Et la solitude, dans tout ça ?



  • Et la solitude, dans tout ça ?

     Zelos mis à jour il y a 3 semaines, 4 jours 11 Membres · 38 Articles
  • RoseDesVents

    Member
    26 décembre 2019 at 22 h 37 min

    bagayaga, pratique d’avoir un métier qui permet de jongler entre ces deux faces ! Mais justement, tu vois, personnellement, j’ai trop usé des ”relations superficielles n’ comme tu as mentionné, et actuellement, je suis passé à l’extrême inverse, tellement lassée de devoir m’adapter à tout le monde, et faire semblant souvent est usant . Mais, comme toi, j’ai une soif immense de vie, de comprendre, d’être en contact avec l’autre, mais qui a été tellement decue.. donc j’essaie de progressivement retrouver un équilibre.

    @amonk, aha le fameux rituel du thé ! Je comprends 🙂 

    D’où la précision, après le ”stratospherique”, que c’était surtout la façon dont l’autre le perçoit,

    Et pour ce qui est de régler ses problèmes avant ceux des autres, entièrement d’accord. 

    Tu avais sûrement répondu d’autres choses, mais chacune des phrases a déclenché une succession de pensées que je n’ai plus réussi à arrêter, je reprendrai peut être à un autre moment

    Good evening tout le monde 

  • bagayaga

    Member
    26 décembre 2019 at 22 h 47 min

    @RoseDesVents

    Oui je comprend. J’en reviens aussi. Mais pour mieux m’entourer de solitude^^ 

    Je garde mes quelques amies très chères de passage, les discussions ici et là avec des Hp,qui sont de loin mes favorites, même si des fois cela est très prenant et usant. Et le reste ma solitude chérie^^ Bonne soiree à toi aussi! 

    @amonk

    Voilà celui que j’avais perdu de fil. 

    Un amoureux au diapason^^ Eh bien après huit ans avec un homme où j’ai du vraiment composer. Je me l’étais imposé. Je voulais être normale. 

    Eh bien je suis en phase de renaissance active et découverte de mon moi profond. Et comme nous faisons connaissance, j’aurai du mal à faire des concessions. 

    Je l’avoue. Et c’est sûrement pourquoi je ne tombe plus amoureuse. Et que j’éconduis mes prétendants un à un. Tu as sûrement raison. Mais pour l’instant je ne suis pas prête je pense. Merci pour ce chouette retour!

  • amonk

    Member
    26 décembre 2019 at 22 h 55 min

    @bagayaga

    C’est rigolo, car je n’étais pas friand de contacts. Peu me suffisait.

    Puis on m’a fait un peu découvrir ce que j’appelle le “monde social” où l’on découvre des personnes amies d’amis.

    J’ai un peu de mal avec les “contacts éphémères”, mais j’apprends petit à petit.

    Je comprends le temps pour s’ouvrir. Je suis un peu dans ce cas et plein de facteurs entrent en jeu, je n’ouvre qu’un peu, parfois.

    L’écoute, c’est important : peu de gens savent écouter.

    Ça fait un sacré chemin, tout ça. Je suis d’accord, cela prend du temps. Et demander de l’aide, c’est tout aussi compliqué pour moi ! J’ai appris à le faire une fois. Et une autre fois, personne n’a pu être présent (donc, renfermement). Plutôt que naissance, j’appelle cela une “re-naissance”. Cela ne signifie pas pour autant tout ‘tuer’ chez son ancien ‘soi’. Des amis m’avaient fait des remarques : un peu délaissées au début, certaines se sont avérées exactes ensuite ^^

    Je comprends très bien : je suis pareil : peu de téléphone (idem pour les prises de rdv à faire par téléphone; sauf certains cas).

    Contrairement à beaucoup, j’ai toujours fuis les colocations. J’aime bien avoir un “point de chute” où je peux me ressourcer.

    Du coup, à lire tout cela : est-ce qu’on peut dire qu’une sociabilité trop envahissante a mené à une solitude acceptée et salvatrice ?

    C’est une séparation qui t’a révélé qui tu étais ?

    Entre-temps, tu postes la suite qui répond à ma dernière question !

