Et si (oui je sais, avec des si…) on ne subissait pas autant le monde ?…



  • Et si (oui je sais, avec des si…) on ne subissait pas autant le monde ?…

     Momosse mis à jour il y a 4 mois, 1 semaine 6 Membres · 40 Messages
  • Momosse

    Member
    19 novembre 2019 at 3 h 42 min

    Le “on” de mon titre s’applique aussi à moi (qui ne suis pas diagnostiqué) car même sans être formellement “étiqueté” en tant que zèbre, je ne me “retrouve” pas plus en ce modèle de société et au regard des “codes” (terme générique) qui la régissent notamment. Or, pour avoir trainé pas mal sur des sites dédiés aux “profils rayés”, j’ai observé que nombre de ses membres étaient affectés et/ou franchement en souffrance relativement aux rapports compliqués qu’ils avaient avec ce monde qui est fondamentalement conçu par et pour des “normo-pensants” (ne les comprenant pas ou mal (les HPI n’appréhendant ces développements qu’avec grande difficulté pour leur part))…

    Cela m’a amené à m’interroger à ce propos et à éditer ce sujet :

    Et si les 2 ou 3 (ou 4 ou 5…) % de la population qui rassembleraient en “troupeaux” ces zèbres (tous ou la plupart) devenaient inopinément plus à l’aise dans les interactions sociales ou qu’ils deviendraient subitement devenus mieux détectés-acceptés au sein du système actuel (pour rationaliser le concept) permettant en cela une bien meilleure intégration de cette petite frange de la population à fort potentiel au sein de notre société (selon son modèle occidental on va préciser)…

    Qu’est-ce que cela changerait d’après vous (dans ce “nouveau” monde) ?… Qu’elles sont les implications que vous verriez sur les développements futurs qui découleraient de cette plus grande place qui vous serait accordé ?

    Mon interrogation porte plutôt sur les modifications sociétales mais si vous voulez souligner de potentielles conséquences “périphériques”, libre à vous de les exprimer…

  • jabberwocky

    Member
    19 novembre 2019 at 11 h 08 min

    Je crois momosse que pour l’essentiel, le mal-être des HP tient dans 2 choses. La première, et sans doute la plus importante, l’absence de tuteur ou de référent pendant l’enfance ou l’adolescence qui soit à la hauteur dans leur développement. La seconde, un détection tardive , une fois adulte, qui vient finalement tout remettre en cause.

    Il me semble donc que s’il y avait plus de HP cela ne changerait pas grand chose.

  • jasper

    Member
    20 novembre 2019 at 1 h 18 min

    @momosse je ne comprends pas très bien ton idée, car tu parles à la fois du troupeau des zèbres, de l’amélioration de l’espèce et d’une meilleure acceptation par les normopensants. Si je t’ai bien lu, tu voudrais en quelque sorte que “tous les surdoués” deviennent meilleurs communicants pour former un groupe de meneurs, et que d’autre part les normopensants soient plus accueillants ?

    L’idée du troupeau n’est pas très joyeuse. Elle reprend l’idée que tous les surdoués sont vraiment assimilables par leur ressemblance – j’imagine que ce sont les zébrures – aux zèbres-animaux, ce qui n’est pas vrai du tout. Ils sont beaucoup plus diversifiés que ça. Et sans les zébrures qui permettent de dire sans se tromper qui est zèbre et qui ne l’est pas.

    D’abord parce que le modèle surdoué n’est pas clairement défini. Il y a une ribambelle de caractérisations possibles des surdoués, depuis la note au Q.I. jusqu’à la vitesse de conduction de l’influx nerveux. Ce à quoi, comme tu le dis, il faudrait rajouter tous les surdoués non testés qui ne se reconnaissent que dans un certain mal être. Et qui ne sont peut-être pas surdoués.

