Philosophie et spiritualité
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Description du groupe
Un groupe pour parler philosophie et spiritualité, entre adultes Haut Potentiel Émotionnel (HPE) ou Haut Potentiel Intellectuel (HPI), en bonne compagnie 💭
Otium partagé
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Mais ne laissons nous pas rentrer dans nos vie ceux dont on pense mériter la présence ? Les humains qui se laissent abuser ne seraient-ils pas pas acteurs de leurs persécutions?
Ce que j’essaye de qualifier, est que la piètre estime de soi,invite des partenariats amoureux foireux.
J’ai l’impression que l’on cherche à diaboliser les partenaires amoureux toxiques. Et rien ne peux excuser les violences conjugales, ce n’est pas ce que je suis en train de dire.
On rencontre ce que l’on vaut,ou ce que l’on croit valoir.
Ce sont des schémas. Préexistants. Si on a l’habitude de se maltraiter, de se dévaluer, de se blâmer. Ne va-t-on pas tomber amoureux d’une personne qui nourrit ce schéma!
Je pense que par le choix de partenaires amoureux toxiques et le temps que l’on reste,alors même que l’on souffre de ce lien,il y a un vase communiquant.
Avant même de croire être la proie idéale d’une famille de prédateurs, ne devrions-nous pas,nous interroger sur notre propre rapport à notre amour propre. Peut être que notre pire ennemi n’est rien d’autre que nous même, et que par le biais d’un partenaire horrible avec qui nous restons, nous cherchons à nous punir. ?
Tu parles du dernier homme car tu penses que l’on se déshumanise au lieu de se sur humaniser ?
Ton dernier paragraphe sur l’optimisme me parle, et je partage cette idée^^ Je vois mes deux filles comme un nouvelle page de l’humanité, comme lorsque je regarde mes parents et ceux avant encore, comme des pages passées. Sans porter aucuns jugements, ni développer aucune haine. Car c’est le propre de l’évolution. L’amélioration est constante, et forcément nous sommes moins que ceux qui arrivent seront, ainsi de suite.
Peut être que lorsque on a déjà des pages en avance, on s’impatiente et se languit que l’humanité prenne le plis.
Seulement il y a et il y aura toujours des petits, des moyens et de grands lecteurs. Et ceux qui ont déjà lu ne pourront spoiler.
Car personne n’aime qu’on lui racontes la fin du livre avant qu’il ne l’ait lu, lui même.
Rêver un développement égal de la conscience de la Réalité est une injustice. Et du fordisme intellectuel.
Chacun son rythme. Chacun ses capacités. Et ce que nous croyons vertueux et nécessaire,ne l’est pas pour tous. Peut être la clef réside dans l’abandon de l’espoir que l’humanité va être raisonnable.
Comme nous ne sommes pas dans la tête de ces gens,ils ne sont pas dans la notre et ne sauraient l’être…
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 10 h 31 minJe vois ton idée. Pas de soucis, je vais pas t’accuser de « mal-penser » 😛 D’ailleurs j’ai aussi des reproches à faire au féminisme, il n’y a pas de raison que ne puisse pas en produire une critique tant qu’elle est constructive.
D’un côté, je suis d’accord : c’est pas en disant aux victimes qu’elles sont totalement innocente qu’on va les aider, car oui. C’est terrible mais il y a des manières d’être qui attire des personnes malsaines. Ces manières d’être son problématique, car un terreau pour ces malsains. Déculpabiliser totalement les victimes, c’est mortifère. C’est les garder dans une posture de victime. Leur esperance se transforme ainsi : »Je suis malheureux. C’est parce qu’il y a des oppresseurs qui absuse de ma nature. Il faut donc détruire les oppresseurs car c’est le seul moyen pour que je puisse etre moi meme sans craindre et etre heureux ». Ça nourrit le monstre du ressentiment et donc une polarisation aliénante : celle qui fait de nous sans nuance des victimes ou des bourreaux. Il est de l’intérêt de la victime de changer, de se transformer pour surpasser l’épreuve terrible.
Il n’empêche que « la culpabilité d’être ce que l’on est » et celle d’agir directement pour détruire les personnes ne peut être mise sur le même plan. On a tous été naïf et confronté à un moment donné à une folie extérieur qui nous détruisait. Et la manière dont on en a tiré les leçons ne dépend pas que de nous : de notre entourage, de notre âge (plus jeune, on est plus plastique et on peut plus facilement rebondir). À mon avis, il y a bien peu de différence entre les personnes dans des cathédrales de confiance en soi, prompt à déjouer la malice des médiocres et ceux qui ne peuvent se souffrir. J’en veux pour preuve ce forum où on côtoie des zèbres bien dans leur peau et d’autres avec un mal être vraiment terrible… Il nous faut donc être du côté des victimes. Pas pour leur ôter la lourde croix de la reconstruction, mais pour leur donner espoir : elles ne sont pas des victimes perpétuelles et valent mieux que les étiquettes qu’on leurs collent. Elle valent trop pour rester dans la boue qui les lient à leur agresseur.
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 10 h 48 minOups, encore une maladresse de ma part : le dernier homme c’est le contraire du surhumain chez Nietzsche. Le dernier homme se voit comme une fin en soit : « il a inventé le bonheur et clopine sur la terre devenu trop petite, car il rapetisse tout «
Le dernier homme pour Nietzsche c’est un peu l’homme de l’ataraxie (une sorte de chinois, il a écrit dans ses notes… Oui c’est violent). Il ne veut plus souffrir car c’est trop pénible et il ne veut pas voir au delà de lui même.
