :

    Tout d’abord, le haut potentiel se caractérise par une QI supérieur ou égal à 130 (pas uniquement mais il s’agit d’un “critère” si je puis dire). L’écart à la moyenne est donc de 30 points. Si on regarde de l’autre côté de la courbe de Gauss, avec 30 points d’écart à la moyenne, on arrive à 70 de QI, seuil à partir duquel on parle de déficience intellectuelle (ce n’est pas non plus le seul critère mais il entre en jeu). Or la déficience intellectuelle est considérée comme un handicap, pourquoi la sur-efficience ne le serait pas ?

    Pour m’éclairer j’ai été voir la dernière définition en vigueur du handicap :

    “Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation a la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant”

    Selon cette définition, c’est assez clair, un fonctionnement à haut potentiel ne peut pas être considéré comme un handicap car on ne pas parler d’altération des fonctions mais plutôt de suractivité des fonctions.

    Je reste malgré tout perplexe.. Avant d’être détectée HP, j’ai toujours sentie en moi un sentiment de décalage. La première fois que j’ai travaillé avec des personnes en situation de handicap (séjour adapté), j’ai réellement été bouleversée au point de changer d’orientation. J’avais un sentiment de proximité avec ces personnes à tel point que ça me gênait quelque part : je me sentais plus proche des personnes dites “en situation de handicap” que des personnes dites “normales”… Zut, décidément il y a vraiment quelque chose qui cloche chez moi !

    Aujourd’hui, je ressens toujours un “vécu de handicap”. Ce vécu, j’en ai toujours eu honte, ça m’a toujours culpabilisé et je l’ai toujours caché, adoptant la technique du caméléon pour m’adapter à mon environnement. Aujourd’hui je le comprend mieux et m’autorise à le questionner.

    Pour conclure, je dirai que j’arrive à compenser mes difficultés afin qu’elles passent (plus ou moins..) inaperçues mais je ressens à l’intérieur un vécu de handicap car je ne peux pas participer à la vie en société comme je le souhaite sinon je serai “inadaptée”, non conforme ou encore exclue. Je ne peux donc pas, la plupart du temps, trouver une place pour exprimer qui je suis pleinement. J’ajouterai que ce sentiment varie en fonction de l’environnement que je côtoie et du niveau d’affirmation et de confiance en moi.

    J’espère avoir été claire et j’attends vos retours, merci 🙂 !

  • bagayaga

    Member
    2 septembre 2019 at 20 h 44 min

    Complément d’accord. Avant de me demander si je n’étais pas moi aussi atypique, pendant des années j’ai été considérée comme handicapée et y a moins de trois ans j’ai passé un test pour savoir si je n’étais pas dyspraxique.  Finalement je ne suis même pas dysorthographique. J’ai été mal diagnostiquée.

    Tout ce que tu décris il me semble que beaucoup l’on ressenti dans la vie avant.

    Maintenant les résultats des tests ont étés incroyables. La psychomotricienne m’a dit que je n’etait aucunement handicapée. Et elle s’est avancée à me dire que c’était plutôt l’inverse. Mais que j’étais trop perfectionniste et que je n’avais pas assez confiance en moi. Et a terminé en disant que j’avais une tendance à jaillir,fondre en intelligence. Comme un torrent au printemps et que cela créait les décalages. Mon écriture l’a choquée. Je devais recopier un texte en un temps imparti. Et je suis partie bille en tête dans l’idée de le recopier en entier et si possible avant la fin du chrono. J’étais possédée, le stylo glissait sur la feuille avec un rythme démoniaque, cela provoquait un bruit de locomotive à charbon,je tirais la langue. Ce n’était plus moi, c’était la compétition contre Chronos.^^ Bien entendu j’ai terminé avant le chrono. Ça ne ressemblait à rien. J’avais une crampe dans la main et j’étais essoufflée. En transe. Quand j’ai levé la tête et que j’ai lu le regard de la femme. J’ai vu qu’elle était interloquée. J’ai compris que j’avais quelque choses de spécial.

    Elle voulait tester juste ma graphie. Un dyspraxique aurai peiné pour écrire lentement quelques lignes…

    Il a fallu beaucoup d’années encore pour que je l’intègre. Et il n’y a pas longtemps je me suis dit ,bah oui pourquoi pas merde.

    En attendant depuis je suis plutôt fière et curieuse de lire ici ou ailleurs des témoignages de cette atypicitée. Et je me rend compte que je ne suis pas seule. Ni une handicapée. Je rassemble les morceaux du puzzle. Et cela fait sens.

    Je ne suis pas triste d’être différente et atypique. Et je compte en faire une force désormais. Parce que merde à quoi bon être une machine de guerre ,si on s’auto sabote en permanence ! Par contre je ne le dit pas trop. Car je ne suis pas testée officiellement. Puis je ne pense pas que ce soit bien perçu. Et je n’ai pas envi qu’on me charge la mule intellectuelle parce que soit disant plus intelligente. Je fais ce que je peux. Et c’est déjà bien^^

    Nous ne sommes pas handicapés. Non. Juste différents. Mais comme un gaucher au siècle dernier nous n’avons pas encore de place. Les gauchers ont fini par avoir des outils adaptés à leur latéralité. Alors qui sait?
    <p style=”text-align: center;”>Je ne sais pas quel est notre avenir. Mais c’est tout de même dommage de nous laisser croupir alors que nous pourrions faire quelques choses de nos habilités respectives.</p>
    Croire en nous, ne plus chercher à se fondre dans la masse ,et s’adapter aux autres. La peur du rejet je la connais aussi. Mais je suis trop malheureuse de faire semblant. De ne pas être moi. Je l’ai compris il y a peu. Et je ne me vois plus revenir à cette femme qui n’est pas moi. Et j’avoue être assez épanouie depuis ce contrat moral avec moi^^

  • Anonymous

    Member
    2 septembre 2019 at 20 h 58 min

    Bonsoir Frisette,

    Je vais répondre a côté, peut être, mais finalement n’est ce pas plus une richesse qu’autre chose d’être comme nous sommes ?

    L’handicapé est il celui qui n’arrive pas a expliquer ce qu’il vit d’intense ou celui qui ne pourra jamais le vivre ?

    Je pense qu’on est tous un peu handicapé par qq chose (bien sûr ce que je dis est disproportionné vis à vis du réel handicap physique ou mental reconnu) : par son histoire, par son fonctionnement mental, par son introversion et autres. Tous, même les non zèbres se posent les mêmes questions : pourquoi je suis pas heureux, personne ne me comprend, personne ne m’aime, je suis pas beau, j’suis foutu… (Souchon 😉)etc etc.

    Être HP n’est pas facile tous les jours je te l’accorde, mais être femme ou homme ou enfant ne l’est pas non plus. Un peu trop ci, un peu pas assez cela, coup de blues, maladie, ennui, etc

    Je suis persuadé -meme si je n’en suis seulement qu’au début du sentier- que l’on peut vivre sa zebritude très agréablement.

    Il faut accepter que l’on voit la vie avec des lunettes différentes, un peu plus grossissantes ou détaillantes, accepter que l’on puisse être insaisissables (mais c’est pareil pour tout le monde, sauf chez les Bisounours), accepter de s’adapter aux autres pour s’ouvrir à eux (se rendre socialement accessible). Comme tu as du très bien t’adapter au handicap (de par ton expérience) car ceux qui vivent en situation de handicap ont une humanité inégalée.

    Tout depend d’où tu en es de ta découverte, si elle est fraîche (qq jours pour toi) il y a des certitudes a déconstruire (finalement tu n’es pas : débile, folle, autiste, associable, inadaptée, extraterrestre. Et ça va prendre qq jours de plus pour le virer de ta tête). Au bout d’un moment tu te rends compte que -comme je fais du 43 et que rien ne pourra le changer- je suis HP, j’ai une chance incroyable, j’en fais ma force et ma richesse. Je n’accepte plus de la subir car la société ne la comprenant pas la rejette.

    C’est de l’hyper positivisme peut être mais t’as pas le choix : t’es une femme c’est chiant (être mec c’est plus cool quand même 🤪), t’es petite c’est chiant (au cinoche si il y a un grand devant toi tu vois que dalle), t’aime tricoter des pulls moches avec des biches c’est la loose(tu vas pas draguer du surfeur avec ça c’est sûr).

    Mais t’es toi! , la personne la plus riche au monde à tes yeux, celle pour laquelle tu dois avoir la plus grande tendresse, la plus grande fierté. Et en plus ton cerveau t’emmène au delà de l’horizon, c’est vachement cool ça 👍. C’est pas handicapant quand on le sait…..

    Belle découverte de la beaute de ta zebritude chère Frisette.

    Nicolas

    (En fait je ne sais pas si tu es petite et a des goûts de chiottes en pull de laine, c’est pour égayer le propos 😝)

     

     

     

     

  • frisette

    Member
    2 septembre 2019 at 22 h 02 min

    Merci bagayaga et nicochoco pour vos retours enrichissants 🙂 J’avoue que c’est la première fois que je poste sur ce site et je suis heureuse de lire vos messages plein de bienveillance 😀

    Je pense que vous avez touché un point sensible : accepter ma différence et en faire une force au lieu de la considérer comme un frein ou un souffrance.

    Finalement, c’est plutôt chouette, c’est à moi de décider si je veux faire de mes particularités un handicap ou une force !

    C’est vrai que j’en suis au début de la route et j’imagine en effet qu’il me faudra un peu de temps pour apprivoiser le zèbre que je suis et accepter d’arborer mes rayures !

