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Tourner les pages d’un bon livre, quel plus beau voyage ? 📚 Discutons-en entre adultes ... Voir la suite
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Tourner les pages d’un bon livre, quel plus beau voyage ? 📚 Discutons-en entre adultes Haut Potentiel Émotionnel (HPE) et Haut Potentiel Intellectuel (HPI)…
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Membre Inconnu
Membre5 novembre 2020 à 12 h 37 min@natou j’adore ton texte. <3 Voici le mien :
Watson fixait l’unique clepsydre de l’appartement, le regard vide. Ailleurs.
Voilà bien trois heures que Sherlock jouait frénétiquement du violon dans la pièce adjacente, faisant fi du voisin et du bruit tonitruant de son aspirateur.
Pour le docteur, qui avait pourrait un self-control à toute épreuve – le flegme anglais me direz-vous – s’en était pourtant trop. Il attendit que madame Hudson apporte le thé pour espérer une trêve. Une accalmie.
Mais voilà, une fois le thé déposé sur la table basse de la salle à manger ; madame Hudson ayant pourtant eu bien du mal à se frayer un chemin entre les cartes, journaux et autres documents qui jonchaient alors le sol de la pièce ; Holmes qui semblait plongé dans une sorte de transe hypnotique, ne décéléra pas.
Pire, il parut agacé par l’intervention de Mme Hudson, qu’il prit certainement pour une violation de son espace vital, et se mit à jouer de plus belle.
Cela faisant approximativement deux mois qu’il était dans cet état de déconfiture et de débauche que seule la réapparition de Moriarty à Londres pouvait provoquer chez lui. Watson connaissait ce phénomène mieux que personne, et tentait tant bien que mal d’amortir le choc qu’une telle nouvelle, il le savait, allait avoir sur son inconstant et pourtant si brillant ami.
Pour autant, celui que l’on nommait Monsieur Sherlock Holmes, qui pouvait être extrêmement rationnel lorsque la situation le demandait, se mettait à se comporter d’une manière des plus étranges lorsque résonnait le doux nom d’Irène Adler ou celui, plus piquant et pointu, de Moriarty.
C’était là l’ambivalence inhérente à cet homme, à la fois rigoureux et fragile, d’une intelligence rare et pourtant si emprunt de passion lorsqu’il s’agissait des choses de la vie, que ce fut l’amour ou la rivalité.
Drapé dans un vêtement de soie, qui ressemblait d’avantage à un kimono moiré qu’à une robe de chambre digne de ce nom, celui qui n’avait plus de détective consultant que le nom, continuait de sautiller telle une libellule, son violon fermement arrimé au corps pour mieux en faire jaillir l’indomptable musique.
Watson entreprit donc de se servir une tasse de thé, qu’il se mit à touiller, frénétiquement lui aussi, en s’enfonçant tant qu’il pouvait dans son fauteuil moutarde, espérant ainsi réprimer une colère sourde pourtant prête à éclater.
Soudain Sherlock, s’arrêta brusquement de jouer avant de bondir sur le sofa, les yeux écarquillés, le regard torve. Alors qu’il n’avait absolument rien dit depuis une bonne semaine, il s’acclama , un trémolo due à l’émotion dans la voix :
– Eurêka ! Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ! C’est le Boson De Higgs !
Il semblait s’adresser à un public imaginaire.
Watson le regarda stupéfait. Cette fois-ci, il en était certain, son ami délirait complètement. Il jeta un œil au tiroir dans lequel il avait l’habitude de ranger son « coffret à méfaits ».
C’est ainsi que le docteur avait renommée la boite, en raison de la présence d’un nécessaire à cocaïne à l’intérieur.
Sans surprise celui-ci était entre-ouvert.
https://youtu.be/ooUxWGL5svY?list=PLpRflD6RB3jWyXe7OgLPizv7Z7juFN8Do
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Membre Inconnu
Membre5 novembre 2020 à 13 h 43 min@natou j’adore ton texte. <3 Voici le mien (je viens de l’éditer hihi, coquilles obligent) :
Watson fixait l’unique clepsydre de l’appartement, le regard vide. Ailleurs.
Voilà bien trois heures que Sherlock jouait frénétiquement du violon dans la pièce adjacente, faisant fi du voisin et du bruit tonitruant de son aspirateur.
