Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation…



  • Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation…

    5fad60629df69 bpthumb hanae mis à jour Il y a 6 mois, 2 semaines 8Membres · 16 Messages
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    hanae

    Membre
    8 juillet 2020 à 11 h 31 min

    Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation, la peur de faire à nouveau confiance.

    J’ai vécu intensément certains moments, je me suis effondré, j’ai beaucoup pleuré, j’étais en colère, j’ai bagarré avec moi-même, je me suis livré, je me suis un peu apaisé.

    Si j’ai pardonné à certains, pour d’autres c’est une autre histoire, je n’arrive pas à tourner la page, je ne leur en veux pas, je sais très bien que chaque personne a son propre « destin » et qu’il est difficile de sortir de certains schémas psychologiques compliqués.

    J’aimerais cependant avoir des relations harmonieuses et je ressens des freins à cela. Bien-sûr j’ai compris les tenants et aboutissants, j’ai pardonné pour ces instants de mon enfance gâchée mais je ne peux supporter de revoir ces mêmes scènes se reproduire sous mes yeux. Sans doute est-ce parce que je constate que l’histoire se répète et que je suis la seule à vouloir changer les choses, mes paroles n’ont pas d’impact, je suis impuissante face à cette souffrance qui se répercute de génération en génération.

    Etant empathique, imaginer les ravages que cela peut avoir sur la jeune génération me rend extrêmement triste. Alors comment faire confiance et se sentir bien auprès de personnes qui me rappellent sans cesse ma propre détresse intérieure. Est-ce que cela cessera quand j’aurais pansé toutes mes plaies ?

    Vous pouvez me faire part de vos ressentis à travers votre expérience.

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    fabulous

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 08 min

    Bonsoir Hanae

    Je ne sais pas si ce que je vais écrire va t’éclairer mais c’est en tout cas ce que m’a inspiré la lecture de ton message.

    Mettre beaucoup d’énergie dans l’aide des autres, au point de s’effacer, de s’oublier, a longtemps été ma position. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’en rendre compte. Comprendre ce qui était à la base de mes schémas pour pouvoir, petit à petit, les changer afin que je puisse exprimer ce que je veux. Quand on est habitué à “porter un costume de faux self ” , ce n’est pas évident.

    J’ai la chance de m’être assez bien entouré au fil de ces dernières années. Et d’apprendre à me protéger, je m’explique :

    – j’ai une certaine qualité d’écoute, à priori mais je m’autorise à stopper une discussion ( pas brutalement, en trouvant une excuse pour pouvoir souffler et sans être trop dur ) où je m’exposerais trop aux émotions de l’autre. Savoir penser à soi ne doit pas être synonyme de culpabilité selon moi. Bien sur, je continue d’être présent pour mes proches mais j’essaye d’être plus à l’écoute de mes propres émotions, longtemps ignorées, étouffées.

    Je m’arrête là, pour le moment…

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    isabelle1970

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 34 min

    @fabulous … bon ben j’ai pas grand chose à ajouter vu que c’est très très proche de mon cheminement personnel 🙂

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    arol

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 48 min

    Je regarde aussi de mon côté les choses se répéter sur les générations suivantes. J’ai essayé d’alerter, mais pas de réactions, ils ignorent tout simplement. Je me suis rendue compte que certains ne comprenaient pas ce que j’essayais de dire, d’autres refusent de le voir parce que ça leur ferai trop mal d’accepter d’avoir blesser quelqu’un d’autre.

    J’avais deux choix, soit couper tout, soit prendre tout ce que j’aimais et ignorer le reste.

    J’ai décider de rester et d’offrir à mes neveux mes bras et mon coeur en cas de problème. Et je regarde, attentive à soutenir le moindre dérapage des parents et des grands parents afin de faire en sorte que cette situation arrête de se transmettre.

    C’est pas facile tous les jours, je suis obligée de prendre des grandes vacances pour me calmer quand trop plein il y a !! Mais je trouve petit à petit un équilibre dans cette relation familiale un peu particulière.

    Pour ce qui est de la douleur que ça nous fait ressentir, dans ces moments, je me base sur l’ifs (internal family system). Et mon moi adulte va faire un énorme calin à ma part enfant qui souffre pour la rassurer et l’apaiser. J’en profite pour faire un gros calin à ma nièce en même temps 🙂

    Et à certains moments quand ça fait trop mal, je réponds ! et ça les a un peu calmer. Parce qu’ils se sont rendu compte que s’ils ne voulaient pas que je déballe toutes les tares que j’entrevoyais à travers leur comportement ils feraient mieux de se tenir à carreau. Et j’avoue des fois j’en profites alors pour ça faut aller du coté de la cnv. Les conférences de Rosenberg sont au top !

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    hanae

    Membre
    9 juillet 2020 à 20 h 01 min

    Merci @Arol , je fais de mon mieux aussi pour être une tata en or sans jugement. Je n’ai pas d’enfant, ils sont donc importants pour moi. J’espère qu’ils s’imprègnent à travers moi et qu’ils pourront le temps venu se réparer eux mêmes. Je me sens mal là, c’est dure.

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    isabelle1970

    Membre
    9 juillet 2020 à 20 h 04 min

    @Hanae tu leur as “ouvert une porte” et peut-être un jour y rentreront-ils ..mais tu as fait “ta part de chemin”et eux,un jour, décideront de faire la leur ou pas 🙂

    tu leur auras, en tout cas, permis de voir qu’il existe autre chose que ce qu’ils connaissent …une graine plantée qui germera peut-être 🙂

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    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 37 min
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    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 49 min

    @Hanae C’est super cette porte ouverte que tu leur offres. Il est extrêmement important dans une famille qu’il y est un autre son de cloche que ceux des parents ou grand-parents. Même si ce n’est pas celui auquel ils adhéreront, ils comprennent que celui de la famille n’est pas une vérité mais un point de vue. Et qu’il y en a d’autres.

    C’est aux enfants qu’il faut parler, les grands sont trop bloqués dans leurs certitudes, dans le récit qui les fait tenir debout.

    Ex : un enfant de quatre ans tombait souvent et pleurait (cinéma), sa mère ne pouvait s’empêcher de courir, le relever, le câliner. Dire à sa mère qu’elle se trompe de stratégie n’aurait servi à rien, elle paniquait. J’ai parlé à cet enfant, je lui ai expliqué que tomber sans se faire mal ça s’apprend et que même s’il arrête de pleurer sa mère continuera à l’aimer et à le câliner. Ça n’a pas loupé : il a arrêté de tomber.

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    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 55 min

    Et aussi. Le pardon, c’est pas trop mon truc, la réconciliation, ça oui. Mais il y a des gens avec qui j’ai définitivement tourné la page. La réconciliation pour la réconciliation n’a pas de sens. C’est d’abord pour ton bien que tu le fais, et pour l’autre par la même occasion si tu y tiens. Mais ne te sens pas obligée, ce n’est pas la culpabilité qui doit te guider, ce sont tes envies.

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    bagayaga

    Membre
    10 juillet 2020 à 1 h 27 min

    Il y a des choses qui font plus de dégâts à pardonner que d’autres.

    Comprendre n’est pas accepter.

    Pardonner ceux qui ne reconnaissent pas avoir fait du mal légitiment leurs actions.

    Et les perpétuent. Pardonner un bourreau despotique c’est être corvéable à vie.

    Des fois il vaut mieux trancher un coup sec dans le déterminisme généalogique.

    Et créer sa propre boucle, à bonne distance de la leur. On pardonne dans son cœur mais on se sauve pour sauver son cul.


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