Et la solitude, dans tout ça ?



  • Et la solitude, dans tout ça ?

    5d5ff71276985 bpthumb Byaku mis à jour Il y a 3 mois, 1 semaine 26 Membres · 129 Messages
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    Anonyme

    Membre
    28 décembre 2019 à 21 h 21 min

    Bonsoir, je me permet de donner mon avis sur ce sujet intéressant.
    La solitude est quelque chose sur lequel j’ai beaucoup réfléchi, y étant moi même particulièrement confronté, je vais tacher de t’apporter des réponses au plus proche de ce que tu pourrais chercher.
    Il me semble que dans ton cas, ce sont tes émotions particulièrement fortes qui posent problème et mènent au paradoxe dont tu parles. Tu es à la fois tentée de t’approcher de certaines personnes et lier des relations avec elles, mais d’autre part, tes expériences te font craindre la manière dont la personne avec qui tu souhaites créer un lien va répondre.
    Pour te sortir du ‘cercle vicieux’ que tu t’es formé, je pense qu’il faut que tu adopte une approche différentes vis-à-vis des personnes avec qui tu souhaites te lier. Ce n’est pas toujours facile pour tout le monde de faire face à un désir de nouer une relation sincère et profonde, c’est quelque chose qui peut faire peur.
    Je pense qu’en tentant de nouer une relation plus simple, où tu te prends moins la tête, avec plusieurs personnes pour éviter que tu ne t’attaches démesurément et retombe dans ce cercle.
    En privilégiant la quantité de relations à la force de celles-ci, tu seras plus à même de construire des relations dans lesquelles chacun de tes camarades sera en mesure de répondre, et tu pourras toi aussi apprendre à contrôler davantage tes émotions et ensuite pouvoir créer une relation plus profonde et stable avec quelqu’un qui pourra te le rendre.

    J’espère avoir répondu au problème initial, j’ai un peu de mal à m’exprimer compte tenu des différents éléments importants et des nuances à apporter, j’ai tenté d’être concis. J’avoue préférer le format de discussion plutôt que de rédaction.

    En ce qui concerne ton dernier message, je ne pense pas que l’amour de soi soit une arme réellement infaillible. Il s’agit, plutôt que d’une arme, d’un bouclier qui peut se montrer d’autant plus fragile qu’il est difficile à réparer une fois abîmé. Une perte plus ou moins violente de confiance en soi peu l’ébranler. D’autre part, le replis sur soi diminue les repères. Les repères extérieurs se font de plus en plus rare et on peut ainsi beaucoup perdre en lucidité et perdre la notion de réalité.
    Je pense donc que la solitude n’est pas un bon remède, juste une parade parfois utile. Le mieux étant selon moi de continuer d’entretenir des liens, même a priori futiles, avec des gens.

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    Anonyme

    Membre
    28 décembre 2019 à 22 h 03 min

    Merci pour ce point de vue intéressant Arthur. Il est clair que ces relations futiles ont au moins pour elles l’avantage de ne pas entraîner de souffrance après- coup ! 

    Tu m’as néanmoins mis en miroir une erreur que j’ai du faire dans la présentation du problème , aha. En fait, tisser ces liens superficiels à défaut d’autres plus authentiques, c’est ce que j’ai fait, et pendant un temps important! La personne toujours sympathique, souriante, intéressée aux autres, mais vient un moment où le ”fossé” se creuse, et où la soif de quelque chose de plus vrai et fondé sur des bases solides(pour ça il faut se sentir sur la même longueur d’ondes…), Se fait sentir. 

    De nouveau, peut être que le fait d’avoir été en contact avec des gens toxiques a un impact indirect dedans et rend peut être floue la frontière subtile entre l’envie de profondeur intense des HP et le désir d’être reconnu soi-même pour ce que l’on est. 

    Quand je parle d’amour de soi, c’est plus dans le sens decesser de se saboter et croire à des absurdités que des personnes, par exemple de type manipulateur, ont pu nous faire penser sur nous-mêmes…

    Alors, certes, les liens superficiels sont utiles un temps et évitent indirectement une souffrance, mais jusqu’à quel stade? 

    Merci  d’avoir partagé tes pensées 

    Bonne soirée 🙂

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    Anonyme

    Membre
    28 décembre 2019 à 22 h 32 min

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une erreur mais plutôt d’une omission due au format : comme je l’ai dit, je préfère les discussions dans lesquelles on peut poser des questions et davantage prendre connaissance des particularités des situations.

