Infidélité



  • Infidélité

  • olbius

    Organizer
    28 décembre 2018 at 20 h 20 min

    Que pensez-vous de l’infidélité amoureuse ? Dans le couple, le trouple, ou je ne sais quelle forme de relation amoureuse.

    On entend souvent que les hommes sont plus souvent infidèles que les femmes (en proportion ? en fréquence ?). Une récente étude tendrait à indiquer que l’infidélité serait (un peu) plus élevée chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes :

    A l’opposé de tous les autres âges, les femmes de 18-29 ans avouent plus d’infidélités que les hommes du même âge. Cette inversion peut être expliquée par une plus grande honnêteté des réponses, la différence sexuelle de valeur sur le marché du mariage à ces âges, et par la forte différence sexuelle des coûts de l’infidélité.

    Pour expliquer cette infidélité féminine apparemment plus élevée chez les femmes de moins de 29 ans, par rapport aux hommes du même âge, 3 hypothèses sont envisagées :

    1. Les jeunes femmes mentent moins
    2. Les hommes démarrent plus tard
    3. La culture a changé

    Source : Les femmes sont plus infidèles que les hommes… quand elles sont jeunes

    Laquelle vous semble la plus pertinente pour expliquer les résultats de cette étude sur l’infidélité ? N’hésitez pas à en proposer d’autres, la “bonne réponse” ne figure peut-être pas dans la liste 😉

    En tout cas, pour celles et ceux qui attachent de l’importance à la notion de fidélité, l’article se termine par une bonne note :

    Le taux d’infidélité avouée est particulièrement faible : au maximum moins d’une femme sur six, et à peine plus d’un homme sur quatre…

    L’infidélité serait donc l’exception, et non la règle ?

  • etienne-31000

    Member
    2 janvier 2019 at 15 h 30 min

    Une fois, pour plaisanter, j’ai émis l’avis suivant :
    “Être fidèle à une personne signifie que l’on est infidèle à toutes les autres.”
    On m’a posé la question “mais comment fais tu alors ?”
    J’ai répondu “je suis fidèle à toutes !” en rigolant.
    Dans le fond, il faut poser la question “à quoi est on fidèle ?”.
    Bien faire la différence entre “fidélité” et “exclusivité”.

    Concernant cet article, je ne donne strictement aucune explication. Ce qui est certain, c’est qu’une part dans l’éducation et l’apprentissage de la vie implique et induit des comportements.
    Aujourd’hui, il y a moult média (TV, cinéma, revues …) qui colportent (mot bien choisi) des façon de vivre qui n’ont rien de vertueuses, tout en faisant passer ces dernières comme justes et bonnes.
    Un peu d’histoire sur les origines de la formations des couples ne fait pas de mal.
    Des questions d’héritage, de biens matériels, d’honneur, de notoriété, de pouvoir, de liberté, de santé et de droits sont incluses tout au long des civilisations qui se sont suivies.
    Au 21è siècle, on met beaucoup en avant les questions de plaisir, libertés et droits à jouir se son propre corps ainsi qu’on l’entends, quand bien même il existe encore des lois et un système en place qui sollicite et protège le concept de couple fidèle et exclusif.
    On ne parle finalement que peu des questions d’ordre psychologique, éducation sensorielle, risques et santé, et je trouve cela bien navrant qu’il y ait toujours ces tabous pour discuter sereinement des questions d’ordres sexuels.
    Les messages de l’être, qu’ils soient hormonaux ou sensoriels, jouent un grand rôle dans nos comportements.
    Une jeune femme me disait qu’elle était dans un couple libre. Que cela signifiait pour elle que l’un ou l’autre pouvait aller voir ailleurs au niveau rapport sexuel. Mais que pour elle, cela la dérangeait plus si l’autre avait de l’affection pour une autre qu’elle. Je lui disait que, dans les faits, on pouvait tout à fait maîtriser ses actions, donc ce qu’on fait et avec qui, mais que les sentiments ne peuvent être maîtrisés. Et que donc il est regrettable d’en vouloir à quelqu’un pour ses sentiments qu’il ne peut pas maîtriser et au contraire ne pas lui en vouloir pour ses actions sur lesquelles il a un contrôle.
    Je pense qu’il y a d’énormes carences en matière d’éducation, et les jeunes gens peuvent être trompé par la pornographie qui offre une vision faussée, pervertie, de l’amour et du sexe.
    Ainsi donc, et en connaissance de cause, il convient à chacun de choisir quelle genre de fidélité elle ou il est prêt à consentir.
    Pour ma part, je trouve le mensonge inacceptable et cause évidente de rupture.
    S’il s’agit d’une infidélité doublée de mensonge => Adieu
    S’il s’agit d’infidélité consentie => on fait avec
    Pour ma part, je préfère la vérité, une relation stable avec une personne qui ne me donne pas envie d’aller voir ailleurs.
    Pour cela, j’ai besoin d’une harmonie totale, entre corps physique, mental, esprit et âme.
    C’est tout ou rien.
    Si on ressent le besoin d’être infidèle, c’est qu’on est pas avec la bonne personne.