    Ensuite parce, même en filtrant les surdoués avec un test comme le Q.I., on trouvera forcément plein de caractères différents parmi les élus, et qu’on a donc plus ou moins envie de vivre ou de communiquer avec les uns ou avec les les autres. Personnellement, il y a plein de surdoués avec qui je n’ai pas du tout envie de faire des choses, ici, et dans la vraie vie.

    Qui plus est , on n’arrivera pas forcément à un ensemble de gens qui veulent améliorer le monde, ou la société. Tous les surdoués ne sont pas bons, gentils, humains, bienveillants parce qu’ils sont intelligents. Il sont même parfois singulièrement dépourvus d’empathie émotionnelle, même s’ils compensent leur déficit par une intelligente maîtrise de l’empathie cognitive.

    Donc, l’idée d’apprendre aux normopensants comment accepter les surdoués n’est pas trop possible si la typologie n’existe pas vraiment. A fortiori s’il faut aider une minorité à atteindre une meilleure sociabilisation, alors que, finalement, cette minorité n’apporte pas toujours des éléments positifs pour la majorité.

    D’autre part, si les surdoués représentent 2% de la population, ça n’est pas à la population de les gérer. Ne pas les rejeter, ok. Les écouter … c’est déjà pas simple. Mais  en faire des maîtres à penser, c’est impossible.

    C’est donc aux 2% de s’adapter.  Et, pour te donner un  exemple personnel et plus facile a identifier, pour ma part je suis un peu plus grand que la moyenne, je n’aurais pas l’idée de demander qu’on fasse des métros plus hauts pour arrêter de me fracasser le crâne dans les trucs qui pendent du plafond.  Surtout qu’on pourrait mettre les plafonds à 2m10, il y aurait toujours un basketteur pour réclamer qu’on monte encore plus les portes. C’est donc à moi de faire attention, et en contrepartie, je rigole intérieurement quand je vois les gens plus petits, qui ne se cognent jamais, se hisser sur le bout du bout de la pointe des pieds pour attraper du bout des doigts la dernière boîte tout en haut du rayonnage d’un magasin.

    Ce que l’on ne peut éviter, il faut l’embrasser. C’est d’autant plus facile qu’un surdoué a quand même en principe un potentiel intellectuel favorable. Il a largement le temps de réfléchir à la manière de se mettre au niveau de son entourage pour communiquer. Même s’il n’y trouve pas son compte en qualité de relation, ça peut suffire pour fonctionner.  Et, de toute façon,même si le normopensant fait tous ses efforts pour essayer d’apporter au surdoué ce dont il a besoin, il ne va pas y arriver.  Il peut apporter beaucoup de choses intéressantes, mais le compte n’y est jamais à la fin.

    C’est donc important de trouver des personnes à qui parler et qui fonctionnent de la même manière. C’est agréable et ça assainit les méninges, mais on ne fera pas le monde avec elles.

    Je pense donc que en ce qui concerne le monde normal, c’est mieux d’essayer de s’y adapter, sans trop s’énerver. C’est pas facile, bien sûr, mais ça évite d’être dans l’attente ou l’espoir du “ça irait mieux si …….” .

    Je ne suis pas le mieux placé pour donner des conseils, parce que j’ai parfois un peu tendance à être très désagréable avec mon entourage quand il ne me comprend pas, mais je crois que c’est ce qu’il faut quand même essayer le plus possible, pour ne pas tomber dans le désespoir, l’aigreur, la plainte ou, simplement, l’inaction.

     

  • Momosse

    Member
    20 novembre 2019 at 2 h 53 min

    @jabberwocky :

    Si on admet que les HP sont de toujours mal intégrés au sein de la société (peu importe les raisons ici) et que l’on imaginerait (arbitrairement) qu’ils le deviendraient “inopinément” (pour permettre mon interrogation et pour fantaisiste qu’elle serait) écrivais-je…

    Après, j’entends ce que tu évoques ; Tu exprimes que de s’attacher à les identifier plus efficacement les montrerait plus nombreux que la fourchette des 2 à 5% que je retenais et que néanmoins, leur insertion ainsi favorisée au sein de notre société n’aurait qu’un impact négligeable sur celle-ci… Peux-tu développer ?