    Cependant, quand je lis vos messages plein de bon sens, je me dis que c’est une belle route qui m’attend 🙂 Et qui sait, peut-être la prochaine découverte sur moi-même sera une passion pour les pulls en laine ? (non ça ne l’es pas encore :p)

  • bagayaga

    Member
    2 septembre 2019 at 22 h 16 min

    @frisette

    Je te le souhaite ! Eh oui la route est belle^^

  • byaku

    Member
    3 septembre 2019 at 15 h 19 min

    @bagayaga :  ” à quoi bon être une machine de guerre, si on s’auto sabote en permanence ! ”

    C’est ce que j’ai réalisé il y a peu. Enfin, accepté plus que réalisé serait plus juste. J’ai toujours rejeté ma douance jusqu’à l’année dernière. J’ai toujours pensé que je n’étais capable de rien, à part avoir eu de la chance avec un foutu test de QI qui m’avait donné un bon score que je pensais ne pas mériter.
    J’ai adorer lire toute mon enfance, des livres sur les dinosaures, sur les baleines, sur l’astronomie etc … puis en grandissant et en voulant me fondre dans la masse, je me suis mis à croire que lire c’était un truc d’intellectuel, que c’était la honte d’en être un, et que de toute façon je n’en étais pas un … Idem pour le piano … C’est un instrument qui m’a toujours énormément attiré, depuis mes 3 ou 4 ans. J’ai regardé en boucle Fantasia de Disney à cette époque, et ça m’a rendu amoureux des orchestres, du classique etc … Mais je n’ai jamais osé tester le piano jusqu’a il y a … 4 mois ( 30 ans plus tard ) ! Parce que j’avais peur d’être nul, pas fait pour ça, décevant, parce que ça fait bourgeois, parce que ça fait prétentieux ( c’est l’idée que je m’en faisais en analysant ce qu’en disaient les autres ). Et j’avais si peur d’être rejeté et seul, qu’il fallait absolument que j’évite de passer pour un type qui aime le piano, la science, la lecture, les maths …

    Tout ça pour dire que …  La douance, ça peut être une malédiction comme une bénédiction. Et la clef de voûte qui décide de comment on va le vivre … c’est nous 🙂
    Aujourd’hui j’ai accepté d’être, non pas plus intelligent que la majorité des autres, mais différemment intelligent. J’ai accepté d’essayer le piano quitte à me décevoir, et je me retrouve avec une nouvelle passion dans ma vie, et des gens qui ne cessent de m’encenser et me complimenter au vu de la vitesse à laquelle j’apprends.

    J’ai mis presque 30 ans à comprendre qui j’étais, comment je fonctionnais, de quoi j’avais besoin, et inversement, ce qu’il fallait que j’évite. 30 ans … de souffrances intenses, d’impression d’être plus con que tout le monde, handicapé, inutile, nuisible … C’est long, c’est douloureux, ça a faillit avoir ma peau. Mais je souhaite à tous les zèbres de finir par se retrouver eux même comme  j’ai la sensation que c’est en train de m’arriver.

    @frisette Bonne chance à toi. Apprends à te comprendre, à t’aimer, et tu verras le coté agréable que peut offrir notre différence. Et c’est normal que tu te sentes plus proche de personnes handicapés que des gens “normaux”. C’est probablement grâce à l’empathie très développée que nous avons. Tu ressens les gens. Et ces gens là, ils n’ont plus le temps ou le loisir d’être faux, de jouer des rôles, de manipuler, mentir. Ils sont entiers, naturel et pur. J’ai moi aussi toujours eu beaucoup d’affection et de tendresse pour les personnes faibles, fragiles, ou en difficultés … C’est fou, mais on dirait qu’il faut être handicapé, ou avoir frôlé la mort pour que l’être humain abandonne le superficiel et retourne à la source, à ce qu’il devrait être.

  • frisette

    Member
    3 septembre 2019 at 16 h 45 min

    Merci pour ton tėmoignage biaku !

    Je pense comme tu le dis que la clė c’est nous et ça motive de savoir que le pouvoir est en nous 🙂 !

    Il n’y a pluqu’à agir pour construire un monde qui nous convienne 😉

    Ce que tu dis sur le handicap rėsonne en moi, ce sont des personnes tellement vraies qui donnent et partagent leur humanitė simplement sans masque social !

    En y rėflėchissant, je pense que les personnes dites “normales” sont en fait très attachėes à leur ėgo qui les rend superficielles et les distancient d’elles-mêmes et du coup des autres. Car être soi même à 100%, c’est accepter ses faiblesses et limites et donc renoncer à la toute-puissance. Hors, appartenir au groupe majoritaire confère un ėgo qui fait croire à cette toute puissance. Les personnes à la marge, ayant frolė la mort ou handicapėes sont obligės de renoncer à leur toute-puissance et sont donc plus elles-mêmes et donc plus humaines. Il s’agit d’une rėflexion, je dis cela sans prėtention et sans être sure de moi !

  • byaku

    Member
    3 septembre 2019 at 18 h 19 min

    @frisette ”  Il s’agit d’une rėflexion, je dis cela sans prėtention et sans être sure de moi ! ”

    Si tu es sur de toi. Parce que c’est un constat, et non une hypothèse. Tout les gens qui voient plus loin que le bout de leur nez et qui possèdent une once d’empathie savent très bien que c’est vrai.

    Je comprend que tu précises ne pas être sur de toi, même si ce n’est pas le cas. Mais je pense qu’ici tu peux te passer des systèmes de défenses habituels :p On a tous déjà bouffé un peu de ce fameux ” quelle prétention “, même quand ce n’en était pas xD. Si on ne peut pas s’exprimer librement ici, ou le pourrait on ?

  • frisette

    Member
    3 septembre 2019 at 18 h 33 min

    Figure toi que j’ai hėsitė à mettre cette phrase mais je crois que je suis trop habituėe aux incomprėhensions 😂
    <p style=”text-align: left;”>Je vais apprendre à lever mes systèmes de dėfense ici comme tu le dis justement ! Moi qui est toujours  cherchė un lieu où m’exprimer librement, j’ai du mal à y croire 😜</p>

  • byaku

    Member
    3 septembre 2019 at 18 h 40 min

    Je ne suis pas les autres. Je ne suis pas absolument certain de ce que je dis ( je suis moi même assez nouveau ici ). Mais j’ai bon espoir. Les zèbres me semblent autrement plus compréhensifs et tolérants que les autres. A condition de ne pas se sentir pris pour des cons.
    En tout cas pour moi y’a pas de problèmes à dire absolument tout ce qu’on pense sans s’emmerder a savoir ” Est-ce que ça se dit ? Pour qui on va me prendre ? “. Je suis ici pour rencontrer et échanger avec des gens qui me ressemblent enfin. On va pas commencer à se méfier, à se mentir, à se protéger ( y’en a marre !!! xD ).

  • bagayaga

    Member
    3 septembre 2019 at 18 h 59 min

    @frisette

    C’est absolument pertinent ce que tu dis.

    J’ai aussi travaillé avec des adultes en situation de handicape,j’étais animatrice théâtre en séjour estivale. Deux fois trois semaines en août quand j’avais fraîchement la vingtaine.

    C’était très intense on va pas se compter fleurette. Peu de moyens, et la volonté de l’association était de mélanger tout les handicapes. Donc à la fois pertinent et complètement insensé !

    Cela dit ,j’ai eu une belle découverte de ce monde que je n’avais pas eu l’occasion de côtoyer d’aussi près. Mise à part la schizophrenie de mon frère aîné.

    J’ai eu un coup d’amour énorme pour les trisomiques. Tellement des artistes. Incroyables et tout cet amour. Et ce regard merveilleux sur le monde. La simplicité. De la tristesse car beaucoup de rejets. Mais une philosophie de vie admirable.

    Les autistes aussi. Un autre monde,des autres codes. Un autre langage en fonction du degré. Une sensibilité attachante. Je retrouve ce lien avec mon bébé. Cette fragilité qui rend la main de l’autre indispensable. Armée d’un bon bouclier.

    Les personnes avec des maladies psychiques. Grande fragilité, sensibilité et un décalage. Il faut jongler et surtout se méfier de ce qu’on peut leur projeter.

    Et les handicapés physiques. Beaucoup de souffrance car l’esprit court plus vite que le corps qui est leur entrave. Mais de l’esprit et de l’humour.

    Ces séjours m’ont apporté tellement. J’ignore si je ne me suis pas plus nourrie que l’inverse. Des grosses leçon de vie.

    Le bémol c’est la fatigue que cela engendre. Car je ne sais pas vous mais mon investissement était total. J’ai tout donné. Il m’a fallu bien dix jours pour récupérer de l’énergie,de la cognition et du sommeil^^ Et j’ai compris que ce pourrait pas être un métier. Car pas assez de recul et de mesure. Peur de m’étioler vitesse grand V. Donc le format séjours,voir sorties me paraît le plus adapté en fonction de mon débit effrainé d’investissement.

    De reparler de tout ca, me donne envie de nouveau m’investir. Car c’est une vraie douche émotionnelle et spirituelle de côtoyer ces personnes.

    Et entre nous les personnes qui souhaitent les côtoyer sont rares.

    @byaku

    Idem! Trente ans à me dévaluer et à me mettre au niveau de mes congénères… Heureusement j’avais des amis pertinents. Mais pas assez coriaces tout de même. Je fatigue vite mes interlocuteurs. Alors je finis par les inviter à parler d’eux. Et j’essaye de les aider dans leurs écueils. Et tout mon bordel j’essaye de le laisser graviter en silence.

    Je suis admirative de ton don pour le piano.

    Ça met du baume au cœur de voir des gens qui s’accomplissent.

  • maroan

    Member
    4 septembre 2019 at 6 h 00 min

    Bonjour,

    Merci @frisette pour avoir lancé cette discussion.Je viens d’être diagnostiqué et j’en suis encore à la phase de me découvrir dans les tableaux de l’HP. Vertige de me dire que mon être que je pensais connaître et mon indépendance d’esprit sont dictés par cette personnalité. J’ai toujours eu beaucoup de facilités sauf dans ma relation aux autres me sentant dans un décalage irréparable.  Et je découvre  que c’est un tout dont les éléments sont intimement reliés. A partir de ce moment, je reprends des moments de ma vie où je retrouve de l’empathie excessive, de l’hyperstimulation intellectuelle, une grande résilience une rigueur morale et d’autres traits de personnalité HP.A nouveau,  vertige… J’ai deux enfants dont un brillant le plus jeune. Hier l’instit de l’aîné me parle d’EIP.

    Lorsque je vois lemonde d’indélicats je suis très soucieux pour mes deux zèbres et j’envie votre confiance. Je suis sans doute sombre car je n’ai pas encore décidé d’une  attitude. bonne journée à tous.

     

  • jabberwocky

    Member
    4 septembre 2019 at 14 h 51 min

    Peut-on considérer que le fait d’être à haut potentiel est un handicap dans notre société ?

    La question telle qu’elle est posée propose une logique de victimisation qui me dérange profondément. A force de parler d’handicap à tort et à travers, on risque par ailleurs de galvauder le terme.

