être un parent zèbre

  • être un parent zèbre

    Publié par merigan le 6 janvier 2026 à 12 h 32 min

    Je me revois en 2009 lire les pages de Siaud Facchin. Je débutais l’amour de mes différences.
    Je suis devenu trois fois papa depuis. Avec ma première est née la crainte de ne pas réussir à devenir le parent que je souhaitais avoir. Je voulais atteindre la sagesse, me libérer de mes névroses avant de jouer ce rôle. Je l’ai pourtant commencé à 33 ans avec une fragile psyché.
    10 ans que je suis père et je comprends la difficulté de mes parents à m’élever mon frère (défunts depuis) et moi. Nous somme limité à nous même. Je me regarde chaque jour en conscience, essayant de dépasser mes limites. J’écris chaque jour l’histoire que me reprocherons mes enfants en espérant qu’ils se rappelleront aussi de l’amour que je donne sans pudeur. L’amour. On demande souvent ce qu’est l’amour. Pour moi c’est cet univers complexe qui s’agite à l’intérieur de moi quand je suis en présence de mes enfants.

    J’aimerai partager avec d’autre qui me comprennent. Etre parent zèbre de petit zèbre. L’un de vous aimerai me parler de son histoire de vie parental ?

    (musique d’écriture : Keith Jarrett, Bremen live)

    matty a répondu il y a 1 jour, 11 heures 2 Membres · 6 Réponses
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  • matty

    Membre
    7 janvier 2026 à 4 h 19 min

    Salut @merigan ,

    Père surdoué de 3 enfants surdoués sur 4. Cette question, suis-je un père acceptable m’a longtemps travaillé et comme toi je me suis rendu compte de la difficulté qu’on eu mes parents et à quel point mon jugement sur leurs manières de faire et d’être ne tenait compte que d’un idéal d’enfant et que quoi qu’ils fassent je pouvais toujours écrire l’histoire de ce que je pouvais leur reprocher.

    Devenu parent j’ai compris où était le loup et j’ai espéré très fort que mes enfants ne s’arrêtent pas aux limites d’eux-mêmes trop longtemps et fassent le chemin que j’avais fait.

    Pour le moment sur les 3 étants adultes seuel celle qui n’est pas surdoué a coupé les ponts. Avec les 2 autres, jouant dans la même catégorie et étants bien au fait de notre singularité s’est installé une sorte de permissivité à être qui nous sommes sans nous en tenir aux codes des rôles de la famille tels qu’habituellement et implicitement acceptés.

    Voilà je ne sais trop quoi te dire d’autre, nous sommes des extraterrestres et nous n’assayons pas de cocher les cases attendues, nous fonctionnons dans le mode qui nous est propre sans autre référence.

  • matty

    Membre
    7 janvier 2026 à 4 h 24 min

    Et évidemment il n’y a pas de recette, seulement du vivant qui interagit en temps réel.

  • merigan

    Membre
    7 janvier 2026 à 11 h 26 min

    @matty
    J’ai mis du temps à adoucir ma binarité. Il est plus facile de voir la vie sous le prisme du bien et du mal. C’est un peu comme copier sur son voisin quand on nous pose une question. C’est rassurant de choisir « la bonne réponse ». J’ai toujours tendance à vouloir défendre le cadre des « bonnes valeurs ». En réalité j’ai peur qu’un jour un de mes enfants me disent que je lui ai fait du mal. En réalité ça a déjà commencé.
    Etre père c’est comme vivre, en réalité personne ne sait ce qu’il « faut » faire. On navigue à vue, n’est ce pas ?
    Comment gères tu « émotionnellement le rejet de ton enfant que tu dis non surdoué ?

  • matty

    Membre
    7 janvier 2026 à 18 h 47 min

    @merigan

    En effet je navigue à vue, inutile de vouloir renégocier la vague qui est déjà passée ou tenter de devinner celle qui viendra après. Mais entendons-nous bien ce ne sont pas les vagues qui me donnent le cap.

    Quant à ma fille neurotypique je vis la situation de rupture comme une fatalité. Je ne suis sûr ni de ma part ni de la sienne dans cette situation. Peut-être avec le temps… où pas ?

  • merigan

    Membre
    7 janvier 2026 à 19 h 09 min

    C’est bon l’incertitude, elle permet de laisser ouvert une multitude de chemin !

    Je suis curieux sur votre boussole, celle qui vous donne votre cap ?

  • matty

    Membre
    9 janvier 2026 à 17 h 34 min

    C’est comme tu l’imagine une poly-boussole.

    La boussole relationnelle s’appuie sur le triptyque, Ni domination, Ni soumission, Ni compromis.

    Pour la partie orientation de vie c’est, vers le haut et en avant.

    Pas de jugement, pas de comparaison, pas de compétition.

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