Problème de mémoire des apprentissages scolaires



  • Problème de mémoire des apprentissages scolaires

    a050a3517902d7e3290cbeb1ff91e3dd?s=1&r=g&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue joe44joy mis à jour Il y a 7 mois, 3 semaines 5 Membres · 6 Messages
  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    25 janvier 2020 à 16 h 03 min

    Bonjour.

    Je lance un sujet de discussion sur les problèmes de mémoire des apprentissages scolaires des hauts potentiels.

    Aillant consulté une orthophoniste et des neuropsy (pourtant spécialisé HP) je n’ai JAMAIS eu une explication auprès d’eux pour comprendre pourquoi j’étais un élève en grande difficulté à l’école car ma mémoire des apprentissages du par cœur était très mauvaise !! En plus de ma dyslexie dysorthographie. Chez moi haut potentiel et handicap se mélange.

    A l’école, j’ai très souvent compensé ma mémoire défectueuse par mes capacités de logique et d’analyse pour essayer de retrouver ce que j’ai (encore) oublié ! Souvent en faisant mes devoirs j’avais des crises de rages et de colères contre mon cerveau parce que ce “connard” ne veut pas retenir ce que je lui demande !! Adolescent il m’est même arrivé de me frapper tellement j’avais la haine, j’en avais marre de rabâcher pendant des heures mes cours et que ca ne rentre jamais !!

    A cette époque tout diagnostique de surdouance m’aurait fait crier “au fou !” tellement je me sentais être un handicapé mental. Et si cela ne venait pas de moi, les profs ou mes parents venaient me le rappeler, que j’étais une merde à l’école.

    Ma mémoire est hors de contrôle. Si ca rentre, je ne sais pas pourquoi, ca rentre pas, je ne sais pas pourquoi non plus !! Ma mémoire échappe totalement à ma volonté et je n’ai jamais trouvé de technique particulière à part faire du bourrage de crane et recopier 50 fois sur une feuille un mot de vocabulaire pour que je puisse enfin le garder en mémoire !

    Pour les langues j’ai eu des explications avec une orthophoniste puisque mes médiocres capacités dans ce domaine s’explique par une dyslexie / dysorthographie, et donc une mauvaise mémoire pour apprendre par cœur le vocabulaire.

    Mais cela n’explique pas pourquoi dans tous les autres domaines même les maths et la physique alors que c’est des matières que j’aimais, parce qu’enfin il faut réfléchir, j’avais aussi beaucoup de difficulté à apprendre les formules par cœur, les théorèmes, les tables de multiplications et pire encore répéter des méthodes de résolution d’un problème “sans réfléchir” par automatisme.

    “Comprendre ce n’est pas apprendre.” Comme j’ai lu dans un bouquin de surdoués. De mon point de vue à l’école, il n’y a pas grand-chose à comprendre mais tout à apprendre !! Et pas de chance pour moi, apprendre et mémoriser c’est bien ce qui m’est le plus difficile !!

    L’école ne valide pas des capacités de raisonnement et d’intelligence mais des capacités de mémorisation et de répétition. Bref de valider des automatismes ! Comme faire du vélo ! Ne pas réfléchir et faire les choses par automatisme ! L’école forme des enfants et des adolescents à devenir des humains robotisés. Mais où est l’intelligence à l’école ?! Même en philosophie on ne peut pas penser par soi-même et il faut faire du copier-coller de se que pense les philosophes à notre place pour avoir une bonne note !! Donc mémoriser et non réfléchir !!!

    Jeanne Siaud-Facchin écrit : “Comment en effet admettre qu’un enfant à l’intelligence remarquable puisse se trouver en difficulté sur le lieu même d’expression de l’intelligence ?” (L’école). Comment peut-on écrire une ânerie pareille !? L’école n’est pas un lieu d’expression de l’intelligence, tout simplement, il faudrait lui expliquer à cette psy. De mon point de vue, l’école n’est pas un lieu d’expression de l’intelligence, mais un lieu de bourrage de crane et de formatage. Des goulags pour enfants. (Sans parler de l’endoctrinement politique gauchiste.) Je hais l’école française et je ne m’en cache pas !

