Les zèbres et les pervers



  • Les zèbres et les pervers

     verdan-francis mis à jour il y a 1 année, 3 mois 32 Membres · 103 Messages
  • Anonymous

    Member
    28 avril 2018 at 11 h 16 min

    oui Jabber, on fait avec, on fait au mieux, et on tente d’avancer. l’âge aidant ou la découverte de ce que l’on est aide aussi, j’ai beaucoup avancé ces derniers temps

    Cocotte, en effet, je commence à admettre mes lignes blanches, je ne voyais que les noires avant. Parfois, une belle rencontre peut aider à avancer, pour ma part mon ancien chef qui était sans aucun doute HP voir THP

    Pour la réincarnation, je croirais m’entendre, je dis toujours que j’ai vraiment dû être atroce dans mes vies antérieures!!!

  • pascaleg

    Member
    28 avril 2018 at 14 h 33 min

    Bonjour à tous,
    J’ai vécu une histoire quand j’avais une vingtaine d’années, lorsque j’ai emménagé à Tours, mon meilleur ami m’avait laissé les coordonnées de son pote. C’est comme cela que j’ai sympathisé avec lui, puis des sentiments sont apparus, au début s’était tout beau tout rose. On avait pas mal de sujets de discussion, Il me faisait découvrir le coin. Puis j’ai découvert sa véritable nature, Comme c’était la première fois que j’éprouvais un sentiment amoureux je pensais que c’était normal. Devant les personnes, Ma famille il était charmant, me valorisant. Lorsque j’étais seule avec lui il était cassant, me reprenant sans cesse, Il était très intrusif,voulant à tout savoir ce que je faisais à chaque seconde. J’ai fini par me déprécier, j’ai même développé un complexe d’infériorité. Un jour en allant le rejoindre à sa librairie j’ai fait la connaissance de sa mère qui m’a toisé de bas en haut, j’ai proposer mon aide, elle m’a dit que c’était bon. De retour dans la voiture, il me sort tu aurais pu passer la serpillière. Il devait insistant pour que l’on couche ensemble, me forçant à l’embrasser. Alors que je n’en avais aucune envie et c’est là que j’en ai parlé avec ma maman et que j’ai compris que ce n’était pas cela une vraie relation de couple. Il a eu aussi cette remarque que je n’étais pas assez bien comme bru car fille de gendarme et son père était entrepreneur et sa mère femme au foyer. C’était le déclic, comme je lisais beaucoup je suis tombée sur le livre de Marie Hirigoyen sur le harcèlement moral et c’est ce qui m’a sauvé. J’ai mis du temps à me relever et faire confiance à nouveau, après lui je suis tombée sur un mec violant. Heureusement à l’âge de 30 ans, J’ai eu une magnifique histoire, un joli coup de foudre qui s’est terminé. Et depuis onze ans je suis mariée et mère de deux enfants. Cela laisse quand même des séquelles car je doute de moi assez régulièrement, et j’ai du mal à m’affirmer dans certaines situations et circonstances, même si je sais que j’ai de la valeur et le droit d’exister comme m’importe quelle autre personne.

  • sophie

    Member
    28 avril 2018 at 22 h 36 min

    Quand on est zèbre, on a de fortes chances d’être attiré par un(e) pervers. D’abord, on a souvent un trop plein d’empathie pour cet être qui vient à nous avec sa personnalité perturbée. On voit tout de suite qu’il a un problème…et nous les problèmes on aime, c’est inné, et on sait comment les régler, vu que nous aussi on n’est souvent pas très “clair”…on va donc essayer de l’aider..Et en plus il est souvent complexe et difficile à cerner d’un premier abord, et ça aussi ça nous intrigue, ça nous change de la routine…on a envie d’en savoir plus…et là, c’est le drame, le manipulateur nous ayant bien attiré, il peut donc agir et se servir de nous.
    C’est statistiquement prouvé que les manipulateurs attirent les zèbres…ce qui est paradoxale si on se dit qu’avec un QI si élevé, forcement on est au-dessus tout ça…

  • maybe

    Member
    28 avril 2018 at 22 h 37 min

    Je suis passée lire ce post quelques fois sans tellement prendre le temps d’y répondre.
    Certaines choses me font écho, d’autre moins.
    Mais je fini aussi par me dire (de ma propre expérience) que dans une relation nous sommes deux. Et si finalement, nous n’étions pas nous même le pervers de cet Autre qui a partagé un bout de notre vie ?
    Je ne remets absolument pas en cause les témoignages que j’ai lu. Ils sont là, ils sont vôtre. je questionne uniquement.