  • rickla

    Member
    8 janvier 2019 at 14 h 58 min

    @olbius tu oublie un petit 4. Les femmes ont plus de propositions/tentations.

  • Anonymous

    Member
    27 mai 2019 at 22 h 49 min

    @etienne31

    Je me permets de répondre sur un petit morceau de ton message :

    cela la dérangeait plus si l’autre avait de l’affection pour une autre qu’elle. […] il est regrettable d’en vouloir à quelqu’un pour ses sentiments qu’il ne peut pas maîtriser et au contraire ne pas lui en vouloir pour ses actions sur lesquelles il a un contrôle.

    Je ne suis pas sûre que vous disiez la même chose. Être dérangé par quelque chose, ne signifie pas forcément le reprocher à l’autre… Pour moi, c’est justement ce que l’autre ne maîtrise pas, qui m’inquiète le plus. Qu’on soit en couple libre ou pas, personne n’est à l’abri de voir son partenaire avoir des sentiments pour quelqu’un d’autre. Personne n’est à l’abri d’une belle rencontre (et heureusement !)… C’est facilement effrayant, sans pouvoir être reproché – et c’est ce que je trouve le plus effrayant : ce n’est pas une volonté au départ…

  • etienne-31000

    Member
    28 mai 2019 at 10 h 57 min

    @hunvre

    Je ne suis pas sûre que vous disiez la même chose.

    Moi non plus, on n’a pas échangé longtemps à ce sujet, et cela s’est limité à 1 aller/retour si je puis dire; on a pas développé plus, en somme. Entre temps, la personne n’a pas suffisament pris le temps de me répondre, et j’ai préféré arrêter de lui écrire.

    Tu utilise les mots “inquiète” et “effrayant”, ce qui se rattache au champ lexical à la peur. Et bien évidemment, tout dépend de comment chacun réagis à ses peurs : jalousie, agressivité, confiance, calme, échange vrais pour comprendre et rassurer, silence et mutisme assortie de rancœurs parfois en raison de paranoïa … quoi d’autre ?

    Les sentiments naissent parfois d’un besoin, ce qui signifie un manque dans le couple. Être dans un couple “libre” permet, en théorie, de laisser libre cours à l’expression de ces besoins, pourvu que la tierce partie invoquée soit aussi d’accord. Le risque est effectivement de perdre la personne s’il se trouve que d’autres facteurs (échanges intellectuels, mode de vie, attrait et bien être en présence de l’autre) fasse pencher la balance pour l’abandon d’une des personne au profit de l’autre. Et le fait d’avoir des sentiments pour une autre personne devrait, je pense, être un indice que l’on est pas avec la “bonne” personne, mais bon ce n’est que mon humble avis.
    C’est aussi là que se joue la question de fidélité exclusive, et ce à quoi l’on est fidèle : à soi ? à l’autre ? à l’amour ? à la bêtise de la société ?
    Il me semble que les sentiments sont en général une façade temporaire. Donc avoir les sentiments n’est pas grave en soit. Mais les comportements liés à ceux ci peuvent l’être.
    Il s’agit d’un parallèle entre les pensées, paroles et actions.
    Généralement, on dit que les pensées n’ont pas vraiment d’importance en comparaison aux paroles et actions pouvant être autrement plus destructrice envers autrui. Mais je ne suis pas d’accord. La pensée est créatrice et dénotera, tôt ou tard, de paroles et actions en concordance si ces pensées ne sont pas soignées (c’est à dire étudiées, comprises et maîtrisées), car elles peuvent conduire à toutes sortes d’émotions et sentiments, justement. Donc se poser les questions sur soi “pourquoi ces pensées/sentiments ?”. Et un peu de méditation pour essayer d’y trouver réponse peut aider.
    C’est aussi un choix de vie : se laisser porter sans rien maîtriser et donc subir, ou apprendre à maîtriser tout cela en connaissance des causes.