    @jasper :

    Merci pour ta contribution. Par ailleurs, je souscris à énormément que ce que tu émets. Ne vois dans mon “troupeau” qu’une façon ironique mais dénuée de malveillance de trouver un raccourci à un groupe d’individu donné (fusse-t-il nébuleux) auquel ma personnalité fait que je ne souhaite qu’on me réduise moi-même…

    Je sais que la définition d’un “zèbre” est délicate parce que non clairement définie et que cette terminologie peut concerner-englober des profils diversifiés. Tu as raison de noter que la logique selon laquelle une minorité aurait une voix prépondérante sur une majorité est “très discutable” (pour laisser quand même ouverte toutes discussions ^^) et même si le monde réel nous donne une profusion d’exemple de cet état de fait…

    Pour autant et en gardant en tête que je ne présume de rien personnellement s’agissant de cette même prépondérance (ni concernant “l’amélioration de l’espèce” ou autre) puisqu’à ce propos, j’adresse spécialement cette interrogation à “qui veut bien”… Essaye malgré tout de concevoir qu’un ensemble d’hommes et de femmes dits “zébrés” (de par leur mode de fonctionnement intellectuel singulier (globalement identifiés)) se trouveraient admis et seraient étonnamment plus volontiers et volontairement insérés dans notre système communautaire… Qu’adviendrait-il en cette hypothèse ?

  • Anonymous

    Member
    20 novembre 2019 at 7 h 10 min

    Une petite question : pourquoi vouloir être toujours dans des cases aujourd’hui : PN, HP, Zèbre, normaux-pensants, surdoués…etc. ???!!!

    Même si cela peut aider à mieux se comprendre, je crois qu’il faut ensuite oublier car nous sommes en constante évolution ou régression selon le moment, le contexte et les personnes que nous côtoyons…

    De même qu’une personne intelligente ou bête ne l’est que par moments…l’intelligent peut faire de grosses bêtises et le bête est parfois futé !!!

    Rien ne semble figé… heureusement… cela rend la vie plus légère…

    Belle journée à tous !!!

     

  • jasper

    Member
    20 novembre 2019 at 8 h 09 min

    ah ah ah @momosse tu m’as bien fait rire, de moi-même. Je me retrouve dans la situation de l’arroseur arrosé…

    En bon perfectionniste, avant de répondre à ta question, j’ai commencé par vouloir tout recadrer et me placer en terrain favorable. Mais j’ai “oublié” de répondre à ce dont tu parlais…. bel acte manqué que tu as très élégamment recadré à ton tour.

    Ca va faire une belle introduction à une analyse de la situation, que je te dois maintenant que je me suis jeté à l’eau, en me placant dans le cadre de ton paradigme: ” et si…..” .

    Laisse moi quand même le temps de, officiellement, trouver un clavier plus confortable que celui de mon téléphone et, officieusement, d’aller retrouver mes esprits après cette petite douche froide du matin qui m’a bien réveillé a la sortie de ma couette !

  • Momosse

    Member
    20 novembre 2019 at 8 h 39 min

    @maryse :

    Tout à fait en phase avec toi sur la “volatilité” de la pertinence… Et donc aussi de la connerie que peut montrer un individu indépendamment de son “level” intellectuel… Même si on observe que certains sujets sont plus enclins à se montrer plus naturellement attirés par un côté que par un autre (on va dire) ^^

    Idem s’agissant de cette propension que tu relates et dont je me sers objectivement (pour me faire comprendre) qui consiste à vouloir cataloguer (en l’occurrence) les psychologies des personnes en fonction de leur singularités rapportées à une norme (elle-même susceptible d’évoluer très vite) qui serait partagée par le plus grand nombre d’entre nous (puisqu’on est tous des êtres humains (jusqu’à preuve du contraire ^^)) ; Cela ne me plait pas mais bon, j’utilise ces terminologies pour être entendu en ce qu’elles sont (qu’on le veuille ou non) communément admises.