Le dernier homme d’une certaine manière perd son humanité : en soi nous sommes encore des animaux et nous cherchons une forme de dépassement. C’est pour ça qu’on fait encore des enfants, même quand on a dépassé l’instinct de reproduction 🙂 on projette en eux nos espoirs. On passe le relais. J’imagine.
Mais je suis encore trop jeune, et mon expérience s’arrête au simulacre de la reproduction 😂 le jour où j’aurais des enfants, je pourrais en parler.
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 11 h 02 minJ’aime beaucoup ta métaphore du livre 🙂 c’est vraiment ça ! Ça n’a aucun sens de croire qu’on est la meilleur page et de dénigrer les précédentes. En faisant celà, c’est tout le livre qu’on insulte.
Et chacun son rythme oui ! On ne devrait pas trop se préoccuper du rythme des autres lecteurs. Et si l’humanité ne veut pas être raisonnable, libre à elle. À nous de nous en prémunir pour ne pas en subir les conséquences. 😉
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C’est exactement ça, et oui on ne peut les mettre sur le même plan. Les humains toxiques hélas sont pléthore, il ce peut même que l’on soit tous toxiques à un moment donné, dans la danse de la construction de son égo et des schémas amoureux inhérents aux stéréotypies humaines. Je pense que ce sont des dyades aux névroses qui se correspondent.
Une sorte de Chinois ? Genre un individu avec une conscience collective et le désir d’être efficient ? L’efficacité et le devoir absolu. La perte de l’individualité au service d’un complet negotium ? Ne pas vouloir souffrir c’est renoncer à la totalité de l’existence, à son absolu. Ne pas voir au delà de soi même, c’est avoir un champs de conscience rétrécit ?
Il y a plusieurs chemins qui mènent à la reproduction, que ce soit induit ou fortuit. Il y a surement un genre de flûtisme de Hamelin instinctuel. Où l’humanité se reproduit sans bien y voir du sens, juste parce que c’est ce que l’on fait.
Il y a la version poétique, avoir un enfant est le résultat de l’addition amoureuse entre deux humains.
Il y a surement aussi l’inéluctabilité, on fait des enfants car on a pas la choix, tout les pays,les religions,les mœurs,ne choisissent pas de contrôler,ou ne peuvent pas les naissances.
J’imagine que le sens de la reproduction, la façon dont on regarde ses enfants vient après. Et encore une fois diverge d’un humain à l’autre, d’une société à l’autre.
Il y a je vois beaucoup d’Hommes qui font peser sur les épaules de leurs enfants la charge de devenir meilleurs que eux. Alors qu’il me semble que l’enfant trouve du plaisir à l’existence, quand ses parents l’accueil comme il se présente et le guident vers sa proprio-compréhension.
J’aime bien aussi la métaphore de la Gare. Le train va partir. Nous sommes nous même sur le quais. Il y en aura qui se seront, trompés de gare, ou de quai. D’autres qui arriveront trop tard ou ne pourront acheter le billet. D’autres qui hésitent à monter dans le train. Et ceux qui montent. Il ne faut en aucun cas louper son train dans l’attente de ceux qui ne sont pas prêts à y monter.
Tu dis juste il me semble, que condamner les premières pages, revient à condamner l’ensemble du livre. Et cela ferait preuve d’un genre de créationnisme que de dénier l’effort permanent que l’humanité fournie en marche de l’évolution.
C’est pour ça que je me passionne pour la géologie,la paléontologie et la préhistoire. J’aime contempler la somme de ce qui fût. Et le ballet de ce que nous sommes devenus, et j’aime m’imaginer que bien des surprises nous attendent encore. D’ici ma propre fin et dans la continuité des humains qui peupleront mon lignage.
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Coucou @Alexandre3 je suis tomber sur ton message dans le flux du groupe et même si cette vidéo n’est pas en lien directe avec votre conversation. Je pense qu’elle répond en partie à ce que tu dis ici.
Pourquoi vivons nous des choses horribles, devons nous aider les personnes qui vivent des choses horribles ? Comment les aider ? Pourquoi je n’arrive pas à « évoluer » et j’attire des évènements toxiques à moi etc.
Je vous conseil toute la chaîne YouTube c’est très intéressant.
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 16 h 21 minDans le contexte de Nietzsche (Le contexte, le contexte toujours. C’est important ^^) Le chinois c’était un drogué à l’opium je pense. On est avant la guerre des boxers et la chine est en retard sur l’occident à cause de difficultés internes et de l’ingérence européenne (britannique ne particulier qui inonde le pays d’opium).
J’imagine que le chinois de Nietzsche, c’est donc plus un drogué à l’opium (il fait référence à l’opium d’ailleurs dans le gai savoir, et au fait qu’à la différence de l’alcool, l’opium rend apathique).
Je n’ai pas bien compris ton parallèle avec le flûtiste de Hamelin.
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 16 h 40 minJ’aime bien les idées qu’elle véhicule sur les épreuves et qu’on se transforme pas avec la raison. Mais c’est mêlé à trop d’ésotérisme pour me toucher, désolé.
Après, si ça peut aider les gens que ça touche, tant mieux.
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Membre Inconnu
Membre26 septembre 2020 à 17 h 22 min@olbius, étant donné que le sujet dont parlent les participantes et participants est, depuis le 2nd message « Nietzsche, Zarathoustra, et les femmes », serait il possible de scinder le sujet (donc dès la première intervention) afin que d’une part les lecteurs ne soient pas perdu et d’autre part que les participants puissent continuer dans leurs lancées ? Je le ferais bien moi même mais apparemment ce n’est pas possible ou je ne sais pas comment faire.
Merci.
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