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Tourner les pages d’un bon livre, quel plus beau voyage ? 📚 Discutons-en entre adultes Haut Potentiel Émotionnel (HPE) et Haut Potentiel Intellectuel (HPI)…
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romans graphiques
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romans graphiques
Publié par kimanh le 19 avril 2025 à 23 h 31 minBonjour, j’ai récemment découvert ce genre littéraire qui pour moi s’apparentait à de la BD. Quelle erreur ! Tout peut être abordé par un roman graphique qui peut être une véritable œuvre d’art. Donc si vous avez des suggestions de lecture, n’hésitez pas!
Je commence :
– Le Monde sans fin, par Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici
– Carbon et silicium, par Mathieu Bablet
– Le poids des héros, par David Sala
kimanh a répondu il y a 6 mois, 2 semaines 3 Membres · 5 Réponses -
5 Réponses
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Oups, j’ai oublié de faire le teasing de mes romans graphiques préférés!
– Le Monde sans fin, par Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici
Co écrit par celui qui a développé le bilan carbone, spécialiste des questions énergétiques , ce livre aborde la question de la recherche de la croissance économique à une époque où les limites planétaires sont atteintes et où notre société doit trouver une énergie alternative plus écologique pour sa survie.
– Carbon et silicium, par Mathieu Bablet
Deux intelligences artificielles crées par l’homme peuvent elles lui survivre dans un monde en destruction . Surtout, qui des deux , les créatures et leur créateur sont les plus humains ?
– Le poids des héros, par David Sala
Une autobiographie sur l’héritage d’une famille de résistants de guerre et comment se construire avec de tels figures tutélaires. Un véritable bijou graphique.
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Bonjour, j’ai récemment découvert ce genre littéraire qui pour moi s’apparentait à de la BD. Quelle erreur !
Bonjour,
L’erreur, c’est justement d’extraire « le roman graphique » de la bande dessinée. L’expression a été inventé aux USA par un auteur qui ne voulait pas être assimilé au comics. Les français ont adopté l’expression plus par snobisme que pour exprimer une quelconque réalité car, bien avant la vague d’Auteurs (avec un A majuscule pour Arrogant) se réclamant de ce genre, il existait des bandes dessinées pour adulte de très grande qualité.Tout peut être abordé par un roman graphique qui peut être une véritable œuvre d’art.
Une industrie peut-elle accoucher d’œuvres d’art ? Personnellement, je ne crois pas, d’autant que les romans graphiques sont, pour la plupart et malgré les apparences, très formatés.
Donc si vous avez des suggestions de lecture, n’hésitez pas!
Cela dépend de ce que vous recherchez…
Je peux citer malgré tout :
– L’Arabe du futur de Riad Satouf, un récit auto biographique d’un dessinateur Franco Syrien qui traite du ressentiment des arabes vis-à-vis des occidentaux à travers la figure de son père. La série est édifiante et permet de mieux comprendre certains aspects de l’actualité (dont l’antisémitisme ou la montée de l’islamisme au dépend des régimes autoritaires passés dans les pays musulmans).
– Cruelle de Florence Dupré-La Tour, un autre récit autobiographique qui traite de l’enfance et de la cruauté des têtes blondes à l’encontre des animaux. L’auteur raconte comment, grâce aux rapports qu’elle a pu avoir avec eux, le monstre de cruauté qu’elle était a appris la compassion. Un récit drôle, sans concession et très courageux.
– Sharaz-De de Sergio Toppi, une variation des comptes des mille et une nuit par un des plus grands dessinateurs italiens. L’auteur, passionné d’anthropologie, dépeint les peuples d’orient à travers une suite d’histoires où le chamanisme à une place très importante. Dessins vertigineux et histoires comparables aux fables des grands moralistes.
– Le roi des mouches par Mezzo et Pirus, à travers un récit se situant à la croisée de ceux de Michel Houellebecq et de Bret Easton Ellis, les auteurs racontent les errances de personnages obsédés par le sexe, la drogue et la consommation. Dans cette galerie désespérante, quelques uns essayent malgré tout de se trouver une issue ou un moyen de défaire la quadrature du cercle. Récit politique intelligent qui pointe les travers de la modernité sans pour autant tomber dans les clivages habituels.
