Solitude


Contenus connexes :

  • Membre Inconnu

    Membre
    3 septembre 2020 à 18 h 01 min

    @SeaYou
    Ce que tu expliques sur la solitude subie ou choisie est évidemment correct mais n’est pas tellement le sujet ici, car cela ne concerne pas spécifiquement les HP.

    Je passe rapidement sur l’aspect sociétal de la solitude qui est bien sur juste mais qui vaudrait un topic à lui tout seul.

    Pour finir on arrive à la solitude spécifique HP : cette impression que tu es avec une ou plusieurs personnes d’être seul. Et le double paradoxe d’avoir recherché la compagnie de ce ou ces personnes, mais qu’à un moment tu préfèrerais être seul.

    Exemple vécu aujourd’hui, je suis chez un ami, un véritable ami pas seulement en parole, nous avons beaucoup d’affinités, mais il n’est pas HP, clairement. Et il parle vite et beaucoup, mais très régulièrement, je m’ennuie quand même car je sais à l’avance ce qu’il va dire, ou je le comprends après 30 secondes alors que lui va mettre 5 minutes à l’expliquer. Il m’apprécie, je l’apprécie, la plupart du temps je préfère passer du temps avec lui qui d’être seul, mais de temps en temps et régulièrement, je m’ennuie, et comme je ne peux lui expliquer et en parler je me sens seul. Le truc c’est que je ne me complait pas là-dedans, la plupart du temps j’arrive à gérer ça bien, je pense à autre chose en même temps que je l’écoute, je prends du recul et de la hauteur. Mais ça dépend de notre « niveau » d’évolution et de maîtrise du haut potentiel. Pendant des dizaines d’années j’ai subit ce genre de choses sans être capable d’y faire face, plongeant régulièrement dans la déception, le désespoir voire la dépression.

    Evidemment comme HP nous avons tous besoin et surtout envie de relations plus profondes et satisfaisantes. Elles sont possibles, elles existent mais sont clairement plus rares.

  • Membre Inconnu

    Membre
    3 septembre 2020 à 20 h 29 min

    @angevoyageur « Ce que tu expliques sur la solitude subie ou choisie est évidemment correct mais n’est pas tellement le sujet ici, car cela ne concerne pas spécifiquement les HP. »

    Je n’accorde pas beaucoup d’importance à la catégorie « HP ».
    Nous souhaitons tous la même chose.

    Être aimé.e, compris.e, vivre heureux.se.

    =======

    « Pour finir on arrive à la solitude spécifique HP : cette impression que tu es avec une ou plusieurs personnes d’être seul. »

    Je ne pense pas que ça soit spécifique aux HP.
    Nous avons tous connu des repas de famille bien chiants… 😉

    =======

    « Evidemment comme HP nous avons tous besoin et surtout envie de relations plus profondes et satisfaisantes. »

    J’en sais rien. Les profils sur ce site qui ont des dizaines et des dizaines d’ami(e)s, qui enchaînent les demandes de connexion sans jamais contacter les personnes, est-ce qu’ils recherchent des relations profondes et satisfaisantes ?

    Ceux qui se plaignent de ne pas avoir une vie intellectuelle satisfaisante, à cause soit-disant des « normopensants », est-ce qu’ils participent sur ce forum ? Il s’agit pourtant d’un lieu où l’on peut discuter avec d’autres personnes HP, il y a moyen de combler virtuellement ce qu’on ne peut trouver IRL. Mais dans les faits ? Bah cela ne les intéresse pas plus que ça…

    C’est aussi superficiel que sur Facebook. Ce que je pense, c’est qu’il y a un fossé considérable entre l’image que nous avons de nous-mêmes, celle que nous voulons donner aux autres, et la réalité… Et nous pouvons très bien avoir un très haut QI et être humainement détestable… Finalement, à choisir, après en avoir fait récemment l’expérience, je préfère quelqu’un de « normal », qui est ouverte à la différence, mais qui en a quelque chose à faire de vous.

    Enfin c’est juste mon avis.

