

Psychologie du zèbre
La psychologie du zèbre / surdoué / Haut Potentiel Émotionnel (HPE) / Haut Potentiel Intellectuel (HPI)…... View more
L'ennui, notre pire ennemi ?
-
L'ennui, notre pire ennemi ?
Bonjour,
Je pense beaucoup à mon ennui en ce moment, que je sens de plus en plus présent.
Cet ennui se manifeste sous plusieurs formes, mais dans tous les cas, il s’enracine selon moi dans le manque de désir associé.
Manque de désir dans le travail, dans le couple…
Je me rends compte que pour combattre cet ennui et combler d’une autre façon ce manque de désir, je fais appel à des subterfuges, au quotidien sous forme d’addictions : les écrans, les jeux, ou par exemple l’alcool ou la clope que j’utilise pour combler l’ennui profond que je ressens la plupart du temps pendant une réunion amicale.
Pendant un temps, j’ai choisi de me “laisser vivre”, de me laisser aller à ces subterfuges pour un temps, pour contrer ce sentiment d’ennui débordant.
De façon plus rare, j’ai tout de même réussi à retrouver un désir vif, une absence d’ennui durant plus que quelques heures : me barrer sur un coup de tête, me déconnecter du quotidien et de mes proches, et faire ce qui me plaît. Là, je me suis réellement senti comme “reconnecté avec moi-même”. D’autant plus qu’alors, je ne ressentais même plus le le besoin de faire appel à une quelconque addiction : pas besoin, le présent me captivait suffisamment, de par le côté inattendu, aventureux. Mais alors, je suis en mouvement perpétuel : aucune attache, pas de contexte de couple, pas de travail : cela ne me semble pas une solution viable.
Certaines personnes usent selon moi de ce même genre de méthodes et pour les mêmes raisons lorsqu’ils choisissent de fuir leur quotidien de façon temporaire en concrétisant des actes qui le remettent durablement en question : quitter son travail pour un autre, simplement partir en congés sur un coup de tête, ou se réfugier dans l’infidélité, par exemple.
Personnellement, à bientôt 30 ans, j’ai le sentiment de rater quelque chose : Comment retrouver mon désir, et espérer combattre cet ennui de la meilleure des manières, à la racine ? C’est la question centrale qui m’anime actuellement.
Vaut-il mieux user de subterfuges pour fuir l’ennui et les potentielles addictions qu’il attire, ou bien le renouveau du désir se trouve ailleurs, il n’y a qu’à faire l’effort d’aller le chercher tant qu’il n’est pas ressenti, au risque de blesser autour de soi, et de quitter bien des emplois encore ?
En tout cas, voir les choses sous l’angle de “la recherche du désir pour contrer l’ennui” permet au moins de contextualiser les échanges que l’on retrouve souvent sur ce forum concernant le manque de motivation, la déprime, la recherche du bonheur. Avec la nette impression que pour nous atypiques, la quête n’en est que plus ardue.
Qu’en pensez-vous ? Quelles sont vos expériences et avis en la matière ?
PS : Dans une conférence sur la motivation, le bonheur et le sens au travail (dont certains extraits ont déjà été partagés sur ce forum), André Comte-Sponville traduit de façon philosophique ce cheminement (de la passion à l’ennui, et de l’enjeu de retrouver du désir). Je laisse le lien vers la playlist YouTube pour ceux qui n’auraient pas vu : ça dure 1h, et c’est très clair et construit -> https://www.youtube.com/watch?v=B7grjCYM9mE&list=PLZ0bTMBjdXfG_EXvRXuFdR0bpezWW-gTO&index=2
Contenus connexes :
Connectez-vous pour répondre.