Que faites-vous de vos émotions désagréables ?

  • Que faites-vous de vos émotions désagréables ?

    Publié par felicia le 25 janvier 2024 à 16 h 44 min

    Bonjour à vous,

    J’aimerais savoir ce que vous faites de vos émotions désagréables ? A vrai dire, surtout des vos grandes émotions (celles qui sont intenses) et j’entends par émotions désagréables la tristesse, la peur, la colère, principalement. Les gardez-vous pour vous ? Les exprimez-vous ? Utilisez-vous des techniques pour y faire face et si oui quelles sont celles qui sont efficaces pour vous ?

    Je demande cela car j’ai passé une grande partie de ma vie dans le contrôle, à n’en avoir rien à faire de mes émotions. Puis un jour, j’ai décidé d’ouvrir la boite à émotions/sentiments/vulnérabilité (pour résumer). Mais je pense maintenant en avoir fait le tour. Et comme je n’ai pas envie de retourner dans mon ancienne vie où tout était sous contrôle, j’aimerais pouvoir intégrer ces émotions à ma vie mais sans leur donner d’espace non nécessaire afin d’arriver à une sorte d’équilibre mental/émotionnel.

    J’espère avoir formulé mon questionnement de manière assez précise, il n’est pas simple pour moi de mettre des mots sur tout ça.

    Merci par avance pour vos retours.

    lemien a répondu il y a 3 mois, 3 semaines 10 Membres · 20 Réponses
  • 20 Réponses
  • phifou

    Membre
    25 janvier 2024 à 18 h 56 min

    Bonne question… mais je n’ai pas de réponse ! Je constate qu’avec l’âge mes émotions s’émoussent, sont plus rares et moins violentes, mais pas toujours, elles arrivent encore à me surprendre. J’ai lu des livres, tu dois connaître, où on nous conseille de respirer profondément… oui. J’ai hâte de lire les avis des autres 😄

  • felicia

    Membre
    26 janvier 2024 à 8 h 05 min

    Phifou,

    Mince, on est mal alors.

    Oui les livres je connais, mais personnellement j’avance plus rapidement en échangeant avec les autres et en m’inspirant de leurs expériences et réussites.

    La technique de la respiration ne fonctionne pas chez moi. Je n’ai absolument pas le temps de penser à ça. Je m’isole et c’est déjà bien. Mais je veux pouvoir garder un sang froid en toutes circonstances, y compris devant le problème et donc sans avoir à m’isoler.

    Sinon, je viens de lire ça sur ce site :

    “Comme nous le disions plus haut, et contrairement à un grand nombre d’idées reçues, et pour référence à une publicité d’un célèbre fabricant italien de pneus, un HPE est quelqu’un qui vit la puissance des émotions tout étant capable de les maîtriser.”

    N’y aurait-il pas par hasard un HPE dans le coin pour venir nous délivrer son précieux secret ?

  • le_bacteriophage

    Membre
    26 janvier 2024 à 9 h 57 min

    Salut @felicia

    On va essayer de t’aider un peu mais tu vas voir que c’est surtout toi qui vas devoir t’y coller. Comme tu l’as toujours fait d’ailleurs.

    J’aimerais savoir ce que vous faites de vos émotions désagréables ? A vrai dire, surtout des vos grandes émotions (celles qui sont intenses) et j’entends par émotions désagréables la tristesse, la peur, la colère, principalement. Les gardez-vous pour vous ? Les exprimez-vous ? Utilisez-vous des techniques pour y faire face et si oui quelles sont celles qui sont efficaces pour vous ?

    Alors, la démarche c’est de pouvoir gérer ses émotions. Bon alors, c’est bien mais c’est quoi gérer ses émotions? Selon toi?

    Tu dis que tu es passée par le controle puis que tu as tenté de les laisser s’exprimer. A priori, ce que tu cherches se situe entre les 2 et ce serait ça qui te permettrait d’obtenir ton fameux diplôme en gestion des émotions. Bon, ça, ce serait la finalité… Mais maintenant, comment tu y parviens?