  • arol

    Membre
    3 septembre 2020 à 23 h 27 min

    @norbert

    « Bin ca dépend avec qui tu es… Si tu as un débit naturel de 50mots/minute, ca n’ira pas avec des débits de 20 mots/minutes ou 70/mots:minutes »

    Je pense que même avec une personne qui a le même débit tu peux parler une langue totalement différente. Et très bien communiquer avec une personne qui parle la même langue que toi à une vitesse différente. Est ce parce qu’on parle une langue d’une manière différente que l’on doit rejeter l’échange ? C’est pour cette raison que des personnes se retrouvent ici. Il ne me semble pas constructif d’appliquer un rejet de l’autre parce que la communication est difficile.

    Ma question de base va entièrement dans le sens inverse. Comment réussir à prendre en compte la neurodiversité pour communiquer ensemble et faire en sorte de se sentir moins seul au cours d’un échange, peu importe la langue ?

    Il me semble important, quand on a déjà subit un clivage de ne pas en remettre un dans l’autre sens.

  • Membre Inconnu

    Membre
    7 septembre 2020 à 16 h 18 min

    @ Arol « Il me semble important, quand on a déjà subit un clivage de ne pas en remettre un dans l’autre sens »

    J’ai toujours été au contraire pour affronter la vague de face, afin de mieux la surmonter(et de ne jamais, si j’ose dire, mettre la vague sous le tapis).

    les difficultés de compréhensions, à mon avis, viennent que nous n’évoluons pas dans une même réalité objective, mais dans des univers subjectifs différents. le même mot associé à tel autre1 concept pour monsieur Dupont et à tel autre2 concept pour monsieur Durand, n’a pas le même sens. Quand on dialogue avec des débits différents, c’est comme si deux commentateurs de foot de type « tout à fait Thierry », commentaient à chaque minute le même match, mais l’un ayant vu une minute de film et l’autre seulement 30 secondes, ils ne sont pas dans la m^me réalité subjective.

    Cette difficulté, à mon sens, ne peux être vaincue que par l’empathie: essayer d’imaginer comment l’autre ressens ce que je lui dit, ou ce qu’il voit autour de moi.
    ensuite il y a des test (feed back) pour savoir si la personne a bien compris ce qu’on voulait lui dire etc…

  • bioread

    Membre
    18 septembre 2020 à 12 h 08 min

    Salut Arol, je partage aussi ton ressenti.

    Il y a selon moi plusieurs pistes qui dans mon cas est la difficulté d’aller à la rencontre de l’autre, en regard de ça j’expose les faits suivants:

    – j’attire à moi toutes sortes de personnalités car je suis content de me sentir apprécié

    du coup comme je fais le choix de prendre tout ce qui passe, je ne choisis pas mes amis

    – je n’ai pas d’intérêt pour appliquer les codes sociaux

    du coup ma seule porte d’entrée quand je suis avec l’autre, c’est d’embrailler directement sur un sujet qui me passionne dans l’instant et de captiver l’autre alors soit il rebondit et c’est un pur partage ou il ne comprend pas ce que je dis et c’est une lutte interminable pour se faire comprendre

    Donc pour en revenir au point que tu soulèves, je conclurais en disant que bien souvent j’aime être entouré de monde sans spécifiquement rentré en contact parce qu’au final je me sens moins seul dans ces cas là que quand je me sens forcé de rentrer en contact et qu’il y a des blancs dans la conversation

  • casia09

    Membre
    18 septembre 2020 à 17 h 42 min

    Bonjour,

    D’après moi il y aurait comme vous l’avez tous dit plusieurs types de solitude.

    La solitude imposée soit par d’autres individus, soit par de situation de vie et comme ça peut être de très courte durée ou bien un peu plus à long terme.

    Il y a la solitude volontaire, des moments pour se retrouver, ou juste échapper du bruhaha du monde extérieur, des gens incompatibles, et je peux continuer avec la liste.

    Et la pire de toutes les solitudes, être entouré des gens, et pourtant se sentir plus seul que si on était au bon milieu de kalahari. Avoir ce désir si encré de former partie de quelque chose, mais tout simplement ça ne colle pas.