    Les hauts potentiels peuvent avoir des difficultés relationnelles sociales ou professionnelles, personne ne le conteste. A un certain degré de douance, les traits autistiques développés peuvent même constituer des arduités très sérieuses ou être significatives de souffrances.

    A l’exception des individus affectés par le syndrome asperger, toutes les difficultés dont je fais l’inventaire relèvent du cas par cas.

    Quand le haut potentiel est en effet détecté et encadré à temps, il peut se vivre sans trop dommages et s’avérer épanouissant. Selon aussi les individus, leur tempérament et tout un tas d’autres facteurs, ceux qui ont été testés tardivement peuvent vivre la découverte de leur sureficience comme une libération et voir leur vie prendre une direction ascendante.

    Le haut potentiel n’est donc pas systématiquement handicapant.
    <p style=”text-align: center;”></p>
    Je comprends ta logique frisette, sauf qu’une personne disposant d’un QI inférieur ou égal à 70 n’a pas les atouts dont nous disposons. A moins d’avoir pour elle des habilités physiques, rien ne compense sa déficience.

    La première fois que j’ai travaillé avec des personnes en situation de handicap (séjour adapté), j’ai réellement été bouleversée au point de changer d’orientation. J’avais un sentiment de proximité avec ces personnes à tel point que ça me gênait quelque part : je me sentais plus proche des personnes dites “en situation de handicap” que des personnes dites “normales”… Zut, décidément il y a vraiment quelque chose qui cloche chez moi !

    Cela ne relève pas a priori de la douance, mais d’une empathie exacerbée dont les causes peuvent être multiples. Je ne crois pas, en ce qui me concerne, que ce trait de caractère – du moins, à ce niveau – soit systématiquement présent chez tous les HP.

    Dans l’exemple que tu prends, tu te projettes d’abord dans la souffrance des autres. Ta propre singularité vient ensuite consolider ton sentiment de proximité.

    Tout ceci, bien sûr, ne valide pas l’hypothèse plus ou moins suggérée à travers ton exemple, selon laquelle tu serais handicapée parce que ta sensibilité te porte vers eux.

    Aujourd’hui, je ressens toujours un “vécu de handicap”. Ce vécu, j’en ai toujours eu honte, ça m’a toujours culpabilisé et je l’ai toujours caché, adoptant la technique du caméléon pour m’adapter à mon environnement.

    Sans minimiser tes peines et tes difficultés, je trouve que ton propos relève en l’occurrence de la victimisation. Avec un peu de distance et de sagesse tu admettras que la douance est un atout et que tes propres désagréments ne sont pas gravés dans le marbre – contrairement à un véritable handicapé.

    A moins que tu sois asperger, ce dont je doute fortement…

    Je crois simplement que tu as tout à apprendre de tes capacités et qu’avec le temps, la volonté, tu en tireras beaucoup de forces.

    Pour conclure, je dirai que j’arrive à compenser mes difficultés afin qu’elles passent (plus ou moins..) inaperçues mais je ressens à l’intérieur un vécu de handicap car je ne peux pas participer à la vie en société comme je le souhaite sinon je serai “inadaptée”, non conforme ou encore exclue. Je ne peux donc pas, la plupart du temps, trouver une place pour exprimer qui je suis pleinement. J’ajouterai que ce sentiment varie en fonction de l’environnement que je côtoie et du niveau d’affirmation et de confiance en moi.

    Tu confesses quelque part que tu refoules et que tu tentes de te conformer à la réalité des autres. Tu es donc, en partie, responsable de ce que tu vis.

    En t’assumant, en te déployant, en travaillant sur toi et sans doute aussi avec un peu d’aide, tu finiras par trouver des personnes qui te correspondront. Il suffit d’un petit groupe d’interlocuteurs – trois ou quatre personnes parmi tes proches – pour que cela change considérablement la donne.

    Et comme tu l’admets à la fin de ton message, ton sentiment varie aussi selon le regard que tu portes sur toi.

    Tu te vois comme une handicapée…

    … Et ce n’est qu’une illusion.

  • byaku

    Member
    4 septembre 2019 at 15 h 44 min

    ” Sans minimiser tes peines et tes difficultés, je trouve que ton propos relève en l’occurrence de la victimisation. Avec un peu de distance et de sagesse tu admettras que la douance est un atout et que tes propres désagréments ne sont pas gravés dans le marbre – contrairement à un véritable handicapé. ”

    @jabberwocky Je pense que en essayant de la faire relativiser, tu commets quelques maladresses. Je pense qu’il est difficile de pouvoir affirmer de telles choses. Dans la vie, il y a peu de choses dont on est sur, mais avec la mort ( physique ) entre autres, il y a aussi le fait qu’on ne sera jamais complètement à la place de quelqu’un d’autre que nous même. On peut essayer de comprendre les autres, des fois on doit vachement se rapprocher de la réalité de l’autre, mais jamais on ne sera complètement à la place d’autre chose que de nous même. A partir de là, un surdoué ne peut pas se permettre d’affirmer qu’il est plus aisé d’être surdoué que retardé mental, ou à l’inverse, qu’il est moins ardu d’être retardé et insouciant que surdoué et extra lucide par exemple. Parce qu’on n’en sait rien au final. Chacun a ses particularités, chacun doit avoir ses atouts et ses talons d’Achille.

    J’ai passé une bonne partie de ma vie à envier ceux que j’appelais autrefois ( j’ai changé ^^ ) les simples d’esprits. Je me disais que ca avait l’air tellement simple de vivre pour eux. Un pauvre saucisson Justin Bridou, des chips de sous marque, de la bière ou de whisky de merde, et quelques potes a qui raconter qui on a faillit baiser ce week end en boite, quelle taille faisait le poisson qu’on a pris avant hier, quelle jantes mettre sur sa Golf III GTi pour que ça le fasse ( Oui j’ai grandis en campagne, c’était un peu le profil type d’une bonne partie des gens de mon village ) …
    Voila comment ça se passait, et ayant eu des potes qui ont finit comme ça et qui le sont encore, j’ai pu participer à ce genre de soirées/apéro. J’ai bien vu que c’était suffisant à leur bonheur. Ce que moi je percevais comme de la pauvreté intellectuelle et de la médiocrité … eux l’attendaient toute la semaine. J’étais jaloux de ne pas pouvoir me satisfaire de ça, jaloux de souffrir et d’avoir la nausée en passant ce genre de moments quand je voyais autour de moi mes potes heureux, épanouis.
    Puis avec le temps, je me suis rendu compte qu’il y avait autre chose au delà de tout ça. Il y avait ces choses simples qui leur procuraient du bonheur auxquels je n’avais pas accès, ce sens du pratique et de l’organisation qu’ils possédaient tous et pas moi, mais  il y avait d’autres choses que j’avais et qu’ils n’avaient pas. Et quand on est une petite merde arrogante comme je l’étais, on ne se rend même plus compte de notre propre chance. Je pouvais apprendre à peu prêt tout et n’importe quoi en très peu de temps et sans trop m’investir. Je pouvais voir du sublime dans des choses qui pour eux étaient banals. Comme m’extasier devant un paysage, un monument, une bâtisse, une peinture ou une musique. J’ai réalisé aussi que même si mes peines et mes douleurs semblaient bien plus intenses chez moi que chez eux, à l’inverse, mes joies et mon bonheur pouvait m’envahir à des degrés qui me semblaient également inaccessible pour eux.

    Bref, j’ai beaucoup écrit comme d’hab :/ ( j’sais pas faire autrement … dsl encore ). Tout ça pour dire, que ce n’est pas aussi simple. Il n’y a pas de chanceux ou malchanceux, de personnes avec plus d’atouts que d’autres. Il y a des atouts à être surdoué pour un certains nombre de choses, et des inconvénients … et certains, contrairement à ce que tu as dis, son bien gravé dans le marbre. Si quelqu’un a la solution pour empêcher un cerveau sur-efficient de tourner sans arrêt, de percevoir les failles dans tous ce qu’il voit, d’avoir des difficultés à canaliser ses émotions, QU’IL ME DONNE LA FUC***G NOTICE xD. Dur de demander à un retardé mental de parler dans un Français excellent, et lui faire faire des études en mathématiques par exemple. Et dur de demandé à un sur-efficient de ne penser à rien, de relativiser sur la faim dans le monde, la guerre, l’extinction de beaucoup d’espèces animales etc … 🙂

    Je Précise que je ne veux surtout pas me fâcher avec toi @jabberwocky. Je donne simplement mon avis qui est différent du tien hein, je n’veux pas d’ennuies ^^
    ” Tu te vois comme une handicapée…

    … Et ce n’est qu’une illusion. ”
    Je finis en accord complet avec toi la dessus <3

  • jabberwocky

    Member
    4 septembre 2019 at 20 h 06 min

    A partir de là, un surdoué ne peut pas se permettre d’affirmer qu’il est plus aisé d’être surdoué que retardé mental, ou à l’inverse, qu’il est moins ardu d’être retardé et insouciant que surdoué et extra lucide par exemple.

    Il y un concept que tu devrais examiner byaku. Cela s’appelle la pudeur…

    Sérieusement, même si je vois lointainement ce que tu veux dire, je pense que tu fais un gros amalgame. Celui qui en bave le plus entre un trisomique et toi, celui qui est vraiment handicapé, c’est lui. Point barre.

     

    Parce qu’on n’en sait rien au final.

    Il suffit d’un peu de bon sens, je t’assure…

     

    Chacun a ses particularités, chacun doit avoir ses atouts et ses talons d’Achille.

    Et alors ? Ça veut dire selon toi, que tout talons d’Achille est nécessairement comparable à un handicape à partir du moment où les personnes concernées pensent le vivre comme tel ?

    […] J’étais jaloux de ne pas pouvoir me satisfaire de ça, jaloux de souffrir et d’avoir la nausée en passant ce genre de moments quand je voyais autour de moi mes potes heureux, épanouis.

    Ça fait de toi un handicapé ?

    Ta souffrance, tes difficultés sont à mettre sur le même plan que celles éprouvées par un tétraplégique ?

    […] J’ai réalisé aussi que même si mes peines et mes douleurs semblaient bien plus intenses chez moi que chez eux, à l’inverse, mes joies et mon bonheur pouvait m’envahir à des degrés qui me semblaient également inaccessible pour eux.

