L’intelligence excuse-t-elle tout ?



  • L’intelligence excuse-t-elle tout ?

    5f22f30465dcc bpthumb hanae mis à jour Il y a 3 mois 16 Membres · 80 Messages
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    momosse

    Membre
    26 mai 2020 à 7 h 18 min

    Comme je fonctionne et de par mon parcours, en considérant mon caractère inné et ce que l’acquis de mes expériences de vie ou de mes connaissances m’ont apportés… De ce que j’en ai retenu en tout cas et en ce que cela a enrichie ma capacité d’analyse. En prenant en compte mon positionnement moral assez peu rigide (pour ne pas dire franchement laxiste), je sais pouvoir me trouver très facilement des excuses que j’admets comme “acceptables” (de mon point de vue) parce que rationnelles et en tout cas, suffisantes pour me dédouaner d’un acte ou d’un mot qui serait jugé critiquable (voir plus) dans l’absolu.

    J’aime que l’on me considère “intelligent” mais en parallèle, je ne me reconnais sincèrement pas vraiment en tant que “surdoué” et encore moins dans cette dénomination générique de “zèbre” (aussi du fait que cela m’apparenterait à un “troupeau”, que je n’apprécie pas être catalogué et que mon esprit n’est demandeur que de liberté, d’indépendance et peu enclin aux caractéristiques de sociabilité qu’induit l’appartenance à un groupe quelconque), reste que je m’associe dans l’intitulé de ce sujet à ceux prédisposés à adopter un raisonnement “assez poussé” (sans qu’il m’apparaisse comme tel parce que cela m’est simple et naturel) je m’inclus néanmoins comme un spécimen plutôt plus “éveillé” que la moyenne générale et à ce titre, je m’interroge quant à savoir jusqu’où je pourrais aller dans une action répréhensible (humainement) sans que ma conscience me taraude, en évitant d’éprouver des remords à la suite de ce geste ?

    J’ai menti sans problème… J’ai trahi des confiances… J’ai méprisé ou agis injustement… J’ai volé une montre en brisant la vitrine d’un magasin ou dérobé des fringues en participant à une manif’ et après que sa devanture ait été détruite… J’ai battu ma femme sous le coup de la colère… J’ai violemment maltraité ma fille (alors âgée de 5 ou 6 ans) par “mal être” et excédé par ce qu’elle était sur mon chemin… J’ai tué de ma main un animal par colère (et un peu “imbibé”)… Je tolère froidement par “pragmatisme” (confinant au cynisme) des attitudes ou des évènements cruels… Ce listing non exhaustif est déjà assez évocateur de mon aptitude assez terriblement remarquable à pouvoir si aisément m’accommoder de beaucoup de ce qui serait moralement condamnable face à n’importe quel tribunal public légaliste.

    Partant de là, je ne sais pas jusqu’où je pourrais aller avant de ressentir des regrets…

    C’est une question que je me suis posé assez souvent mais bien évidemment, c’est encore une de ces interrogations qui resteront toujours en suspend et sans réponse tant que “ma” limite ne sera pas franchie… Mais en me projetant intellectuellement, il m’arrive de concevoir que je n’aurais pas tant de mal à tuer quelqu’un sans en être perturbé en certaines circonstances. Je pense que je trouverais là encore de “bonnes raisons” bien objectives et tout à fait viables propres à me déculpabiliser de ce crime.

    Je conçois que c’est un sujet délicat et je ne le propose pas ici par provocation mais je serais intéressé de connaître ce qu’il peut inspirer à d’autres que moi.

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    isabelle1970

    Membre
    26 mai 2020 à 8 h 47 min

    @Momosse c’est un sujet intéressant je trouve .. mais j’ai envie de poser une question par rapport à son titre : qu’entend on par “intelligence” ?

    Dans ton écrit, je comprends que tu associe ça , il me semble, à une capacité d’analyse ?

    Et donc la capacité de rationnaliser les choses, de les analyser et les “décortiquer” aurait comme conséquence de pouvoir trouver une “raison ” valable, logique à un acte qui moralement serait répréhensible ..