    Je pense comprendre ce que tu peux ressentir dans ce cas. Je déduis de ça que tu dis que parmi les relations ‘futiles’ que tu as créées, aucunes ne t’as semblée apte à être approfondie. Le problème a l’air donc plus complexe puisqu’il s’agit de trouver quelqu’un avec qui tu puisses partager quelque chose de plus fort. 

    La question que je te pose donc est: quelles sont tes attentes à l’égard d’une personne avec qui tu souhaiterais créer un fort lien ?

    D’autre part, tu mentionnes à plusieurs reprises dans tes messages une certaine relation toxique. Cela semble assez important pour toi alors si tu te sens de le partager, je veux bien t’écouter et te donner mon avis.

    J’espère sincèrement t’apporter les réponses que tu cherches, cela me tient à cœur. Si je suis dans l’erreur, fait m’en part et j’essaierai de corriger. 

    Je te souhaite une bonne soirée à toi aussi.

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    28 décembre 2019 à 23 h 09 min

    L’erreur était de mon côté 😉 

    Au niveau des relations toxiques, je les ai mentionnées plusieurs fois c’est vrai, c’est aussi un constat objectif pour avoir connu un petit nombre de HP , sujets à ce type de relations!  Comme si l’empathie surdeveloppee et le désir d’authenticité du HP étaient une sorte d’aimant pour ce genre de personnes.

    Oui, effectivement, j’ai du coup approfondi ce genre de quesionnements voyant que je devais reconsidérer mes attentes comme tu l’as dit 🙂 

    Merci beaucoup de ta proposition, c’est  gentil à toi! Oui, j’ai aussi été touchée par ce genre de personnes, (d’où l’association quasi automatique quand on parle de HP) mais c’est qqchose dont on sort progressivement 

    À plus 😉 

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    Pulsar

    Membre
    29 décembre 2019 à 23 h 02 min

    Salut,

    Lire tous vos messages m’a fait penser à une interrogation qui m’a pas mal turlupiné assez récemment : quel lien y a-t-il entre la solitude et l’isolement ?

    Voici le fruit de ma réflexion : on pourrait croire que ce sont des choses assez similaires, sinon identiques, mais à y regarder de plus près, ces deux notions me semblent différentes bien que l’une puisse être la conséquence de l’autre.

    Il y a deux types d’isolement : celui qui est d’ordre physique (au sens de géographique), et celui qui est d’ordre social (“isolement intérieur”). Par contre, il n’y a (selon moi) qu’un seul type de solitude. Cela dit, face à cette dernière, il y a deux types de gens : ceux qui la recherchent et ceux qui la subissent.

    Les premiers sont (toujours selon moi) tout au mieux des ignares qui confondent tranquillité et solitude ; tandis que les seconds ne l’ont pas un seul instant choisie, comme si elle leur était tombée dessus et qu’il en était très difficile de s’en départir.

    C’est malheureux à dire mais ceux qui recherchent la solitude en sont presque à jalouser ceux qui en souffrent et la vivent comme un fardeau !! Quand les premiers finiront par obtenir l’objet de tous leurs fantasmes et qu’ils se prendront en pleine face sa véritable nature ainsi que tout ce que cela entraîne comme conséquences sociales, ne comptez pas sur moi pour aller les plaindre ! Ils ont cherché leur merde, ils l’ont eue. Bien fait pour leur gueule !!

    Ça peut paraître salaud de ma part, mais ces gens qui cherchent à tout prix à être seuls alors qu’ils ont tout pour eux, ça me dépasse. Sincèrement.

    J’ai moi-même subi la solitude puis l’isolement à l’époque du lycée (puis un peu plus tard mais dans une moindre mesure à la fac), et je peux vous assurer que j’en ai eu ma dose ! Pour ma part, ça a commencé le jour où celui que je considérais à l’époque comme mon meilleur pote m’a lâché comme une grosse merde sans que je m’y attende. Je l’ai vraiment pris comme une trahison. Et comme à l’époque j’avais très peu d’amis mais énormément de “connaissances”, je peux vous assurer que ça ne sert à rien de se retourner vers ces personnes car, dans ces moments-là, elles révèlent ce qu’elles sont vraiment : de simples connaissances. Et c’est hallucinant à la vitesse à laquelle on devient transparent (pour ne pas dire invisible) aux yeux du monde, y compris de ceux que l’on cotoyait quotidiennement auparavant.