    Une preuve de mon analyse. Je ne compte plus le nombre de médecins généralistes avec lesquelles je me suis disputé, trouvant qu’ils étaient cons, bornés, sectaires, têtu et autoritaire, formaté avec des ouillières à répéter toujours les mêmes choses, sans jamais la moindre remise en question car ils se sentent l’élite de la nation, et le patient n’est qu’une merde qui n’a pas fait 7 ans de médecine, donc la ferme !!

    Pourtant de mon point de vue, certains sont vraiment des cons. Et quelle a été ma déception lorsque j’ai fais des rencontres avec des ingénieurs, (l’un très récemment) à quel point ma désillusion a été importante de me rendre compte, qu’ingénieur ne voulait pas forcément dire très intelligent ! Médecin et ingénieur, reconnu par la société comme étant des élites, ont eu la chance de faire de longues études parce qu’ils mémorisent bien les apprentissages scolaires. Rien de plus. Quelle solitude, quelle tristesse d’avoir une intelligence qui ne sert à rien dans le domaine scolaire et professionnel, une intelligence qui n’est pas valorisé par la société française !! Puisque la société française valorise les connaissances, mais pas l’intelligence !!

    Chez moi “surdoué” est synonyme de “sous-doué”.

    J’en viens (enfin) à ma question : je voudrais savoir si d’autres zèbres ici ont eu les mêmes difficultés que moi à l’école avec une mémoire rebelle qui ne veut pas obéir.

    J’aimerais comprendre ce décalage, s’il y a quelque chose qui permet d’expliquer ce genre d’handicap cognitif ?

    Quelques citations trouvées sur internet, qui semble prouver que je ne sois pas un cas isolé chez les “surdoués”. Même si j’ai toujours eu l’impression d’être un handicapé mental et non un vrai surdoué. Les vrais surdoués sont pour moi ceux qui réussisse à l’école et qui ont une brillante réussite professionnelle. Je pense que l’estime de soi est une construction impossible quant on souffre d’un handicap. Puisque la société nous rappel notre infériorité par rapport à la norme.

    Citations :

    “Ces enfants ont une très bonne capacité à comprendre mais pas à mémoriser.”

    https://www.liberation.fr/societe/2012/01/20/la-plupart-des-precoces-sont-de-mauvais-eleves-alors-qu-ils-ont-un-haut-potentiel_789669

    “Quelqu’un qui est capable de comprendre très vite un énoncé dans un domaine de compétence qu’il n’a jamais étudié et qui est capable de fournir une réponse acceptable a généralement une très mauvaise mémoire. La raison est simple: celui qui sait retrouver une réponse sans la connaître peut n’avoir jamais eu l’occasion d’exercer sa mémoire. Si personne n’a fait l’effort d’exercer la mémoire d’un tel enfant (qui utilise son intelligence au lieu de sa mémoire quand tous les élèves utilisent leur mémoire, et ce sans rien révéler), cet enfant n’aura aucune mémoire.”

    https://illwieckz.net/journal/Surdouance_facilit%C3%A9_et_handicap

    —-

    J’aime bien le terme de zèbre ou de haut potentiel intellectuel car cela permet de nommer une différence intellectuelle, des grandes capacités de logiques et d’analyses ou des particularités de fonctionnement mental et comportemental. Alors que le terme surdoué, sous-entend que je devais être brillant à l’école, avoir une super réussite professionnelle, être au sommet de la pyramide sociale, etc. Et donc cela me culpabiliserait d’avoir raté ma vie en gâchant mon potentiel !! Ou plus simplement de reconnaitre que je ne suis pas un surdoué parce que je ne colle pas avec cette caricature du génie qui réussi tout et encore moins de l’élève brillant.

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    Anonyme

    Membre
    25 janvier 2020 à 23 h 07 min

    Je n’ai pas tout lu mais as tu essayé de regarder les méthodes pour apprendre pour les surdoués ? J’en es vu dans le livre “Je pense trop”, quand j’étais jeune ça me fesait pareil, surtout que ça m’embêtais au plus au point.