    Concernant “la légèreté de la vie”… Là on se distingue notablement “malgré” notre entendement sur tes estimations que je viens de reprendre (il semblerait). Pour ma part, que ce soit déplorable ou non, je ne perçois absolument pas cette vie comme “légère”… Et à vrai dire, je me garderais bien d’évaluer de la sorte ce monde-là en l’état en considérant ce qu’il induit d’injustice, de souffrance et de noirceur permanente. Non pas que je le résume à ces réalités en ignorant ses beautés mais je ne conçois pas que l’on se sente “heureux” dans un tel cadre simplement parce que cela induirait que l’on oublie tout le reste… Et comme je suis, je ne veux m’attacher qu’à être lucide et conscient de son entièreté au mieux de mes capacités. Cela n’excluant pas toute notion de “légèreté” (je sais déconner aussi à l’occasion), reste que les hommes ont quand même fait de cette planète un gigantesque merdier et outre le fait d’avoir besoin de s’en éloigner par la pensée et pour son confort personnel, on ne peut (selon moi) jamais s’en exonérer complètement.

  • Momosse

    Member
    20 novembre 2019 at 8 h 55 min

    @jasper :

    L’élégance n’est pas “toujours” (souvent) mon fort mais j’ai vu dans ta démarche des procédés qui ne me sont pas étranger (^^) et ce serait con de ma part de m’y arrêter plus en connaissance de cause, d’autant que tu m’as montré ton intérêt et que j’attends des positionnements à la suite de mon sujet… Comme j’en espère un (étayé) de la part de jabberwocky . . .

  • jasper

    Member
    20 novembre 2019 at 10 h 21 min

    @momosse, pour répondre à ta question (“comment le monde serait dirigé si les surdoués avaient voix au chapitre”) sans en mettre des tonnes, je repars de ce qui m’apparaît comme avantages et inconvénients de ce qui fait la pensée d’un archétype de ‘surdoué’. Cette case ou l’on range les surdoués n’existe pas en réalité, mais j’ imagine quelqu’un qui rassemblerait pas mal de caractéristiques qui sont prêtées ca et là aux zèbres. Tout le monde ne peut pas se retrouver dans cette description qui est celle d’un surdoué théorique à la fois idéal et pétri de défauts.

    J’ai fait deux listes et résumé en une toute petite phrase la tendance qui s’en dégage. Sinon il faudrait un bouquin, et il y en a déjà assez comme ca pour que tout soit bien embrouillé.

    AVANTAGES

    – analyse plus profonde des situations. Moins de reactions adhoc.

    – production d’idée plus intuitive, pensée parallèle.

    – forte influence de l'”intelligence inconsciente”

    – solutions plus holistiques/syncretiques. Perception globale.

    – peut-être plus de bienveillance pour la collectivité.

    – capacité à prendre en compte un grand nombre de détails.

    – solution globalement mieux construites.

    – solutions plus originales, plus créatives.

    – reflexion multidisciplinaire.

    – rapidité de la pensée, venant de ce que beaucoup de réflexions proviennent d’une espèce d’intuition, plus que d’un véritable cheminement logico-déductif.

    – mode de rangement/tri/structuration des choses en hyperliens -> beaucoup de connexions entre tout.

    – ouverture d’esprit et curiosité

    – une certaine forme d’empathie ou de compassion, adaptation aux besoins des autres.

    – prise en compte de l’intérêt général.

    DONC : on s’attend à la mise en place de solutions politiques ou techniques plus durables, plus justes, plus disruptives, mais plus complexes. C’est super.

    DEFAUTS

    – difficulté à expliquer le pourquoi de ce qu’il pense.

    – profondeur de pensée qui est lente à exprimer, lenteur à opposer a la pensée en rasoir d’ockham nécessaire à l’opérationnel, et qui vire a priori tout ce qui va vers le plus compliqué.