    Tu as donc des difficultés certaines – que je ne nie pas – et des facilités, pour ne pas dire des avantages. Bien, bien…

    Si quelqu’un a la solution pour empêcher un cerveau sur-efficient de tourner sans arrêt, de percevoir les failles dans tous ce qu’il voit, d’avoir des difficultés à canaliser ses émotions, QU’IL ME DONNE LA FUC***G NOTICE xD.

    Demande-la à ton armurier, si c’est tellement insupportable ! 🤪

     

    Et dur de demandé à un sur-efficient de ne penser à rien, de relativiser sur la faim dans le monde, la guerre, l’extinction de beaucoup d’espèces animales etc …

    Oui, oui le mal c’est mal ! La guerre grosse malheur ! La faim dans le monde rhaaa-la-là ! la dernier Paolo Coelho mon Dieu ! Les animaux ouin, ouin ! L’injustice injuste je suis contre ! Pourquoi le rap, mais pourquoi !? Marlène Schiappa, au secours ! Les salauds, ils ont arrêté The Knick ! J’ai plus de Winston rouge merde, je vais devoir filer en Belgique histoire de les payer moins cher et adresser au passage un bras d’honneur à tous les cons-passés-présents-futurs qui nous font la morale sur les méfaits de la clope alors qu’il y a 10000 fois plus de benzène  – substance ô combien cancérigène – au sortir d’un pot d’échappement de bagnole !

    (Ronflements bruyants et disgracieux)😴

    Je précise que je ne veux surtout pas me fâcher avec toi @jabberwocky. Je donne simplement mon avis qui est différent du tien hein, je n’veux pas d’ennuies…

    Trop tard pour les ennuis ! 😁

    Par contre, je ne me fâche jamais quand je discute. Je ne verse pas mes émotions dans ce genre de chose…😉

  • byaku

    Member
    4 septembre 2019 at 21 h 19 min

    Ben, tu ne sembles pas fâché, mais tu sembles ne pas avoir aimé ce que tu as lu. Moi je suis venu donner simplement mon avis sur tout ça, sans prétention, et sans être convaincu que ce que je raconte et indémontable. Je fini même en m’excusant limite de ne pas avoir été d’accord avec toi.

    Toi je ne vais pas te citer les passages ou tu donnes cette impression, mais ils sont nombreux, ou tu te poses limite en professeur qui apprend la vie a son imbécile d’élève ^^

    Du genre, qu’est-ce que ma pudeur a à voir la dedans ? Comment peux tu affirmer qu’un trisomique en bave plus que moi ? Je connais des trisomiques qui vivent bien leur vie, et je me connais moi qui ne vis pas très bien la mienne. Ce qui me donne déjà envie dte dire que tu te plantes très très probablement. Je vais parler un peu dans ton style pour me faire bien comprendre.

    Les psy sont même pas d’accord entre eux pour savoir si la douance doit être considéré comme un handicape ou non. Et toi, tu viens nous balancer comme si c’était certain qu’on ferait mieux dla fermer parce qu’on a dla chance et des atouts. Dat culo bro oO
    T’aurais pu ponctuer par un petit ” et ps : appelez moi dieu ” que ce ne m’aurais pu surpris à ce niveau …

    Voici un lien avec la définition du mot handicape. relis le bien attentivement, et reviens me dire que les problèmes que peuvent rencontrer un certain nombre de surdoués ne sont pas englobés dans cette définition.

    http://www.mdph.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=111&Itemid=82

    Pour la fin de ton message, je ne sais pas quoi répondre … Tu pars tout seul dans un délire avec tes clopes à la con ( je fume pas dsl, et j’utilise le moins possible ma bagnole parce que justement j’suis au fait de ce que tu soulignes … ). Donc que ce soit bien clair xD Si ton prochain message est aussi pourrit et tourné sur la tentative de ridiculisation with sarcasm level bac à sable, je m’auto fais la promesse de ne pas perdre d’avantage de temps avec toi.

    J’suis ici pour parler et argumenter avec des gens bienveillants. Pas devoir prouver à un énième abrutis que s’en est un.

  • etienne31

    Member
    4 septembre 2019 at 21 h 41 min

    byaku =

    Toi je ne vais pas te citer les passages ou tu donnes cette impression, mais ils sont nombreux, ou tu te poses limite en professeur qui apprend la vie a son imbécile d’élève ^^

    C’est exactement ça, t’as tout compris ! 😀

    Monsieur se targue de déjà tout savoir d’une personne rien qu’en ayant lu quelques mots … (sans commentaires)
    Et dire qu’il veut être psy … ça promet pour ses futures victimes … euh … clients !

     

    Pas devoir prouver à un énième abrutis que s’en est un.

    Lol bis ! 😀

    T’as vite cerné le personnage on dirait ! 😀 (bien joué !)

     

    J’apprécie (apprécier dans le sens de jauger, évaluer) tout particulièrement cette notion de souffrance psychologique lié à l’intelligence et prises de conscience. Ne dit on pas “imbécile heureux” ? Ce n’est pas sans raison. Des fois, on aurait préféré ne pas voir certaines choses ou en ignorer d’autres. L’esprit n’aurait pas alors à y penser, et on serait automatiquement plus serein et plus libre.

    Exemple : la faim dans le monde. Comment un surdoué peut il vivre sans être perturbé et avoir mauvaise conscience de son inaction face à ce problème ? Ou en tout cas, une fois accepté l’impuissance, il va de soit que l’on fait de son mieux pour ne pas contribuer à faire dégénérer un peu plus la situation. On se met tout naturellement à consommer local, bio si possible, ou en tout cas responsable en achetant des produits étrangers sensé rémunérer les exploitant au juste prix, par exemple, même si on est en droit de douter de la véracité de ce seul fait … “juste prix” ? C’est à dire que les employé sont payé décemment ? Au SMIC ? Avec de quoi vivre convenablement ? Bien sûr que ce n’est pas le cas. Mais va t on sacrifier pour autant sa tablette de chocolat noir sous ce prétexte ? Ah ! Quel choix cornélien ! On essais alors de se cantonner au “moins pire” faut d’avoir accès au “meilleurs”. Un imbécile ne se posera pas la moitié de ces questions, et en conséquence souffrira moins (puis il boira du cocacola, fumera ses clopes, boira bière et vin, ce qui contribuera à ralentir un peu plus ses deux hémisphères, et de le maintenir dans l’imbécilheureusité). Qui plus est, quand on étudie l’histoire européenne, on se rend compte que ce sont toujours les même tyrans, au cours des siècles, qui n’ont eu de cesse de … ah, mince, j’ai plus le temps de fini ! Time’s up !

    Enfin bref …

    Comme il existe presque autant de profil type surdoué qu’il existe d’humains, il est évident que certains ont une contrepartie à payer, comme avoir des lacunes dans certains domaines.

    Et donc oui, cela peut être un handicap, en raison d’une part des lacunes potentielles, et aussi en raison de la douance pure, et surtout le besoin relatif de communiquer et communier (si seulement c’est possible) avec des humains qui ressemblent sur certains points.

    Et … drôle à dire, mais je trouve que le contact avec certains handicapés mentaux peut être très rafraichissant, justement en raison de l’absence d’excès de calcul constant des “gens normaux”, et même des “pauvres gens” de façon générale. Cependant, il y a aussi le côté triste, lors qu’effectivement l’empathie nous fait ressentir la souffrance de certains. Tous les H ne souffrent pas, certains sont heureux. Tous les surdoués ne souffrent pas, certains sont heureux aussi. Enfin, peut être qu’une personne ayant beaucoup souffert sait mieux apprécier les petites joies de la vie ? (Indépendamment, donc, de l’intelligence)

  • byaku

    Member
    4 septembre 2019 at 22 h 07 min

    Ah ouai ! Le mec veut être psy ? Si ça c’est pas la blague de la semaine !

    Les psy devraient être les plus intelligents, tolérants, bienveillants d’entre nous. J’ai lu qu’un commentaire de lui pour l’instant, et ça me suffit limite à croire qu’il ne possède aucune de ses qualités.

    Merci de me prévenir en tout cas. Je ne vous ferais pas l’affront de continuer cette joute écrite en public. En tout cas je suis bien d’accord avec ce que tu as écris à une exception prêt. l’imécilheureusité. J’essaie de mon mieux de ne plus sous évaluer les autres. Parfois c’est dur j’avoue 🙂 Mais je cautionne pas dans l’absolue.

  • jabberwocky

    Member
    5 septembre 2019 at 1 h 57 min

    Du genre, qu’est-ce que ma pudeur a à voir la dedans ?

    byaku Je crois que poser la question de la douance comme handicape (on soulignera l’oxymore, au passage) mérite un minimum de prudence et de recule.

    Je ne doute pas qu’à un certain degré – comme j’ai pu l’insinuer plus haut – la douance puisse engendrer des “handicapes”. C’est d’ailleurs attesté chez les asperger. J’imagine que les THP sont eux aussi concernés.

    Reste que ta logique revient à mettre tout dans le même panier et franchement, oui, cela me dérange.  Je trouve cela extrêmement obscène.

    Désolé si je te choque.

  • byaku

    Member
    5 septembre 2019 at 3 h 43 min

    J’aurais préféré que tu répondes comme ça dès le début. Ça m’aurait évité d’avoir une si piètre opinion de toi. Mais tu m’as tellement pris pour un âne dans ton 1er message que je vais avoir du mal avec toi au moins au court terme. Pardonnes d’avance ma méfiance.

    Mais tu n’as pas répondu à ce que j’ai dit. As tu relus la définition de l’handicape ? La définition est de la merde et la tienne est mieux ? Ou effectivement, les problèmes engendrés dans certains cas par la douance s’y inscrivent ?

    Y’a pas besoin d’aller dans des extrêmes comme les très hauts QI pour souffrir de sa particularité mon gars. Toi t’es le genre de mec qui pense qu’un bonhomme avec 144 de QI, C’est pas un THP, mais celui à 145 si ? Celui à 144 ne peut donc pas se plaindre de souffrir de sa douance, mais celui à 145 c’est un THP donc lui oui, tu l’autorise xD ? Je trouve ce que je dis très con dsl … mais j’essaie de comprendre comment tu peux raisonner pour dire autant de bêtises … Si t’es surdoué et que ça ne t’a jamais posé problème, parfait pour toi, j’en suis ravi. Mais ta vie c’est pas celle de tout le monde. Et j’suis désolé si je t’apprends que beaucoup en souffrent. Que tu l’admettes ou non a en réalité peu d’importance, puisque c’est déjà un fait.