    Est-ce que j’ai bien compris ce dont tu parlais ? 🙂

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    momosse

    Membre
    26 mai 2020 à 10 h 11 min

    @isabelle1970

    En effet, pour moi, être “intelligent” c’est surtout être “conscient”… Capable d’une analyse objective… Et par conséquent, relativement dénuée d’un émotionnel trop important. C’est en quelque sorte “le prix à payer” pour accéder à une certaine lucidité, à un level de clairvoyance “réaliste” (pour bien souligner-là que l’on n’est pas (du tout) sur des conceptions métaphysiques ou mystiques)… Ce regard t’autorisera à voir “le monde” (les êtres, les choses et les évènements) dans sa globalité, en ce qu’il comporte de beauté comme en sa laideur et ce, sans trop de dérangement, pour le concevoir avec un semblant d’objectivité (à notre échelle)…

    Et oui, tu as bien compris pour le reste…

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    isabelle1970

    Membre
    26 mai 2020 à 10 h 22 min

    @Momosse du coup, il me semble logique qu’en rationalisant les choses, les comportements, les évènements ou quoi que ce soit, une “distance” au niveau des émotions soit présente 🙂

    Je le fais parfois aussi, de façon volontaire, mais je sais que dans mon cas, c’est parce que justement, si ne faisais pas ça, je serais alors submergée par des émotions parfois excessives 🙂

    je l’utilise comme un outil de “contre-balancement” si mes émotions sont “déraisonnables” justement, si mes émotions me submergent et m’empêchent d’avoir un “minimum” de rationnel ..; ça apaise :). Si je ne parviens pas à le faire par moi-même, ce qui arrive parfois, je vais me tourner vers mes ami(e)s que je sais + “pragmatiques” et qui vont donc, en quelque sorte “me remettre les pieds sur terre” 🙂

    Mais j’ai appris aussi, en thérapie, à accepter mes émotions (du moment où justement elles ne me submergent pas et donc me permettent de rester tout de même “raisonnable” ) et de les vivre, parce que elles restent , à mes yeux et pour moi, une “soupape” parfois nécessaire et parfois aussi procurant des moments de joie, bonheur, spontanéité, lâcher prise qui sont pour moi très agréables à vivre 🙂

    Je ne veux pas faire de généralité mais j’ai tout de même l’impression de voir que c’est plus souvent les hommes qui sont + “du côté rationnalisation, pragmatisme etc” et que les femmes sont plus dans l’émotionnel ..

    En tout cas, dans mon cas, ce sont en effet des amis hommes que je vais aller chercher si je me sens submergée par des émotions et où je “sens” que j’en deviens irrationnelle 🙂

    (je rappelle que le mot “ami” a pour moi une valeur très rare et que donc j’en ai peu) 🙂

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    jasper

    Membre
    26 mai 2020 à 12 h 20 min

    @momosse , si je t’ai bien lu, tu te demandes en quelque sorte si regrets et intelligence s’opposent. Mais je ne pense pas ça ait un rapport.

    Etre intelligent, pour moi, c’est être capable de trouver une solution à un problème qu’on n’a jamais rencontré avant. Ca peut aussi bien être un problème lié au raisonnement qu’à la relation interpersonnelle, à une composition musicale, à une réaction face à un danger, à la conduite d’un crime, etc etc (Je parle pas là du du concept “d’intelligences multiples” qui, bien que partant d’une bonne intention, a complètement échoué dans son but de rendre scientifique un concept aussi flou). La solution peut venir du raisonnement, de l’intuition, ou des émotions, puisque tout cela es passablement enchevêtré dans notre cerveau humain.

    Donc l’intelligence peut aussi bien se manifester dans un acte bon que mauvais. Comprendre par là “moral ou immoral”. D’autant plus que la notion de moralité dépend de la société dans laquelle on se trouve. Et avoir commis un crime n’engendre pas forcément du regret ou du remords, si c’était une décision qu’il fallait prendre : Un pirate sera intelligent en trucidant femmes et enfants sur un bateau, s’ils risquent de l’empêcher de continuer ses méfaits. Il sera éventuellement contrarié d’avoir été dans une situation qui l’a amené à agir comme il l’a fait, mais n’aura pas de regrets si la décision a été prise correctement. Pour le reste, c’est une autre question, celle de ses valeurs : Comment se situe le fait d’être pirate dans son échelle de valeurs ?

    Par contre, une grenouille de bénitier, qui se veut moralement irréprochable, peut être incapable de dire à un malheureux le petit mot qui va lui faire du bien, et être inintelligente sur ce coup là. Sans jamais rien regretter.