    Depuis cet épisode qui m’a beaucoup affecté à l’époque, je considère que je n’ai plus que des connaissances plus ou moins proches (et j’en ai beaucoup moins qu’avant). J’ai l’impression de ne plus être capable de me lier d’amitié avec quelqu’un, tout du moins pas d’une manière profonde, même avec une personne que j’apprécie beaucoup. La peur d’être déçu une nouvelle fois, sans doute. Pourtant, j’ai bien senti que certaines personnes essayaient de se rapprocher de moi. Mais quand on porte en nous ce genre de blessures, on ne se laisse pas approcher aussi facilement, comme si on avait érigé une barrière infranchissable autour de nous.

    Et ça se traduit pas un cercle vicieux :

    1. on cherche à s’approcher de quelqu’un alors qu’on est blessé ;
    2. quand on y est parvenu, on ne se livre pourtant pas complètement ;
    3. ce qui produit chez nous une certaine frustration, et chez l’autre une forme d’incompréhension ;
    4. ces deux sentiments finissent par geler la relation ;
    5. la lassitude s’installe de part et d’autre ;
    6. puis l’on finit par s’éloigner l’un de l’autre, ce qui ne manque pas de nous blesser un peu plus : retour au point de départ.

    À force de tourner dans ce schéma, l’énergie que l’on investit à chaque tour diminue à progressivement. Puis vient le moment où l’on arrête de tourner parce que l’on n’a plus ni la force ni le courage d’aller vers autrui. On finit isolé du reste de la société. Cet isolement est terriblement difficile à rompre : aller vers qui ? Comment être sûr que ça ne servira pas à rien ? Et la dépression, cette saloperie pernicieuse, qui en profite pour s’installer durablement pendant ce temps-là sans même qu’on s’en rende compte. Sans parler des personnes nocives que l’on peut croiser et qui sapent allègrement notre estime de nous-même déjà bien mal en point…

    C’est essentiellement pour ça que je ne comprends pas tous ces gens qui recherchent la solitude, quand ils n’en font pas carrément son éloge. Ils ignorent tellement la profondeur des abysses qu’ils prennent pour un paradis ! Si seulement ils savaient ! (Qu’ils y plongent, tiens ! Après, ils sauront !!)

    Bon, je crois que je vais m’arrêter là car je pourrais encore pester contre ces fous pendant des heures. Et en plus, moi qui ne suis pas adepte de la lecture des pavés philosophiques interminables, je me rends compte que je viens d’en pondre un moi-même ! Ce n’est pas pour me rappeler l’adage « faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ! »

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    amonk

    Membre
    30 décembre 2019 à 1 h 46 min

    Je vois quelques idées écrites tournant autour d’une “nécessité” absolue d’entretenir des liens et des refus de solitude.

    D’après moi, une telle force d’affirmation de ce refus cache une résonance de problème personnel.

    J’avais aussi pensé à cette dualité “subie/choisie”.

    En revanche, si un schéma de dessine pour “isolement”, pourquoi ne s’applique t’il pas aussi à la solitude, qui est un quasi équivalent dans certaines définitions ?

    Schéma : physique-géographique / social-intérieur. On peut être en solitude sans être humain au sommet d’une montagne (physique). Et se sentir en solitude en plein milieu d’un repas de famille ou d’une foule (social, intérieur).

    Qu’est-ce que la solitude ? c’est en lien avec son soi au contact d’autrui, voire au contact d’autres êtres.

    Qu’est-ce que l’isolement ? c’est en lien avec filtrer, mettre de côté. Un isolement électrique : on “protège” les fils dans une gaine.

    Quand on met une personne à l’isolement, on filtre en général un groupe d’une autre personne. Celle-ci, isolée, se retrouve en état de solitude. Si cette personne n’a pas géré cet état, elle est effectivement alors au status de “solitude subie”.

    Pourquoi ceux qui recherchent la solitude jalouseraient ceux qui en souffrent ? Ce n’est pas très cohérent, de ce que je comprends.

    Pourquoi compter sur toi, @pulsar, pour les plaindre ? Quelqu’un t’y oblige ? As-tu eu une mauvaise expérience pour dire cela ?

    On ressent, au travers des mots et de la ponctuation, une grande douleur sur ce sujet.

    As-tu lu la BD conseillée dans un de mes précédents messages ?

    Quand on a un vide, on a un manque, on a une douleur.