    – complexite difficile à comprendre dans sa globalité par les autres parties prenantes (d’ou dérive autoritaire qui met les autres en mode passif-agressif)

    – tendance à ne pas finir les réalisations, découragement face à toutes les résistances qui sont rencontrées et qui semblent insurmontables.

    – tendance a ne pas démarrer par crainte de ne pas finir  (procrastination)

    – trop d’importance donnée à la résolution de problèmes collatéraux et pas forcément à l’ordre du jour, manque de hiérarchisation.

    – pas d’ébarbulage des sous problemes -> complexification -> analyse inutilisable pour les autres.

    – Difficulté à ranger les idées, le fonctionnement des autres est en listes, le surdoué fonctionne en arbres. Si l’on cherche à créer une base de connaissances, (nécessaire a un travail en groupe qui perdure dans le temps) le surdoué va organiser les informations d’une manière incompréhensible pour les autres (y compris les autres surdoués, et meme pour lui même dans quelques années)

    – Organisation cognitive volatile, reconfiguration permanente qui déroute l’entourage.

    – Parfois adepte d’une démarche “préscientifique” , qui peut mal finir, en pensée magique, ou pseudoscientifique.

    – tendance à la suradaptation, ce qui le conduit à donner raison au dernier qui parle, ce qui est gênant dans une conduite de projet de groupe.

    – tendance à s’occuper des affaires des autres pour les aider / rôle de sauveur. -> ca n’aide pas à la résolution des conflits.

    – tendance à rejeter trop brutalement, les idees des autres qui leur apparaissent comme insuffisantes par rapport à ce qu’ils ont dans la tete. Sans pouvoir argumenter leur refus de facon recevable.

    – tendance à répondre aux questions par dix nouvelles questions sur la question.

    – mode d’expression écrite et verbale avec beaucoup de divergences (par exemple : les parenthèses (qui pourraient entre remplacées par des S-expressions (comme en langage LISP (qui est imbitable pour certaines personnes(mais merveilleux de précisions (car fonctionnel) pour d’autres (et paf  pour momosse( ) ))))

    Donc on a quelqu’un qui ne fonctionne pas dans le monde réel. Pour que ca marche, il est nécessaire qu’au rôle de générateur d’idées de la surdoué team soit ajouté une batterie de personnes capables de transformer ces idées pour les rendre opérationnelles, pour les transmettre, les argumenter et les défendre, et que ces personnes travaillent en confiance avec le troupeau de zèbres. Comme ça les coupes franches nécessaires aux décisions peuvent être prises sans accrochage.

    Donc c’est super dans le cadre d’un “et si” assez compliqué à constituer, à savoir sous réserve que les normopensants ne se vexent pas des éventuelles surefficiences des surdoués, par exemple qu’ils ne se vexent pas si l’idée qu’ils proposent est beaucoup moins intéressante que celle du surdoué, et que, de leur coté, les surdoués acceptent que leur idées soient simplifiées par rapport à ce qu’ils ‘ressentent’ dans leur pensées,  pour rendre celles ci digestibles par tout le monde.

    Et là ca doit pouvoir donner un monde pas trop moche … peut-être … il reste encore à voir quelle idéologie il a au fond du crâne, car “le surdoué” n’est pas infaillible non plus.

    merci de faire passer ce texte à une équipe de gens pragmatiques pour nettoyer tout ça.

     

     

     

     

  • Anonymous

    Member
    20 novembre 2019 at 10 h 40 min

    De la légèreté…bien sûr que la société est souvent lourde et empreinte de souffrances en tous genres… mais c’est justement pour cela que je m’efforce à la rendre plus “légère”…c’est un travail de chaque jour…car sinon cela devient vite invivable…comme l’a si bien dit Nietzsche : il ne faut pas trop regarder la noirceur car elle aussi nous regarde…ou quelque chose d’approchant, je n’ai pas retrouvé la phrase exacte…voulant dire par la il me semble que l’on risque d’être emporté par la noirceur et son néant pour peu qu’on lui accorde trop d’attention…

    Belle journée à tous

  • Momosse

    Member
    20 novembre 2019 at 12 h 43 min

    @jasper et @maryse … Je suis passé par ici mais je manque de temps pour me prononcer tout de suite ; Ce sera fait dans une douzaine d’heures.