    On peut agir contre la morale par ignorance, par calcul ou par nécessité. Et avoir des remords, ou juste des regrets, pour ce qu’on a fait. Mais je crois que si la personne intelligente regrette, éventuellement, son acte, elle saura en plus, s’appuyer sur cette expérience pour prendre de meilleures décisions à l’avenir. (Décisions qui ne seront pas forcément d’arrêter de faire des crimes) Celui qui est moins intelligent, recommencera tout le temps la même erreur, et aura toujours le même regret jusqu’à … ce qu’il s’habitue.

    Petit hors sujet au passage à propos des “zèbres”: on lit parfois que s’ils avaient le contrôle du monde, tout irait bien dans le meilleur des mondes. Mais imaginer que les surdoués (si on savait ce
    que c’est) pourraient sauver le monde, par leur intelligence, est vraiment une croyance naïve, et pas forcément intelligente. Intelligence n’est pas synonyme de bonté ou de sagesse. Donner du crédit à une telle croyance ne serait pas une réponse adaptée au problème du comportement humain tel
    qu’il est concrètement : celui d’une population farcie de gens qui pensent … comme des
    normopensants. Et dont on ne peut pas attendre grand chose d’autre, puisque, quelle que soit la définition qui leur soit donnée, les normopensants sont normaux, donc ultra-majoritaires.

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    isit

    Membre
    26 mai 2020 à 14 h 29 min

    @momosse Ce que je trouve un peu paradoxal dans ce que tu raconte, c’est que d’un côté tu as l’air de te considérer comme une personne qui agit par rationalité, mais d’un autre côté, au moins la moitié des “méfaits” de ta liste résulte apparemment de l’émotionnel (la colère en l’occurrence).

    Pour moi aussi, retrouver les causes rationnelles qui ont poussé à agir d’une certaine manière ne justifie pas forcément que l’action était la meilleure à prendre sur le moment (et par meilleure j’entend d’un point de vue tout à fait égoïste – meilleure pour toi).

    Du coup pour le regret d’agir “mal” personnellement la plupart du temps pour moi il s’agit surtout de regretter de ne pas avoir agit de la façon la plus constructive, la plus intelligente, celle qui répondait au mieux au “problème”.

    Mais sur un plan plus large il m’arrive aussi de regretter certain actes qui étaient pourtant les plus rationnels pour mon bien être, parce que ces actes participent à ce que je n’aime pas dans l’humanité. Des actes “nécessaires” (je met des guillemets car la notion est toujours discutable) mais qui nous tirent vers l’opposé de ce à quoi on aspire pour nous même et pour l’humanité en quelque sorte. Bien sûr dans cette idée il faut déjà aspirer à quelque chose… ^^

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    fredoz

    Membre
    26 mai 2020 à 14 h 34 min

    Oui

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    momosse

    Membre
    26 mai 2020 à 14 h 55 min

    @isit

    Oui, bien, je n’ai jamais affirmé être imperturbable ou dépourvu d’émotion évidemment et donc, mes humeurs ou des ressentis forts peuvent parfaitement et tout naturellement être les moteurs de mes actes… De ceux-là spécialement d’ailleurs.

    Je précise (si besoin était) que ce que je relate (dont je me suis effectivement rendu coupable) n’est là que pour “illustrer” mes propres “débordements” et que si je peux les évoquer sans perturbations ou guère de remords, je n’en suis bien entendu pas fier, il n’y a vraiment rien là-dedans qui vaille la peine de s’en vanter.

    Je raisonne toujours dessus après coup et j’ai pu également faire des excuses sincères pour certains des faits que je relate mais il n’en demeure pas moins que foncièrement, ma bonne conscience ne s’en trouve pas vraiment affectée.

    La démarche de ce sujet ne réside pas tant en la définition que l’on peut donner à l’intelligence que de savoir comment et jusqu’à quel point notre système de réflexion peut nous conduire à nous exonérer de la responsabilité d’actions communément reconnues comme étant détestables en les justifiants d’une façon telle que nous-mêmes nous pourront les considérer acceptable en toute sincérité.