    Je pense que je comprends que pour cela, il te faut donc du temps : c’est génial, prends le, ce temps, pour découvrir ton moi profond. Ce sera la plus belle rencontre de ta vie !

    Avec plaisir pour les retours. J’essaie d’apporter un maximum d’objectivité (et pas que, puisque j’explique quelques cas personnels, il est vrai, donc subjectif; grrr, auto-analyse…). Parfois, c’est des discussions informelles dans des forums qui peuvent fournir des outils pour ouvrir plein de chemins à plein de gens ^^

    @RoseDesVents

    Ahah, j’ai sûrement trop écrit ^^

    Tiens, ça me fait penser que j’avais oublié un point : pourquoi je dis de régler ses propres problèmes ? Tout simplement car un zèbre a tendance à vouloir aider les autres. Or, s’il se place comme un sauveur dans le triangle de Karpman, cela peut ouvrir de mauvaises portes.

    Good evening @ll 🙂

  • adri1

    Member
    27 décembre 2019 at 21 h 11 min

    personnellement pour me répondre quand à mon tour je me suis posé la question” faut il continuer à aimer en sachant qu’en même temps, ça fait mal ou gêne…”, je me suis fait la réflexion que le même oxygène qui nous fait vivre, lorsque nous le respirons contribue grandement au vieillissement de nos cellules et ainsi nous tue à petit feu…faut il pour autant ne plus respirer?

    J’ai donc convenu avec moi même que l’amour était mon oxygène et tant pis pour l’usure…

  • RoseDesVents

    Member
    28 décembre 2019 at 18 h 37 min

    Hello Adrien, 

    J’aime beaucoup ta réponse, jolie image! 

    Pour ma part, je reste convaincue que l’amour qu’on se porte à soi-même, surtout après avoir été en contact avec des personnes toxiques (comme l’a aussi mentionné @amonk), reste une armée infaillible qui permettera des relations stables et peut être à ”limiter la casse” lorsqu’on souffre en amour… 

    Bonne soirée

  • ArthurAD

    Member
    28 décembre 2019 at 21 h 21 min

    Bonsoir, je me permet de donner mon avis sur ce sujet intéressant.
    La solitude est quelque chose sur lequel j’ai beaucoup réfléchi, y étant moi même particulièrement confronté, je vais tacher de t’apporter des réponses au plus proche de ce que tu pourrais chercher.
    Il me semble que dans ton cas, ce sont tes émotions particulièrement fortes qui posent problème et mènent au paradoxe dont tu parles. Tu es à la fois tentée de t’approcher de certaines personnes et lier des relations avec elles, mais d’autre part, tes expériences te font craindre la manière dont la personne avec qui tu souhaites créer un lien va répondre.
    Pour te sortir du ‘cercle vicieux’ que tu t’es formé, je pense qu’il faut que tu adopte une approche différentes vis-à-vis des personnes avec qui tu souhaites te lier. Ce n’est pas toujours facile pour tout le monde de faire face à un désir de nouer une relation sincère et profonde, c’est quelque chose qui peut faire peur.
    Je pense qu’en tentant de nouer une relation plus simple, où tu te prends moins la tête, avec plusieurs personnes pour éviter que tu ne t’attaches démesurément et retombe dans ce cercle.
    En privilégiant la quantité de relations à la force de celles-ci, tu seras plus à même de construire des relations dans lesquelles chacun de tes camarades sera en mesure de répondre, et tu pourras toi aussi apprendre à contrôler davantage tes émotions et ensuite pouvoir créer une relation plus profonde et stable avec quelqu’un qui pourra te le rendre.

    J’espère avoir répondu au problème initial, j’ai un peu de mal à m’exprimer compte tenu des différents éléments importants et des nuances à apporter, j’ai tenté d’être concis. J’avoue préférer le format de discussion plutôt que de rédaction.

    En ce qui concerne ton dernier message, je ne pense pas que l’amour de soi soit une arme réellement infaillible. Il s’agit, plutôt que d’une arme, d’un bouclier qui peut se montrer d’autant plus fragile qu’il est difficile à réparer une fois abîmé. Une perte plus ou moins violente de confiance en soi peu l’ébranler. D’autre part, le replis sur soi diminue les repères. Les repères extérieurs se font de plus en plus rare et on peut ainsi beaucoup perdre en lucidité et perdre la notion de réalité.
    Je pense donc que la solitude n’est pas un bon remède, juste une parade parfois utile. Le mieux étant selon moi de continuer d’entretenir des liens, même a priori futiles, avec des gens.