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    Anonyme

    Membre
    26 janvier 2020 à 12 h 47 min

    Merci pour ta réponse. J’ai lu “je pense trop” mon livre préféré sur les zèbres, et d’autres de Siaud Facchin et de Monique de Kermadec, mais aucun ne parle de ses problèmes de mémorisation des apprentissages scolaires. Je n’ai donc pas trouvé de méthode. En 1989 quant j’ai compris que j’avais des gros problèmes à mémoriser mes cours par rapport aux autres, j’en ai parlé à un psy qui me suivait, évidement il me servait à rien dans ce domaine, je me demande encore à quoi il me servait… Hum ! C’est dire… J’ai lu un gros bouquin que m’avait apporter mon père de son travail qui parlait de technique de mémorisation pour adulte, mais absolument rien ne fonctionnait ou était transposable avec l’école.

    Peut être il aurait fallu me gaver de Ritaline enfant et ado au moins j’aurais eu du plaisir “à apprendre de la merde” (c’est comme ça que je parlais de mes cours) puisque mon déplaisir et mon stress à l’école était extrême surtout pour les devoirs. Pourtant je n’avais pas de problème de concentration à l’école, seulement à la maison car je haïssais apprendre mes devoirs. Aujourd’hui 30 ans après je n’ai pas résolu ce mystère d’une mémoire rebelle. Si c’est uniquement un problème de déplaisir et de stress donc un trouble de l’humeur dépressive (dopamine) ou un vrai problème neurologique comme la Dyslexie, une sorte de trouble mnésique jamais diagnostiqué. Je cherche encore à comprendre …

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    Momosse

    Membre
    4 février 2020 à 14 h 11 min

    J’ai “lyké” ta prose parce que je m’y suis pas mal identifié… Sauf que moi, j’ai renoncé à m’efforcer à quoi que ce soit très vite (si tant est que j’ai tenté de m’y faire à un moment donné ^^)… Mais ça, c’était aussi (beaucoup) la conséquence de mes difficultés d’interactions sociales.

    Je me retrouve dans ton profil en tes difficultés à retenir des textes et formules… Ou a ne mémoriser que des éléments disparates d’un sujet donné. On partage également le fait d’avoir eu un suivi orthophonique pour des problèmes de dyslexie. 

    Pour ma part, j’ai donc “tout fait” (ou rien plutôt, c’est selon ^^) pour me sortir de ce système d’enseignement, lui qui ne me correspondait pas du tout. 

    Au sortir de mon “cursus”, j’ai quand même obtenu un CAP (!) un peu “par accident” ; Effectivement, j’ai failli me tuer en deux roues en étant percuté par une (grosse) caisse et après un vol plané d’une vingtaine de mètre (dixit des témoins), le casque fêlé et ma mob’ en miette, je m’en suis sorti avec des égratignures, un trauma’ crânien et une entorse à la cheville… Mais du coup, l’examen final “de fin d’études” ayant lieu quelque 3 semaines plus tard, je l’ai passé avec un énorme plâtre qui a dû inspirer de la pitié à mes examinateurs (qui eux m’avaient vu mort) ^^

    Bref, j’ai toujours eu un pedigree de looser de compèt’ dans cette institution et je m’en suis échappé avec une joie non feinte ! 

    Pour la suite, inutile de te dire que j’ai galéré tout du long et puisque si tu sors d’un carcan en ce monde, ce n’est que pour mieux entrer dans un autre (armée, boulot…) mais bon, je me disperse là… 

    En mode “auto-gestion” total, j’ai tant bien que mal évolué personnellement indépendamment des autres d’une façon assez singulière (je crois) et s’agissant de ce que tu évoques à propos de “notre” capacité de mémorisation distincte (qui n’entends pas des accumulations de détails), sans avoir beaucoup raisonné sur ce sujet pour découvrir “le pourquoi du comment”, j’en suis venu à l’accepter en l’état et à me contenter de l’alimenter par ma curiosité dans des domaines très variés (la méthode la moins contraignante est toujours la meilleure en ce qui me concerne ^^). 