  • Momosse

    Member
    20 novembre 2019 at 21 h 27 min

    @maryse :

    On touche là aux ressentis personnels et les miens me conduisent à prendre mon environnement comme il est, avec ses pesanteurs et ses cruautés notamment, sans avoir besoin de l’édulcorer ou de détourner le regard de “sa noirceur”. Ce mode d’approche n’affecte pas (je crois ^^) trop ma santé mentale et je ne suis pas en demande de moyen de “décompresser” (qui me sembleraient plutôt susceptible de me déconnecter d’une réalité que je ne souhaite jamais perdre de vue). Je conçois que chacun s’adapte à sa façon mais véritablement, dans ma conception, le terme “légèreté” est fondamentalement à bannir rapporté à quoi que ce soit qui aurait à voir avec notre vie ici-bas dans ce contexte-là… Outre le fait qu’en sus, j’avoue rattacher ce mot (à tort ou à raison) à des notions à connotation plus spécifiquement féminine en lesquelles je ne me retrouve pas d’une façon assez profonde.

    @jasper :

    J’abonde dans ton sens lorsque tu fais ressortir que l’amélioration de l’intégration de HP dans un (notre) modèle de société devrait être “accompagnée” par des “normaux-pensants” qui “filtreraient”, guideraient (relativement) et traduiraient leur communication ou qui orienterait leur flux de raisonnement aussi par des outils ou un système organisationnel distinct qui leur serait plus adapté… Mais sans se départir de l’idée d’ensemble que leur insertion dans un système n’a de sens que dans le cadre où on accepte que c’est de leur particularisme que proviendra l’apport de leur mode de pensée et que s’il est parfois utile de rappeler une ligne directrice ou de retranscrire dans le concret des réflexions qui peuvent être “éparpillées” et qu’un champ-cadre de compétence doit être défini et respecter, il faudrait surtout se garder de trop brider ou de dénaturer-normaliser ce qu’ils concevront au risque de perdre tout le bénéfice attendu que leur fonctionnement singulier pourrait effectivement amener.

    Par ailleurs, je crois (sans me sembler être idéaliste pour autant) que les interactions “normo-anormo-pensants” devraient être possible très rationnellement et juste à considérer les intérêts communs partagés par chaque groupe ; Les uns désirants être mieux pris en compte dans l’ensemble socio-structurel existant et prédominant, et les autres prenant progressivement conscience de ce qu’ils pourraient retirer de visions conceptuelles étendues et des capacités intellectuelles “revisitées” que l’entendement de ces “zèbres” autoriserait.

  • Anonymous

    Member
    21 novembre 2019 at 8 h 17 min

    Peut-être ai-je parlé de recherche de légèreté non pas pour édulcorer ni détourner le regard de la noirceur mais dans une démarche peut-être idéaliste voire utopique d’améliorer la qualité de vie…a une époque ou la plupart parlent de la qualité environnementale, du réchauffement de la planète et du bien-être des animaux, il semble que l’on ai oublié le bien-être des êtres humains…

    Aussi pour avoir traversé de dures épreuves ainsi que la maladie…ma conscience d’un monde à changer pour une qualité de vie relationnelle plus chaleureuse et positive m’importe…

    Le monde s’est durci et la douceur ainsi que le respect de chacun semblent avoir disparus complètement…

    Belle journée à vous tous

  • jasper

    Member
    21 novembre 2019 at 10 h 12 min

    le probleme @momosse est qu’il faut se mettre a la place des ‘autres’ pour les comprendre :

    Peut-être qu’ils sont très bien comme ça et que les surdoués viennent  apporter des solutions à des problèmes que ‘les autres’ ne voient pas ? Donc en fait les surdoués rajoutent des problèmes supplémentaires !

