Avoir de l’humour noir est[-t-il] un signe de haute intelligence [?]



  • Avoir de l’humour noir est[-t-il] un signe de haute intelligence [?]

    ?s=1&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue Anonyme mis à jour Il y a 10 mois, 1 semaine 4 Membres · 19 Messages
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    momosse

    Membre
    4 novembre 2019 à 9 h 04 min

    Apprécier les blagues particulièrement “noires” irait de pair avec un QI élevé, une faible agressivité, et une “bonne humeur”, selon des scientifiques.

    Et si le nouveau test de QI consistait à jauger la réaction des gens face à l’humour noir. Une étude publiée dans la revue Cognitive Processing indique en tout cas que l’intelligence joue un rôle majeur dans l’appréciation de cette forme d’humour qui aborde des thèmes morbides, comme la guerre, la mort, la maladie, le handicap ou le racisme.

    Pour en arriver à cette conclusion, l’équipe de chercheurs emmenée par Ulrike Willinger, de l’Université médicale de Vienne, en Autriche, a interrogé 156 personnes – 76 femmes et 80 hommes – âgées de 33 ans en moyenne. Les scientifiques ont montré aux participants 12 dessins humoristiques de The Black Book, une bande dessinée du dessinateur allemand Uli Stein, l’un des maîtres en matière d’humour noir, explique The Guardian.

    L’un des dessins représentait par exemple un docteur dans une morgue, soulevant le drap d’un corps. Une femme confirmait alors : “Bien sûr que c’est mon mari. Mais au fait, quelle lessive avez-vous utilisée pour le rendre si blanc ?”. Un autre montrait une discussion entre un médecin généraliste et un couple attendant un enfant. “Pour commencer, voici la bonne nouvelle, votre enfant trouvera toujours une place de parking…”

    Les chercheurs ont ensuite demandé aux participants s’ils avaient compris, et surtout s’ils avaient apprécié ces traits d’humour. Puis, ils les ont séparés en trois groupes et leur ont fait passer des tests oraux et écrit de QI, des tests sur l’humeur et l’agressivité et les ont interrogé sur leur parcours scolaire.

    Le “groupe 3”, constitué de personnes ayant le mieux compris et le plus apprécié les blagues, a obtenu les meilleurs scores aux deux tests de QI (109,7 et 118,1), mais aussi les scores les plus bas aux tests d’agressivité et d’humeur. Les membres étaient aussi “les mieux éduqués”, précise l’étude.

    Le “groupe 1”, lui, était composé de personnes ayant modérément compris les traits d’humour et les ayant détestés le plus. Leur score de QI était dans la moyenne (101 et 97,8), mais leur score “de mauvaise humeur” et d’agressivité étaient, eux, les plus hauts.

    Le “groupe 2”, enfin, était formé de personnes ayant modérément compris et modérément aimé les gags. Elles montraient une intelligence moyenne (96,8 et 102,8), comme le groupe deux, mais leurs scores aux tests d’humeur et d’agressivité étaient moins élevés.

    Tableau issu de l’étude des chercheurs, montrant que plus les personnes apprécient l’humour noir, plus leur QI est haut, leur agressivité basse et leur humeur bonne.

    Les résultats de cette étude contredisent d’autres théories plus ou moins récentes sur les relations entre l’humour et l’agressivité, note le blog British Psychological Society Research Digest blog. Elle contredit également l’hypothèse posée en 1905 par le psychanalyste Sigmund Freud selon laquelle l’humour permettrait de libérer des pulsions sexuelles et agressives refoulées.

    “Notre étude est en adéquation avec les recherches qui avaient déjà établi une corrélation entre le sens de l’humour et le QI, mais réfute la croyance répandue selon laquelle les gens qui apprécient l’humour noir ont tendance à être grincheux et sujets au sadisme”, résument les auteurs de l’étude.

    Selon les chercheurs, les résultats de leurs études suggèrent au contraire que l’appréciation de l’humour noir est “un processus complexe de traitement de l’information” qui pourrait être dégradé par une humeur négative et un niveau d’agression élevé. En clair, être de mauvaise humeur et agressif vous empêcherait de comprendre une bonne blague.

    Perso’, je n’ai pas d’avis arrêté à ce sujet (et il ne me paraît pas que l’étude évoquée ci-dessus soit suffisamment significative pour infléchir mon opinion) mais si cela inspire des réflexions, ne vous gênez pas ^^…

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    momosse

    Membre
    4 novembre 2019 à 9 h 12 min

    Désolé de ma maladresse de “recopiage” mais le tableau de l’étude en question vous apparaîtra simplement en cliquant sur un des liens (n’importe lequel) présents sur l’article de L’express que je vous soumets…

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    byaku

    Membre
    4 novembre 2019 à 15 h 22 min

    Je ne vais pas développer longuement, source à l’appuis etc …
    Je vais simplement donner mon avis, peut être que ce n’est pas objectif, peut être que je vais raconter des conneries 🙂

    Il me semble ne JAMAIS avoir rencontré quelqu’un utilisant ( habilement ) l’humour noir et m’avoir laissé l’impression d’être un imbécile. Je n’irais pas jusqu’a dire que l’humour noir est exclusif aux personnes plus intelligentes que la moyenne … Mais on s’en rapproche. Je pense qu’on est relativement d’accord pour dire que second degré et humour noir ça va de paire non ? Parce que sans 2nd degré, on sort du contexte de l’humour noir pour simplement exprimer sa pensée.

