Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation…



  • Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation…

    5f22f30465dcc bpthumb hanae mis à jour Il y a 2 mois, 2 semaines 8 Membres · 16 Messages
  • 5f22f30465dcc bpthumb

    hanae

    Membre
    8 juillet 2020 à 11 h 31 min

    Le pouvoir du pardon, le besoin de réconciliation, la peur de faire à nouveau confiance.

    J’ai vécu intensément certains moments, je me suis effondré, j’ai beaucoup pleuré, j’étais en colère, j’ai bagarré avec moi-même, je me suis livré, je me suis un peu apaisé.

    Si j’ai pardonné à certains, pour d’autres c’est une autre histoire, je n’arrive pas à tourner la page, je ne leur en veux pas, je sais très bien que chaque personne a son propre « destin » et qu’il est difficile de sortir de certains schémas psychologiques compliqués.

    J’aimerais cependant avoir des relations harmonieuses et je ressens des freins à cela. Bien-sûr j’ai compris les tenants et aboutissants, j’ai pardonné pour ces instants de mon enfance gâchée mais je ne peux supporter de revoir ces mêmes scènes se reproduire sous mes yeux. Sans doute est-ce parce que je constate que l’histoire se répète et que je suis la seule à vouloir changer les choses, mes paroles n’ont pas d’impact, je suis impuissante face à cette souffrance qui se répercute de génération en génération.

    Etant empathique, imaginer les ravages que cela peut avoir sur la jeune génération me rend extrêmement triste. Alors comment faire confiance et se sentir bien auprès de personnes qui me rappellent sans cesse ma propre détresse intérieure. Est-ce que cela cessera quand j’aurais pansé toutes mes plaies ?

    Vous pouvez me faire part de vos ressentis à travers votre expérience.

  • 5cd6b6f37640a bpthumb

    fabulous

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 08 min

    Bonsoir Hanae

    Je ne sais pas si ce que je vais écrire va t’éclairer mais c’est en tout cas ce que m’a inspiré la lecture de ton message.

    Mettre beaucoup d’énergie dans l’aide des autres, au point de s’effacer, de s’oublier, a longtemps été ma position. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’en rendre compte. Comprendre ce qui était à la base de mes schémas pour pouvoir, petit à petit, les changer afin que je puisse exprimer ce que je veux. Quand on est habitué à “porter un costume de faux self ” , ce n’est pas évident.

    J’ai la chance de m’être assez bien entouré au fil de ces dernières années. Et d’apprendre à me protéger, je m’explique :

    – j’ai une certaine qualité d’écoute, à priori mais je m’autorise à stopper une discussion ( pas brutalement, en trouvant une excuse pour pouvoir souffler et sans être trop dur ) où je m’exposerais trop aux émotions de l’autre. Savoir penser à soi ne doit pas être synonyme de culpabilité selon moi. Bien sur, je continue d’être présent pour mes proches mais j’essaye d’être plus à l’écoute de mes propres émotions, longtemps ignorées, étouffées.

    Je m’arrête là, pour le moment…

  • 5f05abe2a555c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 34 min

    @fabulous … bon ben j’ai pas grand chose à ajouter vu que c’est très très proche de mon cheminement personnel 🙂

  • 5f06e9aad9f47 bpthumb

    arol

    Membre
    9 juillet 2020 à 19 h 48 min

    Je regarde aussi de mon côté les choses se répéter sur les générations suivantes. J’ai essayé d’alerter, mais pas de réactions, ils ignorent tout simplement. Je me suis rendue compte que certains ne comprenaient pas ce que j’essayais de dire, d’autres refusent de le voir parce que ça leur ferai trop mal d’accepter d’avoir blesser quelqu’un d’autre.

    J’avais deux choix, soit couper tout, soit prendre tout ce que j’aimais et ignorer le reste.

    J’ai décider de rester et d’offrir à mes neveux mes bras et mon coeur en cas de problème. Et je regarde, attentive à soutenir le moindre dérapage des parents et des grands parents afin de faire en sorte que cette situation arrête de se transmettre.

    C’est pas facile tous les jours, je suis obligée de prendre des grandes vacances pour me calmer quand trop plein il y a !! Mais je trouve petit à petit un équilibre dans cette relation familiale un peu particulière.