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    momosse

    Membre
    26 mai 2020 à 15 h 22 min

    @jasper

    Pour faire écho à ton “petit hors sujet”, je partage ton avis sur le fait qu’il ne serait certainement pas recommandable de laisser l’entièreté des leviers du pouvoir à des “zèbres” (même si cette définition est définitivement fourre-tout) pour les mêmes raisons que tu relèves déjà concernant le simple fait qu’il est bien évident que l’intelligence n’est pas synonyme de “bonté”, ou parce qu’en effet, il me semble également (a priori) qu’une organisation sociale conçue et dirigée exclusivement par des esprits (minoritaires) aux fonctionnements “atypiques” s’accommoderait difficilement avec les conceptions admises par des “normo-pensants” (très majoritaires)… Toutefois, je ne pense pas me tromper beaucoup en présupposant que des “éminences grises” proches des personnes “aux commandes” influent sur les décisions prises politiquement ou que le monde de la finance comme de l’industrie (notamment) profite aussi à des hauts responsables ou à des dirigeants “zébrés”…

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    jasper

    Membre
    26 mai 2020 à 16 h 19 min

    @momosse en effet, ça profite surement à des personnes intelligentes, voire supérieurement intelligentes, mais pas des surdoués-zèbres. En effet j’ai l’impression qu’il y a dans “zèbre” et “surdoué” au sens des bouquins qu’on trouve dans les rayons d’épanouissement personnel des librairies, une espèce de malédiction, de souffrance, d’interrogation ou même de décalage social, qui ne me semble pas en accord avec une position de pouvoir CSP+. Je pense que des gens vraiment intelligents, avec ou sans QI mesuré à tel ou tel niveau, exercent les pouvoirs, même s’ils ne sont pas directement exposés, parce qu’ils l’exercent souvent au titre d’éminence grise. Je ne dirais donc pas que ce sont des “zèbres” mais juste des gens intelligents, et à l’aise dans ce qu’ils font.

    Je pense que pour être “zèbre” il faut avoir deux caractéristiques simultanées : être plutôt intelligent, ET se sentir mal dans sa vie, pour toutes sortes de raisons. LA 2ème caractéristique ne met pas spécialement en situation d’influece, et encore moins de règne sans foi ni loi.

    Excuse moi pour la digression, (ou même la dysgression), même si ce n’est pas absolument sûr que c’en soit vraiment une, mais plutôt un éclairage hors-champ d’un effet collatéral qui pourrait relever de ton interrogation initiale.

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    isit

    Membre
    26 mai 2020 à 22 h 38 min

    Pour t’avoir lu à droite à gauche, je me doute bien que tu n’es pas dépourvu d’émotions @Momosse même si parfois ton analyse très détachée pourrait le faire croire…

    C’est juste que du coup je ne comprends pas bien comment tu arrives à justifier par la raison ces actes (ceux violents) alors qu’ils sont manifestement déraisonnables puisque effectués sous le coup de l’émotion.

    A moins de le voir comme une sorte de légitime défense, pas au sens légal bien sûr mais au sens nécessaire (comme l’histoire du pirate de jasper)… Mais ça n’est pas le cas, j’ai l’impression, dans les situations que tu mentionne.

    Enfin bon, pour moi, si tu es “pas fier” de tes actes et que tu fais des “excuses sincères” c’est bien que quelque part, tu reconnais que tu as “mal” agit et que tu en prend la responsabilité non ? Enfin chez moi ça marche comme ça, si je suis pas fière, c’est que ma bonne conscience est affectée ^^ et si je fais des excuses (sincères), c’est que je reconnais ma responsabilité…

    Après pour des actes répréhensibles pour la majorité mais moins soumis à l’émotion (donc plus justifiable par la raison), tels que le mensonge ou le vol, pour moi oui, notre système de pensée peut effectivement nous amener à considérer comme acceptable des choses qui ne le sont pas aux yeux de la majorité. Mais je trouve que c’est plutôt une question de ce que signifie la morale, le bien, le mal, l’autre, etc pour nous (nos valeurs en somme) qu’une question de capacité cognitive ou d’analyse…

    Par contre par la raison on peut aussi très facilement se trouver des excuses fallacieuses et se mentir éhontément au point d’en devenir sincère… :s mais j’ose espérer que tu ne parle pas de ça ^^ !

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    Anonyme

    Membre
    26 mai 2020 à 23 h 53 min

    J’aime beaucoup les points que d’autres ont soulevé, notamment Isit, mais je vais partir dans une autre direction.

    Je ne pense pas, non, que l’intelligence excuse tout. Je pense que naturellement, l’individu s’excuse beaucoup de choses à lui même de manière générale. Que ça soit lié à un mécanisme sub-conscient de défense (rationaliser des événements “honteux” permet de les mettre dans une petite boîte où ils ne font pas mal et qu’on ne touche plus) ou une simple “sympathie” qu’on éprouve envers nous même.