    A l’inverse, allez faire de l’humour noir à didier, le chasseur poivrot du village un peu limité intellectuellement, ou faire du 2nd degré. Je met ma main à couper qu’il ne rira pas :

    – soit parce qu’il n’a pas compris
    – soit parce qu’il ne trouve pas ça drôle en supposant qu’il comprenne.

    Nombre de gens que j’ai perçu ou perçois comme particulièrement intelligents étaient réceptifs a l’humour noir et/ou pouvaient en faire preuve à leur tour. Je crois que le QI de Benoit poelvoorde n’est pas connu. Mais pour moi c’est l’un des Barons de l’humour noir ! Et je suis prêt à parier pas mal de choses que sont QI est surement très impressionnant.

    Pour moi, sans aucune preuves ou sources à citer. L’humour noir est un signe très encourageant de grandes probabilités d’intelligence, voir de très grande intelligence. Sans être toutefois une règle absolue.

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    momosse

    Membre
    4 novembre 2019 à 21 h 58 min

    @byaku ; Je partage ton point de vue dans l’ensemble et du coup, tu m’as amené à relire plus attentivement cette étude (dont j’avais pris connaissance “en diagonale” auparavant)…

    Je trouve d’emblée qu’un panel de 156 personnes est peu représentatif intrinsèquement et ce, d’autant plus que la plage d’âge sélectionnée n’est que trop peu étendue et à mon sens. C’est propre à limiter la représentativité de l’étude en soi il me semble si l’on considère que le rapport à la mort sera plus distant chez des individus jeunes que chez des très vieux (qui se sentiraient plus directement concernés par exemple ^^). Il y a aussi que l’on ne parle pas des inclinations religieuses des sondés… Ce facteur pourrait fausser les résultats s’agissant de la posture qu’une croyance incline à avoir vis-à-vis de ce qui est morbide ou de ce qui a trait à la souffrance humaine. Je noterais encore que l’on aurait dû distinguer les femmes des hommes dans une évaluation (qui se veut…) “scientifique” ; Nos perceptions sont distinctes et des femmes en âge de procréer (notamment), qui sont déjà mères ou qui désirent le devenir auront naturellement un ressenti plus humaniste et émotionnel (relativement à leur attentes propres ou à leur espoir intime) pour “entendre” avec détachement le cynisme… Et cela n’a évidemment rien à voir avec leur compréhension objective. Et il m’apparaît que y compris les écarts entre les niveaux de QI représentés au sein des 3 groupes distincts ne sont pas si éloignés pour être explicites de ce que tendent à vouloir démontrer Ulrike Willinger et son équipe…

    On pourra aussi relever que le traitement quelque peu “définitif” de l’étude est tendancieux à mon sens. Plus de réserve aurait été appréciable (de la part des initiateurs comme de la part du journal qui s’en faisait l’écho).

    Mon sentiment (sans tenir compte des éléments de cette étude “bidon” donc) est que l’on peut effectivement pensé qu’un esprit ouvert et “conscient” induira “mécaniquement” que son approche du monde et de sa réalité crue lui permettra… ou qu’elle le conduira à adopter un regard bien plus ironique (comme pour se protéger de ses laideurs ou de sa violence). Néanmoins et tout aussi bien, sans évoquer un débile profond qui n’entendra rien à rien mais en s’attachant l’avis d’un personnage “aux idées arrêtées et à la vue basse” disposant d’un niveau intellectuel lambda, je suis bien sûr qu’il rira grassement aux blagues racistes et que son esprit sectaire et peu disposé à la tolérance s’accommodera avantageusement des jokes mortifères ou ayant traits aux handicaps… A toute les visions humoristiques accablants “les autres” (plutôt que lui), toute chose qui contribuerait à le rassurer sur lui-même en l’espèce.

    En substance, je me dis que l’estimation de l’intitulé de mon sujet (que j’avais relativisé par anticipation) est très délicate à établir alors que tant de facteur sont à prendre en compte et que l’humour est par essence lié à notre humanité…

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    byaku

    Membre
    4 novembre 2019 à 22 h 32 min

    je suis bien sûr qu’il rira grassement aux blagues racistes et que son esprit sectaire et peu disposé à la tolérance s’accommodera

    Je suis bien d’accord avec ceci. Et c’est pour cela que j’avais écrit qu’il fallait différencier celui qui comprend l’humour noir ( c’est à dire celui qui ri tout en sachant que ça reste de l’humour ) à celui qui ri bêtement, parce que la blague caricature à peine ce qu’il pense réellement.

    Grosso modo, j’apprécie de manière générale ceux qui arrivent à rire de choses dont on ne devrait pas rire ( par exemple le racisme qui est une imbécillité sans pareil ). Normalement Ce sont des sujets tristes, désolants … En rire entre gens munis d’un cerveau est une façon ( comme tu l’as dit dans ton message ) de dédramatiser la chose. On peut pas chialer h24 non plus ^^ des fois faut relâcher la pression et en rire un bon coup.