    Chercher absolument le contact des autres pour résoudre ses propres problèmes, c’est comme ce que la BD explique : on prend la pièce de puzzle des autres pour combler le “trou” chez soi. C’est malsain, je pense.

    Tourner en rond dans des schémas qui épuisent, et se demander ensuite “aller vers qui ?”.

    La réponse est pourtant là, a priori : Aller vers soi.

    Comme n’importe quel schéma, quel est le point qui crée tout ? Le point d’origine. L’axe des abscisses et des ordonnées.

    Savoir qui on est et où on est suffit à briser des cercles vicieux puisqu’on sait ainsi, toujours où on se trouve et surtout où l’on peut aller. On ne s’épuise pas si on est en harmonie avec soi-même.

    Chacun est responsable de sa vie. Personne d’autre ne va vivre votre vie à votre place. Et si c’est difficile, si c’est douloureux : ne restez pas isolé, cherchez un professionnel qui connaît mieux ce sujet pour vous aider.

    “Ils ignorent tellement la profondeur des abysses qu’ils prennent pour un paradis !”

    Que ce soit une vision de voir la solitude comme des abysses ne permet pas une telle affirmation énoncée comme une vérité générale. Surtout sans savoir quel a été le parcours d’autrui.

    En développement personnel, le jugement crée la violence. Le langage non violent (CNV) permet de donner son avis, sans émettre de jugement qui peut heurter ses interlocuteurs. Et cela entraîne dans bien des cercles vicieux.

    Juger quiconque de “fou” d’autres personnes, simplement basé sur un choix qui leur est propre, n’est donc pas très glorieux.

    Poser des questions pour comprendre les choix des autres est un meilleur signe plutôt qu’un jugement hâtif.

    Comme dit Orson Welles : “On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est seulement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls.”

    Je serais même d’avis de craindre, du coup, ceux qui recherchent à tout prix la présence d’autrui comme un grand cri de personnes instables. Les faits divers ne sont-ils pas remplis de cela ? Une femme souhaite partir avec ses enfants, et le mari tue la famille entière car il refuse cette liberté ? Tout cela, juste parce que la personne “pète un câble” et s’autorise à prendre la vie d’autrui, en ayant cet état non équilibré ?

    Rien qu’en cherchant sur internet quelle position peuvent avoir des professionnels sur cette question, je trouve quelques pistes intéressantes :

    https://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Articles-et-Dossiers/6-habitudes-pour-lutter-contre-la-solitude

    Les deux premiers points sont axés… sur soi !!

    Bref, c’est un vaste sujet qui n’est pas figé puisque la vision la plus courante est de voir la solitude comme un aspect négatif et cette vision rencontre d’autres visions où il est partagé qu’il est possible de voir l’aspect positif. Chacun peut ainsi forger un avis respectueux.

    D’autres chemins peuvent aussi être partagés : il y a bien des personnes qui partagent leur expérience en révélant qu’ils ont rencontré une entité divine (au choix parmi les grandes religions) ou d’autres entités (au choix parmi l’anémisme, le chamanisme, etc, se renforçant au gré des années). Ils n’ont pas dit qu’ils allaient vers eux-mêmes mais qu’ils ont rencontré leur dieu, leur gardien, leur guide, etc. Et parfois, certaines voies se rejoignent.

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    Anonyme

    Membre
    30 décembre 2019 à 16 h 25 min

    Je comprends bien le point de vue de Pulsar et j’aimerais revenir sur certains points présentés par Amonk.

    D’abord je ne suis pas d’accord avec l’image de la pièce de puzzle: Chercher le contact de l’autre pour résoudre ses problèmes, ce n’est pas utiliser ces personnes pour combler un vide, mais c’est admettre ses propres limites face à une situation qui nous dépasse et chercher une aide extérieure pour le résoudre. Dans le cas de la solitude (subie), tout le problème réside dans le fait que l’on est incapable de s’en défaire par soi-même et que l’aide extérieure qui apparaît comme nécessaire nécessite de se défaire de la solitude.

    “Chacun est responsable de sa vie” et je suis d’accord que ce n’est qu’à nous de nous prendre en main pour résoudre nos problèmes, mais dans ce cas où il s’agit de se défaire d’un problème qui nous dépasse ? On peut aller consulter un spécialiste, dans la plupart des cas, mais lorsqu’il s’agit de solitude, une discussion avec un spécialiste ne sera ni plus ni moins qu’une discussion avec un inconnu, son authenticité en moins car il ne fera que son métier de discuter avec ceux qui en ont besoin.