    Je ne retiens que peu d’informations (ça me semble)… Mais de ce “peu”-là, je tire “la quintessence” et surtout, j’ai constaté que ces souvenirs “dormants” (en ce que l’on a à peine conscience de leur existence) sont exploitables et traduisibles en connaissance globalisée et mutualisée entre toutes en quelque sorte… Ou encore, que d’un amas hétérogène d’information accumulé dans notre esprit, s’il m’est impossible de ressortir un ensemble de mono-données fidèlement régurgitées, il m’est aisé d’en retirer une cohérence générale et d’en extrapoler une conclusion viable… 

    Par ailleurs, la nature empirique de notre mémoire, si elle peut être (par conséquent) couramment prise en défaut dans une bataille de chiffres isolés, tient tout à fait la route face à des proportions (elles même facilement exploitables dans une démarche de compréhension) et il apparaît que de ne pas se vouer à des empilages de précision n’est pas un handicap mais autorise à concevoir les choses suivant une vision d’ensemble moins engoncée dans des conceptions et domaines de compétence spécifique en favorisant les ponts inter-sujets, eux qui sont propres à “débrider” une réflexion, à l’ouvrir à des champs bien plus larges… Voir, à accéder à un entendement plus grand et donc potentiellement “plus juste” (à mon sens). 

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    DarkChocolate

    Membre
    7 février 2020 à 23 h 19 min

    Bonjour,

    J’ai tout lu (et ça m’a amusé tellement on ressentait ce que tu voulais faire penser, ça fait vraiment authentique) et tu me fais penser à moi et mon frère à la fois.

    Le côté analytique et la plus grande “intelligence” pour moi et la dyslexie pour mon frère (je ne sais pas ce que ça donne pour lui côté capacités, autant j’avais été diagnostiqué précoce petit, mais lui n’avait eu que des tests avec des orthophonistes, je crois).

    En ce qui me concerne, les difficultés pour apprendre par cœur étaient liées à ce qu’il fallait apprendre: des poèmes, des chansons, des leçons de français ou des définitions, par exemple.

    Je parle plutôt de cours du primaire vu que c’était davantage conflictuel à ce moment quand il fallait réviser ça avec les parents, plutôt qu’après où j’étais plus autonome (ce qui ne veut pas dire meilleures notes).

    D’une manière générale si ça me plaisait, il n’y avait pas vraiment d’apprentissage par cœur à faire vu que ça rentrait tout de suite, par contre, si c’était le contraire…

    En particulier (et c’est resté), tout ce qui est littéraire de près ou de loin…

    Plus qu’un manque de capacité de mémorisation, c’était plutôt une inhibition d’elle si je ne voyais pas l’intérêt d’apprendre quelque chose par cœur. Comme ça me demandait un effort

    énorme pour la lever, dans ce cas, je ne voulais tout simplement pas m’y soumettre.

    L’effort à fournir était proportionnel à l’injustice que je pouvais ressentir à devoir apprendre ça/au dégoût que j’avais pour la matière/la chose à mémoriser. Ce qui pouvait vite aller très haut.

    Pour aider, le père nous défonçait et nous enfonçait (à tour de rôle ou les 2 en même temps, suivant les devoirs et résultats), ce qui, comme pour toi, aidait beaucoup, bien sûr.

    C’est ironique, s’il était nécessaire de le préciser.

    Ça a longtemps (pendant ma scolarité) été une plaie pour moi, le par cœur, d’autant que comme tu l’as signalé, c’est pas forcément le grand amour avec le fond et la forme de l’éducation que l’on est censé y obtenir.

    Après, progressivement, j’ai commencé à un peu mieux me connaître pour essayer de gérer ça.

    Comme j’avais horreur de faire quelque chose que je détestais, il fallait trouver des moyens pour en changer la vision, le ressenti que je pouvais avoir de cette chose (plus facile à dire qu’à faire) et/ou faire en sorte de diminuer l’effort à faire pour parvenir au résultat (potentiellement plus facile à faire, ça).

    Dans les 2 cas, en prérequis, je dirais quand même de se connaître, connaître ses capacités (de mémorisation, de compréhension, et à s’investir suivant la motivation).

    Dans le 1er cas: changer sa vision peut nécessiter plusieurs analyses, prendre du recul, réussir à faire passer l’objectif de réussite global avant l’aversion à la matière, au devoir; ça peut demander pas mal de travail sur soi en amont (début d’année, typiquement, où ça démarre mal)… mais le retour sur investissement se fait ensuite par une inhibition au moins partiellement levée ce qui permet d’atteindre de meilleurs résultats et/ou fournir moins d’efforts (notes qui remontent en 2e/3e trimestre).