    De plus, d’une manière générale, quand tu veux relier des systèmes très différents, tu est obligé de limiter leur interaction à leurs caractéristiques communes.  Donc tu limites les performances des deux dans cet échange. (mais tu augmentes la performance globable du nouvel ensemble)

    Ca demande donc de brider-dénaturer-normaliser ce que chacun est, de chaque coté, dans le cadre de cette interaction. Bref : chacun doit y mettre du sien, et c’est l’ensemble hybride qui va mieux fonctionner.

    Donc on n’est pas dans une logique ‘les uns doivent être reconnus, les autres doivent les laisser faire’ mais dans une logique ‘les uns et les autres doivent accepter de réduire leurs performances pour que l’ensemble fonctionne mieux.’  Si la balance penchait complètement en faveur des surdoués, ce serait donc entièrement à eux de descendre au niveau des ‘autres’.

    Mais, je ne suis par ailleurs pas convaincu que tout fonctionne dans le même sens. Il faut aussi réaliser que c’est pas simple d’interagir avec un surdoué quand on ne l’est pas : il faut le laisser un peu partir dans ses détails et ses interrogations, admettre qu’il a peut-être raison sans pouvoir le prouver, etc etc..  Alors que c’est parfois inutile. Ca demande donc aussi un grand effort au non surdoué, et le surdoué, lui aussi, a beaucoup de choses à apprendre dans monde des ‘autres’.

    D’où l’intérêt de la détection le plus tôt possible, et d’une prise en charge intelligente, pour aider les surdoués à naviguer d’une façon naturelle, pour tout le monde, dans un monde qui leur semble assez chaotique.

     

     

     

  • Momosse

    Member
    21 novembre 2019 at 11 h 35 min

    J’ai exposé mon point de vue et souligné en quoi il se distingue du tiens mais je ne te juge “coupable” de rien si ce n’est de voir les choses diversement éventuellement ^^ … D’ailleurs, tes mots me le confirme encore ; L’idéalisme ne m’est pas totalement étranger, cependant mon enclin à la rationalité se confronte souvent aux “belles idées” qui peuvent traverser mon esprit et sans renoncer à toutes, je m’emploie à les considérer sous un oeil pragmatique, lui qui s’accommode mal avec des conceptions trop “légères” ^^

    Je crois partager ton sentiment sur cette société qui tendrait à privilégier l’éveil d’une (pseudo-)conscience nouvelle (pertinente en plusieurs points au demeurant) qui peut être malsaine en ce qu’elle en vient à brouiller notre système des valeurs (celui commun à l’humanité) et sous couvert de se préoccuper de tous on s’offusque d’un rien ou encore (oui), jusqu’à mettre la cause animale (qui mérite qu’on s’y intéresse) devant les destins de nos congénères.

    Accessoirement, j’ai moi-même été éprouvé par la maladie (un lymphome pour lequel je suis toujours en rémission) il y a quelques années mais cet épisode n’a pas véritablement eu d’impact sur ma vision personnelle de l’extérieur, ma perception n’a pas changé après cet évènement et ce, au contraire de beaucoup de témoignage dont j’ai eu connaissance à ce moment. J’ai réfléchi à ce propos et j’en suis venu à penser que si cette affection potentiellement mortelle n’a pas suffit à altérer ma perception, c’est parce que je ne l’ai foncièrement considéré que (simplement) comme un emmerdement de plus à devoir supporter dans ma vie ici-bas ^^

    Et pour l’histoire que le monde se durcirait ou “qu’il n’y a plus de respect”, voir que “c’était mieux avant”… Je te laisse libre de l’appréhender ainsi à titre individuel si tel est ton ressenti mais ce sont à mon sens des évaluations très éloignées de tout fondement avérés tant les époques successives de l’humanité nous ont démontrées que si une constante invariable était à retenir d’elles, c’était bien l’aptitude exceptionnelle qu’ont eu de tout ans les hommes à se malmener les uns les autres ^^


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