    D’autre part j’aimerai discuter la citation d’Orson Welles: “On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est seulement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls.”

    Il me semble que plusieurs affirmation soient inexactes. On naît en compagnie de sa mère, souvent accompagné de son conjoint. On ne naît pas simultanément avec eux, mais ils nous accompagnent dans notre naissance et la rende possible. La mère accompagne l’enfant dans une partie de sa vie, son enfance, puis selon les espèces, le contact avec les parents est rompu. La vie n’est elle non plus pas faite pour être traversée seule. Pour un animal, l’alliance est souvent un des meilleurs atout, un animal qui vit sans être aidé vit plus difficilement qu’un animal qui vit en entraide avec d’autres animaux (que ce soit de la même espèce où non d’ailleurs). Il est possible que l’amitié et l’amour soient les seuls createurs de l’illusion de ne pas être seul, mais on occulte les passages où l’on n’est effectivement pas seuls sans pour autant en avoir la sensation directe. On note par exemple les liens filliaux dont j’ai déjà parlé mais aussi des liens de symbioses ou parasitages qui sont souvent vitales. Plus fort encore, la vie elle même est permise chez les animaux grâce à l’union de deux autres animaux, comme si la vie elle même avait été conçue de façon à ce qu’il ne faille pas rester seul.
    Tout ce pavé pour dire qu’il est normal de chercher le contact de l’autre et qu’il est justifié de craindre la solitude.

    En revanche chercher la solitude n’a rien d’absurde non plus. Le contact avec d’autres personnes implique toujours une perte de liberté que la solitude peut permettre de retrouver. C’est ici que la dissociation entre solitude subie et choisie intervient. Quelqu’un qui choisit sa solitude garde le contrôle sur celle-ci et se reserve la possibilité au besoin ou à l’envie de renouer des liens, celui qui la subie est dans une impasse. Tandis que ce dernier souffre de son manque de possibilité pour se sortir d’une situation qui lui déplaît, celui qui choisit sa solitude n’a pas de raison de souffrir puisqu’il est libre d’aller où il veut.

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    Anonyme

    Membre
    30 décembre 2019 à 17 h 02 min

    Oh, oh @pulsar …. mais je comprends ton indignation et ta colère ….car tu sembles avoir beaucoup souffert d’ isolement et de solitude subie aussi ….

    Ce fut compliqué pour moi ( comme pour RoseDesVents), même si le chemin que j’ ai choisi depuis l’ enfance, fut différent, car déjà à cette époque j’ ai  privilégié les relations profondes ( une nécessité chez moi)

    Quand on fait ce choix, on a effectivement très peu d’ amis, mais de fortes amitiés et en vieillissant, je dirai surtout après ma vingtaine, j’ ai vraiment fait de belles rencontres, et j’ ai appris …oui, j’ ai beaucoup appris à travers le regard de cet autre ….

    C’est vrai, je suis une solitaire dans le fond (qui apprécie aussi la vie de couple), qui oscille en solitude et interactions sociales, au gré de mes envies ….

    Mais, c’ est une belle solitude, qui me permet de me ressourcer, d’être avec moi uniquement ….quoique …je ne me sente jamais vraiment seule …

    Je me sens dans ce tout …je me nourris de ce qui m’ anime et de ce qui m’ entoure ….un rayon de soleil, le petit rouge gorge qui vient de se poser sur la clôture, le vent ….

    Cherche ce qui te nourrit pulsar, prends soin de toi et confronte toi à l’ autre. Ne laisse pas tes peurs prendre le dessus …même si oser vivre pleinement la relation,  peut amener à  de la souffrance aussi ….car de toute façon, un jour ou l’ autre, on perd ce lien, ne serais ce que par le simple fait d’ être mortel …..

    C’ est in incluant complètement la notion de souffrance, qu’ on vit pleinement ….

    @Amonk, tu écris : “Juger quiconque de “fou”, d’ autres personnes, n’ est pas très glorieux”(de mémoire, parce que je ne peux plus lire le texte ….)

    Mais, ce ne serait pas un jugement, ça ? Yum

    Je comprends bien que sur un site, n’ étant pas interaction directe avec une personne, on puisse porter des “jugements”, c’ est très certainement ce que je fais aussi ….

    Je ne te rejoints pas dans ta définition de la solitude

    Pour moi, ce n’ est pas un lien avec soi au contact d’ autrui ….