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    momosse

    Membre
    5 novembre 2019 à 0 h 59 min

    Ce que je voulais souligner surtout, c’est la notion d’humanité (dans toutes ses variations (bonnes ou mauvaises)) à laquelle se rattache l’humour (qui ri si ce n’est l’homme ?) et qui produit que le caractère apparemment “imbuvable” d’un type (ce qui est en soi une analyse subjective d’un sujet par un autre qui ne le connaît souvent que de façon empirique et qui le catalogue au travers de ce qu’il renvoie qui serait en décalage par rapport à ses propres conceptions (se montrant en cela soi-même intolérant accessoirement)) ne l’empêchera pas de très bien comprendre le sens d’une blague (explicite pour être efficace), et y compris si elle stigmatise ses propres penchants puisque cette “mise à mal” de ses convictions pourra être faite d’une façon “agréable”, potentiellement “dédramatisante” conséquemment pour celles-ci, de telle sorte que la critique qui affleure pourra être acceptable à son entendement et spécialement dans ce cadre (par exemple). Je suggère par là que même et comme tu utilises le terme “caricature”, je pense que ses pans d’intolérance ne le rende pas moins humain pour autant et (donc) qu’il demeure potentiellement (fusse très relativement) ouvert à un certain niveau d’auto-dérision. En acceptant cette idée, de le réduire à ses travers relèverait d’un jugement lui-même manichéen. Par ailleurs, un esprit borné (globalement en apparence ou effectivement dans un domaine particulier) l’est souvent parce qu’il est dominé par ses peurs intimes et je crois que ces freins puissants touchent la très grande majorité des hommes… Qu’ils soient étiquetés “débiles profonds” mais, et peut être plus encore, lorsqu’on leur prêterait des aptitudes intellectuelles et cognitives développées.

    Pour résumé, j’ai tendance à penser que la nature universelle du rire et son rattachement à ce qui définie l’humanité entraine qu’il est compréhensible de (presque) tous et ce, indépendamment de nos cultures, de nos croyances, de nos situations sociales ou de notre niveau intellectuel (dans une très large plage de celui-ci du moins)… Bref, de tout ce qui nous distingue les uns des autres en le reconnaissant comme originellement fédérateur (puisque exclusivement humain) et même si nous pouvons toujours le détourner à des fins intéressées. Cela admis, on comprend dans qu’elle mesure il serait profondément ardu et aléatoire (voir présomptueux) que de tenté de déduire ne fusse que des tendances lourdes et diffusent de son étude pour classifier les personnes entre elles selon des critères sélectifs et restrictifs…

    Qui ne s’est pas déjà esclaffé à la vue d’un quidam qui se vautre “comme une merde” dans la rue ?… C’est démonstratif de l’universalité que j’exprime en ce que cela a trait à un dommage subit par un autre et de la réaction d’amusement ou de moquerie (presque (mettons)) unanime à laquelle cette situation nous mène. On peut aisément imaginé que le membre le moins respecté d’une tribu primitive aura la même attitude face à cet évènement qu’un professeur-chercheur émérite en chirurgie de nos sociétés “évoluées”… Chacun se retrouvera dans la notion de cynisme commune à tous que l’on peut en traduire. On m’objectera que mon exemple traite d’un “comique de situation” primaire là où on échange sur la compréhension-perception d’un décalage subtil qui proviendrait d’un énoncé plus étoffé faisant appel à notre imagination, à notre mémoire ou à notre intellect mais j’estime que (comme écrit plus haut) pour atteindre son but risible, une blague doit être simple (concevons que “si t’es obligé de l’expliquer, c’est qu’elle n’est pas drôle”) d’une part et par ailleurs, que les “formulations à étage” ou que les définitions ironiques intra-communautaires s’excluent de toutes études à vue d’ensemble en ce qu’elles sont volontairement conçues pour se cantonnée à n’atteindre qu’une partie limitée d’un groupe humain. Et si cela ne suffit pas, il y a également que les êtres “supérieurement doués” qui se gaussent “en interne” (dans leur “sérail”) de leur jokes “évolués” ou plus volontiers encore de ce qu’un tiers n’y entendrait rien, se montrent bien souvent eux même hermétiques à d’autres plaisanteries très populaires simplement du fait de leur déficit d’empathie ou de ce que leur handicap émotionnel les contiennent dans un discernement donné.

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    Anonyme

    Membre
    5 novembre 2019 à 7 h 55 min

    Salutations camarades !

    Moi qui me faisais taxer d’être un normo-pensant après avoir écrit quelques blagues douteuses, cela fait plaisir de voir que la science vient ici sauver mon âme lol

    Je ne peux généraliser à partir de mon cas (selon le test WAIS IV, j’aurais un QI assez élevé), mais j’ai toujours eu un rapport singulier avec l’humour. Pour moi, ça a toujours été un filtre à cons 😀

    L’humour noir ou décalé est, par définition, toujours très caricatural. Lorsque je vois quelqu’un prendre ça au premier degré, je me dis que ce qui relève de la caricature, fait partie de sa norme au niveau de sa pensée. Il ne voit pas la caricature car il est lui-même dans une pensée sans nuance…

    Il m’est aussi souvent arrivé de faire face à des gens hypocritement choqués, prompts à te faire des leçons de morale ou à se servir d’un trait d’humour pour te rabaisser. Et même chose, si ce qui leur apparaît malsain, à travers une blague caricaturale, est compris au premier degré, c’est qu’ils ont une pensée naturellement malsaine. Pour toi c’est absurde donc drôle, pour eux ça fait partie du possible… Donc là, ça devient tout de suite creepy lol

    Il y a plusieurs sortes d’humour, mais je pense qu’un humour efficace contient toujours une part de lucidité ou de tragique. Je ne suis pas étonné que la plupart des humoristes ont un fond dépressif. C’est la mise en abîme avec l’aspect tragique du réel ou de la nature humaine qui permet justement d’en rire.

