Mais bon tu sais … je comprends ! Je comprends que pour les simples d’esprit, appréhender la mort de cette façon n’est pas concevable. Vous avez besoin de croire en quelque chose, et si possible, en quelque chose de soulageant. Vous dire que cette vie est si dure et qu’en plus à la fin de celle ci c’est le noir absolu c’est inconcevable. Vous êtes beaucoup trop humains, beaucoup trop focus sur vous même, sur votre petite personne pour vous dire que vous n’êtes rien d’autres qu’un grain de sable ( bien moins que ca en réalité, mais c’est pour l’image ) dont le passage est si éphémère qu’il ne mériterait même pas d’être mentionné dans cette immensité d’espace et de temps. Comment pourrait-il y avoir autre chose que le néant après la mort alors que ne ne sommes déjà rien de notre vivant ? Il faut vraiment être un être humain avec toutes ses faiblesses et ses peurs pour arriver à s’inventer une importance telle pour lui faire croire que celui ci ne disparaitrait pas complètement après sa mort.
C’est à la fois touchant et pathétique à vrai dire.
Moi aussi j’ai un peu de ces faiblesses en moi tu sais xD Moi aussi j’aimerais que tout ca existe. Cette autre vie après la mort, ou ceux qui ont bien agi connaitraient paix et félicité pour l’éternité dans un espèce de monde/dimension parfaite. Quand ma mère mourra ( ce qui devrait arriver d’ici quelques petites années à peine … ), malgré ce que je pense de tout ca, il m’arrivera de lui parler j’imagine. En levant les yeux au ciel, en regardant une photo d’elle, devant sa tombe … Non pas parce que je suis croyant, mais parce que je suis humain et faible face à tout cela moi aussi ^^ Certes moins que toi, mais je reste humain, et j’aurais probablement un mal fou à accepter ( même si c’est ce en quoi je crois ) que m’a mère n’existe plus nul part, que son âme s’est éteinte et n’est plus nul part en ce monde ou dans un autre à tout jamais. Alors de temps en temps je me mentirai un peu en lui parlant et en faisant mine d’y croire l’espace d’un instant, en me forcant à croire à un espèce de » on sait jamais « , le temps d’apaiser mon coeur et mon âme dans un moment de tristesse ou de mélancolie profonde.