Intelligence et intellectualisation


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  • Membre Inconnu

    Membre
    8 juin 2021 à 19 h 31 min

    @Foolish_Little_Bird « Ou est le mal de rajouter une vue subjective à ce monde ? »

    => Bah… Notre point de vue est déjà subjectif, par déf.

    L’intérêt de la démarche philosophique est de se décentrer, d’oublier un peu son nombril, pour se pencher vers des choses universelles, qui seront profitables à tout le monde…

    Penser qu’un truc qui marche pour soi, va marcher pour tout le monde, c’est nier l’altérité en pensant que les autres sont des clones de nous-mêmes, ce qui est absurde.

    ——-

    Quant aux propos du sage, je comprends bien ce qu’il veut dire… Cela concerne la nature du Tao… Disons qu’on ne peut « saisir » le Tao (que certains appellent la « Voie » ou le « Zen » ou le « Tch’an » – selon les traditions) par le truchement de notre entendement (notre capacité à conceptualiser).

    Mais bon, là…
    J’ai trop trop la flemme de m’aventurer là-dedans ^_^’

    ——-

     » Mais ne pas interagir avec les autres, ce serait sage ? « 

    => Non, c’est de la lâcheté. On reconnaît l’éthique de qq’un à la manière dont il se comporte avec les autres. Donc en quoi qq’un qui fuirait les autres serait-il plus éthique ? D’autant plus qu’il faut avoir des moyens pour vivre en dehors de la société, ce ne sont pas les plus mal lotis hein Gautama était un prince. Les moines tibétains étaient l’équivalent de nos seigneurs durant la période féodale, ils ne bossaient pas et possédaient les terres. Quant aux gurus en Inde, ils vivent généralement très bien… Du coup, j’y vois bcp d’hypocrisie… Mais bon… C’est juste mon humble avis ^^

    ——-

     » La seule chose dont je suis sûre, c’est que cela me procure beaucoup de bien-être. »

    => Oui moi aussi… Cela électrise un peu les neurones… On se sent vivant quoi… Car putain qu’est-ce qu’on se fait chier en dehors de ça… lol

  • generatrice_de_vierges_chemins

    Membre
    9 juin 2021 à 6 h 55 min

    L’intelligence est une aptitude, l’intellectualisation un processus.
    Intellectualiser s’appuie sur l’intelligence, l’intelligence met en œuvre l’intellectualisation.

    Une intellectualisation faite sans intelligence donne un résultat bancal, une personne intelligente qui n’intellectualise pas est pauvre — car un don est fait pour être utilisé·

    L’intellect est soit l’aptitude @ intellectualiser soit l’ensemble des données intellectualisables ou intellectualisées·

  • Membre Inconnu

    Membre
    9 juin 2021 à 8 h 30 min

    Merci @faiseuse-de-foret pour ta réponse très éclairante.

    Le résultat sera bancale si tu intellectualise avec intelligence mais sans prise de recul non ? En effet, c’est qqch que je vois assez souvent.

    J’aimerai avoir ton avis sur la passivité, j’en ai déjà parlé sans détailler : je pense, un peu comme le bilingue passif, qu’on peut être capable de comprendre le discours intellectualisé mais être limité pour intellectualiser le sien. Est ce que tu prend en compte ce cas de figure ? Qu’en penses-tu ?

  • Membre Inconnu

    Membre
    9 juin 2021 à 9 h 35 min

    error system

  • generatrice_de_vierges_chemins

    Membre
    9 juin 2021 à 10 h 00 min

    Merci pour ta manière cordiale & positive de me répondre (je crois comprendre qui tu serais si ce pseudo- n’est ton premier)·

    Pour moi la capacité @ prendre du recul s’intègre dans l’une des formes d’intelligence qui va jouer dans le processus d’intellectualisation· Car pour moi prendre du recul c’est ne pas aller trop vite, rassembler beaucoup de données dans sa mémoire & les prendre en compte avant de produire… C’est bien du savoir manipuler les données mentales donc bien de l’intelligence n’est-ce pas ? En tout cas c’est ainsi que je fonctionne.