    Bon, ceci dit, mon humour de merde m’a déjà joué de sales tours lol J’ai une petite anecdote (je suis en mode un peu nostalgique en ce moment, j’ai plein de vieux souvenirs qui remontent à la surface ^_^) Alors… C’était au lycée, en seconde. Et nous avions une déléguée de classe que je trouvais niaise, mais niaise putaing…

    Et arrive le jour où nous sommes assis côte à côte, et vla ti pô qu’elle se met à jouer à l’assistante sociale, alors qu’elle ne m’avait jamais adressé la parole, mais là c’était mon heure, elle voulait tout savoir, ce que je voulais faire plus tard, etc. Et je savais bien qu’elle en avait rien à carrer, bref… Je l’ai regardée avec un grand sourire, et très sérieusement je lui dis que plus tard, ma passion serait de devenir psychopathe.

    Zéro réaction, elle me regarde comme si elle ne pigeait pas trop ce que je venais de lui dire. Donc j’en rajoute une couche, je lui dis que c’est un bon plan, il suffit de faire des trucs un peu dingos, puis après on est nourri, logé, blanchi. La belle vie quoi. Et toujours rien, le cours commence, et c’est tout. J’ai ensuite raconté ça à mes potes, ils se pissaient dessus tellement ils se marraient 🙂

    Puis est arrivé le conseil de classe. Les profs se réunissent, il y a aussi les délégués, et tour à tour ils discutent des élèves, de leur bulletin de notes, etc. Mon tour est arrivé, mes notes étaient bonnes, j’étais quelqu’un de très discret, on ne savait pas grand chose sur moi. Ils se demandent vers quelle voie j’aimerais m’orienter plus tard, et là… Ouep, notre déléguée leur dit que je souhaitais devenir psychopathe…

    Gros silence dans la salle des profs. Il y a la prof de français qui lui demande si elle est sûre, et elle confirme en insistant bien sur les détails. Et là, fou-rire général ahah Bon, ils avaient bien vu que je m’étais foutu de sa gueule, mais l’étiquette ‘psycho’ m’a poursuivi lol

    Bref. Morale de cette histoire : ne jamais blaguer avec les c*ns ! 😂

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    momosse

    Membre
    5 novembre 2019 à 11 h 36 min

    @etienne31

    Et il m’apparaît que y compris les écarts entre les niveaux de QI représentés au sein des 3 groupes distincts ne sont pas si éloignés pour être explicites de ce que tendent à vouloir démontrer Ulrike Willinger et son équipe… Dixit moi ^^ ; Je me limite à ce rappel (comme tu commençais par cette parenthèse) parce que je manque de temps mais ta contribution sera analysée ultérieurement  😉

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    momosse

    Membre
    6 novembre 2019 à 6 h 55 min

    @darren ;

    Je pense également que l’humour peut être un bon révélateur de notre affinité avec un interlocuteur donné mais je préfère ne pas “disqualifier” d’emblée celui ou celle avec qui “je ne serais pas sur la même longueur d’onde”… Cela me couperait de la majeure partie de l’humanité il me semble et ce n’est donc pas dans mon intérêt (^^), outre le fait que je tends à chercher à me montrer plus compréhensif à l’égard d’autrui (ce qui ne m’est pas si naturel on va dire)…

    Je peux avoir des difficultés à “entendre” le second degré venant des autres alors que je crois le manier avec aisance. On s’étonne parfois de ce que je prends au pied de la lettre une formule ironique (dire du bien d’un système qui démontre notoirement son dysfonctionnement au quotidien par exemple) parce que je ne m’attendais pas à ce que l’on échange sur ce mode à un moment donné ou par méconnaissance de la personnalité de celui qui me fait face. Il y a aussi que, communiquant peu avec quiconque, je ne maîtrise qu’approximativement ces variations dans les rapports sociaux.

    @etienne31 ;

    J’ai repris “cette étude bidon” un peu comme excuse pour évoquer l’humour au sein du groupe qui s’y prête plus particulièrement sur ce site. Ce faisant, mon intention n’était même pas véritablement définie en réalité au-delà de participer au topic en “colportant” un article que j’ai trouvé très rapidement sur le Net (sans guère en prendre connaissance initialement) pour l’alimenter. En prenant conscience du peu de valeur que l’on doit accorder à cette espèce de sondage (joliment agrémenté de p’tits noms anglo-saxons et d’initiales de blog à rallonges qui semblent juste là pour rendre quelques sérieux surfaits à la source), je l’ai souligné pour ne m’en tenir plus qu’au questionnement de l’intitulé ensuite.

    Au demeurant, ça laisse effectivement rêveur sur la qualité d’un titre (L’Express) qui se veut “sérieux” mais qui est prêt à publier n’importe quoi pour engendrer des vues sur son site.