    Et quand je parle de sympathie, je fais allusion à la même qu’on pourrait ressentir face à un personne “coupable” dont on apprendrait les justifications. Ainsi le jugement qu’on exercera sur un parent qui bat son enfant (désolé pour l’exemple mais c’est un des plus “évident”) sera allégé si on nous présente que le parent était également battu dans son enfance, on pourra même parfois comprendre voire excuser un meurtre si on nous explique après coup que c’est une vengeance (ce n’est pas pour rien que beaucoup de films d’action tournent autour de ce sujet). Donc en voyant la facilité avec laquelle on “pardonne” à des inconnus lorsqu’on gagne un minimum d’informations sur ce qui a motivé le “crime”, comment ne pas se pardonner à nous même quand on possède la connaissance de l’ensemble des évènements qui a conduit à l’acte ?

    Après je ne sais pas, peut-être que le fait d’être plus intelligent fait que la rationalisation est plus poussée, avancée. Mais à mes yeux d’abord on cherche d’abord à s’excuser, la rationalisation est une conséquence et non une cause.

    (Je tiens quand même à préciser que je n’insinue pas qu’on se pardonne toujours tout, simplement qu’il y a une très forte tendance dans ce sens de manière générale. Il y aura toujours des variations par rapports aux gens et aux situations en particulier.)

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    momosse

    Membre
    27 mai 2020 à 1 h 47 min

    @isit

    Il est vrai que je ne suis pas naturellement quelqu’un de couramment violent mais on me perçoit assez souvent comme “agressif” dans mes positionnements ou mes réactions, dans le cadre d’une discussion ou vis-à-vis des autres (que je ne supporte pas “toujours” très bien en général)… S’agissant d’un échange verbal, il m’arrive assez régulièrement de m’étonner que mon interlocuteur me trouve “énervé” dans mes réponses. Je sais que je coupe la parole et que je peux employer des mots blessants (sans vraiment m’en rendre compte d’ailleurs) lorsque j’estime que le point de vue “en face” démontre un manque de discernement ou qu’il serait intolérant (oui, je sais, je le deviens moi-même en cela)… Mais il y a que la plupart du temps, je n’échange qu’avec des très proches (mes ex’ ou mes enfants) et que si je me contre-fout qu’un quidam inconnu profère des énormités (ce qui me conduirait la plupart du temps à simplement le mépriser en silence), je l’admets beaucoup moins de la part de ceux auxquels je tiens véritablement et sans devenir méprisant à leur égard, il est probable que j’exprime alors certainement de façon assez ostensible ma consternation et que je peux être assez virulent en ce cas. Reste que la colère qu’ils ressentent n’est presque jamais présente en réalité dans mes sentiments… Je peux tout au plus être agacé par leur conception limitée et mon caractère me porte à l’exprimer un peu “vertement”, d’une manière qui atteint leur sensibilité.

    Le souci réside pour beaucoup en ce que je trouve qu’autour de moi, “on” est trop facilement affecté et qu’étant moi-même habitué depuis l’enfance à endurer seul des critiques cruelles et autres agressions verbales ou même physiques simplement parce que je me comporte différemment socialement, j’ai dû développer ma propension (déjà innée) à réduire mon exposition émotionnelle aux attaques extérieures (démarche que tous adopte au demeurant). Pour ce qui me concerne, je me suis probablement refermé plus encore sur moi-même que je n’étais déjà prédisposé à l’être originellement d’un point de vue sentimental d’une part… Mais tout en étant mieux apte aujourd’hui qu’hier à m’ouvrir à l’extérieur (puisque “mieux protégé” désormais).

    Avec moi, ce décalage d’entendement est d’autant plus manifeste qu’il concerne plus particulièrement des proches et que là où ils attendraient plus de compréhension, je leur oppose beaucoup plus d’intransigeance que je ne l’adresserais envers n’importe qui d’autre… Parce dans mon fonctionnement, la famille ou l’intimité n’est pas toujours synonyme de rapports indulgents (elle l’est souvent) dans le domaine intellectuel en tout cas.

    Sans parler de ce décalage émotionnel, il y a encore que j’ai des approches spécifiques qui m’amènent à appréhender la violence ou le sexe comme des moyens d’expressions parfaitement conventionnels… Sans estimer comme recommandable de se prêter à des “extrémités” dans ces deux domaines, il ne me semble pas choquant mais simplement humain d’en venir à utiliser ces formes de communications-là aussi. En cela, les limites morales de ceux avec qui j’échange peuvent se muer en une totale incompréhension tant cela heurtera certains esprits.