    La capacité @ comprendre est indépendante de celle @ intellectualiser. Un discours très intellectuel va être très bien compris même si tu ne sais pas intellectualiser car il sera plus clair, plus rationnel ; dumoins dans la limite des concepts que tu comprends, ça va être la seule restriction.
    Au contraire le fait que tu saches intellectualiser
    • confronté @ ton discours te permettra de le rendre intellectuel, riche & bien construit ;
    • confronté @ un discours entendu ne portera pas sur sa compréhension mais sur la capacité @ l’analyser, le décortiquer, le juger… C’est différent·

    & la grande majorité des surdoué[e]s que j’ai connu étaient dans ton cas : elles & ils avaient une compréhension aiguisée & un esprit vif mais je devais fouiller leur esprit pour en extraire la complexité, elles & ils ne savaient pas la sortir mise en forme car ne s’étaient jamais lancé[e]s dans cette voie d’entraînement. Elles – ils avaient l’intelligence potentielle mais pas celle effective·
    Car l’intelligence verbale élevée (couche potentielle) ne suffit pas : il faut se poser des questions, chercher @ tout comprendre, analyser les choses… Ça se construit pour un résultat utilisable en pratique & c’est ce que j’appelle ‾l’intelligence effective‾, j’ai longtemps ”travaillé‟ pour en arriver @ mon stade analytique actuel car ne pas utiliser mon intelligence verbale aurait été dommage & j’avais un intérêt spécifique pour la logique @ cause de son caractère répétitif & harmonieux (seul[e]s les passionné[e]s de math’s ou @ la limite d’informatique me comprendront)· Par exemple quand je démont(r)e en quoi les arguments contre l’astrologie ne tiennent pas la route j’ai coutûme de voir que les astrologues ne sachent pas faire ça, je suis vraiment un cas particulier· Ce qui ne m’empêche pas d’être limite en intelligence visuelle & nulle en spatiale mon profil étant en dents de scie…

  • Membre Inconnu

    Membre
    9 juin 2021 à 10 h 23 min

    @faiseuse-de-foret les démonstrations écrites n’ont jamais été non plus ma passion. Cela ne m’empêche pas de vouloir tout comprendre et de faire des liens sans pour autant les présenter. Je previligie les débats de vive voix, car l’échange est plus authentique.

    Par contre, tout ce qui est mathématique, physique et programmation informatique (voir même analyse de solution technique plus haut niveau) mon potentiel est effectif.

    C’est intéressant ce que tu dis sur la prise de recul qui ferait parti de l’intelligence, je suis d’accord avec toi la dessus, mais c’est un exercice très difficile qui demande à mettre de côté toutes ses croyances pour faire son analyse, ce n’est pas donné à tout le monde (surdoué ou non), n’est ce pas lié à la normopensance ?

    Ce n’est pas la première fois que je viens sur le site, et j’ai eu l’occasion de lire ton site entre-temps et j’invite tous les gens qui participent activement au forum de le faire, peut être pourrais-tu repartager le lien ?

  • generatrice_de_vierges_chemins

    Membre
    9 juin 2021 à 10 h 58 min

    ChaéLande :3 J’ai peur que les moteurs de recherche n’aiment pas trop que trop de recommandations émanent de la même origine…

    Il faut plutôt reprogrammer son inconscient pour modifier ses croyances & que ce soit plus rapide simple & efficace de réfléchir par la suite. C’est ce que j’ai fait·
    La normopensance pour moi c’est le fait de ne pas remettre en question ses croyances & que celles-ci soient héritées du psychisme commun (éducation, entourage, société & inconscient collectif)· Donc moins tu es normopensante plus tu as de facilité @ l’être encore moins·

    Si quelqu’une remet en question la pensée établie sans se reprogrammer elle ne sera déjà plus normopensante (ou en tout cas moins) mais aura une pensée indépendante plus laborieuse & qui ira moins loin·
    La reprogrammation se fera d’elle-même en toute petite partie & @ l’extrême ralenti car ça fonctionne en boucle fermée comme un cercle vicieux ou vertueux : l’inconscient apprend en fonction de ce qu’on lui fait faire & comme il dicte les contenus la haute cognition se repose sur lui donc sans une bonne technique pour modifier son fonctionnement l’effort doit être constant & puissant pour que ça tienne· & c’est pour ça que la plupart des humains de la Terre ne modifient pas leur système de pensée, poutant quand on a conscience de cela ça ouvre le champ libre pour y agir & donc s’améliorer… Mais ils ne sont justement pas conscients donc c’est leur inconscient qui dirige leur vie·
    & puis le psychisme commun aussi mérite d’être amélioré : c’est comme la Terre, on la pollue alors qu’on vit dedans donc on se pollue nous-mêmes…

  • Membre Inconnu

    Membre
    9 juin 2021 à 14 h 49 min

    @faiseuse-de-foret C’est un angle de réflexion intéressant…

    Dissocier la technique (qui s’apprend par coeur et se reproduit sans trop réfléchir) de l’intelligence (qui n’a pas toujours de méthodes prédéfinies, c’est plus une disposition de l’esprit), n’est pas illégitime… C’est ce qui avait fait dire à Heidegger que la science était aveugle… ^^