    De mon pointe de vue, lorsqu’on est isolé volontaire ou pas, on peut au moins se dire que des possibles rencontres, amis, situations pourront améliorer notre ressenti. Mais quand on « appartient » à un groupe, on est avec des amis, famille, et pourtant on n’est pas vraiment avec eux, c’est déchirant, douloureux et malheureusement pas facile de s’en sortir. Chaque tête est un monde, disent-ils, le problème arrive quand les autres sont dans le système solaire et toi tu te trouves à Alpha centauri.

    Je ne sais pas dans votre expérience, mais dans mon cas, j’ai tenté de supprimer tout ce qui était dérangeant (faux self created) pour être socialement acceptable et me sentir comme les autres. Je l’ai fait tellement longtemps que j’avais commencé à croire que mon « vrai » moi atypique n’était qu’une hallucination et je devais avoir une maladie. Ce que je n’ai jamais vu venir, est que je n’arrivais pas si bien à cacher yggdrasil de ma tête et du coup j’étais quand même la bête noire, trop différente pour vraiment coller avec le reste. Pas étonnant que je ne me suis jamais sentie à l’aise.

    Je répète peut être des choses qui ont déjà été dites, oui, probablement, mais j’avais envie de partager avec d’autres personnes ironiquement pour me sentir moins seule ^^

  • arol

    Membre
    20 septembre 2020 à 21 h 01 min

    @Casia09

    Je répète peut être des choses qui ont déjà été dites, oui, probablement, mais j’avais envie de partager avec d’autres personnes ironiquement pour me sentir moins seule ^^

    Je comprends, c’est surement pour cette raison que j’ai lancé cette discussion sur le sujet ^^<div>

    Je peux pas trop dire concernant le faux self, j’ai l’impression que plus t’es avancé dans le TSA et plus cela aide à rester soi-même au final (et oui faut bien quelques avantages quand même !). Ca fait un plus gros tri de base. Surtout que comme pour @Bioread j’ai tendance à zapper les codes sociaux X).


    Pour le reste je tiens à remercier tous les participants de cette discussion. Grace à cette discussion j’ai avancé sur plein de questions que je me posais, bien sur de nouvelles sont arrivées entre temps ! Peut être qu’elles viendront se poser ici, ou pas ^^ qui sait !

    Un plaisir d’échanger avec vous, merci 🙂

    </div>

  • casia09

    Membre
    21 septembre 2020 à 23 h 49 min

    La solitude est un sujet que je crois nous touche à tous à différents moments de nos vies, surtout je crois nous HP.

    On la vit différemment et on apprend un peu à l’apprivoiser bien que mal… Chaque personne a une variante par rapport à sa personnalité, son environnement, sa situation de vie. Il fait apprendre à vivre avec. Mais purée, qu’est-ce que ça fait du bien d’en parler et d’être écoutée !!!!

  • Membre Inconnu

    Membre
    4 octobre 2020 à 12 h 11 min

    La solitude, celle qu’on expérimente au beau milieu de gens, est dans mon cas, suscitée par ma détestation des codes sociaux.

    Je les considère avec le même ennui que les obligations administratives.

    Les plumes de paon, le jeu du « m’as tu vu », tout ça me rend hermétique à la discussion. Non pas que je ne comprenne pas ce qu’il se passe, mais je ne suis pas doué dans le domaine…

    Phobie administrative relationnelle quoi😆

    Sinon évidemment que je recherche les échanges, la reconnaissance ou l’affection, mais dans des cadres amicaux où les codes de la représentation ont été éclusés depuis longtemps.

    Le jeu de la séduction a été du coup, particulièrement difficile à appréhender, car particulièrement codifié, avec des attentes stéréotypées que je suis incapable de remplir. Heureusement que ma compagne n’en avait que faire, et qu’elle s’est littéralement emparée de moi car j’étais justement l’antithèse du mâle alpha avec sa collection de plumes de paon.

    À plus les zèbres 😀

  • veronica27

    Membre
    4 octobre 2020 à 20 h 10 min

    Complètement d’accord.

Page 5 sur 5

Connectez-vous pour répondre.