    Tu souhaites agir principalement sur la tristesse, la peur et le colère. Ok… La question c’est… Pourquoi tu es triste? Pourquoi tu as peur? Pourquoi tu es en colère? Et il faut y répondre, clairement.

    Pour la tristesse, j’aurais bien une idée toute faite qui est que derrière chaque sentiment de tristesse, il y a un souvenir agréable. Le jeu serait de se concentrer sur ce sentiment agréable. La tristesse serait une façon de te remémorer un moment agréable avec émotivités. Tu ne pleures pas parce que tu es triste. Tu pleures sans doute parce qu’il le faut. Au fur et à mesure que tu auras pu inscrire en toi que ce qui te fait pleurer est probablement beau, que c’est un sentiment qui ne te quittera probablement jamais parce que suffisamment inscrit en toi pour te faire pleurer, cette tristesse ne sera plus un sale moment mais un bon moment à passer et une invitation à laisser ton corps expulser un peu ses larmes. Jusqu’à qu’il n’ait sans doute plus besoin de pleurer à cette idée (mais ça, ça dépend des gens. Si t’en pleures jusqu’à la fin de ta vie, bah t’en pleureras jusqu’à la fin de ta vie mais c’est possible de le faire avec le sourire). Bon, je ne parle que de tristesse hein, pas de tout ce qu’il doit y avoir derrière un trauma. Si il y a trauma, il te faudra autre chose mais cest bien pour ça que pour chaque émotions majeures (parmi celles dont tu parles), il faut pouvoir mettre des mots et donc prendre le temps de savoir ce qu’il y a derrière.

    Pour la peur, c’est un sentiment tout à fait “naturel” qui est là pour te protéger. Est-ce là, quand tu le ressens, tu as vraiment besoin de te protéger? Si oui, accepte le. Si non, mets lui y une bonne baffe. Bon, forcément, la réponse sera très souvent oui ET non. Donc il faudra accepte et violenter.

    Pour la colère ça me semble un peu différent. C’est toujours quelque chose de relativement “naturel” mais il est possible d’y faire quelque chose. Je pense que ce qui mène à la colère, c’est d’abord tout un tas de choses que tu t’es mises à accepter alors que… Bah y avait pas forcément besoin de les accepter. Alors, pourquoi tu les acceptes?

    Bref, pas de recette miracle. Si tu regardes autour de toi, des gens qui gèrent leurs émotions, y en a très peu et y a a une raison à ça : ça prend du temps. Il faut connaître son passé, connaître ses parents, connaître ses relations, bref, se connaître réellement quoi…

    Si jamais tu souhaites quelque chose de plus consistant, il faudra forcément aller dans les détails et on pourra peut-être te poser quelque question pour que tu ailles chercher les clés qui te manquent.

    P.S. : Ceci n’est pas une pub pour de développement personnel qui va mener vers l’application des 26 points 3/4 de la maîtrise de soi pour être un humain conscient de sa propre conscience consciencieuse. Je suis juste un mec au chômage qui a un peu de temps à laisser par-ci par-là, quand il en a un peu envie.

  • soh

    Membre
    26 janvier 2024 à 11 h 05 min

    Bonjour Felicia,

    Je crois qu’on est nombreux à être un peu concerné et que s’il y avait UNE piste ou solution universelle…. ça se saurait ! 🙃

    Perso, je bidouille, je fais comme je peux.

    J’écris pour la tristesse, je fais de la cohérence cardiaque pour la peur, et du sport pour la colère. Elles ont un temps d’expression différent….parfoit c est impromptu parfois ça s’ installe silencieusement.

    Alors, oui, j ai bien lu qu’il fallait accueillir ses émotions, mais c’est le genre de truc qui me fout en rogne.😅

    L’hypnose ça m’a aidé je crois, mais plutôt pour faire partir la tristesse et la sophro aussi, avec des techniques pour gérer la peur.

    Les émotions trop fortes, elles, me deconnectent…je vois pas bien comment je pourrai en faire quelque chose….