    Je n’aime pas le bonhomme, mais dans les faits, il n’avait peut-être pas complètement tort ! Et à l’école, ce sont bien des techniques et des méthodes qui sont enseignées, ce qui ne va pas de soi avec l’intelligence. Par ex, j’avais été frappé des interviews données à des petits génies qui étaient déjà au lycée à l’âge de 12 ans. Ils avaient une excellente moyenne, sauf en philo ! Car là, il n’y avait pas de par coeur, il ne s’agit pas non plus de débiter son cours, on ne peut reproduire pas mécaniquement des données pour avoir une bonne note…

    C’est pour cela que je suis un peu lourd avec la sémantique, car quand on reproduit des méthodes, sans comprendre le sens de ce que nous faisons, bah ça me semble compliqué. Et c’est légion en sciences, surtout en physique. C’est hallucinant de voir le nombre de modèles mathématiques dont on n’est pas capable d’interpréter. De là à penser qu’il nous faudrait un peu plus d’intelligence et de philo dans le cursus scolaire, il n’y a qu’un pas…

    🙂

  • generatrice_de_vierges_chemins

    Membre
    10 juin 2021 à 4 h 44 min

    Que la science soit aveugle ça me parle totalement. J’ai souvent essayé d’interprêter au maximum ce que les formules mathématiques – physiques veulent dire sur la réalité qu’elles représentent & j’ai l’impression que les autres qui s’intérêssent @ la science soient enfermé[e]s dans ces formules comme si elles se suffisaient en tant que sens· Je trouve ça dommage, j’ai l’impression que ces gens passent @ côté de l’essentiel… Quel intérêt de comprendre les mécanismes sans leur donner du sens ? Pour moi tout est sens.

    C’est pour ça que dans ma publication sur l’intelligence j’ai distingué deux sous-formes @ l’intelligence logique – verbale – unidimensionnelle : celle qui a trait @ la mathématique & la physique donc aux règles brutes & celle aux concepts & @ la description du monde·
    & ce cloisonnement n’est pas @ proprement parler de moi car il correspond @ différents sous-tests du quotient verbal ou intelligence logique pour lesquels il est possible d’avoir un score très éloigné les uns des autres — ce qui est mon cas c’est pourquoi je suis depuis l’enfance douée avec la sémantique & logique pure & nettement moins avec les math’s & protocoles des matières scientifiques·

  • generatrice_de_vierges_chemins

    Membre
    10 juin 2021 à 4 h 53 min

    Question : je n’ai jamais été en cours de philosophie de ma vie même s’il paraît que je philosophe depuis mon plus jeune âge ; est-ce vraiment un travail intelligent qui est demandé ou @ nouveau de la répétition ?
    Car j’ai coutûme qu’avec le temps (passage du collège au lycée) de moins en moins de connaîssances diversifiées soient transmises & le travail demandé se soit uniformisé au point de devenir la même chose dans @ peu près toutes les matières : produire un amas de mots informe @ partir de plusieurs textes donnés (qu’ils soient littéraires ou scientifiques ça ne change rien au fond du travail, ce n’est qu’un décor ou déguisement), amas de mot que la – le professeur juge selon son prisme mental d’humain @ la pensée formatée & très peu pédagogue…
    & j’ai trouvé cela rapidement absurde quand j’ai vu que le fond du travail demandé ne différait plus d’une matière @ l’autre. (?!) Troubles aidant je m’en suis allée sans regret vers d’autres horizons avant d’avoir connu la matière ˜philosophie˜ mais des échos que j’en ai eu cela ressemblait @ du ressassage de textes lus aussi, un peu dans le prolongement du ”Français‟ qui n’avait de Français plus que son nom puisqu’on n’y apprenait pas la langue, seulement @ mouliner des textes d’aut|rice–eur|s la rédaction d’imagination ayant tragiquement disparu en milieu de collège — la physique aussi s’apprend en langue Française, pourtant on ne l’appelle pas ‾Français‾ — & non @ de la production originale…

    Donc je suis un peu étonnée qu’il y ait vraiment une pensée nouvelle ou indépendante qui sorte de cette matière & pas juste une ”nouvelle‟ aptitude @ agréger des idées depuis plusieurs lectures & surtout les mettre en forme académique. Tout ce qui m’a dégoûtée du système scolaire avec la méthode d’apprentissage & le comportement des petits comme des grands.
    & si c’est le cas comment cette pensée indépendante est-elle stimulée pour éviter la répétition ? Est-ce seulement possible de faire ça @ un âge où l’intelligence potentielle n’évolue plus & on est tiraillé[e] entre ses problème hormono-affectifs d’une part & sa construction d’|indépendance–avenir| d’autre part ? Pour moi c’est dès l’enfance qu’il faudrait philosopher (on sera au-moins d’accord sur ce point).

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