  • RoseDesVents

    Member
    28 décembre 2019 at 22 h 03 min

    Merci pour ce point de vue intéressant Arthur. Il est clair que ces relations futiles ont au moins pour elles l’avantage de ne pas entraîner de souffrance après- coup ! 

    Tu m’as néanmoins mis en miroir une erreur que j’ai du faire dans la présentation du problème , aha. En fait, tisser ces liens superficiels à défaut d’autres plus authentiques, c’est ce que j’ai fait, et pendant un temps important! La personne toujours sympathique, souriante, intéressée aux autres, mais vient un moment où le ”fossé” se creuse, et où la soif de quelque chose de plus vrai et fondé sur des bases solides(pour ça il faut se sentir sur la même longueur d’ondes…), Se fait sentir. 

    De nouveau, peut être que le fait d’avoir été en contact avec des gens toxiques a un impact indirect dedans et rend peut être floue la frontière subtile entre l’envie de profondeur intense des HP et le désir d’être reconnu soi-même pour ce que l’on est. 

    Quand je parle d’amour de soi, c’est plus dans le sens decesser de se saboter et croire à des absurdités que des personnes, par exemple de type manipulateur, ont pu nous faire penser sur nous-mêmes…

    Alors, certes, les liens superficiels sont utiles un temps et évitent indirectement une souffrance, mais jusqu’à quel stade? 

    Merci  d’avoir partagé tes pensées 

    Bonne soirée 🙂

  • ArthurAD

    Member
    28 décembre 2019 at 22 h 32 min

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une erreur mais plutôt d’une omission due au format : comme je l’ai dit, je préfère les discussions dans lesquelles on peut poser des questions et davantage prendre connaissance des particularités des situations.

    Je pense comprendre ce que tu peux ressentir dans ce cas. Je déduis de ça que tu dis que parmi les relations ‘futiles’ que tu as créées, aucunes ne t’as semblée apte à être approfondie. Le problème a l’air donc plus complexe puisqu’il s’agit de trouver quelqu’un avec qui tu puisses partager quelque chose de plus fort. 

    La question que je te pose donc est: quelles sont tes attentes à l’égard d’une personne avec qui tu souhaiterais créer un fort lien ?

    D’autre part, tu mentionnes à plusieurs reprises dans tes messages une certaine relation toxique. Cela semble assez important pour toi alors si tu te sens de le partager, je veux bien t’écouter et te donner mon avis.

    J’espère sincèrement t’apporter les réponses que tu cherches, cela me tient à cœur. Si je suis dans l’erreur, fait m’en part et j’essaierai de corriger. 

    Je te souhaite une bonne soirée à toi aussi.

  • RoseDesVents

    Member
    28 décembre 2019 at 23 h 09 min

    L’erreur était de mon côté 😉 

    Au niveau des relations toxiques, je les ai mentionnées plusieurs fois c’est vrai, c’est aussi un constat objectif pour avoir connu un petit nombre de HP , sujets à ce type de relations!  Comme si l’empathie surdeveloppee et le désir d’authenticité du HP étaient une sorte d’aimant pour ce genre de personnes.

    Oui, effectivement, j’ai du coup approfondi ce genre de quesionnements voyant que je devais reconsidérer mes attentes comme tu l’as dit 🙂 

    Merci beaucoup de ta proposition, c’est  gentil à toi! Oui, j’ai aussi été touchée par ce genre de personnes, (d’où l’association quasi automatique quand on parle de HP) mais c’est qqchose dont on sort progressivement 

    À plus 😉 

  • Pulsar

    Member
    29 décembre 2019 at 23 h 02 min

    Salut,

    Lire tous vos messages m’a fait penser à une interrogation qui m’a pas mal turlupiné assez récemment : quel lien y a-t-il entre la solitude et l’isolement ?

