Poésie


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  • Membre Inconnu

    Membre
    17 août 2020 à 19 h 02 min

    L invitation au voyage

    Mon enfant, ma soeur,
    Songe à la douceur
    D’aller là-bas vivre ensemble !
    Aimer à loisir,
    Aimer et mourir
    Au pays qui te ressemble !
    Les soleils mouillés
    De ces ciels brouillés
    Pour mon esprit ont les charmes
    Si mystérieux
    De tes traîtres yeux,
    Brillant à travers leurs larmes.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Des meubles luisants,
    Polis par les ans,
    Décoreraient notre chambre ;
    Les plus rares fleurs
    Mêlant leurs odeurs
    Aux vagues senteurs de l’ambre,
    Les riches plafonds,
    Les miroirs profonds,
    La splendeur orientale,
    Tout y parlerait
    À l’âme en secret
    Sa douce langue natale.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l’humeur est vagabonde ;
    C’est pour assouvir
    Ton moindre désir
    Qu’ils viennent du bout du monde.
    – Les soleils couchants
    Revêtent les champs,
    Les canaux, la ville entière,
    D’hyacinthe et d’or ;
    Le monde s’endort
    Dans une chaude lumière.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Charles Baudelaire

  • Membre Inconnu

    Membre
    17 août 2020 à 20 h 04 min

    De moi

    Mon cœur est embourbé dans une vase immonde.
    Et mon âme engluée, que la tristesse innonde.

    Ma flamme s est ternie, ma bougie s est éteinte.
    Mon esprit erre sans but dans ce grand labyrinthe.

    Me voilà solitaire, asphyxié, ettoufant,
    Gisant six pieds sous terre, jadis dans le vent,
    Ex amour solidaire, ephémère finalement.

  • Membre Inconnu

    Membre
    17 août 2020 à 20 h 06 min

    De moi

    Manque. Horrible sentiment qui vient ronger mon âme.
    Tu viens hanter mes nuits, tu aiguises ta lame.

    La torture est ton art, lentement tu me brules
    Tu enfonce ton dard, silencieusement je hurle,

    Ma douleur est ton vin, tu ries de mon destin,
    De mon atroce souffrance, ne pouvoir enlacer,
    celle qui fut délivrance et que j ai tant aimé.

    Bien dur est le chemin de la compréhension.
    Et bien inaccessible la résignation.

    Pour toujours mon amour, t ai je vraiment perdu
    Pour toujours mon cœur est celui d’ un pendu.

  • Membre Inconnu

    Membre
    18 août 2020 à 9 h 06 min

    De moi

    Je suis le capitaine d’ un navire échoué.
    Mon phare, ma lumiere, mon étoile du nord,
    Décide de partir pour d’ obscures desseins
    Agissant comme mes forces
    Elle m a abandonné.

    Mon esprit et mon cœur sont eux si embrumés
    Et hurlent à la mort ce désir éprouvé
    De pouvoir un beau jour se blotir sur ses seins
    Et revoir son bijou
    Luire dans son écrin…

  • bagayaga

    Membre
    2 septembre 2020 à 23 h 36 min

    Depuis ma prime enfance je ne suis pas comme les autres;
    Je ne vois pas ce que les autres voient;
    Je n’ai pas su tirer mes passions au puits commun.
    Ma tristesse ne provient pas de la même source.
    Je n’ai pas su éveiller mon coeur à la même joie;
    Tout ce que j’ai aimé, je l’ai aimé seul.
    Puis, dans mon enfance, à l’aube d’une vie tourmentée,
    c’est de chaque profondeur du bien et du mal,
    que fut puisé ce mystère qui m’enchaîne toujours.
    Du torrent et de la fontaine,
    De la falaise rouge de la montagne,
    Du soleil qui roulait autour de moi
    En son or automnal,
    De l’éclair dans les cieux
    Qui me frôlait et s’enfuyait,
    Du tonnerre et de l’orage,
    Et du nuage qui se métamorphosait
    (alors que le reste du ciel était bleu)
    En démon à mes yeux.

    Seul Edgard Allan Poe^^

  • Membre Inconnu

    Membre
    11 février 2022 à 22 h 30 min

    🙂 En attendant juin :

    https://youtu.be/MH-1qCfEM08

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