Trouble de stress post-traumatique complexe

  • Trouble de stress post-traumatique complexe

    Publié par olbius le 5 septembre 2023 à 0 h 54 min

    Une Discussion pour parler d’un sujet délicat, le trouble de stress post-traumatique complexe (TSPTc) ou état de stress post-traumatique complexe (ESPTc), ou encore syndrome de stress post traumatique complexe (SSPT-C), ou en anglais “complex PTSD” (c-PTSD).

    Voici une définition du trouble de stress post-traumatique complexe (à ne pas confondre donc avec le “simple” trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou état de stress post-traumatique (ESPT)) :

    trouble psychique lié au stress survenant généralement en réponse à des traumatismes complexes, c’est-à-dire des expositions habituellement prolongées ou répétées à une série d’événements traumatisants.

    Source : Trouble de stress post-traumatique complexe (Wikipedia)

    Dit comme ça, on peut penser que cela doit concerner un nombre infime de personnes mais une étude menée en 2018 estime que 2% à 9% de la population allemande sont concernés… Ca fait du monde.

    Est-ce que certains parmi vous souffrent ou ont souffert (je ne sais pas si on peut réellement se considérer totalement guéri un jour d’un TSPTc/ESPTc, ça fait bizarre d’utiliser le passé) de trouble de stress post-traumatique complexe ? Surtout, qu’est-ce qui a fonctionné pour vous côté thérapies et/ou traitements ?

    A vous ! 🙂

    felicia a répondu il y a 2 semaines, 6 jours 5 Membres · 5 Réponses
  • 5 Réponses
  • matty

    Membre
    5 septembre 2023 à 10 h 28 min

    Les 3 années covid ont-elles généré de ces cas de SPTc par,

    * traumatismes chroniques inévitables

    * flashbacks

    * pas de filtre, facilement submergé

    * isolation sociale, évitement des relations

    * terreurs nocturnes, insomnies chroniques

    * inclut un ressenti fracturé du soi et un trouble dissociatif de l’identité

    * hypervigilance, des idées de références/modèles, se fait du souci au sujet de l’abuseur•e

    * altération sévère de la régulation des affects

    ????????

  • Alexander

    Membre
    5 septembre 2023 à 11 h 22 min

    @olbius

    Certains deviennent infoxomanes

    Mais je ne prends pas en charge les cas ce matin !! Je le dis tout de suite….😁 Cher Professeur Raoult.

    Pour répondre à ta question, en ce qui me concerne, la pratique du karaté fut une excellente thérapie post traumatique 👍

  • max_tout_court

    Membre
    5 septembre 2023 à 15 h 00 min

    Salut,

    A ma connaissance, la distinction entre TSPT (la version “simple” pour reprendre ton terme, reconnue dans la CIM européenne et le DSM états-unien*) et le stress post-trauma complexe (reconnu uniquement par la CIM) n’est pas vraiment partagé unanimement par les professionnels (entre les toubibs, les thérapeutes etc). Vous me direz que tous les sujets sont toujours potentiellement clivant mais à ma connaissance celui-ci ne fait particulièrement pas consensus, même au sein d’un champ donné (psychologie d’obédience plus analytique, plus TCC, psychiatrie…). Je ne parle bien sûr que depuis les connaissances éparses dont je dispose. Wikipédia semble confirmer cette hypothèse également.

    Je posais cette remarque en intro avant de répondre à ta question, à savoir “est-ce que quelqu’un.e souffre de cela ?”. J’ai souffert à la suite d’une exposition prolongée et répétée à des expériences traumatiques (expériences rencontrées entre 0 et 25 ans environ ; la souffrance je ne saurais pas la dater car je n’ai pas de mémoire de ma vie enfant et adolescent, mais elle a concernée au moins toute ma vie de jeune adulte avant que je sois pris en charge, vers 25 ans environ). Un psychiatre m’a diagnostiqué un TSPT et n’a jamais mentionné la notion de stress post-trauma complexe (d’autres de ses confrères ont eu l’occasion de confirmer le diagnostique ensuite ; nous n’avons pas évoqué la version “complexe” avec les autres non plus) et la psychothérapeute (psychologoue clinicienne, obédience intégrative TCC/psycho-dynamique pour celleux que ces détails intéressent) qui m’a suivie plusieurs années ne semblaient pas faire la distinction entre les deux. Si je regarde les symptômes, je cochais les cases de la version “complexe” comme de la “simple” (la complexe comprennant les symptômes de la simple).

    Quoi qu’il en soit, je m’en suis très bien remis (grâce à la psychothérapie, assistée de médicaments à un moment où la psychothérapie a rendu les choses plus compliquées à vivre au quotidien). Quant à savoir si je suis “guéri” ou “en rémission”, c’est une question à laquelle l’expérience personnelle individuelle ne me semble pas suffisante pour répondre. Le travail n’est pas terminé et je suis toujours suivi, mais ma vie quotidienne a énormement changé, c’est le jour et la nuit, vraiment.

    Spécifiquement pour les personnes HPI, il semble en théorie que ça peut colorer les symptômes et, concrètement, les aggraver mais aussi que ça augmente la capacité à s’en remettre, à ce que j’en sais (encore une fois, connaissances parcellaires sur le sujet). Dans mon cas personnel, ça s’est vérifié.

    En espérant que ça t’apporte quelques éléments de réponse.

    Et toi, pourquoi t’y intéresses-tu ?

    Au plaisir de poursuivre cet échange.

    * La CIM et le DSM sont à ma connaissance les deux typologie internationnales des maladies (dont les troubles psys) qui sont utilisés par les profressions médicales et paramédicales en France.

  • olbius

    Organisateur
    5 septembre 2023 à 18 h 30 min

    Merci @max_tout_court pour cette réponse détaillée 🙂

    Je m’y intéresse car je suis peut-être concerné, tout simplement… Après plus de 20 ans de galère, je continue de naviguer dans le brouillard, en fonction des maigres éléments que je récolte ici et là, de la part de professionnels de santé parfois, heureusement 🙂

    Je vais relire demain tranquillement ta réponse…

  • felicia

    Membre
    12 septembre 2023 à 9 h 21 min

    Salut Olbius,

    De ce que j’ai compris sur le trauma complexe et le TSPTC, c’est qu’il concerne les personnalités qui ont du se développer et se construire avec des traumas.

    Malheureusement, en France, les professionnels ne me semblent pas très informés sur cette problématique. Je n’en ai en tout cas jamais rencontrés pour ma part. Il y a cependant une liste d’ouvrages en anglais qui peut être bien utile pour avancer sur ce sujet et faire une partie du chemin. Je peux la mettre ici si cela t’intéresse. Bien sûr, il y a un peu de tout dans ces ouvrages, mais bon, vu qu’il n’y a pratiquement rien comme information fiable en France à ce sujet, il faut trier et conserver ce qui peut être réellement être utile.

    Et pour ma part, avec le recul, je dirais que dans ces cas là, tout se joue dans la façon dont on se raconte les événements que l’on a vécus : plus le récit correspondra aux faits, à ce qui s’est exactement passé, mais aussi à la façon dont nous l’avons nous vécu nous à l’intérieur (sans déni, sans mensonge, sans jugement), et plus on se détachera des conséquences post traumatique.

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