Socialisme Digital



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    ?s=1&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue Anonyme mis Ă  jour Il y a 7 mois, 2 semaines 2Membres · 4 Messages
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    Anonyme

    Membre
    14 juin 2020 Ă  23 h 46 min

     

    Je vous propose de lire ceci : https://newleftreview.org/issues/II116/articles/evgeny-morozov-digital-socialism

    qui traite du capitalisme des données et que je trouve gravement digne d’intérêt. A vous qui semblez mordus de nouvelles technos, voici une façon de penser l’infrastructure numérique et la gestion du traitement des données personnelles.

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    olbius

    Organisateur
    15 juin 2020 Ă  1 h 07 min

    Merci pour le partage 🙂

    Juste un rappel que je pense utile (issu de Wikipedia, je suis paresseux) :

    Selon les pays, le terme libĂ©ral peut recouvrir des idĂ©ologies diversement placĂ©es sur l’Ă©chiquier politique. Ainsi aux États-Unis le mot liberal (ou left-liberal) dĂ©signe les progressistes, depuis le maccarthisme qui poussa de nombreux socialistes Ă  se faire discret, le meilleur Ă©quivalent Ă  l’adjectif libĂ©ral serait donc classical liberal ou libertarian dans ce pays.

    Au Royaume-Uni et au Canada, la situation est intermédiaire, le mot liberal fait à la fois référence à la gauche réformiste, qui est social-démocrate, mais aussi à la philosophie libérale selon le contexte ; dans ces pays la notion classique de libéralisme est plus souvent prônée par les partis dits conservateurs (qui peuvent aussi prôner ou ne pas prôner différents types de conservatisme de façon variable, selon le cas).

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    Anonyme

    Membre
    15 juin 2020 Ă  16 h 48 min

    Voici des extraits, traduits avec DeepL :

    “Un nouveau courant de pensĂ©e a commencĂ© Ă  s’intĂ©resser Ă  la manière dont l’Ă©conomie mondiale pourrait ĂŞtre rĂ©organisĂ©e autour des dernières innovations numĂ©riques pour introduire un minimum d’Ă©quitĂ©. Le “New Deal on Data” (le terme est apparu dans un document prĂ©sentĂ© Ă  Davos en 2009) est l’Ă©quivalent nĂ©olibĂ©ral du Green New Deal dans le monde de la technologie, mais ne nĂ©cessite aucune dĂ©pense publique. Il envisage de formaliser les droits de propriĂ©tĂ© sur les actifs incorporels, afin que les individus puissent “possĂ©der” les donnĂ©es qu’ils produisent. Un avantage pour ses partisans est que ce “New Deal” favorable au marchĂ© pourrait contribuer Ă  prĂ©venir d’autres tentatives d’imaginer les utilisateurs autrement que comme des consommateurs passifs de technologie numĂ©rique ; ils pourraient profiter de leur nouveau statut d’entrepreneurs de donnĂ©es, mais ne devraient pas aspirer Ă  autre chose. Le New Deal on Data a recueilli un soutien politique considĂ©rable : de la Commission europĂ©enne aux Nations unies, de nombreuses institutions mondiales sont convaincues qu’une telle initiative “d’Ă©quitĂ©” est importante pour garantir l’avenir du capitalisme numĂ©risĂ©.”

    “Quelles formes pourraient prendre ces procĂ©dures alternatives de dĂ©couverte ? ConsidĂ©rons un processus centrĂ© sur la vie sociale et la rĂ©solution de problèmes, plutĂ´t que sur la consommation capitaliste, comme dans la thĂ©orie de Hayek. L’existence sociale nous prĂ©sente une plĂ©thore de problèmes Ă  rĂ©soudre, dont certains sont très spĂ©cifiques et ne concernent que de petits groupes de personnes, d’autres sont d’une importance beaucoup plus grande. L'”infrastructure de rĂ©troaction” numĂ©rique pourrait ĂŞtre utilisĂ©e pour signaler les problèmes sociaux et mĂŞme pour faciliter la dĂ©libĂ©ration autour de ces problèmes, en prĂ©sentant diffĂ©rentes approches conceptuelles des questions en jeu. Ce qui est considĂ©rĂ© comme un “problème” serait Ă©galement ouvert au dĂ©bat : les citoyens pourraient s’allier et convaincre les autres des vertus de leurs propres lectures de problèmes particuliers et des solutions proposĂ©es pour les rĂ©soudre. Ce cadrage suggĂ©rerait que les procĂ©dures dĂ©mocratiques fondĂ©es sur la dĂ©libĂ©ration pourraient elles-mĂŞmes ĂŞtre des modes de rĂ©solution de problèmes et des moyens de coordination sociale.