    Dans le 2e cas: conscient que tu n’y arriveras pas (ou voudras pas), ça consiste à être plus efficace (donc atteindre les objectifs, et là le plus simple c’est de diminuer les objectifs, c’est le cas de figure de ceux qui visent uniquement une certaine moyenne) et/ou plus efficient (fournir le moins d’efforts possibles pour atteindre le résultat).

    Combien de fois j’ai entendu des professeurs d’écoles d’ingénieurs dire qu’un élève même avec un dossier moyen mais avec de bonnes notes au Bac et des appréciations du type “Peut faire mieux” les intéressaient potentiellement…

    Je vais prendre un exemple simplifié de quand j’étais en licence, 3 matières:

    – Contrôle de gestion (I love it, des chiffres en plus <3),

    – Management (Théorie des organisations, etc. Rien de concret, on nage en plein abstrait, et ça manque de chiffres, surtout, donc berk),

    – Droit du travail (0.0001% de chiffres, à retenir plus que du calcul, en plus, et 1 trieur et demi de cours plus un livre de 600-700 pages contenant plein d’articles de droit, de définitions à connaître par cœur, de seuils et j’en passe. Que du bonheur en perspective. Ou une invitation à acheter une corde au plus vite).

    Côté travail perso attendu en moyenne par les professeurs, ça pouvait se résumer à ça pour avoir de bons résultats (disons 16+ en moyenne générale), en heures par soir:

    – 1h de contrôle de gestion,

    – 1h30 de management,

    – 1h30 de droit.

    Je parle bien de moyennes.

    Problème: en terme d’effort, pour moi, ça représentait ça (pour 1h de travail):

    – Contrôle de gestion = 0.2 à 0.4

    – Management = 2 à 6

    – Droit = 4 à 8

    Évidemment, je n’avais pas vraiment envie de ressentir l’équivalent de 80-120h de travail par semaine sur des matières que je n’aimais pas pendant 1 année complète.

    Du coup, il a fallu optimiser (je me retrouve à faire du contrôle de gestion dans mon exemple, signe qu’il était bien choisi :D).

    Déjà, réussir à estimer le travail à fournir en moyenne (nombre d’heures) pour quel résultat (8-10-12 ou plus), en particulier avec les épreuves de fin d’année à l’esprit (et donc le volume de cours et la complexité des notions à voir). Ça nécessite d’avancer un peu dans l’année pour affiner l’analyse.

    Ensuite, savoir quel résultat on veut (donc quelle note), et enfin bien connaître ses capacités et son fonctionnement pour être le plus efficient possible.

    L’objectif à atteindre doit aussi être jugé à la lumière des efforts nécessaires pour justement l’atteindre.

    Exemple: (en heures réelles) 25h de par cœur pour avoir un 10 en droit, 70 pour avoir un 12, etc. (fonction quasi exponentielle vu la tonne de choses à savoir alors qu’on n’est évidemment pas interrogé sur tout).

    Un moyen (avéré) de réduire l’effort à la maison étant aussi d’être autant que possible (pas facile quand c’est inintéressant et soporifique) attentif voire actif en cours.

    Je visais à peu près la moyenne durant l’année pour le management et le droit, ce que j’ai à peu près eu en travaillant très peu (principalement les exercices à rendre, et vraiment a minima la théorie). Par contre, j’ai eu des notes correctes en droit et management pour les épreuves, alors qu’au final, je n’ai dû passer qu’une vingtaine d’heures d’apprentissage par cœur pour chaque matière, sur l’année.

    Je m’en suis mieux sorti que certains qui aimaient le droit, avaient de meilleures notes que moi durant l’année et le travaillaient régulièrement. Là où je me cantonnais à de la révision en urgence au dernier moment avant les évals pour faire sauter le barrage de l’aversion de la matière et apprendre rapidement.