    Pour ce qui est des excuses que je peux faire… Elles peuvent également ne pas systématiquement être sincères et simplement là pour répondre aux attentes de “l’offensé”, parce que je ne veux pas qu’il souffre plus par ma faute ou par calcul, parce que (par exemple) je pense avoir besoin de lui à terme et que j’ai nécessité de prétendre à conserver son soutien éventuel mais ce, sans que je pense réellement que j’ai eu tort de réagir ainsi.

    Et concernant le fait de se trouver des “excuses fallacieuses”, là est mon interrogation puisque si je ne me sens pas trop contraint par des considérations étiques et que je sais un tant soit peu raisonné “à mon avantage” en mettant en oeuvre une réflexion plus ou moins “maligne” (puisqu’elle parvient à mêler l’exigence d’objectivité (que je souhaite) tout en préservant bien souvent “mon amour-propre”)… Cela me permettrait d’analyser rétrospectivement une situation que j’ai créé et qui aurait été dommageable à autrui en me déculpabilisant d’une façon que je pourrais “légitimement” trouver honnête dans l’absolu là où elle ne le serait pas tant que ça fondamentalement en parallèle…

    Puis, si je reviens toujours sur ce que j’ai provoqué, je ne ressens pas systématiquement le besoin de m’auto-critiquer à la suite et même en considérant que je ne serais que franchement coupable sans vraiment pouvoir ou vouloir avancer des “circonstances atténuantes”, je ne me tourmente pas véritablement pour autant.

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    Anonyme

    Membre
    27 mai 2020 à 4 h 08 min

    @Momosse
    Moi aussi j’ai fait plein de truk horribles mais ça n’était à aucun moment sous le coup de mes émotions. C’était plutôt pour l’expérience et c’était surtout mérité car je suis plus qu’allergique à l’injustice.

    J’ai buter plus que volontairement un animal (assez grand quand même) juste pour savoir ce que ça fait.

    Et j’ai poussé un humain (qui le méritait) au suicide sans lui parler par des voies Occulte car, depuis que j’ai “vu” que je pouvais faire un certain nombre de choses jugées inexistantes par tous ces médiocres , il fallait bien que j’en sois sûr!

    J’ai voler la copine de mon meilleur ami et j’ai fait l’amour avec alors qu’il cognait contre la porte en hurlant.

    Sinon, j’ai aussi fait plein de chose très brutales que mes congénères considèrent comme extrêmement méchantes et infondées alors que pour moi ça n’était que ce qu’ils méritaient à force.

    Je suis sûre de moi (comme tu le réclame) seulement, actuellement, étant Empath, ta non_présence me fait déjà mal alors euh… je ne sais pas si je vais communiquer avec toi quand tu seras présent….

    mmmvoyez?

    Sinon j’ai de quoi te faire réfléchir.

    SI tu appliques ceci c’est très certainement que tu as tord :

    – ce n’est pas de ma faute

    -Qu’on m’amène un coupable!

    au plaisir ou pas…

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    momosse

    Membre
    27 mai 2020 à 6 h 34 min

    @empereur

    J’avais entamé une réponse mais elle s’est barrée parce que je me demandais comment prendre ton post ?… Premier ou second degré ?… Ne te connaissant pas, j’avais opté pour le N°1 étant donné que dans le doute je ne m’abstiens pas systématiquement et que c’est vers cela que je verse au naturel et en l’absence d’élément d’analyse pour me faire une idée d’un profil… Mais donc, curieux viscéral que je suis, j’ai survolé le tiens sur le site aux trois quarts de ma rédaction-réaction et je ne le regrette pas tant puisque tu m’auras permis d’entrevoir que tu serais plus dans la provoc’ ce qui apporte un nouvel éclairage à tes lignes.

    Je ne commenterais donc pas les “exploits” que tu revendiques mais je me contenterais de te dire que je ne réclame rien de personne… Ou si mais alors cela se limiterai à ce que je préférerais toujours qu’un interlocuteur s’exprime avec honnêteté et sans fioriture.

    Mais si tu es vraiment en demande d’empathie, c’est regrettable par avance parce que je ne pourrais pas te donner grand-chose en ce domaine précis…


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