    On pourrait imaginer l’utilisation d’une infrastructure de retour d’information numĂ©rique pour mettre en relation des “chercheurs de problèmes”, qui exprimeraient leurs besoins et leurs problèmes, et rĂ©agiraient Ă  ceux identifiĂ©s par d’autres – soit explicitement, en les exprimant ou en les Ă©crivant, soit “automatiquement”, par le biais de l’apprentissage machine, soit avec des “rĂ©solveurs de problèmes”, Ă©quipĂ©s de technologies peu coĂ»teuses mais puissantes et des compĂ©tences nĂ©cessaires pour les faire fonctionner. Une fois que les deux groupes ont Ă©tĂ© “appariĂ©s” par l’infrastructure de retour d’information, l’activitĂ© des “rĂ©solveurs de problèmes” peut contribuer Ă  rendre les besoins implicites des “chercheurs de problèmes” tangibles et explicites, en ajoutant au rĂ©servoir de solutions qui peuvent ensuite ĂŞtre utilisĂ©es par d’autres “chercheurs de problèmes”. En supposant que cela se fasse en dehors du domaine commercial, il n’y aurait pas d’obstacles, tels que les brevets, pour entraver le partage des connaissances.

    La rĂ©solution collaborative des problèmes dans le domaine social a dĂ©jĂ  lieu dans une certaine mesure. Un exemple serait les “hackathons”, qui rassemblent des ong ayant des problèmes particuliers et des pirates informatiques bien intentionnĂ©s qui pourraient savoir comment les rĂ©soudre mais ne les rencontreraient jamais autrement. Le principe de base des hackathons – avant qu’ils ne soient cooptĂ©s par le secteur du dĂ©veloppement et la Silicon Valley – Ă©tait que l’altruisme et la solidaritĂ© devaient guider la coopĂ©ration entre les “fournisseurs” et les “consommateurs” de solutions. En principe, ces processus pourraient ĂŞtre Ă©tendus Ă  une bien plus grande Ă©chelle, grâce Ă  des systèmes de retour d’information suffisamment rapides et complets, avec des algorithmes correspondants.

    Les modes de dĂ©couverte collaboratifs de ce type seraient-ils nĂ©cessairement moins rĂ©vĂ©lateurs que ceux opĂ©rant par le biais de la concurrence hayekienne ? Les conditions Ă©conomiques actuelles favorisent sans doute la dĂ©couverte basĂ©e sur la concurrence plutĂ´t que les processus basĂ©s sur la solidaritĂ©, mais ce n’est pas un Ă©tat de choses naturel ou inĂ©vitable – le rĂ©sultat de l’Ă©volution, comme l’a fait valoir Hayek. Il s’agit plutĂ´t du rĂ©sultat d’interventions politiques, Ă©clairĂ©es par un rejet hayekien des alternatives non individualistes et altruistes. Il serait tautologique de dire que le nĂ©olibĂ©ralisme, qui s’est efforcĂ© d’installer la concurrence comme seul mode de dĂ©couverte, favorise Ă©galement la dĂ©couverte par la concurrence. Croire que la concurrence capitaliste produira toujours plus de connaissances que d’autres procĂ©dures de dĂ©couverte exige que nous croyions, par exemple, que nous en apprenons plus sur le monde lorsque nous agissons en tant que consommateurs que lorsque nous agissons en tant que parents, Ă©tudiants ou citoyens ; et que nos besoins humains sont mieux exprimĂ©s dans le langage consumĂ©riste de la concurrence que dans tout autre terme. Dans le domaine de la production, il faudrait croire que l’impĂ©ratif d’innover “induit” chez les producteurs concurrents par les lois capitalistes du mouvement entraĂ®nera de plus grandes amĂ©liorations de l’existence sociale que ne le feraient les impĂ©ratifs qui poussent les “rĂ©solveurs de problèmes” non marchands – des considĂ©rations environnementales, peut-ĂŞtre – qui pourraient ĂŞtre capables de gĂ©nĂ©rer leurs propres rĂ©ductions de coĂ»ts. En outre, la concurrence n’est pas toujours propice Ă  la dĂ©couverte. Hayek lui-mĂŞme a compris que les droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle, historiquement un pilier important du dĂ©veloppement capitaliste, Ă©rigent des barrières Ă  la dĂ©couverte – mais ils semblent ĂŞtre devenus une caractĂ©ristique permanente de son système favori. Ce n’est pas un problème dans les procĂ©dures de dĂ©couverte fondĂ©es sur la solidaritĂ©.”

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    Anonyme

    Membre
    15 juin 2020 Ă  17 h 38 min

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