les zébrés et les autres… comment faire pour ne pas faire un crime ?



  • les zébrés et les autres… comment faire pour ne pas faire un crime ?

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    ana-arseni

    Membre
    2 mai 2018 à 14 h 39 min

    Bonjour,

    J’ai besoin de m’exprimer sur un sujet très connu : l’envie de se tuer ou de tuer l’autre !!!
    J’en ai marre de ne pas être comprise et surtout être agressée par les gens “normaux”.
    J’ai du mal avec le terme “gens normaux”… et nous on est quoi alors???

    Le pire, en ce moment, ce sont mes collègues au boulot, mais pas que…
    J’ai toujours eu ce problème : être prise pour la chieuse, pour un monstre ou je ne sais même pas pour quoi… en tout cas, je suis rarement considérée comme une personne à part entière et je subis la maltraitance gratuite des autres… LE RESPECT DE L’ETRE HUMAIN, JE LE CONNAIS PRESQUE JAMAIS !

    Comment faites vous en tant que zébrés dans ce monde de gnous ?
    Avez-vous ce ressenti ? Je me dis souvent : soit c’est moi que je tue, soit c’est eux…
    Comment trouver des solutions à longues termes et de vivre bien avec cet handicape ?

    PS : je ne suis pas suicidaire ! J’utilise le mot “tuer” pour faire comprendre le ressenti…

    Merci d’avance pour vos échanges !

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    jabberwocky

    Membre
    2 mai 2018 à 17 h 08 min

    Nous ne sommes ni normaux, ni anormaux…
    Nous sommes “hors normes”..

    J’expliquais dans un autre topic que cette simple considération change tout. Beaucoup de personnes ont une vision binaire des choses. C’est d’ailleurs cette mathématique qui produit le phénomène du “Bouc émissaire”. Je te recommande vivement l’ouvrage de René Girard à ce sujet ; il va te permettre de comprendre vraiment ce qui est en jeu.
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    Il faut que tu apprennes à poser tes limites.
    Tu-tutt… Oui, je sais : il y a rien de pire que les Yakafaucons…

    Je me permets de te donner ce conseil parce que j’ai évolué dans le milieu journalistique et qu’à un moment de ma vie, je suis retrouvé sur la sellette. Cela a été vraiment la lapidation en Place de Grèves… Tout ça parce que le journal dans lequel j’exerçais avait des problèmes financiers. Comme la direction n’envisageait pas de remettre en cause sa gestion, elle s’en est prise au lampiste et au dernier arrivé (moi en l’occurrence). Pain béni ! J’étais jeune, beau (ahem) et con… et surtout, infoutu de me défendre.
    J’avais en face de moi de vieux briscards du journalisme et des egos surdimensionnés.

    J’ai failli terminer en HP…

    Fort heureusement, une psychanalyste m’a sauvé les miches. Nous avons démonté ensemble les mécanismes de la situation. J’ai pu ainsi apprendre à me défendre… ou du moins à commencer à le faire.
    Et j’ai aussi commencé à avoir confiance en moi.

    Je crois que les zèbres ont beaucoup de mal à se défendre parce que la logique insensée des rapports de force les ennuie…

    Même si j’ai eu beaucoup plus de mal à poser mes limites dans le couple, je suis finalement parvenu à le faire (j’avais peur de me retrouver seul). C’était le dernier terrain à défendre chez moi.
    Maintenant que c’est fait, je m’en porte d’autant mieux.

    Mon secret pour éloigner les toxiques en tous genres ?
    Le coup de pied au cul.

    Haut les cœurs !😉
    …Et bons coups de pieds aux culs !

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    isadora

    Membre
    2 mai 2018 à 19 h 35 min

    Je me suis très souvent retrouvée dans la situation que vous décrivez dans mon cadre professionnel.
    On m’a toujours donné “le poste” dans le service avec des fonctions complexes et dont personne ne voulait.
    Je me suis toujours investie à 100%, puisque cela correspondait finalement à mon caractère
    Mais lorsqu’il s’agissait d’en obtenir la reconnaissance, alors commençait le conflit, voir la mise à l’écart.
    Désormais j’essaye temps que possible de ne pas en tenir compte, de détacher mon affecte, de prendre du recul.
    J’en dors bien mieux la nuit….
    Et je me dis, qu’il y a, quoi qu’il en soit, des gens zèbres ou pas zèbres, bien mieux ailleurs

