Apaisement de l’intellect et équilibre



  • Apaisement de l’intellect et équilibre

    5f05abe2a555c bpthumb isabelle1970 mis à jour Il y a 2 mois, 2 semaines 12 Membres · 28 Messages
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    toc

    Membre
    30 mai 2020 à 22 h 43 min

    Bonjour,

    Nous voyons bien que le surdoué a un besoin de stimulation intellectuelle important. C’est sa dope pour se sentir vivant. C’est important de le respecter, mais en même temps, j’ai l’impression qu’il y a derrière une question d’équilibre à mettre en place afin de diminuer le niveau nominal d’alimentation intellectuelle nécessaire à notre bien être.

    Quels sont les moyens que vous avez mis en place pour

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    neba

    Membre
    2 juin 2020 à 15 h 49 min

    Bonjour,

    Personnellement c’est la nourriture qui compense. Quand je m’ennuie j’ai faim. J’ai associé la nourriture à mes états suivants : ennui, faim , joie, peur, colère, tristesse.

    Quoiqu’il m’arrive, il suffit que je mange un truc que j’aime et je me détend. XD

    J’ai conscience que j’ai un lien fort avec la nourriture qui ne m’a jamais déçu. :-p

    Je suis conscient du problème pour la santé de mon corps et je cherche à corriger mais pour le moment j’ai plus important à faire à mes yeux avec ce projet qui me demande de faire face au rejet des gens dans l’incompréhension.

    Je garde cette stratégie tant qu’elle me sert d’anxiolytique pour ce projet. ^^

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    bagayaga

    Membre
    2 juin 2020 à 17 h 35 min

    J’ai connu ça. La faim hedoniste! On peut s’en sortir, quand on trouve la vrai nourriture qu’il nous manque.

    C’est un problème avec le circuit de la dopamine. Plaisir/récompense^^

    On peut s’en sortir. Courage^^

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    toc

    Membre
    2 juin 2020 à 18 h 17 min

    ha, mais tout le problème réside dans cette vrai nourriture.

    Pour ma part, ma problématique (et sûrement très largement partagée) est la suivante : « Je m’ennuie beaucoup dans mon taf et je désespère un peu de trouver un boulot qui pourrait m’alimenter suffisamment tout en me laissant du temps pour une vie perso. »

    Car être consultant en optimisation organisationnel d’entreprise, ça serait passionnant, mais pour avoir déjà été consultant, je sais que la vie perso en prends un sacré coup. Du coup, dans mon approche, je me dis qu’il est peut-être possible d’éviter de sur-investir l’intellect pour stimuler plutôt l’être, le corps, le côté créatif. Et de ce fait, ne plus faire dépendre mon épanouissement uniquement par une alimentation intellectuel soutenue.

    Attention, je ne nie pas que j’ai besoin d’être stimulé intellectuellement, mais peut-être que je pourrais trouver un bien être de manière plus abordable et transvasant ce besoin d’être vivant dans d’autres plans.

    Qu’en pensez-vous ? Et oui, je suis d’accord, la nourriture est un bon régulateur ^^. Mais elle ne nous fait pas sentir vivant comme cela peut-être quand on a besoin de réfléchir. Ces moments qui sont tant apprécié et qui sont clairement euphorisant…

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    bagayaga

    Membre
    2 juin 2020 à 18 h 45 min

    De mon côté je ne suis pas heureuse dans un métier où je réfléchis. J’ai besoin d’un métier manuel. Simple sans me prendre le choux.

    Donc je fais mon métier d’artisanat dont je suis fière (boucher), et le soir et quand je peux je me nous dans les circonvolutions de ma pensée.

    Ça fonctionne comme ça pour moi^^

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    toc

    Membre
    2 juin 2020 à 18 h 59 min

    Hé bien @bagayaga, c’est une des questions que je me pose. Je redécouvre un peu le fait que nous soyons des êtres incarnés. On fait des études car nous pouvons le faire, mais ce n’est pas forcément pour cela que nous serions épanouis.

    Petit je voulais être ébéniste, on m’a poussé à continuer les études. C’est ce que j’ai fait. Mais parfois je me demande vraiment si on ne peut pas s’épanouir dans un travail impliquant le corps ( car je ne veux pas forcément dire physique) laissant le temps à la tête de tourner selon son besoin plutôt qu’être devant son bureau et l’ordinateur ( bon, pour moi c’est plutôt balle de jonglage et dessin sur des tableaux, mais pas tout le temps ^^).

    Des penseurs faisaient un travail qui n’avait rien à voir avec ce pourquoi ils sont connu. Et je suspect que cela leur fournissait un très bon support de réflexion. Exemple d’Einstein qui était au bureau de poste ou bien de Spinoza que polissait des miroires.

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    max

    Modérateur
    2 juin 2020 à 19 h 09 min

    @toc

    marrant ce goût pour le travail du bois a l’air assez répandu parmi notre communauté…

    Ce que tu dis est fondé, mais quand tu fais une tâche répétitive, le cerveau mouline à vide, et ça va plus te conduire aux idées noires qu’à la révélation !

    À l’inverse de toi, je cherche un métier qui m’occupe l’esprit, où chaque geste necessite de la concentration. Et vu que je n’ai jamais eu ça, mon CV ne me laisse pas trop l’occasion d’y postuler.

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    veronica27

    Membre
    3 juin 2020 à 15 h 18 min

    Je ne vais pas, par manque de temps ce jour, faire un discours de 30 pages.