    Puisque visiblement les ‘frontières’ sont faibles entre tous ces états (HPE/HPI/PN, …), sommes nous pas, nous aussi sans le vouloir des personnes toxiques pour certains autres ?

  • jabberwocky

    Member
    30 avril 2018 at 12 h 47 min

    C’est parfaitement résumé…

  • jabberwocky

    Member
    30 avril 2018 at 14 h 53 min

    On peut se poser la question @maybe, c’est un peu pour cette raison que je mets en doute l’existence des PN… ou, tout au moins, que je considère que derrière cette appellation fourre-tout, on mélange divers pathologies et comportements qui ne sont pas à proprement parlé pathologiques. Je pense que la société actuelle encourage les rapports narcissiques. Je crois que pas mal de gens, sans être véritablement pervers, peuvent mettre en place des rapports malsains par pure conformisme ou par commodité…

  • jabberwocky

    Member
    30 avril 2018 at 15 h 00 min

    Une thérapie peut aider à séparer ce qui relève des séquelles de nos précédentes relations et ce qui renvoi davantage à nos zébrures ou à notre histoire familiale @pgheloise.
    L’affirmation de soi et la pose de nos limites sont deux difficultés que rencontrent souvent les zèbres…

  • pascaleg

    Member
    1 mai 2018 at 15 h 34 min

    @jabberwocky
    Je me méfies des psy, il y a deux ans suite à des problèmes de santé qui ont nécessité l’ablation d’un organe et un deuil, j’ai vu une thérapeute qui fait une approche centrée sur la personne méthode de Carls Rogers et en 5 séances j’ai pu faire le point sur mes traumas, c’est elle qui m’a dit que j’étais une surdouée qui s’ignore, les ouvrages qu’elle m’a prêté sur le sujet ont été libérateurs, j’ai pu faire le point sur mon couple actuel et sur ma façon d’être.
    Merci pour cette remarque. 😉

  • emma

    Member
    1 mai 2018 at 16 h 49 min

    Dans le même ordre d’idée que de savoir qui est toxique pour l’autre, je remarque que certaines personnes me disent souvent de me remettre en question. Chose que je fais pourtant secrètement une bonne centaine de fois par jour. Les gens qui me disent ça, ce sont des gens à qui j’aurai eu envie de dire exactement la même chose. Ils n’ont pas de doute, eux, apparemment. Mais peut-être ont-ils raison ? Et comment déceler qui est obtus et bloque la possibilité d’échange, d’avancée : eux, moi, nous ?

  • cocotte

    Member
    1 mai 2018 at 19 h 05 min

    C’est typique du comportement du zèbre, ça, perclus de doute, il clamera pourtant une vérité sans pouvoir parfois la démontrer. Si on lui oppose une autre vérité, il faudra l’argumenter ardamment. Mais au final, aucun des deux n’aura cédé de terrain et aucune vérité ne sortira. La seule option pour éviter le conflit consiste à ce moment là à ce que les 2 cessent de tenter de convaincre l’autre… Pour la paix du ménage. Sauf qu’en fait la communication n’a pas eu lieu et le problème persiste. A la longue, ça créera de gros problèmes ….

  • maybe

    Member
    2 mai 2018 at 20 h 19 min

    @jabberwocky : Au delà de la problématique sociétale, je suis intimement convaincue que la confiance en soi, et l’égo y sont pour beaucoup dans les comportements toxiques.

  • ralesnemo

    Member
    2 mai 2018 at 21 h 25 min

    Salut !
    Je reviens sur les questionnements de Jabberwocky, j’aimerai apporter ma réflexion à ce sujet + mon expérience :
    -Un PN est-ille (indicatif inclusif) un zèbre ?
    A ça j’ai envie de répondre que oui et non. La perversion-narcissique, comme toutes les autres perversions, répond à une mécanique, une procédure relativement commune à tous les individu.e.s PN, à savoir : l’effacement de l’autre.
    Cela passe par de la manipulation morale, et comme effectivement il y a une dimension stratégique à cette attitude (ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir cerner quelqu’un au point de pouvoir détruire chaque parcelles de son être), on attribue bien volontiers un intellect supérieur aux PN.
    Or, on note des traits communs aux PN : une carence affective parentale, voire des abus.
    Donc on a deux cas de figure :

    1 – Un mécanisme d’auto-protection et de nutrition égotique dans l’autre pour combler cette carence. C’est là que le zèbre sera certainement plus représenté.
    2 – L’imitation conscient ou non du parent PN.