– Trop n’est pas assez par Ulli Lust, une adolescente autrichienne fait une fugue pour découvrir le monde. Pétrie par sa vision du monde idéalisée, elle part pour Naples où elle tombe rapidement dans la drogue avant d’être séquestrée et mise sur le trottoir. Malgré la noirceur du sujet, Trop n’est pas assez est l’histoire d’une résilience et d’une volonté de vivre.Bon, je crois que c’est déjà pas mal, non ?
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Membre Inconnu
Membre15 juin 2025 à 21 h 34 minBonjour, bonsoir,
Qu’on les appelle comics, BDs ou romans graphiques, ils sont une forme d’art à part entière reliant le dessin et le texte.
Pour n’en parler que de quelques uns qui me viennent à l’esprit, j’ai adoré toutes celles que Lou Lubie a publié : Et à la fin, ils meurent (essai graphique sur les vrais contes de fées) ; Comme un oiseau dans un bocal (qui parle des HPI) ; Goupil ou face (sur la cyclothymie) ; Racines, Eurydice, etc. etc.
Jamais et Le Jour J de Duhamel ; Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa; Hippie Trail de Sévérine Laliberté, L’arabe du futur de Riad Sattouf, La bibliomule de Cordoue, etc. etc. etc.
Je trouve fascinant comment certains dessinateurs et narrateurs combinent dessins, couleurs et textes. Et je suis preneuse d’autres recommendations, si vous en avez. -
Qu’on les appelle comics, BDs ou romans graphiques, ils sont une forme d’art à part entière reliant le dessin et le texte.
Non, ce n’est pas une forme d’art ; il n’y a plus de formes puisque tout c’est démocratisé et que n’importe qui peut prétendre à l’art. A l’heure ou tout est produit et formaté – à l’instar de la littérature, du cinéma, etc. – c’est prendre le risque de sacraliser n’importe quoi. Combien d’albums ai-je moi-même aimé, porté au pinacle, au grès de l’air du temps ou de mon âge, pour comprendre ensuite qu’ils n’étaient pas si bons ?
Parmi les œuvres que tu cites il y a en a un certain nombre qui sont produites par de gros éditeurs qui profitent de sujet d’actualité à la mode, pour valider des projets dont le fond est aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette. Pour moi il y a, par exemple, un gouffre énorme entre L’Arabe du futur (un témoignage vécu assez génial) et <i style= »font-family: inherit; font-size: inherit; »>Comme un oiseau dans un bocal (truffé de poncifs, à peine moins pénibles que ceux de la série TV HPI)<i style= »font-family: inherit; font-size: inherit; »>.Tu parles du dessin, mais tous les albums que tu cites ne sont pas virtuoses en matière de dessin. On est très loin d’un dessinateur comme Milo Manara, Hugo Pratt, Jack Kirby… ou Sergio Toppi (voir image).
Quant aux textes, c’est pareil. Il y a peu de véritables stylistes ou de très bonnes plumes. Il ne suffit pas d’avoir un bon scénario ou une idée de géni.Tout cela pour dire que seul le temps et la distance pourront consacrer ou élever des bandes dessinées au rang d’œuvre d’art. Il faut se méfier en outre des barquettes surgelées que nous livrent les éditeurs, car le but c’est de se faire du pognon en flattant l’ego du lecteur.
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Bonsoir,
merci pour les suggestions de lecture!!!!
C’est vrai qu’on ne peut séparer le roman graphique de la BD en France ou du manga au Japon, des Comics aux EU…même si je trouve que ce genre aborde de nos jours une multitude de sujets qui peut aller de la géopolitique au questions de genre avec souvent un humour décomplexé rafraichissant.
Je suis d’accord pour dire que c’est une forme d’art exigeant qui demande des compétences dans des domaines tellement variés dont le dessin et le texte ne sont que la base. Auteur, Scénariste, Dessinateur, Cadreur, Coloriste…Pour preuve, les cours de BD dans les écoles d’art sont très demandés.
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