    Ce que tu exprimes m’inspire de préciser-rappeler que je ne suis pas “officiellement” testé et qu’en sus, je n’ai aucune certitude personnelle sur une hypothétique “intelligence supérieure” dont je disposerais. Cela pour asseoir le fait que je ne me reconnais pas vraiment dans la “zébritude” et toutes les terminologies associées. Ceci posé, j’ai acté de mieux pouvoir échanger avec certains semblables qui eux s’y retrouvent et de me reconnaître en quelque chose dans un TSA.

    J’évoque ma personnalité propre pour relever que sans négliger les distinctions liées aux prédispositions cognitives d’un individu qui permettent ou interdisent une compréhension au travers de l’humour avec d’autres, on devrait prendre également en compte la personnalité de celui-ci en la matière. Dans le cas d’un profil qui n’est pas ou peu porté aux interactions sociales (irl) le rire partagé sera rare et lorsqu’il pourrait exceptionnellement se produire, l’entendement ou la réceptivité que ce dernier manifestera ou pas ne sera indicatrice de son éveil mais résulterait bien plus probablement d’une pudeur ou d’un manque de confiance en soi, conséquence d’une pratique insuffisante ou découlant du caractère familier (et donc inhabituel et perturbant) que revêt ce type de rapport à l’autre.

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    alicepp

    Membre
    6 novembre 2019 à 9 h 39 min

    Hello 🙂

    J’ai lu l’article, après avoir lu vos commentaires. Étant donné mon avis sur la relation entre l’humour noir~intelligence j’étais sceptique quant aux résultats et aux conditions.

    Mais les résultats que tu avances sont soutenus statistiquement (entre les groupes : les différences 1) <span style=”line-height: 1.5;”>d’intelligence verbale, non verbale, d’agressivité envers les autres et 2) de compréhension et d’appréciation du dessin sont significatives ; les relations entre a) la compréhension de l’humour noir+ b)  la ‘constance émotionnelle’ (mood disturbance), l’intelligence verbale, l’intelligence non verbale, le caractère pacifique (envers les autres) sont significatives aussi. Par contre, le goût pour l’humour noir (préférence) n’est relié qu’à la constance émotionnelle et le caractère pacifique envers soi même (donc pas de preuve que l’inclinaison pour cet forme d’humour soit reliée à une intelligence plus haute)).</span>

    <span style=”line-height: 1.5;”>Et justement, observer une tendance sans avoir insérer dans son groupe d’étude des extrêmes (QI ++ et QI –), c’est pas mal ! </span>

    Maintenant, je pense que le reel biais concerne la définition de l’humour noir (est ce une question d’approche ou uniquement du sujet traité ? En l’occurrence les dessins proposent vraiment un point de vue). Ou même celle d’intelligence. Mais c’est un problème général, on ne peut pas bosser avec un absolu, donc on utilise des indicateurs. Il faut donc se renseigner sur le sens de ces indicateurs.

    Ah oui aussi, il y a un truc qui m’a perturbé :<span style=”font-family: Georgia, serif; letter-spacing: 0.096000000834465px; line-height: 25.6000003814697px;”> th</span><span style=”font-family: Georgia, serif; letter-spacing: 0.096000000834465px; line-height: 25.6000003814697px;”>e third group (donc le groupe le plus intelligent, qui préfère les planches humoristiques)  of subjects shows high black humour comprehension and preference, high nonverbal and verbal intelligence, no mood disturbances and low values in aggressiveness.</span>

    <span style=”font-family: Georgia, serif; letter-spacing: 0.096000000834465px; line-height: 25.6000003814697px;”>Quid la versatilité ? Voire la cyclothymie ? Ce ne sont pas des gens seulement “plus intelligents”. Ils sont plus zen ! Ça rejoint les résultats.</span>

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    momosse

    Membre
    6 novembre 2019 à 11 h 10 min

    @ alicepp :

    Salut Alice… Je vois que ce thème t’a inspiré et ton éclairage m’a été profitable.

    Il est possible que l’on puisse tirer quelque chose de cette étude (en la lisant mieux notamment ^^)… Mais si on s’exonère de son nombre de sujets réduit, car même en considérant que le QI qui distingue respectivement ses 3 groupes n’est en soi déterminé qu’à titre indicatif pour ses initiateurs, eux qui s’attachent surtout à s’intéresser plus particulièrement aux réactions des étudiés au travers des filtres socio-culturels ou de ce qui ressorts de leur profils “émotionnels”, il demeure que (à mon avis) ce référentiel comparatif est bien peu représentatif… Non ?

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    Anonyme

    Membre
    6 novembre 2019 à 12 h 11 min

    Salutations @momosse !

    Il y avait beaucoup de dérision et d’auto-dérision dans mon dernier message. Je ne prends pas cela trop au sérieux. Quand l’humour pose problème, j’ai constaté que c’était toujours un prétexte, et que le véritable problème était ailleurs…

    C’est toujours plus facile de dire à quelqu’un que son humour nous déplaît, plutôt que de lui dire en face que c’est lui, en réalité, qui nous incommode lol C’est souvent très passif-agressif comme attitude. “Soupçon de fiel enrobé de vaseline”, ObSeSSioN, parfum pour hommes ahahah

    Maintenant, pour ce qui est de l’étude publiée, ce n’est pas très rigoureux. En matière de méthodologie, voilà comment j’aurais procédé…

    ——-

    Etape 1. Définir son objet d’étude, puis l’analyser.

