Présentation et questions.

  • Présentation et questions.

    Publié par ymmy le 18 décembre 2025 à 11 h 02 min

    Bonjour

    Mes enfants sont précoces, testés et je découvre à 49 ans que je le suis probablement aussi. Et ça m’éblouit plus que ça ne m’éclaire.

    L’école à été une véritable galère pour moi. Je me voyais raté. Une fois adulte, j’en ai fait une force en travaillant beaucoup, car j’avais plus que les autres quelques chose à prouver, dans la communication, le design, le cinéma, l’écriture. Dans aucun de ces domaines j’estime ne pas avoir atteins mes ambitions, confirmant au passage mon coté raté. Aujourd’hui j’hésite vraiment à passer le test. Si il révélait un HPI comment ne pas m’en vouloir de mettre planté à ce point, en vouloir à mes parents d’avoir validé cette image biaisée. Il me serait plus confortable, valorisant même, de voir mon parcours avec 85 de QI.

    Pour le futur, maintenant, je souhaiterai savoir si certains sont déjà passés par là, si votre rétine s’est adaptée et comment.

    Merci.

    enae a répondu il y a 3 semaines, 3 jours 5 Membres · 5 Réponses
  • 5 Réponses

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  • scratchwolf

    Membre
    18 décembre 2025 à 11 h 53 min

    Bonjour,

    exactement les mêmes parcours et constats pour ma part. La révélation date de 2019 et aujourd’hui j’ai bien intégré mes différences. Mais il a fallu faire pas mal de zig-zag de zèbre pour y parvenir….

    Bien occupé actuellement, avec donc peu de temps pour répondre, je n’en reste pas pour autant indisponible…

    N’hésitez pas.

    Atypiquement.

    Philippe

  • olbius

    Organisateur
    18 décembre 2025 à 12 h 28 min

    Bonjour et bienvenue !

    Essaie de remplir un minimum ton profil quand tu as quelques minutes afin que les membres qui le visitent puissent en savoir un peu sur toi 🙂

  • Alexa-n7

    Membre
    18 décembre 2025 à 17 h 15 min

    Bonsoir Ymmy, Savoir qui ont est, est somme toute important pour se sentir complet et se comprendre. Si vous le souhaitez, passez le test mais rien ne vous y oblige. Ce n’est pas toujours nécessaire pour s’accepter différent. De plus, les chiens ne font pas de chats! Il est fort probable que vous vous retrouviez en vos enfants et que ça puisse vous suffire pour vous accepter. Surtout, ne vous culpabilisez pas sur votre passé. Personne n’est parfait et beaucoup de HP ont eu un parcours scolaire difficile. L’enseignement « traditionnel » n’est pas adapté aux zèbres, C’est plus que certain ! D’autres n’ont pas eu de problème en la matière comme moi mais j’ai beaucoup souffert des « non amitiés  » vécues durant toute ma scolarité. On est qui on est. Si les autres ne vous acceptent pas, c’est leur problème, pas le votre. Soyez bien veillante avec vous, c’est important. Au plaisir de vous lire. Alexandrine

  • ymmy

    Membre
    18 décembre 2025 à 21 h 49 min

    Merci beaucoup de m’avoir lu et de vous être impliqué à répondre.

    Scratchwolf, je serai curieux de connaitre tes « zigzags ».

    Alexa, demain je tente la bienveillance tournée sur moi.

    A me relire, je découvre avoir écrit : « Dans Aucun de ces domaines j’estime ne pas avoir atteins mes ambitions » Je voulais dire « Dans Chacun de ces domaines … ». Mais je crois que vous aviez compris.

  • enae

    Membre
    19 décembre 2025 à 14 h 30 min

    Bonjour?

    Je viens d’être testée à 67 ans, après des années d’errance personnelle, de souffrances scolaires et d’étiquettes discriminantes tant maternelles, maritales, que de la part du système scolaire.

    C’est grâce à mes 2 enfants précoces que j’ai décidé, seule, de faire tester, mes recherches « d’archéologue » dans le cadre d’un travail sur moi-même pour comprendre mon décalage par rapport aux normo-pensants, mon refus inconscient de croire en la discrimination portée sur ma personne depuis le CP, ma ténacité et curiosité insassiable, mes lectures, mes rencontres, certains excellents psy, le témoignage sur France-inter d’une personne de 60 ans qui avait décidé de sauter le pas pour se faire tester et qui expliquait son émoi, les conséquences sur sa vie d’après-tests, la révélation, la compréhension du « pourquoi ce vécu douloureux », et pour finir, enfin pouvoir mettre des mots sur les maux.

    Il est sûr qu’après ces tests, on passe par toutes sortes de phases, des phases pas toujours agréables à vivre.

    C’est un processus normal car, de mal-voyant on devient d’un coup d’un seul, voyant, avec ces nouvelles « lunettes ». On découvre subitement, un passé fabriqué sur des bases erronées, l’injustice, venue parfois de personnes sensées nous protéger, les moyens refusés qui nous auraient permis de vivre mieux nos atypismes et autres neurodivergences associés à notre QI, ce fameux QI quel qu’il soit, haut dans certaine domaines et normal dans d’autres, ou super-haut. On découvre qu’il y aurait pu avoir un chemin meilleur source de découvertes plus agréables. On découvre des choix de vie mal-venus, les erreurs commises sur cet aiguillage pas fait pour nous, et le temps perdu passé à souffrir, à chercher le noeud du problème, de ce qui nous semblait ne pas tourner rond chez nous.

    On passe de la joie de comprendre que ce que nous pressentions de notre différence n’était pas anormal, pas une tâche, pas un handicap, mais au contraire une compétence, pour se retrouver dans le déni, puis dans la colère, dans l’acceptation, et pour finir dans l’étape cruciale, celle de pouvoir enfin avoir les moyens de s’aiguiller différemment, une fois la « vue » recouvrée. Certains vont changer de métier radicalement, d’autres vont partir loin pour couper les ponts, d’autres …..

    Pour ma part, c’est un nouveau défi.

    Ayant fait une psychanalyse à mes 42 ans, pour comprendre la maltraitance vécue et pour y survivre, j’ai pu, petit à petit, faire mon chemin, certes long mais logique, vers des outils, découverts comme des suites logiques. Une image que j’ai faite mienne pour expliquer ce parcours, est celle des pas japonais. On ne peut sauter vers le 2e qu’en passant par le 1er.

    J’en ai voulu à ma mère, à cette société bancale envers ses enfants, au patriarcat, à l’intolérance qui est une caractéristique humaine assez prégnante, aux professionnels non professionnels….

    Aujourd’hui, j’ai compris que c’était un temps précieux qu’à 67 ans je ne pouvais plus gâcher.

    Enaé.

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