    ” Je ne doute pas qu’à un certain degré – comme j’ai pu l’insinuer plus haut – la douance puisse engendrer des “handicapes”. C’est d’ailleurs attesté chez les asperger. ”

    Hors sujet… Les asperger ne sont pas tous concernés par la douance … du coup … de quoi parles tu ? Quel est le rapport ?Leurs problèmes viennent d’ailleurs. Ceux qui sont concernés par les 2, ben … juste bonne chance ! Je sais un peu de quoi je parle. Ma nièce, dont je suis assez proche, est comme cela .  Et on en à déjà souvent et longuement parlé. Tu m’apprendras pas grand chose à ce propos, dsl prof.

    Je trouve ton argumentaire quand même assez fou pour quelqu’un qui souhaite devenir psy … limite flippant.

    Si tu souhaites continuer à discuter avec moi ( à condition que tu me prennes pas pour un imbécile ), je n’ai rien contre, je pense même pouvoir me calmer avec un peu de bonne volonté. Mais ce sera en privé. Je n’aime pas boxer en public.

    Ah ! Et la seule chose qui me choque chez toi, c’est la façon méprisante avec laquelle tu m’as parlé dans ton 1er message alors qu’on ne se connait pas. Le fait que tu sois pas d’accord avec ce que je dis ne me choque pas. Ça aurait même pu être intéressant dans d’autres circonstances.

  • etienne31

    Member
    5 septembre 2019 at 12 h 37 min

    byaku => Par imbécilheureusité, pour nommer les imbéciles heureux, je peux donner des exemples constatés empiriquement : quelqu’un qui bois le fait parce qu’il pense se sentir mieux ainsi. Il a un fonctionnement binaire et primaire. Il ne réfléchit pas au delà de cela. Et si on vient à lui indiquer “attention mais …” à propos de la consommation d’alcool, cela n’aura aucun effet positif car il restera prostré à ce qu’il croit : boire (de l’alcool) fait du bien ! Ses réactions pourront aller du simple “oh mais tu m’embête !” à une réelle violence verbale ou physique. Pour le cas de l’alcool ou drogues douces (cannabinoïdes par ex), tu liras nombres de personnes témoignant, sur le forum, qu’ils en consomment pour calmer et ralentir leur intellect hyperactif. Pour ma part, je n’en ai pas besoin, car je vies très bien mes processus mentaux (en tout cas 90% du temps, même si trop souvent je cogite trop au lieu de dormir, ce qui est fatiguant). Et je suis antialcool et antidrogues. On apprend à se calmer et se canaliser par la méditation, et même si des fois c’est dur au début, cela fonctionne très bien quand on maîtrise.

    Autre exemple, consistant à ce que l’on peut qualifier de “sens de la vie” ou “but dans la vie”. On procède à des choix induit par empirisme et éducations multidimentionnelles (parent, famille, école, relations humaines, médias, activité socioculturelles, jeux …), et selon les capacité cognitive individuelle, on se limitera à des choix plus ou moins large. J’en connaissais dont la vie se résume à foot + bières + femmes + boitesdenuit + potes + manger + dormir (+boulot en option) … autant dire qu’à un certain moment, j’ai largué les amarres toxiques de ces relations, car je n’aurais jamais pu être moi même avec ces boulets. J’ai toujours été reconnu pour mon esprit plein d’imagination, mon calme, ma drolittude, ma maturité, mon côté “papa”, et finalement le fait que je soit de bonne compagnie car j’ai de bonnes vibrations. Ce qui n’empêche que je suis très bien tout seul aussi. Mais dire que je ne souffre pas, parfois, de cette solitude serait mensonge. Mais le pire reste d’être entouré de milles personne et de se sentir encore plus seul que lorsqu’on est effectivement seul.

  • byaku

    Member
    5 septembre 2019 at 13 h 07 min

    @etienne31 ” tu liras nombres de personnes témoignant, sur le forum, qu’ils en consomment pour calmer et ralentir leur intellect hyperactif ”
    J’ai fumé, et il m’arrive encore de temps en temps de fumer du cannabis pour cette raison bien précise. Bon calmant, bon somnifère, et surtout, seul moyen que j’ai trouvé pour ralentir suffisament mon cerveau et ne pas être dans 12 dimensions en même temps. Mais j’ai quasi réussit à arrêter. Maintenant ce sera festif lors d’une soirée avec des amis, et si j’en ai évidement envie.
    Et je me penche de plus en plus sur la méditation etc.

    ” Mais le pire reste d’être entouré de milles personne et de se sentir encore plus seul que lorsqu’on est effectivement seul. ”
    I know that feeling :/

  • etienne31

    Member
    5 septembre 2019 at 13 h 21 min

    byaku => “12 dimensions en même temps” => un article publié il y a peu (que je n’ai pas encore lu) :
    https://www.sciencealert.com/scientists-find-evidence-the-human-brain-can-create-structures-in-up-to-11-dimensions

  • frisette

    Member
    5 septembre 2019 at 21 h 33 min

    Bonsoir à vous

    Je me suis absentée 2 jours du forum et je vois que le sujet fait réagir.

    Jabberwoky, je n’ai pas très bien reçu ta réponse. Je n’ai pas publié ce post pour qu’on m’explique la vie avec des propos que je trouve catégorique et limite dévalorisant. Car je te remercie, j’ai bien conscience que j’essaye souvent de rentrer dans la norme et que ce n’est pas la bonne solution, j’ai aussi conscience qu’il me faut apprendre à faire avec ma douance et mes caractéristiques pour me sentir mieux.  Je rejoinds byaku et étienne quant à ton attitude…

    Je suis d’accord avec toi sur certains points bien que la façon dont tu le dis me déplaise. En revanche, il y a des points sur lesquels je ne te rejoinds pas notamment celui-ci :

    “Avec un peu de distance et de sagesse tu admettras que la douance est un atout et que tes propres désagréments ne sont pas gravés dans le marbre – contrairement à un véritable handicapé.”

    Donc pour certaines personnes le handicap serait gravés dans le marbre ? Toi qui a peur que le terme de handicap soit galvauder, tu devrais peut-être en relire la définition que byaku a d’ailleurs remise. Le handicap ne se définit pas à partir de la personne uniquement. Le handicap est une condition sociale d’inadaptation : c’est l’environnement qui ne permet pas à la personne de réaliser toutes les activités attendues par la société. Le handicap n’est donc justement jamais gravé dans le marbre car il peut être compensé et permettre à toute personne dit handicapé de réaliser les mêmes activités que toute personne dite normale : il y a une part de compensation réalisée par la personne et une part de compensation réalisée par le société. La loi de 2005 prévoit d’ailleurs cela, en théorie !

    Lorsque j’ai posé ma question, j’attends donc des avis et non des jugements car quand tu parles de victimisation dès la première phrase en insinuant que je malmène le terme de handicap sans rien y connaître, je me sens jugée.

    Je me demandais si on pouvait parler de handicap en référence au manque d’adaptation de la société à nos particularités de fonctionnement d’autant plus qu’elles sont invisibles. Il est vrai que c’est remettre le problème sur la société et cela me place dans un statut de victime de ce point de vue. Cependant, j’ai bien conscience que j’ai moi même à apprendre à vivre comme je suis dans un monde qui est celui-ci (oui, oui je t’assure j’ai de la volonté). Les autres réponses m’ont d’ailleurs aiguillés et amené à comprendre que, au vu de mes capacités, je pouvais choisir de continuer à vivre ma différence comme un handicap ou au contraire transformer cette différence en force.

    stavro, je comprends le vertige dont tu parles à l’annonce du diagnostic. Il faut le temps d’encaisser je pense (j’en suis encore à cette phase). Je n’ai pas d’enfants mais j’entend tes inquiétudes. C’est déjà une chance, je pense, s’il est détecté tôt, il pourra apprendre à vivre avec dès son jeune âge. C’est vrai que le monde semble parfois “marcher à l’envers”, du moins c’est comme ça que je le ressens… Mais il y a plein de belles choses qui se passent également. Comme tu dis, tu n’as pas encore “décider d’une attitude” par rapport à cette nouvelle définition de toi et ces bouleversements dans ta famille. Cette tournure de phrase montre selon moi que tu as le pouvoir entre tes mains : que vas-tu faire de cette nouvelle ? Je te souhaite de trouver la réponse, bon courage à toi 🙂

    Etienne je trouve comme toi que le contact avec les déficients intellectuel a quelque chose d’agréable et reposant. Cette simplicité de vie et cette spontanéité, c’est si beau à voir !

  • Anonymous

    Member
    6 septembre 2019 at 9 h 34 min

    Frisette,

     

    Pour un enfant HP, qu’un de ses deux parents soit reconnu lui même HP et vive bien avec est une sacrée chance. cet enfant sera compris et il le ressentira.

    C’est mon cas et cela permet de mieux accompagner quand ils se sentent ” différents” a l’école, quand les profs les trouvent pas assez à l’aise à l’oral etc etc.

    J’ai au moins une de mes filles HP et je me retrouve beaucoup dans ce qu’elle vit sauf qu’elle est identifiée et donc reconnue ce qui n’était pas mon cas au siècle dernier.

    Pour en revenir aux différents échanges de ce fil de discussion, tu avais ecrit que tu appréciais trouver ici plus de tolérance , empathie (qq chose comme cela que la flemme d’aller voir précisément). Je pense que sans tomber de ton nuage (je le dis d’une manière tendre 😊), tu as pu lire que finalement les HP sont comme tout le monde (j’en suis convaincu personnellement) : il y autant de râleurs, de gentils, de bienveillants, de prétentieux, d’aigris, de belles personnes que chez les non HP. Moi par exemple je suis susceptible, râleur, et impatient. Rien de bien extraordinaire que l’on pourrait réserver aux HP 😆.

    Nicolas

     

  • byaku

    Member
    7 septembre 2019 at 21 h 31 min

    @frisette et @nicochoco

    J’ai beaucoup aimé ce que vous avez écrit. Sauf ça 😛

    ” il y autant de râleurs, de gentils, de bienveillants, de prétentieux, d’aigris, de belles personnes que chez les non HP ”

    Mon ressenti et mon expérience de vie me donne l’impression que, oui effectivement, on peut trouver de tout chez les surdoués. Ça n’immunise pas à la connerie, à l’ego, à la lâcheté,  ou bien d’autres qualités humaine très enviables. En revanche, je pense que les proportions et les chances de trouver telle ou telle catégories d’individus ne sont pas du tout les même. Il y a quand même bien plus de chance de tomber sur quelqu’un avec de l’empathie chez les surdoué que chez les non surdoués par exemple. L’intelligence aide quand même relativement bien à développer des qualités humaines et morales. Plus que la stupidité, non ?

