@albatro
Bonjour à toi,
Tout d’abord, je précise que je suis athée agnostique.
En ce qui me concerne, les textes fondateurs, que ce soit les textes sacrés, les textes mythologiques ou autres ont tous le mérite de faire émerger les grandes questions de l’humain et donc de traiter de nos angoisses. En ça, leur étude me semble précieuse même si ils ne sont pas les seuls à nous permettre de toucher de doigts nos angoisses. Je pense que lire les textes fondateurs permets de mettre des mots sur des choses qui vont à la fois impacter le conscient et l’inconscient. En mettant des mots sur tout cela, on arrive à cerner des peurs et nous pouvons parler de ces peurs. En parlant de ces peurs, on augmente nos connaissances (normalement) et les angoisses diminuent. Il n’y a d’ailleurs pour moi pas de maniere plus profonde et efficace de traiter l’angoisse. Y être exposer c’est rendre plus acceptable la rupture qui va se produire quand on va être exposer à ces angoisses dand la vie de tous les jours. Plus on abaisse cela, plus on augmente la possibilité de transformé l’experience en apprentissage.
Autre chose, parler ensemble de ces textes nous permet d’exposer nos représentations et de s’exposer aux représentations de l’autre. C’est très important à mon sens pour notre rapport à l’altérité. Ça nous permet aussi de se rendre compte que malgré nos différences, nous possédons toutes et tous des points communs, notamment au niveau de nos angoisses.
Maintenant que tout cela est dit, je tiens à préciser que je pense avoir rencontré autant de croyants très angoissés que de non croyants très angoissé. L’important, c’est ce qu’on fait de ces écrits. De mon côté, je préfère étudier les récits mythologiques que je trouve bien plus poétiques que nos fameux textes sacrés (bien qu’ils le soient aussi) que je n’arrive pas encore à traiter avec suffisamment de recule.
J’ai lu ton document en diagonale et je trouve ça intéressant parce que ça montre une partie de ton fonctionnement. Néanmoins, je pense qu’il faut pouvoir prendre conscience que s’exposer à la violence d’un texte (par exemple), c’est aussi un moyen de s’y confronter et de la prevenir. Si ces textes parvenaient réellement à faire cela, ça se saurait mais comme tout, c’est la lecture qu’on en fait qui donne du sens à ces textes.
Merci à toi en tout cas.