    On n’étudie pas un objet (au sens phénoménologique) ou un phénomène, sans le définir au préalable. Ecrire que l’humour noir porte sur des sujets comme la mort, le suicide, etc. ; ce n’est pas une définition rigoureuse.

    En logique, il y a deux façons de définir un concept. Soit par extension, soit par compréhension (ou intension). Si la définition par extension est parfaite pour un dictionnaire, elle ne l’est pas du tout dans le cadre d’une recherche scientifique.

    A quoi se réfèrent la mort, la tristesse, le suicide, etc. ? Quel est leur point commun dans le cadre qui nous intéresse ici ? Ils font tous référence aux passions tristes (dans le langage de Spinoza). C’est-à-dire des sentiments “négatifs”.

    Qu’est-ce que l’humour ? Un trait de l’esprit suscitant le rire, c’est-à-dire un sentiment de joie, quelque chose donc de “positif”. Là, nous pouvons opérer un raisonnement modus ponens, et avancer une première définition de ce que serait l’humour noir : un trait de l’esprit suscitant le rire, tout en portant sur des affects “négatifs”.

    Il y a donc une contradiction qu’il faut analyser. Comment cet humour passe-t-il de la tristesse à la joie ? Quelle est sa mécanique ? Il recourt à la caricature et à l’absurde. Cela porte un nom en logique ou en mathématiques : c’est le raisonnement par l’absurde. En quoi consiste-t-il ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Raisonnement_par_l%27absurde

    Donc ? L’humour noir se base sur des affects négatifs qu’il considère dans un premier temps comme vrai, ce qui donne une certaine tension, qu’il va désamorcer grâce à l’absurde, d’où le rire (on relâche la tension). Le procédé est donc relativement cathartique. Cela fait un peu technique de présenter les choses ainsi, mais ça évite de tomber dans les jugements de valeur.

    Nous avons donc une définition sur un objet, quels sont ses implications logiques ? Si le coeur de la mécanique de cet humour repose sur un raisonnement logique, impliquant l’absurde et la caricature ; alors son efficacité est tributaire de la capacité du récepteur à avoir un certain sens logique, et à reconnaître cet absurde.

    D’où le raisonnement par contraposée suivant : quiconque n’ayant pas une certaine logique et/ou la capacité de reconnaître ce qui est absurde, ne sera pas sensible à un humour noir. De se poser la question suivante – principe de causalité – pourquoi ?

    Si la personne n’a pas un fonctionnement logique à la base, c’est peut-être parce qu’elle est trop jeune, qu’elle souffre d’handicap, qu’elle a une intelligence limitée, etc. Ce qui explique pourquoi elle ne reconnaît pas ce qui relève de la caricature dans certaines situations. Si elle ne distingue pas une norme de sa caricature, cela signifie que sa vision du réel est caricaturale. Cela implique une pensée sans nuance, sans relief.

    Bon, ce que je viens de faire très grossièrement, c’est ce que nous appelons une analyse conceptuelle. C’est la base en philosophie, en épistémologie, et normalement en sciences. Définir, analyser, démontrer.

    Nous avons donc démontré que l’humour noir impliquait une certaine “intelligence”. Mais cela est juste la première étape. Cela ne suffit pas à comprendre ce que ça signifie concrètement dans le réel. C’est-à-dire qu’il faut maintenant confronter notre pensée, aux faits.

    ——-

    Etape 2. Se confronter au réel.

    Si nous avons démontré que l’humour noir impliquait une certaine intelligence, alors quelle est la méthode la plus efficace pour tester empiriquement cette idée ? D’un point de vue logique et mathématique, s’amuser à tester l’humour de tous ceux qui auraient un QI élevé, est sans doute la démarche la plus conne.

    Si quelqu’un affirme que les moutons sont les seuls animaux qui peuvent produire de la laine. Est-ce que vous allez vérifier l’ensemble des moutons existant pour savoir si c’est vrai ? Bah non. La solution la plus simple est de trouver un seul animal, qui ne soit pas un mouton, et qui peut produire de la laine ! Et cela porte le joli nom de démonstration par contre-exemple !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-exemple#N%C3%A9gation_d'une_g%C3%A9n%C3%A9ralit%C3%A9

    En l’occurrence, si la notion d’intelligence est toujours très controversée, car cela chatouille un peu trop notre amour propre, nous n’avons aucune difficulté à reconnaître, d’un point de vue médical, les handicaps ou les déficits. C’est une façon de contourner le problème. Il peut donc tout simplement s’agir d’enfants de 5 ou 6 ans, dont l’intelligence n’est pas encore développée. Et s’il s’avère qu’ils sont sensibles à l’humour noir, nous invalidons par les faits notre démonstration.