    Pour ce qui est de la douleur que ça nous fait ressentir, dans ces moments, je me base sur l’ifs (internal family system). Et mon moi adulte va faire un énorme calin à ma part enfant qui souffre pour la rassurer et l’apaiser. J’en profite pour faire un gros calin à ma nièce en même temps 🙂

    Et à certains moments quand ça fait trop mal, je réponds ! et ça les a un peu calmer. Parce qu’ils se sont rendu compte que s’ils ne voulaient pas que je déballe toutes les tares que j’entrevoyais à travers leur comportement ils feraient mieux de se tenir à carreau. Et j’avoue des fois j’en profites alors pour ça faut aller du coté de la cnv. Les conférences de Rosenberg sont au top !

  • 5f22f30465dcc bpthumb

    hanae

    Membre
    9 juillet 2020 à 20 h 01 min

    Merci @Arol , je fais de mon mieux aussi pour être une tata en or sans jugement. Je n’ai pas d’enfant, ils sont donc importants pour moi. J’espère qu’ils s’imprègnent à travers moi et qu’ils pourront le temps venu se réparer eux mêmes. Je me sens mal là, c’est dure.

  • 5f05abe2a555c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    9 juillet 2020 à 20 h 04 min

    @Hanae tu leur as “ouvert une porte” et peut-être un jour y rentreront-ils ..mais tu as fait “ta part de chemin”et eux,un jour, décideront de faire la leur ou pas 🙂

    tu leur auras, en tout cas, permis de voir qu’il existe autre chose que ce qu’ils connaissent …une graine plantée qui germera peut-être 🙂

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 37 min
  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 49 min

    @Hanae C’est super cette porte ouverte que tu leur offres. Il est extrêmement important dans une famille qu’il y est un autre son de cloche que ceux des parents ou grand-parents. Même si ce n’est pas celui auquel ils adhéreront, ils comprennent que celui de la famille n’est pas une vérité mais un point de vue. Et qu’il y en a d’autres.

    C’est aux enfants qu’il faut parler, les grands sont trop bloqués dans leurs certitudes, dans le récit qui les fait tenir debout.

    Ex : un enfant de quatre ans tombait souvent et pleurait (cinéma), sa mère ne pouvait s’empêcher de courir, le relever, le câliner. Dire à sa mère qu’elle se trompe de stratégie n’aurait servi à rien, elle paniquait. J’ai parlé à cet enfant, je lui ai expliqué que tomber sans se faire mal ça s’apprend et que même s’il arrête de pleurer sa mère continuera à l’aimer et à le câliner. Ça n’a pas loupé : il a arrêté de tomber.

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 0 h 55 min

    Et aussi. Le pardon, c’est pas trop mon truc, la réconciliation, ça oui. Mais il y a des gens avec qui j’ai définitivement tourné la page. La réconciliation pour la réconciliation n’a pas de sens. C’est d’abord pour ton bien que tu le fais, et pour l’autre par la même occasion si tu y tiens. Mais ne te sens pas obligée, ce n’est pas la culpabilité qui doit te guider, ce sont tes envies.

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    10 juillet 2020 à 1 h 27 min

    Il y a des choses qui font plus de dégâts à pardonner que d’autres.

    Comprendre n’est pas accepter.

    Pardonner ceux qui ne reconnaissent pas avoir fait du mal légitiment leurs actions.

    Et les perpétuent. Pardonner un bourreau despotique c’est être corvéable à vie.

    Des fois il vaut mieux trancher un coup sec dans le déterminisme généalogique.

    Et créer sa propre boucle, à bonne distance de la leur. On pardonne dans son cœur mais on se sauve pour sauver son cul.

  • 5f22f30465dcc bpthumb

    hanae

    Membre
    10 juillet 2020 à 10 h 13 min

    Tout ce que vous dites est juste et pertinent, je vous remercie pour vos réponses qui me touchent.

    Je vous répondrais plus tard, je dois apaiser mon esprit et mon corps qui comme hier me malmènent.

  • 5ea8aad37e67c bpthumb

    bleuetbrun

    Membre
    10 juillet 2020 à 10 h 49 min


    @Hanae
    Je n’ai pas l’habitude de réagir à des posts, mais il faut dire que celui-là rejoint totalement mes questionnements actuels, donc je te partage mon expérience et les réflexions qui en ont découlé. J’espère que ça pourra t’être utile d’une manière ou d’une autre.

    Trouver la solution la plus bénéfique pour soi quand on a pris l’habitude de penser aux autres d’abord ; concilier le point de vue plus objectif qu’on a acquis avec du recul, et la réalité émotionnelle que l’on vit : autant de challenges que je tente de relever afin de trouver mon équilibre d’un point de vue familial.

    C’est très énergivore de communiquer avec un cercle familial dysfonctionnel, et ça n’en vaut pas forcément le coup – pas de bénéfices ou seulement à très long terme, et non garantis.