    Bien identifier les choses stratégiques à connaître (celles nécessaires/qui tombent souvent), bien estimer d’un point de vue plus macro ce qui va tomber pour des épreuves finales (vaut mieux avoir de l’info viable et du recul sur plusieurs années, pour ça) tout en prévoyant quelques roues de secours, des fois que ça ne tomberait pas sur les points qu’on a le plus travaillés.

    Et mettre le paquet quand les freins ne sont pas là.

    Ça restera une de mes plus belles réussites scolaires quand je pense à tout ce temps de travail économisé (en heures réelles et ressenties) sur des matières que je ne pouvais pas piffer.

    Ce sont des pistes, que tu as dû sûrement déjà essayer ou appliquer, j’imagine.

    Je t’aurais proposé d’essayer des moyens mnémotechniques ou d’essayer (par la logique) de te souvenir comment être capable de trouver de nouvelles notions (quand c’est possible, comme tu parles de la physique, notamment).

    Je sais que je retenais mal certaines formules (pas forcément compliquées) donc je me basais toujours sur des connues et avec les unités ou des repères j’arrivais à retrouver celles manquantes.

    En tout cas, c’est sûr que combien de fois ça peut être frustrant de devoir apprendre des choses par cœur, alors qu’elles ne serviront pas ou qu’en conditions réelles, tu aurais de la documentation pour trouver tes informations, de toute façon?

    Encore plus maintenant avec la googlisation de la société.

    Pour ce qui est de mon frère, c’est plus simple et rapide: c’était compliqué, très compliqué.

    Pas de solution miracle, devoir faire, faire et refaire. Même sur des matières qui lui plaisaient davantage, il avait des problèmes de compréhension sur les énoncés, donc les résultats n’étaient pas vraiment là, et j’en passe (il avait aussi des soucis similaires aux tiens).

    Je n’aurai pas beaucoup de pistes à ajouter de ce côté.

    Si ce n’est qu’avoir passé beaucoup de temps avec une orthophoniste lui a permis de réduire ses difficultés (même si ça n’a pas tout corrigé).

    Quelques questions me viennent à l’esprit:

    – Tu as davantage parlé de ce que t’ont apporté (ou pas) les psys, qu’en est-il de l’orthophonie, justement ?

    – Est-ce que ces/des blocages étaient liés à un traumatisme, est-ce que tu as constaté que ça s’était amélioré ou aggravé à un moment ?

    – Sur ton profil, tu as mis que tu as un bac +4, comment as-tu géré les études supérieures ?

    – Et une question qui peut sembler plus triviale: combien de temps t’a-t-il fallu pour rédiger ce message (2h en ce qui me concerne) ?

    En espérant que ce message aura pu t’aider ne serait-ce qu’un peu ou t’apporter quelques idées.

    Note: pour ce qui est d’une moins bonne mémoire avec le temps, si on ne l’utilise pas, c’est pas faux. Ça vient de la plasticité cérébrale: c’est un peu comme les muscles, si tu ne fais jamais d’effort, tu ne seras pas musclé (certes, tout le monde n’est pas aussi bien loti).

    Après, en la travaillant, ça peut se corriger (comme les muscles, encore une fois; d’ailleurs il faut que je m’y mette 🙁 ).

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    joe44joy

    Membre
    8 février 2020 à 12 h 16 min

    Bonjour,

    Ptite réponse Perso. Je crois qu’on est tous différent sans parler de zebritude.

    Moi pareil je retiens pas à long terme, j’apprenais par cœur la veille ou l’avant veille des contrôles quand le prof voulait du par cœur pour les bonnes notes.

    Sinon, je retiens en gros et de manière floue ce qui semble ne pas donner confiance aux autres c’est sûr et certain. Mais j’aime pas dire de travers je préfère “citer”. Bref, je me réfère à mes écrits que je relis et que je peux débiter dans les 48h00.

    J’ai construit ce système de mémorisation en fonction de mes outils ne voyant pas de porte de sortie à mon problème. Voyant que cela apportait du résultat.

    Après je me rassure en me disant que je m’intéresse à trop de choses en même temps pour pouvoir tout retenir en précision.

    Ce foisonnement ça donne une belle ouverture d’esprit et surtout ça occupe notre esprit qui a soif de découverte.

    À bientôt,


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