    Mais simplement résumer…

    Je me sens beaucoup mieux depuis que je suis inscrite sur ce site en mai ! J’ai des réponses à mes questionnements. Les sujets sont tous passionnants…

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    bagayaga

    Membre
    3 juin 2020 à 16 h 02 min

    Travailler de façon concrète, de ses mains. Des matériaux qui ne demandent pas trente six méthodes ou d’en appréander de trente six milles façons est très reposant.

    On investit son énergie et sa concentration sur une tâche simple. Avec comme objectif de s’améliorer en le répétant. Pour que cette tâche devienne objet de maîtrise et se confère vraiment à de l’artisanat. On évalue le temps que nous prend cette tâche et on essaye de gagner en rapidité, fluidité, régularité pour pouvoir en mener d’autres. Après.

    Il y a une hiérarchie,une chronologie.

    C’est un cadre reposant et rassurant.

    Bien sûr il faut que celà soi quelques choses qui nous plaît et nous intéresse.

    De mon côté je suis passionnée, d’anatomie, de médecine,de neurologie,de sciences liées au corps et son fonctionnement. Dans la décomposition de la mort, je trouve de quoi nourrir ma compréhension du fonctionnement de la vie. J’aime l’odeur de la viande. La couleur, le touché. J’aime mes outils. J’aime le froid et le silence. Le calme et la concentration. Donc c’est un métier qui me fait lever tout les matins heureuse de m’y rendre. Pour l’instant.

    Pourtant j’aime réfléchir, j’aime trouver, chercher, comparer, apprendre, discuter,comprendre, aider etc…

    On me destinait aux sciences humaines. Mais j’ai besoin de sentir la réalité exister. Le monde battre. Et mes plaisirs intellectuels m’egarent moins de la réalité. Et me font perdre la notion de temps et de l’espace. Ainsi je perd mon sentiment d’humanité. D’existence. De but.

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    toc

    Membre
    3 juin 2020 à 22 h 29 min

    Merci @bagayaga pour ce témoignage.

    J’avoue, c’est un peu ce que je recherche. Cet état un peu hypnotique où on est pleinement dans son corps, sur le moment, dans l’action.

    Je pense que ce sont des moments qui sont importants pour se ressourcer. Ce qui permet d’être en paix. Je pense que la paix intérieure diminue le besoin d’excitation de la cafetière qui sert de cerveau ^^.

    Enfin, là est ma théorie.

    Vous la partagez ?

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    bagayaga

    Membre
    3 juin 2020 à 22 h 33 min

    Oui^^ Mes fuites au pays de l’arborescence,sont souvent declanchées par mes angoisses du monde réel^^

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    aerobase31

    Membre
    4 juin 2020 à 18 h 29 min

    Pour ma part, je suis passé à la méditation de pleine conscience, qui me permet de passer mon cerveau en mode OFF et faire cesser pendant quelques minutes deux pour le moment le bouillonnement effervescent de cette foutue machine neuronale.

    Donc deux minutes trois à quatre fois par jours où je cesse d’alimenter mon cerveau, deux minutes ça peut paraître anodin mais je peux vous assurer que lorsque j’ai commencé, c’était à peine trente secondes. Trente secondes et la machine reprenait le dessus.

    Introduction à la médiation de pleine conscience : http://meditation-pleineconscience.fr/

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    byron

    Membre
    4 juin 2020 à 18 h 44 min

    Moi je fais des Rubik’s cube ou des sudoku quand j’en ai pas sous la main… Sinon le mieux pour l’équilibre c’est le lien aux autres… Avec le lien de confidence, mais on s’attache trop à moi, ils deviennent dépendants ou commencent à prendre peur, se défendent et me déçoivent et le drame recommence pour moi … Donc je prends un rubuk’s cube…

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    jasper

    Membre
    4 juin 2020 à 18 h 49 min

    En effet la méditation arrête bien le cerveau, mais au début c’est hyper difficile. Il faut vraiment croire aux miracles pour ne pas tout abandonner. Par contre, quand on commence à y arriver c’est tellement rassurant de sentir sa tête s’arrêter. Je me demande un peu quand même si ça ne devient pas une petite drogue par moments.

    On arrive de plus à supporter de rester longtemps dans un train ou un avion sans s’assommer avec les films, et ca rend les longs voyages très agréables.

    Et puis, si on commence à maitriser ce qu’on appelle le scan corporel, une petite douleur par ci où par la disparaît souvent sans gros effort. C’est vraiment de la sorcellerie.

  • 5ed5a671570cb bpthumb

    neba

    Membre
    6 juin 2020 à 11 h 48 min

    @Toc, au contraire, je pense que nos sens éveillés sont l’occasion de se sentir vivant et apaisé en libérant l’esprit de nos errances.

    Je ne vais pas faire la liste de tous les plaisirs que nous possédons avec nos sens et le coté apaisant de ces moments, préférant vous laisser chacun redécouvrir un de ces moments que vous avez gardé en souvenir agréable lié à un regard, une écoute, une odeur, un gout ou le contact physique.

    Je vous offrirez avec plaisir mon bien-être lorsque je goûte “mon gâteau à l’ananas” ; regarde les vagues frapper violemment une digue ; sens l’odeur de la résine dans une forêt ; ressens des frissons qui envahissent mon corps quand j’écoute une musique ou me fais masser le cuir chevelu.

    @Jasper, Je confirme que la sérénité à travers la méditation est grisante mais dans ce moment je pense qu’on ne vit pas mais on contemple la vie. Perso je ne ressens rien que l’apaisement du vide, aucune émotion, aucun sens en éveil, si ce n’est l’empathie dénuée d’intensité dans les émotions perçu.


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