    C’ est plutôt, un lien profond avec soi ….

    Sur ce, je dois vous laisser, en bonne solitaire que je suis …car je reçois un ami Smile

    Je vous souhaite une belle fin d’ année

    A l’ année prochaine ! Grinning

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    Anonyme

    Membre
    30 décembre 2019 à 22 h 10 min

    @Pulsar les expériences douloureuses laissent souvent des séquelles, c’est sûr ! Je pense que, une fois comprises, intégrées sans porter un jugement sur soi-même, on peut se confronter de nouveau à la source d ce qui a laissé ce sentiment si fort de ”ne plus avoir d’autre choix que d’être seul” (je mets entre guillemets, je ne sais plus exactement comment était formulée l’idée) 

    J’apprécie aussi l’idée de la solitude choisie/subie, je m’en étais aussi fait la réflexion. 

    Je rajouterais qu’on peut aussi le cliver(mais finalement, les deux notions de rejoignent) en ”capacité à être seul” et le ”ressenti” d’être seul. On peut ressentir de la solitude même en étant avec une foule de gens,(*surtout* je dirais, dans mon cas en tout cas, en étant à la limite de l’agoraphobie mais je pense que c’est un autre sujet.) 

    La capacité d’être seul rejoindrait, à mon sens, de ne pas chercher à se fuir et à avoir peur de ce qu’on peut découvrir en soi et des parties les plus ”obscure” de notre être. Une fois cette solitude acquise , on peut être dans un équilibre ”soi-autrui”( toujours à mon sens bien sûr) 

    Par contre, il me semble invraisemblable de prétendre ”prôner” cette solitude comme une sorte de valeur et de ”je n’ai besoin de personne”, c’est plus de l’autosuffisance et un manque de lucidité sur ses faiblesses et son vécu je pense. 

    ”L’Homme est un être sociable”( je ne sais plus qui disait ça, Rousseau peut-être)? 

    Au plaisir de vous avoir lu(es) et de vous lire.

    Une belle fin d’année à tous

  • 79b282b0037f35c59f6e066d3da164c0?s=80&r=g&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    weetos

    Membre
    31 décembre 2019 à 17 h 45 min

    Bonjour à tou•te•s

    Je découvre pour ma part cette nouvelle façon d’exister (oui, je sais – c’est à une fin d’exagération que je fais appel à cette formulation) depuis quelques mois, après plus de vingt ans de vie commune. J’appréciais beaucoup les peu de moments de solitude dont je disposais quand j’étais célibataire et adolescent (il y avait peu de moments où je n’étais pas avec des potes, on vivait littéralement les uns avec autres). La solitude était rationnée, et j’en étais conscient, ce qui impliquait une certaine “urgence” à en disposer à une fin utile (si utiliser ce terme a toutefois un sens) – Ce furent ces moments qui me procuraient la meilleure concentration, la meilleure créativité, où je pouvais finalement accomplir tout ce que je ne pouvais pas faire entouré de potes pour qui les arts graphiques, l’astronomie ou l’électronique n’étaient pas des choses dignes d’intérêt. 

    22 de vie de couples sont passées et me voici, avec mes préoccupations d’adulte et de père séparé, à tenter de trouver l’équilibre entre ces moments seuls et les moments avec d’autres, mais j’avoue être totalement paumé : seul je ne parviens plus à consacrer du temps à quelque chose uniquement, je tends à me disperser sur plusieurs activités pour au final ne rien faire de particulier (là où jeune je pouvais passer une nuit blanche totalement focus sur une tâche donnée), et entouré d’amis je me vois parfois rêvasser à ce que je pourrais bien faire une fois seul, au lieu de profiter de mes amis et de l’instant. J’ai l’impression de ne jamais bien utiliser mon temps, à toujours vouloir faire tout et rien, j’aimerais tellement retrouver cette “aptitude” à rester concentré sur une chose (il est vrai qu’à l’époque, les distractions que sont les téléphones et Internet n’existaient pas encore, du moins, il n’avaient pas cette emprise que nous leur connaissons aujourd’hui.)

    Certes cela ne fait que deux mois que je vis seul (avec mon fils en alternance), mais cette solitude et mon incapacité à me l’approprier ne cesse de me poser problème : j’ai l’impression que je m’y prends mal – peut être cela s’apprend il avec le temps, mais j’ai tellement d’autres choses en têtes que j’ai des difficultés à y penser sereinement et posément.