    Donc. Est-ce qu’un enfant de 5 ou 6 ans rigolera de bon coeur de sujets comme la mort, le suicide, etc. ? Ou est-ce qu’une personne qui souffre d’un retard intellectuel, sera sensible à ce genre d’humour ? Les faits démontrent que non. Mais cela ne suffit pas, il faut comprendre *pourquoi* il en est ainsi. Cela nous évitera de tester tous les enfants de 5 ou 6 ans. En l’occurrence, la littérature scientifique consacrée au développement de l’enfant et du cerveau ne manque pas. L’humour est intrinsèquement lié à certains processus cognitifs. Et là, ce sera beaucoup plus facile et efficace d’avancer dans notre recherche.

    ——-

    Etape 3. Tester les limites de notre raisonnement

    Là, il conviendra de prendre du recul et d’éviter un biais qui nous pend au nez, à savoir le sophisme du faux-dilemme. Autrement dit, est-ce que ceux qui ne sont pas sensibles à l’humour noir sont nécessairement “idiots” ? Est-ce qu’il ne pourrait pas y avoir d’autres facteurs, indépendamment de l’intelligence, qui pourraient impacter notre sens de l’humour ? C’est tout à fait possible, et il ne faut surtout pas le négliger !

    Et la réponse est oui. Un état dépressif aura un impact considérable sur notre capacité à rire de certaines choses. Si quelqu’un vient de perdre sa femme, je doute qu’une blague un peu noire le fasse marrer. Cela ne signifie pas que c’est un idiot, pas plus que ça signifie que celui qui a fait la blague, est un idiot. Il y a aussi les cas des aspergers qui ne reconnaissent pas l’ironie ou le second degré, et certains sont très loin d’être idiots…

    Autrement dit, le réel est complexe et subtil. Notre pensée se doit d’être nuancée par les faits et les cas de figure. Et à mon sens, une étude scientifique est intéressante lorsqu’elle invalide un concept (comme le concept d’inconscient qui a été invalidé par les neurosciences), ou qu’elle nous apporte un enrichissement dans notre compréhension du réel. Si c’est pour enfoncer des portes ouvertes, affirmer des choses sans aucune nuance, ce qui est tout de même le cas avec l’étude publiée, alors c’est quand même médiocre…

    ——-

    Quid de mon cas particulier, qui ne concerne que moi ? Je pense que si nous peinons à rire de tout, comme ce fut le cas les années passées, c’est très certainement parce qu’il y a un certain mal-être qui s’est peu à peu dilué dans la société. Si vous êtes Noir, que vous avez un salaire de 15000 euros par mois, que vous vivez dans une villa avec piscine, une femme et des enfants magnifiques, vous ne prendrez pas mal une blague douteuse. Cela ne vous touchera pas, car tout va bien dans votre vie. Et vous vous vengerez sûrement en balançant une bonne blague au gars qui a voulu être un peu piquant avec vous.

    Maintenant, si vous vivez dans un petit appartement, dans un quartier où il y a parfois de la violence, avec des problèmes financiers et existentiels, que vous avez peur pour votre avenir ainsi que celui de vos enfants, et qu’en plus un connard vous sort une blague de merde, là vous allez péter une durite. C’est juste évident. Mais comme je l’écrivais au début de ce grooos pavé, un humour qui pose problème est un prétexte, car le gros du problème est toujours ailleurs. Et du haut de mon balcon, à l’orée de mes expériences personnelles, j’ai souvent constaté que ceux qui avaient un tempérament dépressif, étaient plus enclin à me péter une durite à la suite d’une blague de mauvais goût.

    Est-ce qu’il faut pour autant se renier, mettre en veilleuse sa joie de vie, son envie de faire marrer des personnes qui n’ont pas de problèmes particuliers, etc. ? Je pense qu’on attire les gens qui nous ressemblent, et qu’il y a un phénomène répulsif avec ceux qui ne nous correspondent pas. L’humour reste à mes yeux un bon moyen de faire le tri. Et tant pis si ça doit exclure 99% de la population ^^ Je n’ai aucun problème avec le fait qu’on puisse ne pas m’aimer, ou qu’on me trouve chiant ou antipathique ou lourd ou normopensant ou beauf ou je ne sais quoi. Ce n’est pas trop mon problème. Être aimé ou apprécié par une seule personne, pourvu que cela soit sincère, cela me suffit amplement ! 😉

    PS : tu as parfaitement raison, le fait de ne pas connaître son interlocuteur n’aide pas toujours à deviner le ton qu’il y a derrière ses écrits… C’est pour cela que j’abuse parfois des smileys, mais je me rends compte que cela ne suffit pas toujours ^^

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    alicepp

    Membre
    6 novembre 2019 à 13 h 53 min

    Bin c’est pas tant qu’on puisse en tirer qqc, ou que cette étude puisse prétendre être autre chose qu’une analyse exploratoire, mais j’ai été surprise de son sérieux vis à vis des articles médiatiques et des réactions ici.

    Ok, ça ne répond pas formellement à une question, c’est pas hyper intéressant, mais vis à vis de leurs objectifs, j’ai trouvé leurs materiel et méthodes honnêtes, et les résultats sont soutenus, et pas trop extrapolés (dans l’étude!). Ils n’apportent que de l’eau à des moulins anciens, mais selon eux leurs résultats soutiennent les hypothèses selon lesquelles des composantes cognitives et affectives ont un rôle dans le processus humoristique. Point (.). 🙂

    C’est de toutes façons aussi peu douteux que peut être une étude basée sur des impressions et des interprétations, un questionnaire …

    <span style=”line-height: 1.5;”>Je n’ai pas été choquée par le panel (moitié celib/marié, h/f …), même si je comprends ce que tu dis, surtout sur l’aspect religieux (c’est bizarre qu’ils aient juste évacué la question comme ça!). Sur la vieillesse et la proximité avec la mort, il y a 10℅ de veufs je crois. Bon, je pense quand même que tu as raison, l’échantillon n’es pas très représentatif de la population globale.</span>

    Je pense pas non plus que cette étude réponde à tes questions, sur ce qui est universel dans le rire.

