La journée était pourtant belle. Le soleil brillait, haut dans ce ciel d’un bleu profond sans voile. Les oiseaux chantaient quelques part dans les arbres. Des trémolos par ci, par là qui se répondent à travers les champs et les jardins. L’eau de la clepsydre s’écoulait lentement, le clapotis de l’eau remplaçant le tic-tac de l’horloge.
Elle était assise au bord de la fenêtre, touillant son café, son âme en peine d’avoir blessé. Ses pensées s’éparpillent, prendre une douche, ne plus y penser, passer l’aspirateur, ne plus réfléchir, travailler le bois, poser son cerveau, poncer, raboter, traiter, percer, visser. Oui la journée sera peut être sauvée. C’est décidé aujourd’hui elle continuera d’embellir son extérieur pour soigner son intérieur.
Elle ouvre ses rideaux au tissu moiré d’orange et de rouge, ses couleurs préférées. Son énergie revient, l’ambivalence de ses sentiments la perde parfois mais elle retrouve enfin le chemin. Il suffit de suivre cette particule, ce boson de Higgins qui file au loin, plus vite qu’une libellule. Et ce soir quand elle sera fourbue, elle regardera une histoire de Sherlock Holmes et du professeur Moriarty … ou peut être pas car après tout qui peut savoir ce que l’avenir nous réserve 😁