    Je n’ai jamais été à l’aise avec moi même, et je sens que cette solitude me place en quelque sorte seul en face de moi, ce qui est totalement inconfortable pour moi, aussi cela explique t-il ce besoin de peut être fuir, faute d’occupation qui m’accaparerait suffisamment l’esprit pour ne pas sentir ma propre présence et m’en indisposer.

    Pardon si rien de tout cela n’est clair ni n’a de sens, j’ai tenté de poser les choses telles que je les ressens.

    Merci à tous pour vos messages que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt.

    Je profite de l’occasion pour vous souhaiter une très belle fin d’année 🙂

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    Zelos

    Membre
    1 janvier 2020 à 5 h 53 min

       Bonjour à tous et bonne année 🙂

    Pfiou, tout lu, je vais donc apporter mon p’tit grain de sel sur ce sujet fascinant.

    Je suis de l’avis de Pulsar (ton récit sent le vécu) et d’Arthur, ma propre expérience y est évidemment pour beaucoup.

    J’étais copain avec toute ma classe en primaire, mais ce qu’on appelle un ami, un vrai, j’en avais surtout qu’un. Je passais tous les week-ends entiers avec lui, les vacances, les fêtes ; j’ai toujours privilégié la qualité à la quantité.

    Il m’est arrivé un drame familial à 10 ans qui a entraîné toute une succession d’horribles moments ; à 16 ans, j’ai tout arrêté (école) et je me suis réfugié dans la solitude (subie évidemment et non par choix), à ne plus sortir et tout faire en virtuel.
    Cette période a duré 15 ans et fut la pire de ma vie, la dépression totale, le gouffre, l’abyme, ce que j’appelle “l’enfer sur Terre”. Il y a eu un avantage ceci dit, cela m’a permis d’acquérir des connaissances et une culture phénoménales en un temps record.
    Puis j’ai rencontré des gens qui ont été patients et m’ont écouté jusqu’à ce que je redevienne la personne que j’étais gamin ; je suis entièrement d’accord sur le fait que reconnaître qu’on ne peut s’en sortir seul et demander de l’aide n’est pas une faiblesse, je dirais qu’il faut plutôt du courage et une certaine force pour le reconnaître.

    Arthur à dit tout ce que j’allais mentionné quand j’ai lu la citation d’Orson Welles (je me suis exclamé sur mon siège “Mais c’est pas vrai du tout !”). L’être humain n’est pas fait pour vivre seul, certains plus que d’autres évidemment.

    Rose, je me retrouve beaucoup dans tes posts. La solitude dans le sens avoir des moments où l’on est seul, surtout par choix, n’est pas un mal et peut être bénéfique ; le ressenti d’être seul, par contre, c’est l’horreur pour nous qui cogitons en permanence.

    Je passe maintenant la plupart de mon temps dehors ou avec des amis, cela permet de me concentrer sur moins de choses quand je parle à quelqu’un, ce qui repose l’esprit. Par contre, je ne me sens jamais aussi bien que quand je suis seul et que je me mets en mode turbo ; Il n’y a que dans ces moments où je fais plein de choses à la fois que mon esprit peut se lâcher complètement.
    Tout est question d’équilibre, et cela s’applique également à l’estime de soi :
    – pas assez et l’on s’en veut (dépression), ce qui va également entraîner de la rancune et un rejet des autres gens
    – trop et l’on commence à se prendre au sérieux, à devenir narcissique

    Ma solution ? L’humour évidemment ! Si l’on prend le monde actuel au sérieux, on se tire une balle donc comme le dit l’adage “Mieux vaut en rire qu’en pleurer” 🙂 ; la musique peut aider beaucoup aussi, cela me permet d’être plus concentré et de moins entendre tous les bruits alentours.

    Voilà, pas mal pour un premier post, mais j’aime bien rédiger héhé 😉

    Ha oui, j’ai appris très récemment (encore une fois, d’autres personnes m’ont aidé en me mettant sur la voie) que j’étais hyperactif et comment fonctionnait mon cerveau ; je me demandais si nous étions tous pareils et je vois qu’en fait même chez les dingues, il y a de tout, c’est plutôt sympa.

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    Anonyme

    Membre
    1 janvier 2020 à 13 h 07 min

    @zelos un parcours intense et tumultueux , je me reconnais aussi dedans (du haut de la gamine de 20 ans que je suis :p) 

    Ça doit être un sentiment agréable de retrouver ce qu’on était avant d’être tracassés par tellement de soucis et ce que ça entraîne comme conséquences! 

