Que dire de plus… que j’aime le couscous et les tajines, la cuisine indienne et vietnamienne, entre autres, que j’aime cuisiner pour voir mes convives se taire devant tant de plaisirs olfactifs et gustatifs inconnus, que j’aime la musique avant toute chose, que je barbotte au piano, au banjo et à la flûte traversière en bois, que j’ai exposé et vendu mes sculptures en galerie, que j’aime refaire le monde aux terrasses des cafés, que j’aime traîner dans les rues de Paris, que j’aime la mer et les très grandes surfaces, que des banalités en somme. Alors, suis-je étrange ? Oui, je vois bien depuis que je suis gosse que je suis en dehors du vacarme du monde, que je regarde mes congénères s’ébrouer comme un essaim d’insectes volants et rampants non identifiés, que ça me fait écrire, dessiner, que maintenant je ne souffre plus de cette mise à distance, parce qu’elle m’a offert de voir les choses à la fois du dedans et du dehors comme une sorte de drone intrusif, bref tout un tas de trucs du genre dont j’aime discuter à bâtons rompus à deux ou trois autour d’un café ou d’un verre en laissant la nuit nous recouvrir.