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    maybe

    Membre
    2 mai 2018 à 20 h 07 min

    Pour ma part, ayant trop souvent été décalée pour diverses raisons tant dans mes relations privées que professionnelles, j’ai fait le choix il y a peu (quand j’ai pris conscience que je fonctionnais différemment de la globalité des gens) de
    – soit quitter tout univers potentiellement toxique pour moi (j’ai lâché mon CDI pour évoluer dans un univers pro très précaire, mais finalement qui me correspond mieux).
    – soit ne pas me confronter à quelque chose que je ne peux gérer (j’ai arrêter le sport en club pour cause d’esprit beaucoup trop exigeant/persévérant m’emmenant au delà de mes limites et donc à l’épuisement psychique et physique)
    – soit être asociale… et oui ! Et bon sang se l’autoriser est juste salvateur ! Ne plus faire semblant par politesse. Juste parler le minimum à l’autre qui me dérange (ou disons plutôt que visiblement c’est souvent moi qui dérange l’autre par ma différence de pensée et de mode de vie).

    Et surtout, prendre du mieux qu’on peut confiance en soi, prendre de l’assurance. Se faire des challenges avec soi-même pour mieux tenter de s’assumer.

    @jabberwocky : je ne parlerais pas de Hors Normes, mais de différences je crois…

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    ana-arseni

    Membre
    2 mai 2018 à 22 h 39 min

    Merci beaucoup pour vos réponses, ça aide…

    @jabberwocky : je te rejoins sur le fait qu’on est “hors normes” , car je me sens vraiment comme ça dans mon travail et même si j’essais de rentrer dans les cases, on ne m’accepte pas. Je dois suivre leurs règles de vie au boulot, mais j’ai pas le droit de me les appliquer. Ce qui est possible et applicable pour mes collègues, ne l’est pas pour moi… et le pire, c’est cet effet de caméléon, on s’adapte à tout et à tous, mais personnes à vous et en plus, on vous le reproche sans que vous demandez quoi que ce soit… je ne cherche plus la reconnaissance, juste qu’on me voit comme un être humain.

    “Je me permets de te donner ce conseil” je prends, j’en ai besoin…
    j’arrive à mettre mes limites et me défendre quand il s’agit d’un contre un, mais là, il s’agit de 4 (dont la chef) contre une… et bah là, je suis perdue, je trouve pas mes mots et à l’intérieur tout remonte et le craquage arrive… et le plus difficile c’est après…la souffrance est atroce, vous êtes seul face à ce sentiment de solitude d’existence terrestre …

    et du coup, le pied au cul, quand il s’agit de votre chef, est un peu difficile et délicat à mettre en place…

    je vais lire le livre @jabberwocky, qui sais peut-être je trouverai la solution…

    merci à vous 3 et aux autres…

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    jabberwocky

    Membre
    2 mai 2018 à 23 h 53 min

    Le mieux à faire est de voir un psychologue et de lui exposer les faits. Certains sont spécialisés dans le harcèlement au travail. Tu ne perdras pas ton argent, ni ton temps, crois-moi.
    Si tu vas dans cette direction, parle-lui du “Bouc émissaire”.
    Je suis sûr que tu es dans cette configuration…

    Tu peux avoir une idée de ce mécanisme en consultant ces liens.

    Commence par la page Wikipédia, tout simplement…
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouc_%C3%A9missaire

    Et va ensuite ici, vers ce très bon résumé du livre de Girad :
    https://www.les-crises.fr/le-bouc-emissaire-par-rene-girard/

    Je cite très souvent l’oeuvre de René Girard. Ses théories sont de plus en plus souvent reprises et citées en exemple; notamment auprès des psychologues et des psychanalystes.
    Je crois que @maybe a raison, il faut parfois privilégier son bien-être et faire le deuil de boulots aliénants. Quoi qu’il en soit, commence par te faire du bien : consulte et libère ta parole.

    Courage !
    On est avec toi. 😉

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    isadora

    Membre
    3 mai 2018 à 12 h 37 min

    Beaucoup plus économique qu’un psy 😉
    Commencez déjà par lire le livre de Corinne Maier de 2004 “Bonjour paresse” ou l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise.
    Basé sur son expérience et licenciement de chez EDF elle écrivait alors ” Dans le bras de fer entre l’entreprise et vous, c’est elle qui gagne, de 
    même que dans la jungle le lion l’emporte en principe sur l’antilope. Cela 
    semble tomber sous le sens, mais le discours affiché est bien différent, 
    véhiculant l’utopie d’une société où tout se résoudrait par l’argumentation 
    rationnelle….”
    Petit livre téléchargeable désormais sur le net, il me semble
    14 ans après, ces propos sont encore très actuels, dans une société ou l’individu n’est plus qu’un matricule, et le profit roi.
    Il permet à nos cerveaux et à notre forte empathie de revenir à la réalité et de ne plus vouloir forcement refaire le monde à tout prix tout seul


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