    Là où le terme “Pervers Narcissique” pourrait être un abus de langage, c’est que la perversion implique une forme de conscience, alors que la plupart des concernés n’y voient là que “l’expression de leur amour”, comme cette société malade a tendance à le sur-représenter comme normal, sain, romantique, pauvre petit.e chou qui a tant souffert et qui mérite de la compréhension et de la patience (Oui, je te regarde très fort “50 shades of Grey”. Toi aussi “la Belle et la Bête”.).

    Ce qui m’a attiré chez ce PN :
    Son charisme débordant. J’ai rapidement pisté l’arnaque, mais j’étais déjà dans son piège : Il m’avait rendu dépendante de lui : financièrement, moralement. A cette époque, ma famille m’avait abandonné, je n’avais nul-part ou aller. Cette infamie l’a très vite remarqué.

    A cette époque on avait droit au fameux mythe de “la meuf chiante”, et très vite ses couleuvres se sont inséminées en moi et j’ai adopté le point de vue de cette personne immonde : J’étais la fautive de ce qu’il m’a fait subir. Et pour ne pas en subir davantage, je devais me plier.

    Je me suis enfuis pendant qu’il était en déplacement à l’étranger. Une épreuve pour moi alors que je n’avais que 21 ans.

    Ses parents le traitaient davantage comme un futur héritier qu’un fils. Il répétait souvent “j’ai hâte que mes parents crèvent pour toucher l’héritage”, ce qui explique son besoin de consommer le bonheur de l’autre. Il n’est pas heureux, alors l’autre ne le sera pas.
    Etait-il plus intelligent qu’un autre : Non, mais il savait en donner l’impression.

    Ai-je été la perverse-narcissique de quelqu’un :
    Je ne crois pas avoir cherché à consumer quelqu’un.
    J’ai pu être abusive, j’étais sujette à de grosses crises de larmes, de colère en pleine nuit quand je réalisais l’abandon que je venais de subir, mais je ne cherchais pas à rendre l’autre responsable.
    J’ai rabaissé un ex, parce que je le jugeais bête (…franchement, il l’est. “Les femmes qui se font violer devraient se détendre et profiter du moment pour ne pas être trop traumatisées”. “Les guerres médiévales, c’était surtout à cause des reines qui trompaient leur mari”. “Ah non ! Je veux pas que les homos aient des enfants, ils vont en faire des homos !” – Que lui ai-je trouvé ? Bah il cachait bien son jeu au début, le bougre.).
    Je le rabaissais surtout pour le faire fuir, le simple fait de lui dire que je ne l’aimais plus et que je voulais rompre ne suffisait manifestement pas. “Non, ce n’est pas la solution” disait-il u_u.

    Je m’égare, mais quoi qu’il en soit, si j’ai pu casser des c******s au plus haut point, je n’ai jamais pu me résoudre à rester avec une personne que je finissais pas mépriser, donc je ne pense pas répondre au critères d’une PN.

    Voilou ! Désolée pour le pavé !

  • isadora

    Member
    3 mai 2018 at 12 h 44 min

    Pourquoi trop penser rend manipulable (C.Petitcollin):

    …J’en suis arrivée à la conclusion surprenante que plus on est intelligent, plus on est manipulable.
    Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager.
    Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit.
    Pire, le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit….

  • cocotte

    Member
    3 mai 2018 at 19 h 37 min

    @ralesnemo tu écris “J’ai rabaissé un ex, parce que je le jugeais bête. Je le rabaissais surtout pour le faire fuir, le simple fait de lui dire que je ne l’aimais plus et que je voulais rompre ne suffisait manifestement pas.”
    Quelqu’un qui utilise ces méthodes pour “effacer l’autre” dès lors que ce dernier fait obstacle à son bien être mais sans avoir le courage de le quitter (et reste par empathie….), c’est justement ça qui est pervers, non ?

  • ralesnemo

    Member
    3 mai 2018 at 21 h 51 min

    @cocote : Le pervers prend plaisir à torturer sa victime.
    Passer par la mesquinerie et le rabais quand on a pas le courage de quitter quelqu’un, c’est de la lâcheté, mais ça n’implique pas systématiquement de la perversion.

    Dans mon exemple, je pense qu’on aurait pu parler de perversion si à chaque fois que l’ex se sentait mal après avoir été rabaissé, je revenais vers lui en m’excusant platement, en le valorisant jusqu’à ce qu’il se sente de nouveau en confiance, pour ré-attaquer ensuite à la première occasion.
    Ce qui n’a pas été le cas.


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