Pour le docteur, qui avait un self-control à toute épreuve – le flegme anglais me direz-vous – s’en était pourtant trop. Il attendit que madame Hudson apporte le thé pour espérer une trêve. Une accalmie.
Mais voilà, une fois le thé déposé sur la table basse de la salle à manger ; madame Hudson ayant pourtant eu bien du mal à se frayer un chemin entre les cartes, journaux et autres documents qui jonchaient alors le sol de la pièce ; Holmes qui semblait plongé dans une sorte de transe hypnotique, ne décéléra pas.
Pire, il parut agacé par l’intervention de Mme Hudson, qu’il prit certainement pour une violation de son espace vital, et se mit à jouer de plus belle.
Cela faisant approximativement deux mois qu’il était dans cet état de déconfiture et de débauche que seule la réapparition de Moriarty à Londres pouvait provoquer chez lui. Watson connaissait ce phénomène mieux que personne, et tentait tant bien que mal d’amortir le choc qu’une telle nouvelle, il le savait, allait avoir sur son inconstant et pourtant si brillant ami.
Pour autant, celui que l’on nommait Monsieur Sherlock Holmes, qui pouvait être extrêmement rationnel lorsque la situation le demandait, se mettait à se comporter d’une manière des plus étranges lorsque résonnait le doux nom d’Irène Adler ou celui, plus piquant et pointu, de Moriarty.
C’était là l’ambivalence inhérente à cet homme, à la fois rigoureux et fragile, d’une intelligence rare et pourtant si emprunt de passion lorsqu’il s’agissait des choses de la vie, que ce fut l’amour ou la rivalité.
Drapé dans un vêtement de soie, qui ressemblait d’avantage à un kimono moiré qu’à une robe de chambre digne de ce nom, celui qui n’avait plus de détective consultant que le nom, continuait de sautiller telle une libellule, son violon fermement arrimé au corps pour mieux en faire jaillir l’indomptable musique.
Watson entreprit donc de se servir une tasse de thé, qu’il se mit à touiller, frénétiquement lui aussi, en s’enfonçant tant qu’il pouvait dans son fauteuil moutarde, espérant ainsi réprimer une colère sourde pourtant prête à éclater.
Soudain Sherlock, s’arrêta brusquement de jouer avant de bondir sur le sofa, les yeux écarquillés, le regard torve. Alors qu’il n’avait absolument rien dit depuis une bonne semaine, il s’acclama , un trémolo due à l’émotion dans la voix :
– Eurêka ! Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ! C’est le Boson De Higgs !
Il semblait s’adresser à un public imaginaire.
Watson le regarda stupéfait. Cette fois-ci, il en était certain, son ami délirait complètement. Il jeta un œil au tiroir dans lequel il avait l’habitude de ranger son « coffret à méfaits ».
C’est ainsi que le docteur avait renommée la boite, en raison de la présence d’un nécessaire à cocaïne à l’intérieur.
Sans surprise celui-ci était entrouvert.
https://youtu.be/ooUxWGL5svY?list=PLpRflD6RB3jWyXe7OgLPizv7Z7juFN8Do
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@justinejude
Whou dans le mille bravo! ça rappelle exactement le Sherlock de la série!
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Membre Inconnu
Membre5 novembre 2020 à 16 h 36 min@mendraf Ha, Malheureusement je crois bien qu’il se soit perdu dans les méandres de mon imagination. 😛 Dommage.
Mais je crois qu’une fois le confinement terminé tu auras de nouveau l’opportunité de visiter l’accélérateur à particule Suisse qui a mis en exergue cette découverte (il me semble de souvenir). 😉
@natou Et bien je dois dire que tous les autres textes déjà postés m’ont vraiment « claqué le beignet » (si ça existe) Si je puis dire ! Alors merci pour vos plumes, sur un sujet, qui je ne me lasse de vous le rappeler, j’aime vraiment plus que tout.
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-clepsydre
-Touiller
-Trémolo
-Ambivalence
-Moriarty
-Libellule
-Aspirateur
-Sherlock
-Moiré
-Boson de Higgs
Touiller la clepsydre sans trémolo du Boson de Higgs serait-ce un moiré d’ambivalence entre Sherlock et Moriarty ou un aspirateur à libellule ?
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Membre Inconnu
Membre5 novembre 2020 à 22 h 28 min@cineaste
Clair, net et précis, que demande le peuple 🤣🤣🤣 bravo
T’as des photos d’arbres avec leurs feuilles d’automne?
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