  • Membre Inconnu

    Membre
    26 janvier 2024 à 11 h 18 min

    Je suis fragile, complètement malléable, et tout ce qui veut s’incarner à travers moi, s’incarne.
    C’est d’ailleurs ma seule fierté. Dans cet environnement d’hypocrites.

    La question que tu soulèves… c’est celle de la vertu.
    Mais, t’es-tu seulement demandée, si l’équilibre ne se trouvait dans le chaos de ces émotions ?

    Tu veux faire moitié/moitié…. pour te laisser le choix… et c’est logique, la stratégie humaine repose sur la polyvalence, plutôt que sur l’optimisation.

    Moi je suis triste pour chacune des larmes que tu as refusé de verser.
    Celle auxquelles tu n’as pas voulu reconnaitre d’espace légitime.
    Mais, dis moi… ta raison, ta conscience, c’est quoi sa place légitime ?
    Parceque, moi, ta raison, je la démonte, je lui retire toute sa légitimité, ça me prend 5 minutes.
    Tes émotions, en revanche, je n’oserai jamais. L’oserais-je, j’en serai incapable.

    Alors, dis moi….
    Pourquoi ton sens de l’équilibre, de la vertu, mérite une place équivalente, sinon supérieure, à tes émotions ?

    Tes émotions sont justifiées par ton existence, par ton experience… rien ne saurait remettre leur place en question.
    Ta conscience…. xd.
    Existe-t’elle seulement ?
    Ce n’est pas t’insulter… c’est seulement te remettre à ta place, et par compassion, plutôt que par mépris.
    La légitimité de ton contrôle de toi… elle tient à quoi ?
    C’est quoi qui justifie ta tempérance ?

    Moi je le sais.
    Et ce n’est pas toi.
    Tu n’as jamais justifié la stérilisation de ton interactivité.
    D’autres l’ont fait à ta place.
    Et c’est à eux que tu reconnais du crédit, quand tu te prives d’être toi.
    Le crédit d’une éthique, qui n’est pas ta morale.
    Le crédit d’une politique, qui n’est pas ta diplomatie.
    Le crédit d’une raison…. qui va à l’encontre de ton émotion.
    Le crédit de ce qui n’est pas, quand il conteste tout ce que tu es.

    En vertu de quoi voudrais-tu t’administrer ?
    En vertu de quoi voudrais-tu contrôler, ce qui te contrôle.
    C’est comme si les vaches militaient, pour obtenir un chiffre plus adéquat, sur leurs boucles d’oreilles.

    Ils s’inquiètent de l’entropie, du désordre, du chaos…
    Et tu partages cette inquiétude, en parlant de contrôle.
    Moi je m’inquiète d’autre chose.
    Je m’inquiète de l’entropie, du désordre, du néant.
    Quant tout un chacun se contrôlera.
    De l’hypocrisie. Plutôt que de la violence.
    Et du silence, plutôt que du vacarme.
    La paix me terrifie.
    L’inaction, l’in-interaction, me terrifient.

  • bagayaga

    Membre
    26 janvier 2024 à 12 h 26 min

    Les émotions sont le langage du cerveau. Il faut les écouter et leur obéir. Sinon les punitions sont conséquentes.

    Quand je parle du cerveau, je ne parle pas de la raison. La raison va à l’encontre de ce que notre organisme primaire souhaite.

    La raison doit servir à trouver comment laisser nos émotions s’exprimer et être contentées le plus raisonnablement possible. Mais en aucun cas les taire, les réprimer, les ignorer.

    Il faut oser. Tout et n’importe quoi. Sans vivre dans la peur des conséquences. N’oublions pas que nous sommes les rois de l’adaptation. Y’a pas de merdiers desquels on ne peut pas faire des pirouettes pour se sortir.

    J’aime cette phrase qu’un ami m’a confiée un jour, extrait de Dune de Franck Herbert.

    Il s’agit de la litanie de la peur:

    “Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit.

    La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.

    J’affronterai ma peur.

    Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.

    Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.

    Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.

    Rien que moi.”

  • le_bacteriophage

    Membre
    26 janvier 2024 à 12 h 57 min

    Et un petit document (absolument majeur) sur l’expérience de vie d’Antonin Artaud qui, si il ne te donne pas directement les réponses que tu souhaites avoir, tapera par contre directement dans le fond du sujet.

