@hplovecraft
Je reviens vers toi car j’ai pu centrer un peu plus mon attention sur le syndrome de Münchhausen introduit par Alan Abelmachin (je trouve que ce Monsieur fait beaucoup de bien à la psychanalyse malgré le fait que je n’arrive pas a retenir son nom).
Quand j’ai écouté la conférence, c’est ce syndrome je pense qui m’a le plus fait tiquer et que j’ai le plus rapproché du comportement du fameux pervers narcissique que toute personne qui se sent lésée dans une relation aujourd’hui invoque, très souvent à tort me semble-t-il… En regardant rapidement, je rapprocherais plus spécifiquement le concept au syndrome de Münchausen « par procuration » tout en approfondissant encore un peu car il semble décrire un comportement qui pousse la personne affecté par ce syndrome à blesser physiquement ou rendre malade une personne dépendante, souvent un enfant. C’est ce syndrome qui serait rattaché à ce que le maître de conférence décrit comme « la perversion au féminin » en prenant le soin de le dissocier de l’aspect anatomique. Cette fameuse perversion « sérieuse » qui s’oppose à la perversion « pour rire » qui elle serait masculine.
Je pousserais encore un peu car, pour moi, il faut ajouter la blessure psychique qui pourrait parfaitement s’inscrire dans ce syndrome de Münchausen par procuration et nous aurions donc là toute la panoplie du concept de pervers narcissique. Bon, on peut considérer que ce syndrome de Münchausen par procuration inclut déjà la blessure psychique dans le sens où elle va forcément intervenir car elle découle du comportement de la personne qui a le syndrome.
Si c’est bien le cas, plus besoin d’invoquer ce pléonasme pervers narcissique non? On pourrait parler de quelque chose de précis, décrite de façon plutôt riche, je trouve et qui – si en psychanalyse se rapporte à la femme – dans la vie de tous les jours seraient non genré et même plutôt utilisé par les hommes qui vont cibler des personnes en position de fragilité psychique et qui voudraient prendre l’ascendant sur une personne en situation de faiblesse, donc la femme par la position qu’elle occupe aujourd’hui. Attention, je pense que tu as compris que je n’essentialise pas et que je considère également que les femmes font cela et pas seulement auprès d’enfants. Je pense juste que cela est plus présent chez l’homme, peut-etre dû à une blessure narcissique côté maternelle d’un point de vue psychanalytique?
Qu’en penses-tu?
Merci à toi en tout cas. Je compte investiguer assez sérieusement dans les jours à venir. En tout cas, j’espère pouvoir le faire…