    Dans le doute, j’opte toujours pour l’option qui garantit la préservation de ma santé mentale et le respect de mes émotions, même si cela veut dire couper les ponts temporairement ou définitivement.

    Quant aux enfant, le simple fait d’être présent dans leur vie (à plus ou moins grande implication selon les souhaits et les possibilités) peut faire la différence ; en tout cas c’est ce que j’espère. Car on manifeste de fait autre chose que le connu familial – “un autre son de cloche” pour citer @paradox .

    A l’heure actuelle, j’ai coupé quelques ponts. Je me réserve la possibilité de rétablir la connexion plus tard (quelques mois ou années) en fonction de mon évolution personnelle et des mes désirs futurs. Mais à priori, les choses n’auront pas changé de leur côté. A moi de décider si ça vaut le coup de dépenser du temps, de l’énergie, et de potentiellement mettre en branle mon équilibre personnel pour garder le pont ouvert.

    Progresser dans mon propre rétablissement émotionnel me permet d’envisager des options moins drastiques que le tout ou rien, telles que : un seul contact IRL par an, pas plus / des contacts à distance (mail, courrier ou autre) qui permettent d’être en relation tout en limitant le risque – possibilité de ralentir de rythme plus aisément qu’IRL et recul émotionnel, car moins dans l’instant.

    Mais encore une fois, à évaluer en fonction de : est-ce que j’estime que ça en vaut la peine, dans le sens : est-ce que j’y gagne suffisamment et est-ce que cela me respecte. Je peux avoir recours à un récap écrit des “pour” et des “contre” pour clarifier les choses et réévaluer la situation au besoin, en fonction de l’évolution des choses.

  • 5ed5a671570cb bpthumb

    neba

    Membre
    10 juillet 2020 à 13 h 23 min

    Certains de vos textes m’éveillent des réflexions du passé…

    Me remémorer cette façon de penser éveillent par la même occasion l’émotion associé et me donne envie de pleurer…

    Je ne vais donc pas traîner ici car je souhaite vivre dans le présent et non dans le passé.

    Il me semble que la difficulté à pardonner n’est pas dans la chose mais dans l’intensité de l’émotion qui résulte de la chose. Plus l’émotion est grande et plus on rencontre des difficultés… Plus les jugements sont fort et nous consolident dans notre réflexions et plus il est dur de s’en débarrasser…

    Si vous doutez, demandez vous ce qui fait la différence entre vous et quelqu’un d’autre qui a souffert de la chose et la différence de l’intensité de l’émotion ?

    Oui comprendre n’est pas accepter mais comprendre c’est soulager l’émotion pour vivre avec une souffrance en moins dans sa vie.

    Ce qui légitime leurs actions, c’est de ne pas reconnaître soi-même la souffrance mais nous pouvons pardonner en reconnaissant notre souffrance.

    Culpabiliser quelqu’un toute sa vie sans l’aider à comprendre en préférant une communication biaisée par nos souffrances ne favorise pas l’évolution de la situation.

    Ce qui perpétue les comportements me semble la génération suivante qui nourrit la blessure et la partage…

    Pardonner c’est soulager sa propre souffrance, être corvéable à merci, c’est ne pas avoir compris la leçon de vie…

    Il est préférable de trancher le lien pendant un temps pour se reconstruire et prendre soin de soi si cela est possible. Car toute nouvelle expérience qui ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu ne rendra que plus compliqué la situation.

    Créer son propre monde à l’abri des blessures du passé sans reproduire inconsciemment les schémas. Mais est-ce vraiment le cas ? Parfois la forme change mais le fond est identique…

    S’éloigner de ces gens éveillant nos douleurs sans permettre de la soulager.

    On pardonne pour s’épanouir, on s’éloigne pour s’épanouir et se protéger.

    N’offrez pas le pardon à l’autre pour le soulager mais donnez vous les moyens de lui pardonner pour ne plus être rongé par la souffrance.

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    10 juillet 2020 à 13 h 30 min

    J’aime bien les expressions “se donner la peine”, “parce que ça en vaut la peine”. Et comprendre ‘peine’ au sens premier de douleur.

  • 5ed5a671570cb bpthumb

    neba

    Membre
    10 juillet 2020 à 13 h 37 min

    @paradox

    Je pense que c’est vrai, le processus implique de faire face et faire face c’est éveiller la souffrance à nouveau…

    Donc “se donner la peine” ou “parce que ça en vaut la peine” sonne juste en moi.

    Merci pour tes lignes


Affichage des publications 1 - 15 de 16

Connectez-vous pour répondre.

Article Original
0 de 0 messages Juin 2018
Maintenant

New Report

Close