    Ça fera le lien aussi avec ce que te disent Végéta et Bagayaga.

    En te souhaitant une bonne digestion. N’hésite pas à abuser de toutes les tisanes que tu peux avoir autour de toi 👍

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/le-dernier-cri-d-antonin-artaud-1172355

  • Membre Inconnu

    Membre
    26 janvier 2024 à 14 h 42 min

    Je me permets une seconde intervention…
    Pour mettre en lumière, ce qui, de mon topic ” le pire amalgame”, dans un soucis d’impartialité, n’a été développé que de façon implicite.

    Aujourd’hui… il y a des mecs, qu’on appelle docteurs…
    Qui te disent que tes émotions ne sont pas légitimes, et que tu dois te contrôler.
    Alors, on a tendance à les prendre très au sérieux, de par leur titres et leur costumes.
    Eux aussi, se prennent très au sérieux, de par leurs titres et leurs costumes.
    Seulement, il serait bon de rappeler une nuance, aussi simple qu’importante.

    Diagnostiquer un individu, c’est lui reconnaitre une dynamique, une logique.
    Diagnostiquer un bipolaire qui pleure… c’est lui reconnaitre entière légitimité à pleurer.
    De par ce qui le caractérise -> son état.
    Ça, c’est de la science, de la théorie.
    La science démontre que, si le chat miaule, c’est parcequ’il est un chat.

    Mais, le mec qui va te dire, “tu ne dois pas pleurer, malgré ton état”.
    Et qui va s’appliquer à soigner ton état….
    C’est pas un scientifique, c’est un fanatique.
    D’accord.
    A aucun moment la théorie ne justifie sa déontologie.
    A aucun moment la science ne donne raison à cette “prise de contrôle”.. cette responsabilisation.

    Ce que j’essaie de te dire…
    C’est que l’émotion est une réaction chimique.
    Elle est tout aussi légitime, que l’est l’acier, qui rouille dans l’eau.
    Rien ne saurait lui demander de se tempérer. Même pas le thermomètre. Sinon le soleil. xd.

    Tout justifie ton émotion…. car elle est.
    En revanche, ton idéologie…. ce qui voudrait retirer sa place, sa légitimité à ton émotion…..
    Il serait impossible de la justifier.
    Tu ne peux pas comparer ce qui est, à ce qui “pourrait” ou “devrait” être.
    Tu ne peux pas comparer un “tiens” à deux ” tu l’auras”.
    C’est néant. Ce n’est pas objectif.

    L’émotion te dit ” tiens”.
    Le psy te dit ” tu l’auras demain”.
    Et demain, il te dira la même chose.

  • felicia

    Membre
    26 janvier 2024 à 15 h 19 min

    Merci pour vos interventions. Elles m’ont permises de clarifier ce que je cherche exactement :

    J’ai deux objectifs en tête :

    Le premier concerne la vie quotidienne et la fable de Bagayaga sur la peur est justement l’attitude que j’ai déjà commencé à adopter. Cela fonctionne bien pour les émotions normales mais je cherche s’il n’y a pas autre chose pour les émotions intenses non liées à des traumas.

    Le deuxième concerne plus un cas pratique : quand vous devez parler de sujets qui dérangent devant de nombreuses personnes, il y en a toujours parmi elles qui cherchent à vous déstabiliser. C’est évidemment encore pire quand vous portez une vérité (basée sur des faits, je précise, non simplement une opinion) qui ne doit pas être entendue parce qu’elle révèlerait, par exemple, les mensonges ou mauvaises intentions de certaines personnes présentes. Je cherche donc les moyens de garder le contrôle dans ces situations afin de ne pas laisser ces personnes mener la danse et étouffer les faits.

  • le_bacteriophage

    Membre
    26 janvier 2024 à 15 h 44 min

    Donc, en gros, tu nous demandes si on des solutions à te proposer pour que tu apprennes à gérer les émotions des autres à leur place? 🙃

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