    Et frisette, oui, j’avais trouvé son message envers toi déjà très hautain et prétentieux. Avant même qu’il ne me réponde de cette façon à moi aussi. Mais apparemment je l’ai calmé, il n’est pas venu s’expliquer en privé. Ptetre qu’il à réalisé qu’il avait eu tord ( que je suis naif … ), ou ptetre qu’il à réalisé qu’il y avait trop de répondant pour lui ( réalité ? ). Je m’égare ^^ Tu vois, moi j’suis un petit provocateur par exemple ^^ qui est tout sauf un signe d’intelligence. Mais quand on me prend pour un imbécile je deviens affreusement con 😀

  • Anonymous

    Member
    7 septembre 2019 at 22 h 06 min

    @byaku

    L’intelligence aide quand même relativement bien à développer des qualités humaines et morales. Plus que la stupidité, non

    T’es sur de ça ??

    Moi pas du tout. Et je ne considère pas les non HP comme stupides mais juste différents.

    L’intelligence peut être mise au service de la promotion des valeurs morales ou humaines (enfin reste a définir ces valeurs qui sont relatives à notre culture et notre environnement), mais l’intelligence peut aussi servir des projets bien sombres voir odieux.

    Les pires criminels, dompteurs de foules, assassins méthodiques etaient quand même des surdoués.

    Celui qui a de modestes capacités de raisonnement peut quand même aimer son prochain et être bienveillant.

    Un petit tour vers le handicap mental et cela est flagrant. Des petits échantillons de vie a croiser cette forme de handicap me l’ont confirmé .

    Enfin ce sont mes convictions, je suis ouvert au contradictoire sur ce sujet.

    Tiens finalement ta réponse et ce qu’elle entraîne de réflexion me pousse a provoquer un peu (mais pas tant) : il y a peut être même plus de tordus manipulateurs, calculateurs, criminels que chez les non HP.

    Pas plus de statistiques que toi a apporter mais ça ne me semble pas choquant de le proposer.

     

    Nicolas

  • jasper

    Member
    7 septembre 2019 at 22 h 27 min

    Il y a vraiment un truc qui me pose question là.

    – Pour être dépisté ‘HP’ on doit faire un test de QI.

    – Une fois dépisté, et donc estampillé ‘surdoué’, on explique que toutes sortes de problèmes divers et variés, dans lesquels les uns et les autres se reconnaissent, sont liés à ce Q.I.

    Mais…

    Il y a plein de gens qui ont un QI élevé sans avoir beaucoup plus de problèmes avec la société que les gens ‘normaux’.  Ils sont polytechniciens, prix Nobel, présidents des USA, actrice ou plombier. Avoir un QI élevé n’est donc pas un ‘handicap’ en soi, et ce n’est vraiment pas un problème assimilable à être trisomique ou tétraplégique. Ces problèmes reposent sur une défaillance personnelle et non pas sur l’impression d’une insuffisance des gens qui nous entourent.

    Par ailleurs il y a des personnes ‘détectées’ qui n’ont aucune sensibilité, aucune empathie, une théorie de l’esprit indigente, et qui se positionnent comme “surdoués” grâce à un 130 obtenu après plus ou moins d’entrainement. Rien de surdoué la dedans, ce sont plutôt des ordinateurs sur pattes.

    Alors.. est ce que le test de QI est vraiment la marque de cette typologie de personnes, qui semblent partager un certains nombre de difficultés dans la vie sociale, à cause de certains modes de fonctionnement atypiques, et qui ont été (stupidement à mon sens) appelées zèbres ? On est dans le flou le plus complet et ça ouvre grand la porte à toutes sortes de faux diagnostics. Et, surtout, ça transforme des difficultés sociales en une sorte de tare congénitale, une prédestination à laquelle on se soumet.

    Je trouve que cette histoire de ‘détecté’ ou ‘non détecté’ est la source de beaucoup d’erreurs, et de renoncements. C’est vraiment dommage de s’arrêter à ce test et d’y voir la raison de toutes sortes de maux. Avoir plus de 130 de Q.I. n’est pas un handicap en soi. S’il y a problème, je pense que ça vient d’ailleurs, et qu’il est important de trouver comment apprivoiser ces particularités.

    Par ailleurs, pour apporter une petite piste pour se débarasser de cette impression que rien n’est possible pour améliorer la situation, je pense que c’est utile de réaliser que certains vrais handicapés, reconnus comme tels, et qui acceptent leur condition, ont parfois une vie beaucoup plus riche que la moyenne des gens “normaux”. Et pourtant ils souffrent horriblement dans chacun des instants de leur vie.

    Par exemple, il y a une quinzaine d’années  j’ai entendu un jour par hasard,  A. Jolien  à la radio. La manière dont il parle est terrible, mais sa force positive et joyeuse m’a saisie. Voilà un petit extrait d’un interview qu’il a donné, je trouve qu’il y a matière à réflexion sur la manière de sublimer tout ce qu’une  ‘différence’ apporte comme force personnelle, bien qu’elle soit une souffrance de chaque instant (il explique ailleurs à quel point lire un livre est très difficile pour lui) . Il dit ici que le handicap apporte une certaine énergie car on sait qu’il ne disparaitra jamais et qu’on doit accepter de faire avec. Je pense qu’avec un Q.I. qui apporte beaucoup de ressources, ça vaut le coup de faire aussi des efforts désespérés pour trouver sa place, sans se décourager.

     

     

     

     

     

     

     

  • byaku

    Member
    7 septembre 2019 at 22 h 32 min

    Non, je ne suis pas absolument certain. Comme je l’ai dis, je ne me base que sur ma propre expérience de vie. Les choses que j’ai vu, lu , ou que j’ai cru comprendre. Les nombreux ouvrages sur la douance parlent quand même du fait que la douance en tout cas, ce qu’on appel les surdoués, sont très fréquemment des gens à grande émotivité, grande sensibilité et grande empathie. Après j’aurais peut être pas du dire le mot intelligence, j’aurais juste du parler des surdoués pour mon exemple. Parce que le mot intelligence, il veut pas dire grand chose ^^ aucun d’entre nous n’a la même conception de ce qu’est l’intelligence. C’est propre à chacun et très subjectif. Oui l’intel peut servir des projets bien sombres. Ben j’vais reprendre cet exemple que j’utilise souvent. Parce que j’y crois, et parce qu’il choque.
    Hitler. Je suis sur qu’Hitler était quelqu’un avec un haut potentiel intellectuel. Et on sera quand même tous d’accord pour dire que ce mec était un monstre. Pourtant … monstre probablement très intelligent. Peut être un haut QI avec un très faible QE. Donc pas un surdoué, juste un haut potentiel intellectuel … Qui à succombé au coté obscure de la force. Dark Sidius aussi d’ailleurs il est très intelligent xD But ça reste un seigneur noir des Siths ! ( Tiens ben j’utiliserais cet exemple now à la place d’Hitler. Ça fera moins d’esclandres pour cause de sujet tabou ).

    Sinon, je ne considère pas les non HP comme stupides. Je considère l’espèce humaine entière comme stupide, moi complètement inclut dedans. Mais relis bien ce que j’ai dis. A aucun moment je dis que les gens non HP sont tous stupides. Par contre je pense avoir dit un bêtise et je vais m’auto corriger ^^ A vrai dire, les gens que je trouve les plus beaux et intelligents, sont souvent ceux vraiment limitées intellectuellement, ou avec beaucoup de potentiel intellectuel. Mais surtout avec BEAUCOUP DE POTENTIEL EMOTIONNEL. Et c’est avec des retardés mentaux, ou personnes dites très limitées intellectuellement, ou à l’opposé les surdoués, que j’ai bénéficié des moments les plus vrais, intenses et beaux de ma vie. Mais pas justement avec cette masse de gens qui forment la norme, qui ne sont ni stupide ni particilèrement intelligent, qui s’en sortent très bien d’ailleurs, mais qui ne sont pas assez vrai et authentique.

  • Anonymous

    Member
    7 septembre 2019 at 23 h 05 min

    @byaku et @jasper

    On s’égare un peu du thème de ce fil mais je remarque que les généralités faites sur les comportements des HP omettent quelque chose d’essentiel :

    Il y a le HP bien dans sa peau de zèbre et surtout dans sa tête.

    Mais il y a aussi foultitude de déclinaison de HP pas bien dans sa peau de zèbre, et encore un peu moins bien dans sa tête.

    Donc peut on finalement parler des HP en général sachant qu’il y a le HP zen, le HP schizophréne, le HP parano, le HP bipolaire, etc.

    Et sans même aller aux maladies psychiques telles que celles ci, il y a simplement le HP avec ses tourments, ses souffrances du passé, ses drames, ses terreurs, ses inhibitions, ses angoisses etc etc

    Voila où je veux en venir : chez les HP comme les non HP il y a des gens qui sont en souffrance intellectuelle, qui ont besoin de faire leur introspection ou de faire un travail psychothérapeutique.

    Ce qui fait que malgré l’empathie sur-exprimée dans les cerveaux des HP, ils peuvent être “coincés” dans l’expression de celle ci par un vécu, un trauma ou que sais je encore.

    C’est un peu ce qui me gène en lisant les bouquins sur les HP, ça donne une ligne de base de l’inné assez spécifique mais ça oublie de préciser que cette ligne est modulée comme chez “tout le monde” par l’acquis, le vécu.

    @byaku qu’à subi dans son enfance ou de quelle maladie mentales souffrair l’ignoble Hitler je n’en sais rien mais il n’était pas que HP certainement.

    Pour les autres personnages dont tu parles j’avoue être un peu hermétique d’une part a l’univers SW mais encore plus aux psychés des personnages de fiction, l’auteur a bien construit le personnage qu’il voulait (auto-projection ou pas d’ailleurs). Je n’arrive pas a les rendre vivant dans mon esprit.

    HS : faudra que je lance un sujet hautement passionnant 😆 : ” pourquoi suis je autant étanche aux univers SW, Harry Potter ?, Que m’ont ils fait pour que je les méprise autant?”