    Au demeurant, ça ne dit rien de ce que je pense de l’humour 🙂

    J’adore quand l’humour transforme une expérience pour la rendre plus poétique, plus absurde, plus légère, plus colorée. C’est une bonne manière aussi d’exprimer la tristesse, l’indignation. Ça casse la monotonie du réel.

    C’est tellement rare que quelqu’un me fasse rire (dans des situations oui, mais ce n’est pas réellement leur humour) que quand c’est le cas, je me sens automatiquement plus proche et plus connectée à l’interlocuteur donné.

    Bon, après, le fait que peu de monde me fasse rire s’explique peut-être par mon instabilité émotionnelle, dixit la fameuuuuse étude 😉

  • 5d9c58430463a bpthumb

    momosse

    Membre
    6 novembre 2019 à 14 h 04 min

    @darren

    Je n’ai pas un esprit scientifique mais je pense être un analyste de “l’empirique non-comptabilisable mathématiquement” plutôt fréquentable… Voir présentable même ^^

    Je sais que je peux faire rire (volontairement (^^)) certains proches ou quelques fréquentations par mon ironie, mes sarcasmes ou dans ma façon de m’exprimer par mimiques. En cela, je peux affirmer que j’ai un certains sens de l’humour.

    Si je peux ne pas toujours entendre d’emblée les décalages a visées humoristiques d’un autre, je les conçois bien dès-lors que j’ai assimilé la démarche “mécanoricanante” de cet autre (sans forcément y trouver de la drôlerie). Néanmoins, comme je suis, c’est-à-dire à préférer éviter les groupes plutôt qu’à les rejoindre et n’ayant (qui plus-est) aucune prédisposition pour l’établissement de rapports amicaux (suivis ou pas), je n’ai pas souvent l’occasion de faire profiter quiconque de cette aptitude remarquable qui est mienne et ceux qui peuvent en témoigner se limitent aux membres de mon cercle familial restreint et à (toutes !) celles que j’ai connu “en vrai” (ce qui multiplie par un truc comme 5 le nombre de “mes fans” (avoués ou refoulés))… Nan parce-que le sort ne m’a quand même pas handicapé à ce point socialement pour m’empêcher (en plus) de me passer d’accompagnatrices complaisantes ou pas (rarement aptes à comprendre mon être mais tout de même souvent ouverte à recevoir une part de lui en elles).

    Ceci écrit avec vérité et sens, nonobstant l’aspect déconne de cela.

  • 5d9c58430463a bpthumb

    momosse

    Membre
    6 novembre 2019 à 20 h 48 min

    Putain ! J’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’un cleps sur la photo ! Je ne distinguais qu’une masse floue et mon cerveau n’en avait rien traduit.

    Alice est beaucoup plus mimi que son compagnon velu (qui doit être une femelle). Perso’, pour une photo de profil, je ne voudrais pas qu’un tiers (canin ou autre) empiète sur ma face mais bon, “moi c’est moi” quoi…

    Enfant, on avait des chats à la maison (à l’unité et qui se succédaient à mesure qu’ils épuisaient leur sept (ou neuf ?) vies). Adulte, j’ai eu des enfants à la place ^^

    Le seul de ces félins qui m’a laissé un souvenir était un spécimen assez quelconque mais une peu plus grand que la moyenne et à la livrée noire avec quelques touches de blanc (sur une ou deux pattes, son ventre et sa tête (le museau il me semble)) dont je ne me rappelle plus du nom. Il avait un comportement très dominant avec tous ses congénères mâles (en qui il voyait des concurrents) sur qui il imposait sa loi par la force et couvrait (dès qu’il pouvait) toutes les femelles de son espèce alentours. Encore moins proche de ceux qui le nourrissait que les autres bâtards qu’on a hébergé avant ou après lui, il ne venait le plus souvent que pour manger et s’éternisait rarement au-delà de la durée d’une sieste à la maison, comme il n’acceptait qu’à dose homéopathique nos caresses et manifestait à coup de griffe ou de morsures qu’il en avait (vite !) assez ^^… Il devait avoir accordé à ma mère un statut équivalent au sien en constatant que c’était elle qui le nourrissait et en ce que je pense qu’il avait identifié qu’elle était elle-même la maîtresse au sein de notre maisonnée, traduisant cela par une tolérance visiblement accrue avec les démonstrations d’affections qui provenaient d’elle. C’est aussi ma génitrice qui avait constaté sa mort en le voyant écrasé sur la route nationale située en contre-bas de chez nous et son annonce produit que (pour la seule fois de ma vie) j’ai écrasé des larmes pour une bête. Je devais avoir autour des 8/9 ans et lui a du nous accompagné environ 3 ans tout au plus.


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