    Hyperactif? Bienvenu! Aha, ça fait du bien de mettre des mots sur les maux, quand on comprend enfin pourquoi on tient pas en place, et le cerveau souvent bouillonnant et en ”non-stop” (d’ailleurs si quelqu’un a des idées sur comment le débrancher parfois , c’est pas de refus ) 

    C’est bien vu pour l’humour et la détente, y a rien de plus cool que de voir des gens qui se prennent pas trop la tête (dans notre cas, c’est un peu décrocher la lune) et qui se prennent pas trop au sérieux 🙂 

    Bonne année !

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    Anonyme

    Membre
    1 janvier 2020 à 13 h 53 min

    Tout dépend de ce que tu entends par débrancher ton cerveau. Le mieux que je connaisse, c’est de sortir et de me promener ou me poser dans un endroit calme avec personne comme une forêt, une plage, un bord de rivière… Tout dépend de là où tu vis.
    En ville, c’est plus compliqué de débrancher son cerveau parcequ’il y a toujours de l’animation dehors et il n’y a pas vraiment ce genre d’endroits calmes, mais un parc pourrait faire l’affaire à défaut d’avoir mieux.
    Sinon faire une sieste par exemple peut aussi aider, décider juste de s’allonger dans son lit et de ne plus bouger, faire une pause et s’endormir petit à petit.

    Je sais que tout ça m’a pas mal aidé il y a quelques années et ça marchait plutôt bien, j’étais particulièrement lucide et en forme intellectuellement et ce quotidiennement.
    Aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile car outre le problème de solitude dont je souffre et qui me prend pas mal d’énergie, j’ai beaucoup de difficultés à suivre dans mes études particulièrement depuis le début de l’année scolaire. Je suis tout le temps fatigué et jamais au mieux de ma forme, je stress beaucoup, mais je n’ai malheuresement pas le temps de me reposer, et la pression est si grande que l’alléger n’en laisse pas moins un fardeau.

    Enfin j’espère que ces idées pour reposer son cerveau sera utile à qui lira ce message. Bonne journée à vous et bonne année.

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    Zelos

    Membre
    1 janvier 2020 à 16 h 00 min

    C’est mon problème du moment, trouver un bouton “off”.

    Il faudra que tu me dises comment tu arrivais à “décider juste de s’allonger dans son lit et de ne plus bouger, faire une pause et s’endormir petit à petit.”

    Quand j’essaie quelque chose de ce genre sur commande, c’est mort ; le subconscient fait bien son chieur et plus j’essaie, plus il me saoule 😉
    Ce qui est intéressant, c’est que je suis toujours en pleine forme, tout en dormant très peu. J’ai fait une formation à temps plein et j’étais toujours à 100% en dormant 4 heures par nuit. Je pense que c’est grâce au fait que je ne stresse plus du tout ; le stress, j’ai connu, du genre à être tétanisé et avoir des nœuds d’estomac à l’idée même de devoir passer un coup de fil ou d’ouvrir le courrier, donc maintenant j’évite !

    @RoseDesVents Oui, un grand bien même, surtout d’apprendre qu’on est pas complètement fou ; enfin on est dingue, mais c’est normal 😀
    Notre cerveau est bien pratique quand même, faudrait juste le mettre sur pause de temps en temps, pour recharger les batteries. Il est top pour l’humour car le moindre bout de phrase peut faire penser à un film, livre, expression, sketch et l’on peut donc faire des jeux de mots neuneus ; on ne se prend pas la tête tout en se prenant la tête :p

    Edit : question con, t’as fait comment le @bidule en rouge ? J’ai essayé comme je le faisais il y a 16 ans sur IRC mais il doit y avoir une façon précise de l’écrire.

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    Anonyme

    Membre
    1 janvier 2020 à 16 h 33 min

    Si tu ne ressens pas de fatigue, c’est normal que tu ne veuilles pas te reposer.
    En ce qui me concerne, lorsque je suis fatigué, outre le mal de tête, j’ai spontanément envie de m’allonger er rien faire et petit à petit je me vidais et ça faisais du bien.

    Mais je pense qu’il faut tout de même que la pression ne soit pas trop forte sinon c’est impossible. Dans l’état dans lequel je suis actuellement, je peux juste continuer de ramper et survivre du mieux possible jusqu’à ce que l’enfer des études se termine…


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