    C’est du lourd comme thème 🥴

     

     

     

     

  • byaku

    Member
    7 septembre 2019 at 23 h 14 min

    Désolé, délire de geek pour star wars xD

  • etienne31

    Member
    8 septembre 2019 at 11 h 28 min

    Hier soir sur Arte, il y avait un court reportage à propos du “mengonge”.

    Le titre exact : “La vérité sur le mensonge”.

    Qui explique pourquoi tout le monde ment.

    Pour ma petite part, je préfère une vérité blessante, fatigante, dérangeante, qui nécessite donc des ajustement soit de comportement soit d’actions spécifiques, plutôt qu’une vérité qui endors …

    … “le dormeur doit se réveiller …” … assez de cette épice qu’on nous fait prendre par tous les trous et pores de nos êtres !!!

    Rebellons nous ! Prenons le pouvoir ! 😀 😀 😀

    Tiens, pour le voir ou revoir :

    https://www.arte.tv/fr/videos/086106-000-A/la-verite-sur-le-mensonge/

    Intéressante la partie (que je connaissais déjà pour ma part) précisant que c’est seulement à partir d’un certain âge que l’on développe les mécanismes du mensonge et de la tromperie (variable selon les individus).

    De toute les façon, le mensonge n’en est pas vraiment en soi, mais plus un moyen détourné d’atteindre un objectif. Cet objectif pouvant être divers et varié. Obtenir un objet, rassurer quelqu’un, ou n’importe quoi … le problème, dans l’absolu, étant le côté “biaisé” du mensonge, et l’habitude que l’on prend à mentir comme on respire. Je pense que si le cerveau nous fait culpabiliser en cas de mensonge, ce n’est pas sans raison. Être capable de mentir, c’est un peu comme si on avait “cassé” un de ces mécanismes, ce qui rapproche l’individu d’une forme de psychopathologie, puisqu’il devient “incapable” à une fonction précise.

    Alors certes, je biaise mon argumentaire ici, car j’ai fort à faire de part et d’autre, mais il reste vrai que si, dans certains cas, le mensonge semble avantager “un” individu (voir un “groupe” d’individus), il n’en reste pas moins que cela tend à créer des “faux mécanismes” (telle action conduit à ceci ou cela) et conduit donc à croire du faux en place du vrai. Ce qui posera toujours divers problèmes par la suite.

    On pourrait dès lors traiter des différentes formes de mensonges, de leurs conséquences directes et indirectes, et pourquoi choisir finalement la (recherche de la) vérité en place du mensonge, car même si cette dernière demande à postériori plus d’efforts et de travail, dans l’absolu tout le monde y gagne. Notre monde, avec ses abondances, ne devrait il pas nous permettre enfin d’être dans le vrai et seulement dans le vrai ?

  • laradelia

    Member
    11 septembre 2019 at 1 h 41 min

    Bonsoir/Bonjour à tous,

    Le titre de ce sujet me parle énormément et en ayant lu en diagonale les différentes réponses, je souhaite y apporter ma (modeste et sans prétention) contribution suite à une révélation que j’ai eu le week-end dernier et qui est une réponse possible à la question.

    Pour faire au plus simple :

    > à l’âge de 3 ans j’avais un retard de parole en plus d’un bégaiement = j’ai un handicap car j’ai un déficit lingual diagnostiqué par une orthophoniste

    > à l’âge de la découverte de l’écriture et de la lecture j’avais un retard d’apprentissage avec des grosses difficultés = j’ai un handicap car je suis dyslexique et dysorthographique diagnostiquée par une orthophoniste

    > primaire et collège j’étais dans le dernier tiers voir dernière de la classe = j’ai un autre handicap en plus de mes Dys.. car je suis bête diagnostiquée par mes professeurs

    > mon brevet des collèges, mon BAC Scientifique, mon DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, mon MASTER d’École Supérieure de Commerce, je suis toujours en difficultés avec des aménagements spécifiques du fait de mes Dys.. mais je fais des exploits incompréhensibles = je suis forcément une “tricheuse” ou une “légende urbaine” diagnostiqué par les comités décisionnaires des passations

    > salons professionnels de recherche d’emploi, conseillés chômage, recruteurs je suis incasable car étant Dys.. j’ai un handicap avec les langues étrangères ce qui est rédhibitoire pour les postes de mon niveau ou supérieur et je suis sur qualifiée pour les postes inférieurs = je suis une PH (Personne Handicapée) éligible au statut de TH (Travailleur Handicapé) diagnostiquée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

    > Le CHOC N°1 à 25 ans : j’ai “souffert” quotidiennement pendant 20 ans à devoir (“parce que c’est ainsi ma fille !”) faire des études pour permettre aux entreprises de remplir leurs quotas obligatoires de personnel handicapé à des postes non prévus afin de ne pas être amendée (loi française) ? NON !!! JE NE SERAI PLUS UNE HANDICAPÉE, JE SERAI MOI !!! et je serai exploitée par mes responsables hiérarchiques pendant 5 ans jusqu’au point de rupture.

    > Le CHOC N°2 à 30 ans : (“tu ne décideras plus de ma vie papa ! ni personne d’autres que moi”) je suis moi mais je ne sais pas ce que cela veut dire, ni ce que je veux, ni ce que je dois faire vu que j’ai toujours fait ce qu’on attendait de moi… = je suis une dépressive sévère qui pense au suicide diagnostiquée par une psychologue qui me conseil de lire “je pense trop” de C. Petitcollin car elle a une intuition au fil des séances … et tout prend enfin un sens.

    > Le CHOC N°3 à 33 ans : je me suis (re)construite, je pense à moi, je me questionne, je fais des recherches, je trouve le poste que je voulais, je décide (d’investir/) de faire un bilan psychologique car j’ai besoin de savoir et d’avoir des preuves pour réaliser, accepter et poursuivre mon développement = je suis sur-efficiente diagnostiquée par ce fameux test de QI/QE de 4h et un entretien spécial de 2h.

    Moralité = le week-end dernier je réalise que ma Personne Handicapée (PH) est le reflet de mon Haut Potentiel (HP). Inversant l’ordre de certaines lettres/mots du fait de ma dyslexie, je trouve cela particulièrement ironique, voir prémonitoire qui sait ?

  • maroan

    Member
    11 septembre 2019 at 6 h 09 min

    @laradelia ce que tu décris pour moi c’est une résilience peu commune. Trait important des HP (peu importe le terme).

  • patricia-rennes

    Member
    12 septembre 2019 at 8 h 24 min

    oui tout à fait MERCI d’aborder ce sujet

    pour moi c’est un handicap, même avec un potentiel (“different? plus efficace””plus haut”cocher votre bonne réponse)

    je me  suis demandée il y a peu, s’il ne fallait pas tenter de le faire reconnaître d’ailleurs (j’y pense vraiment très sérieusement)

     

    je m’explique, ci dessous la definition (wikipedia désolée)

    ———————————————————————-

    Le  handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiquesintellectuellessociales ou physiques. Le handicap est d’abord pensé comme relatif à une déficience provoquant une incapacité — permanente ou non — puis il est redéfini relativement à une inégalité de moyens, en intégrant l’idée que « des interventions destinées à lever les obstacles environnementaux et sociaux sont nécessaires »

    Le terme de « handicap » a ainsi acquis en plus du médical une dimension sociale, et il renvoie aux difficultés de la personne dite « en situation de handicap » face à un environnement donné en matière d’accessibilité, d’expression, de compréhension ou d’appréhension.” 

    ————————————————————————

    nous sommes dans la ” limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement,” de part une différence cognitive (abordée dans d’autres texte sur le handicap) .

    j’ai vraiment envie de creuser ce sujet

    nous avons un particularisme qui nous limite dans la société et silence modeste oblige …ne pas la “ramener” puisque nous ne pouvons que nous en flatter ; nous sommes plus haut en QI en potentiel en ….. (galère aussi)

    ce n’est pas impossible (handicap et talent ou normalité peuvent cohabiter) : ex:   dans le syndrome d’Asperger ou  le talent de certains autistes .

    MERCI encore pour ce post

     

  • calypso

    Member
    12 septembre 2019 at 9 h 54 min

    Bonjour

    J’ai le même ressenti que toi. On m’a parfois dit que j’étais haut potentiel. En dépit des difficultés et de l’adversité, j’ai réussi plein de choses, du haut niveau, ce qui impressionnait mon entourage

     

    J’étais éveillée enfant. j’ai eu envie d’apprendre à lire très tôt sans y parvenir

    J’ai dû attendre le cp qu’on m’apprenne. Mais j’ai été la première de ma classe à savoir lire. En deux mois à peine, je savais lire très très bien

    A la maternelle, je me suis ennuyée

    J ‘ai été en situation de détresse à cause de cela. J’avais besoin d’évoluer à mon rythme, mais on me laissait avec des activités qui m’ennuyaient et me limitaient

    Pas un adulte ne faisait quelque chose, j’étais désespérée

    Toute ma vie, j’ai souffert de mon hypersensibilité. Ma maman me demandait de faire comme les autres enfants et ne comprenait pas mes réactions ni mon entourage

    J’étais une enfant difficile, disait-on

    Mes camarades ne comprenaient pas non plus et cela m’a valu des remarques acerbes

    Maintenant, je sais qu’ils ont de bons souvenirs.J’étais un clown

    Mais, ils ne me le disaient pas

    Je retiens de joyeux moments, mais des blessures

    Des gens culpabilisants et critiquant

    Je faisais fi d’eux

    Mais, cette culpabilité a été un fardeau et les remarques me touchaient

    Puis il y a eu la compétition

    On me faisait aucun cadeau

    Du coup, je galère

    Après, cela a été pareil

    A cause de cela, je n’ai jamais pu trouver un conjoint pour une vie de couple stable

    Je ne manquais pas de prétendants.Mais, je ne savais pas gérer,  et je me sentais tellement mal avec eux que je préférais rester seule

    Du coup, j’ai passé 20 ans de célibat sans faire un bébé

    Je ne suis jamais invitée chez des amis

    Peu de vie sociale

    Je souffre trop

    Je ne peux pas être moi

    Cela limite vraiment

    J’ai des souvenirs bébé

    Personne ne me croit

    Ma maman dit que ce sont les photos qui font cette illusion ou qu’elle m’a raconté des passages

    Mais, je sais que c’est faux

    J’ai rappelé à ma maman la structure de notre appartement de tête.Elle ne me l’avais jamais dit

    Elle a précisé certains détails, mais je ne m’étais pas trompée

    Maintenant, elle nie mes vrais souvenirs. Elle dit que c’est elle qui m’a tout dit

    C’est faux

    Elle a la mémoire courte

    Ma vie est solitaire

    Ma solitude est voulue et subie

    Oui, si je suis HP, c’est terrible

    A moins d’avoir une vraie réussite et un bon milieu social, des revenus, c’est très dur

    Tout le monde vous écrase

    Je suis “un peu” créative et même dans ce domaine, c’est pas évident

    énorme décalage

    Et puis, je suis la cible de prédateurs et prédatrices

    Mais mon entourage fait pas forcément la différence

    Ils se font passer pour les gentils et disent que c’est moi la psychopathe

    Mais le pire, c’est quand les gens me disent avec tes études, comment fais-tu pour ne pas trouver d’emploi stable ?