  • mary

    Member
    28 mai 2019 at 11 h 43 min

    Sujet intéressant où je ne dirai qu’une ou deux petites choses.

    On est dans un monde de plus en plus compliqué, et la complication rend les gens fous.

    @etienne31 énonce effectivement des faits qui s’avèrent exacts d’après moi.

    La société dite moderne “fabrique” des humains voués à mille choses que j’appelle divertissements. Au lieu de canaliser ses forces sur des choses saines, essentielles et constructives, l’humain a tendance à aller se cogner la tête sur tous les murs, toutes les directions possibles, comme si son esprit se disloquait sur plusieurs directions, dans cette société d’abondance, laquelle offre finalement plus d’illusions et de vanités que d’authenticité et de paix pour l’esprit.

    De plus, le virtuel prend de plus en plus de temps aux gens, avec quelques inconvénients…

    Déboussolés, les humains foncent dans multiples directions, trop vite et de manière superficielle, n’ayant ni le temps ni l’intelligence d’approfondir l’ infini d’une voie choisie. En l’occurrence il s’agit de couplé pour la voie choisie.

    À mon avis, il est bien plus serein d’avoir besoin de bien peu de choses, à l’ère (malheureuse) de l’hyperconsommation où l’on prend les hommes ou les femmes pour des objets au service des caprices des uns et des autres.

    Bref, sans détailler mes pensées (car je n’en ai pas le temps), je dirais que de moins en moins de gens savent s’engager dans une voie: ils essaient de monter sur plusieurs chevaux à la fois. Je ne vois pas comment on peut atteindre une destination, parcourir un chemin choisi sciemment en montant plusieurs chevaux.

    Mais l’éducation dite moderne donne aux enfants des yeux de consommateur.

    Tout ça, entre autres, justifie que des femmes ou des hommes n’aient même plus envie de “s’embêter” à être fidèles et persévérants. Trop de choix, trop de consommation dans les yeux de ces rêveurs.

    De plus, de nos jours une parole donnée ne vaut plus rien. La confiance n’est plus possible. Les humains vont finir par se méfier les uns des autres de manière maladive.

     

    Avant de se marier, il existe encore des couples qui font un véritable discernement. Une personne externe les guide (à l’idéal le sage du village ou de la famille) en leur posant toutes les questions possibles, les mettant face aux éventualités futures, y compris les autres belles personnes qu’elles peuvent croiser sur leur route. Eh bien, ces couples apprennent à réfléchir. Ils font un choix : soit ils consomment tout ce qui passe sous le nez et, dans ce cas, ils ne vont nulle part, soit ils explorent une voie en tenant leur parole d’honneur. Une personne choisie dans l’amour et le discernement, devrait déjà être beaucoup, énorme. Ça donne déjà beaucoup à explorer, une vie à découvrir ensemble, dans la tranquillité, se suffisant de l’essentiel.

    Oui, encore de nos jours, ces couples existent, heureusement, et ils donnent l’exemple aux autres. Sans eux, la société serait juste un bordel.

  • mary

    Member
    28 mai 2019 at 11 h 52 min

    Désolée, j’écris vite avec le clavier glissé du smartphone. Je n’avais pas vu que “couplé” s’était inscrit dans mon texte. Je voulais dire “couple”.

    À présent, quelque chose de plus me vient à l’esprit. J’en discutais avec un ami. Nous sommes à la génération des enfants gâtés et capricieux. Avec ça, vous avez tout compris.

  • Anonymous

    Member
    28 mai 2019 at 17 h 21 min

    Brrrrouah, je me sens franchement décadente quand je lis certaines opinions haha !

    Je voulais déjà répondre dans le sujet polyamours, mais ce que j’avais à dire concerne plutôt la sphère de l’exclusivité sexuelle (ou sensorielle?), étant moi même assez exclusive dans l’engagement relationnel.

