La toxicité est-elle le revers de l’utopisme ?


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  • bene_bene

    Membre
    10 août 2024 à 10 h 40 min

    Salut les filles, @sarah-mars et @generatrice_de_vierges_chemins ,

    Un petit message, pour vous dire que j’ai bien lu vos commentaires et que je vous en remercie, très sincèrement. ❤️

    Sarah à fait court et efficace. 🙏

    Génératrice, à fait long avec plein de nouvelles portes à ouvrir. je vois effectivement le temps et le soin que tu as pris à le faire, ce qui me touche beaucoup. Il ne m’étonne pas non plus que tu te sois sentie « vidée » après cela. (Désolé du coup d’avoir pompé ton énergie, je t’en ai envoyé en pensée, je ne sais pas si tu l’auras reçue cependant …sinon, demande à tes chats, ils captent beaucoup avec leurs grandes moustaches 😉 )

    Comme j’ai une tendance à vouloir faire les choses « le mieux possible » (comme toi…), ça implique de pouvoir me poser et prendre tout mon temps. Là, pour de pures contraintes familiales et logistiques, je ne peux pas encore t’envoyer tout ce que cela soulève, m’intrigue, pour continuer cette discussion. Mais, j’y tiens. Vraiment.

    D’où ce petit message juste pour vous dire que ça mature de mon côté, je fais ce que je peux avec les contraintes du moment et que j’ai hâte de revenir le plus vite possible vers vous 🙏 car y a beaucoup beaucoup de choses à discuter.

    Je vous souhaite une très bonne journée et vous embrasse (sauf si vous n’aimez pas le contact physique, en ce cas c’est une salutation dans le respect de l’espace vital) . Et surtout : penez soin de vous.

  • ulaenn

    Membre
    10 août 2024 à 13 h 07 min

    Bonjour,

    J’aime lire des livres de science et ton histoire me fait un peu penser à celui que je suis en train de lire : Humanité – Rutger Bregman.

    En gros il se pourrait bien qu’à la base nous soyons très bons, mais que la civilisation nous a rendu cyniques et égoïstes (oui, car la terre est supposée appartenir à tout le monde !), faibles et indolents. Avec un tas de guerres, de misères…

    Je t’avoue que ce monde me dégoûte un peu !

    Mais le titre du livre est aussi « une histoire optimiste », c’est pourquoi j’ai hâte de le finir. Je pense que malgré tout, c’était 100 fois pire lors de l’empire romain, moyen-âge, tout ça, et que la qualité de vie s’améliore de plus en plus.

    Personnellement, je me focalise sur ce qui me rend heureux. Quand je rencontre une difficulté, je pense à tous ces héros de l’ancien temps : Jules César, Alexandre le Grand, Mehmed II, etc… en me disant que c’était pire pour eux et que je n’ai pas le droit de tout lâcher !

    Et la souffrance, les luttes et le temps font parties de l’évolution d’une espèce !

    Quant à mes relations humaines : je m’entoure de gens positifs et bienveillants. Pas des gens qui me rabaissent, qui sont négatifs et toxiques.

    J’espère que j’ai pas trop répondu à côté de la plaque !

    Ulaenn

  • kimanh

    Membre
    15 août 2024 à 20 h 05 min

    Bonjour,

    Je ne suis pas utopiste, l’homme n’est ni bon ou mauvais. Mais tout en l’être humain est conçu en vue d’une collaboration au sein de système sociaux. C’est là sa plus puissante stratégie de survie, la clef de la prospérité de son espèce. Notre plus grande richesse, ce sont nos relations. Il faut de l’intelligence émotionnelle pour déchiffrer les situations et les réseaux humains. Tout comme la politesse qui huile les interactions sociales, cela s’apprend et ce n’est pas de la manipulation mentale. Comme le dit Daniel Goleman dans son livre, cela demande de l’empathie pour être à l’unisson des sentiments d’autrui, être capable d’adopter leur point de vue et entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété de gens.

    Je n’ai pas fini le pavé de Goleman sur l’intelligence émotionnelle mais je sais que c’est un sujet passionnant pour ceux qui veulent travailler sur l’estime de soi.

  • Membre Inconnu

    Membre
    15 octobre 2024 à 17 h 01 min

    Il me semble que ce qui est « utopiste » – je dirais plutôt idéaliste – est le fait de chercher avec espoir à imposer la réalisation de sa propre volonté au monde sans prendre en compte son état. Ce qui conduit inéluctablement vers une forme de déception. Vous l’avez d’ailleurs saisi et l’évoquez justement, le tribut de cette volonté injuste est alors un sentiment, ou état, pénible.

    Il apparaît donc qu’il existe une voie de conduite plus profitable de parvenir à recevoir l’état de réalité avec un lucide détachement, de comprendre les possibles qui y sont offerts, et de fonder une volonté sur l’entendement de ces voies potentielles. De la sorte, vous vous assurez d’une part mesurée d’accomplissement satisfaisant.

    Vous avez, ainsi, pu faire l’expérience de recevoir d’une manière plus détachée, et conséquemment profitable, la réalité qui vous entoure. Mais un tel détachement n’implique pas nécessairement de passivité, et ainsi de refuser toute forme de volonté propre. Puisque, comme évoqué, la volonté peut se construire sur l’entendement préalable de l’état de réalité.

    Je suis donc d’accord avec vous sur le fait qu’il n’existe pas de personne voire d’environnement toxique, ou néfaste, par essence. Mais seulement des manières plus ou moins concordante ou discordante de conduire un rapport d’existence au domaine du monde commun.

    Ainsi, je pense, pour reprendre votre tournure, qu’un être sage, lucide, que vous nommez « pragmatique » se trouve effectivement apte à recevoir les formes constitutives du monde par une compréhension fine et riche lui permettant de ne pas les juger comme toxique ou folle. Mais de les recevoir, en entendant une part suffisante de leur présent état, et donc de s’y adapter avec juste utilité. Jouissant in fine d’un rapport profitable en ce monde, dont il participe activement.

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