    J’ai une méchante envie de leur dire que c’est impossible de travailler avec eux et de faire quoique ce soit de bien et constructif

     

     

  • calypso

    Member
    12 septembre 2019 at 11 h 18 min

    Cela a été un handicape à l’école, à cause des méthodes d’apprentissage

     

    J’avais la pression de réussir à l’école, au moins d’être moyenne

    Pour la lecture :

    Méthode syllabique parfaite pour moi, que j’ai comprise en deux heures ! Après, je savais lire

    C’est la seule fois où ma maman a été efficace pour m’apprendre quelque chose

    Après, elle ne m’ a plus jamais fait faire mes devoirs ni personne

    Au bout de deux mois, je dévorais des livres

    Après, j’ai rarement fait mes devoirs avec des adultes

    C’était un calvaire. Les leçons au primaire étaient un calvaire aussi

    Je me maintenais dans la moyenne sans rien comprendre

    C’était ennuyant au possible et même ultra-déprimant pour moi

    On m’achetait des passeports d’été ! J’étais intéressée, mais les méthodes étaient trop barbares

    Quelques fois ma maman a essayé de m’apprendre, faire apprendre des leçons avec des amis ou ses frères et soeurs

    Mais, ils me faisaient souffrir, c’était inutile

    Ils me faisaient du bourrage de crâne

     

    Rien d’intéressant, rien de motivant

    Elle m’a offert beaucoup de livres et c’est grâce à la lecture et une bonne mémoire que j’ai réussi une scolarité moyenne avec des années de souffrance à l’école et au collège

    Sauf quand les cours m’intéressaient : genre lire un bon bouquin

    Mais tout le reste était horrible de la maternelle ou lycée !

    Je m’ennuyais,je m’endormais, je prenais du retard des lacunes

    Les enfants étaient violents, agressifs, injustes, bagarreurs, mal élevés, critiquant

    J’ai comblé 6 années de lacune en maths  accumulées au collège et lycée en fac avec un bon prof de maths

    Et pas toutes, sur une partie du programme analytique

    Oui, c’est pas évident

    C”est de la torture l’école

    Alors que j’étais éveillée et en avance, j’ai pris un retard

    Premier jour d’école, je suis avec un autre élève, un garçon. La maîtresse nous montre une tomate au tableau et marque le mot tomate au tableau. J’ai compris ! Mais l’autre élève ne comprend pas, il ne fait absolument pas la relation entre le dessin au tableau de la tomate et son nom écrit

    Elle a passé toute l’heure à s’occuper de cet élève pour qu’il comprenne. Et moi au lieu d’avancer , de progresser dans mon apprentissage de la lecture et des mots, j’ai rien appris de plus et j’ai été très malheureuse

    J’avais été à l’école à l’avance , avant la rentrée de maternelle, car je pressais mes grands-parents de m’apprendre à lire

    Ils m’avaient envoyée avec cette institutrice pour une heure de cours avec cet autre gamin

    J’ai été très malheureuse, car on m’a pas appris. La maîtresse a refusé d’aller à mon rythme

    Et après mes grands-parents m’ont pas appris. Mon grand-père m’a appris à écrire mon prénom et c’est tout

    Ils travaillaient beaucoup tous deux et mes parents ne pouvaient pas non plus s’occuper de moi.

    Je suis passée à la trappe comme on dit

    Tant que cela allait bien que j’étais dans la bonne moyenne des autres enfants, pas de souci !

    Il fallait simplement que je sois avec les autres

    Leur seul souci était le retard et pas l’avance

     

    Et j’ai ressenti une grande détresse quand j’ai été scolarisée avec les autres enfants !

    mA FAMILLE  l’A soulagée eN m’offrant beaucoup de livres que j’ai dévorés enfant et en m’inscrivant au sport

    J’ai voulu faire de la musique et là encore, les cours de musique ont été horribles

    Cela n’avançait pas !On apprenait une touche par heure de cours. CEla a été pareil pour tous les cours

    En plus, je me faisais gronder pour indiscipline

    J’ai fini par dormir ne plus écouter et accumuler des lacunes

     

     

     

     

  • byaku

    Member
    12 septembre 2019 at 11 h 54 min

    J’ai des souvenirs bébé Personne ne me croit

    J’ai eu le même problème. J’ai eu la chance de rencontrer une psy bienveillante, qui m’a bien comprise avec le temps, et qui à rédigé un fabuleux mail à l’attention de mes parents et de mes soeurs. En effet, cette psy m’a appris des tas de choses sur moi que j’ignorais en dehors de la douance. A savoir que j’avais une synesthésie et une mémoire eidétique, ce sur quoi elle à insisté dans le dit mail pour leur faire comprendre les capacités hors norme que cela pouvait représenter en terme de mémoire, et que de part le fait, il était possible avec ce type de profil de se rappeler de choses très lointaines, très anciennes, et avec beaucoup, voir tous les détails. Et que donc, je ne leur mentait pas quand je parlais de souvenirs de moi bébé.

    C’est extrêmement frustrant comme situation. Surtout quand c’est sa propre famille. Le sentiment d’incompréhension est immense. Mais ça me fait plaisir de lire ça. Je n’ai encore jamais croisé quelqu’un d’autre qui pouvait se rappeler de souvenirs de lui bébé.

    A quoi ressemble tes souvenirs ? Y’a t’il tous les sens dans ces souvenirs ? Tu entends des sons précis ? diffus ? Tu vois des images ou bouts de films bien net ? Un peu flou ? Odeurs ? touché ? Dsl de poser autant de questions du coup, mais j’suis super curieux de savoir comment ça fait à quelqu’un d’autre.

  • patricia-rennes

    Member
    12 septembre 2019 at 12 h 14 min

    je reviens sur mon point de vue à la lecture de vos posts

    je pense sincèrement être handicapée mais me considérer comme ayant un handicap ne me met pas dans la case “mal dans ma peau”  je reconnais seulement avoir une difficulté à me comporter à communiquer comme les “autres”

    je dois réfléchir au comportement attendu

    je dois freiner mon enthousiasme et les idées qui arrivent en masse lors d’une discussion

    je dois ” cacher” mes envies et mes actions cataloguées comme de l’hyperactivité (et non de l’hyperactivité cérébrale)

    mais je suis entourée d’amis, je suis joviale et heureuse dans ma vie

    j’ai aussi des étudiants qui m’apprecient (là je peux penser à ma vitesse) et là je suis à ma place.

     

    et à vous lire je confirme les souvenirs BB précis, les odeurs (c’est tres violent pour moi cette mémoire).

    une année à apprendre lettre par lettre je souffre encore de cet ennui et de ce paysage morne par la fenêtre (je savais lire avant la maternelle, idem syllabique intégré tres vite gràce à ma mère),  je lisais le dictionnaire avant la primaire mais  là couac j’ai fait peur on m’a interdit le dictionnaire (j’avais 5 ou 6ans et je trouvais ça fantastique )

     

  • calypso

    Member
    1 octobre 2019 at 12 h 57 min

    Bonjour

     

    Je pense que des zèbres se souviennent, mais ne le disent pas

    Rien de particulier à ces souvenirs, ils sont de même nature q’un enfant en âge de raison, qu’un adulte qui pense

    C’est comme si j’avais été un enfant, voire un adulte miniature

    Je me souviens de scènes de ma vie avec tout mes sens. Ce qui me reste le plus sont les images, les paroles des autres, , mais aussi mes propres émotions et pensées ou ressentis. Exemple : ma maman choisit une robe et c’est ma préféré et je l’ai pensé. J’avais neuf mois à peu près

    Je me souviens de pensées, pas en termes exactes, mais de manière très précise. Mon identité construite très tôt avec une conscience éveillée

    Ma maman me promène dans mon landau (ou poussette) et elle m’ a laissé un paquet de choco BN, pour les manger, je les ouvre en deux et je mange la crème, mais je jette le biscuit. Alors ma maman qui pousse le landeau, me demande d’arrêter de jeter les biscuits et de lui donner. Je pense ok, je lui laisse alors le biscuit, si elle les veut

     

    Je me souviens de mes cadeaux pour mes un an : un jeu d’anneaux qui me blase très vite. Je veux un autre jeu. Mais, je n’empile pas les anneaux comme il faut dans l’ordre. Alors, elle me montre. Elle m’ennuie, elle me montre ces   anneaux. Il faut que je les enfile dans l’ordre, bof comme distraction

    Cela me laisse en détresse qu’on me laisse avec ce  jeu ennuyant et stupide

    Cela m’ennuie franchement ce jeu, mais visiblement je suis pas douée, car je fais rien comme il faut. Du coup, je me croyais réellement un bébé capable et cela m’a un peu déstabilisée,  remise en question sur mes facultés bébé. J’avais pas compris le jeu ! Il avait fallu qu’on m’explique

    J’ai des souvenirs comme ça.

    Pour moi rien n’a changé depuis que je suis bébé

    Ma personnalité consciente s’est construite très tôt. Pas de différence pour moi entre l’âge de raison situé habituellement vers 7 ans et l’âge bébé neuf mois et un peu avant, mais plus flou

    Mais, on veut difficilement me croire

    J’ai été perdue, déboussolée, surtout en voyant un psychothérapeute ver l’âge de 20 ans qui ne le savait pas. Je ne lui disais pas. Alors, la psychothérapie était peut-être en partie mal adaptée

    Je le dis depuis peu

    Au début ma maman a semblé me croire, mais elle change d’avis


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