    Pour l’instant, je vais attaquer par un angle factuel, mais si j’y parviens, j’aimerai plus tard m’exprimer via un prisme plus personnel, expliquer mon nuancier qui me permet d’être infidèle et excessivement loyale !

     

    J’ai l’impression que selon certains, les relations extra-couple sont une conséquence (oups, une dégénérescence) de notre époque.

    Mais ça me paraît peu probable, étant donnés i) la diversité des modes d’appariements observée dans la nature (couples juste reproducteurs -donc célibataires endurcis en vrai-, saisonniers, monogamie à vie) et ii) les résultats de tests de paternités pratiqués sur des espèces strictement monogames.

    Il semblerait que même chez les animaux fidèles a la vida a la muerte, on puisse aller voir ailleurs de temps en temps (et procréer), sans pour autant détruire la structure familiale établie, avec un papa et une maman bien sûr.

     

    Par contre les résultats concernant l’asymétrie femmes/hommes en terme de fidélité m’étonne un peu (tout relativement, disons que j’aurais prédit pas de différences significatives) ;  c’est -globalement- le contraire dans la nature.

    Un mâle à plein de spermatozoïdes, qu’il produit continuellement, à faible coût énergétique. Et généralement, ne portant pas la progéniture, il n’a pas besoin de fournir de soins parentaux. Pour lui, le top, c’est d’avoir un maximum de partenaires différentes, pour que ses gènes soient distribués dans la génération suivante (Gengis Khan avait biiiiiiiiiiien compris ça).

    Au contraire, une femelle produira un unique gros gamète, hyper nutritif, mais épuisant à créer pour elle. De plus, elle va souvent devoir assurer la survie des kids au début de leurs vie. Il vaut mieux pour elle de trouver le bon partenaire (chacun ses critères, gros pif pour les nasiques, beauté des UV pour les mésanges, tous les goûts sont dans la nature) pour ne pas ‘gâcher son ovule’ (on dirait le nom d’un nouveau programme de télé-réalité).

     

    Ce serait par contre possible que les mesures légales mises en place au 19em siècle pour protéger les femmes ainsi que le changement de perception quant à l’infidélité masculine aient modifiés les conséquences des infidélités pour les hommes, les rendant vraiment risquées (économiquement, socialement…) et diminuant de ce fait la fréquences de ces comportements.

     

  • Anonymous

    Member
    28 mai 2019 at 20 h 57 min

    Bon ben je suis une enfant gâtée alors. C’est cool. Je suis contente d’être venue.

    Je comprends que des personnes puissent vouloir être à la fois exclusives et fidèles. Mais je reconnais bien la différence.

    Je vais ultra-simplifier parce que j’ai déjà trop d’activités prévues pour ce soir, mais de la même façon que j’aime chacun de mes enfants, je peux envisager d’aimer plusieurs hommes. Je parle là de sentiments.

    En pratique c’est compliqué d’avoir plusieurs relations en parallèle – ou alors ce ne sont, au moins pour toutes sauf une, “que” des histoires de sexe qui n’ont pas du tout le même impact émotionnel. Je parle de relations non exclusives, sans tromperie : on n’est infidèle que si les actes sont en opposition avec une parole donnée… Mais entre la complexité d’accorder divers emplois du temps / envies et la complexité liée aux sentiments (pour moi en tout cas), cela relève de la haute voltige…

     

    Bref, l’essentiel est, toujours de mon point de vue d’enfant gâtée, de faire en sorte que chacun soit le plus équilibré et le plus heureux possible !

  • Anonymous

    Member
    31 mai 2019 at 6 h 50 min

    Bonjour, le tout c’est de faire en sorte de se respecter. L’amour exige le respect de soit et de ses fréquentations, cela implique alors que l’on ne peut être polygame. Amour va avec aimer et cela envers une même femme. S’engager implique de respecter cet amour, l’impulsivité sexuelle détruit l’amour et l’engagement. Dans le couple, il est évident primordial d’avoir des relations sexuelles mais il est dommageable d’en avoir à côté. La femme devient infidèle à l’entrée dans la vie d’adultes puisque celle ci manque de repères dans notre société qui manque de stabilité. L’homme est peut-être plus stable mais je ne pense pas que ce fait soit vraiment révélateur, l’homme et la femme aurait tendance à être autant l’un que l’autre à être hélas infidèle. Faisons place aux sentiments avant le sexe.


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