    Voici le fruit de ma réflexion : on pourrait croire que ce sont des choses assez similaires, sinon identiques, mais à y regarder de plus près, ces deux notions me semblent différentes bien que l’une puisse être la conséquence de l’autre.

    Il y a deux types d’isolement : celui qui est d’ordre physique (au sens de géographique), et celui qui est d’ordre social (“isolement intérieur”). Par contre, il n’y a (selon moi) qu’un seul type de solitude. Cela dit, face à cette dernière, il y a deux types de gens : ceux qui la recherchent et ceux qui la subissent.

    Les premiers sont (toujours selon moi) tout au mieux des ignares qui confondent tranquillité et solitude ; tandis que les seconds ne l’ont pas un seul instant choisie, comme si elle leur était tombée dessus et qu’il en était très difficile de s’en départir.

    C’est malheureux à dire mais ceux qui recherchent la solitude en sont presque à jalouser ceux qui en souffrent et la vivent comme un fardeau !! Quand les premiers finiront par obtenir l’objet de tous leurs fantasmes et qu’ils se prendront en pleine face sa véritable nature ainsi que tout ce que cela entraîne comme conséquences sociales, ne comptez pas sur moi pour aller les plaindre ! Ils ont cherché leur merde, ils l’ont eue. Bien fait pour leur gueule !!

    Ça peut paraître salaud de ma part, mais ces gens qui cherchent à tout prix à être seuls alors qu’ils ont tout pour eux, ça me dépasse. Sincèrement.

    J’ai moi-même subi la solitude puis l’isolement à l’époque du lycée (puis un peu plus tard mais dans une moindre mesure à la fac), et je peux vous assurer que j’en ai eu ma dose ! Pour ma part, ça a commencé le jour où celui que je considérais à l’époque comme mon meilleur pote m’a lâché comme une grosse merde sans que je m’y attende. Je l’ai vraiment pris comme une trahison. Et comme à l’époque j’avais très peu d’amis mais énormément de “connaissances”, je peux vous assurer que ça ne sert à rien de se retourner vers ces personnes car, dans ces moments-là, elles révèlent ce qu’elles sont vraiment : de simples connaissances. Et c’est hallucinant à la vitesse à laquelle on devient transparent (pour ne pas dire invisible) aux yeux du monde, y compris de ceux que l’on cotoyait quotidiennement auparavant.

    Depuis cet épisode qui m’a beaucoup affecté à l’époque, je considère que je n’ai plus que des connaissances plus ou moins proches (et j’en ai beaucoup moins qu’avant). J’ai l’impression de ne plus être capable de me lier d’amitié avec quelqu’un, tout du moins pas d’une manière profonde, même avec une personne que j’apprécie beaucoup. La peur d’être déçu une nouvelle fois, sans doute. Pourtant, j’ai bien senti que certaines personnes essayaient de se rapprocher de moi. Mais quand on porte en nous ce genre de blessures, on ne se laisse pas approcher aussi facilement, comme si on avait érigé une barrière infranchissable autour de nous.

    Et ça se traduit pas un cercle vicieux :

    1. on cherche à s’approcher de quelqu’un alors qu’on est blessé ;
    2. quand on y est parvenu, on ne se livre pourtant pas complètement ;
    3. ce qui produit chez nous une certaine frustration, et chez l’autre une forme d’incompréhension ;
    4. ces deux sentiments finissent par geler la relation ;
    5. la lassitude s’installe de part et d’autre ;
    6. puis l’on finit par s’éloigner l’un de l’autre, ce qui ne manque pas de nous blesser un peu plus : retour au point de départ.

    À force de tourner dans ce schéma, l’énergie que l’on investit à chaque tour diminue à progressivement. Puis vient le moment où l’on arrête de tourner parce que l’on n’a plus ni la force ni le courage d’aller vers autrui. On finit isolé du reste de la société. Cet isolement est terriblement difficile à rompre : aller vers qui ? Comment être sûr que ça ne servira pas à rien ? Et la dépression, cette saloperie pernicieuse, qui en profite pour s’installer durablement pendant ce temps-là sans même qu’on s’en rende compte. Sans parler des personnes nocives que l’on peut croiser et qui sapent allègrement notre estime de nous-même déjà bien mal en point…

    C’est essentiellement pour ça que je ne comprends pas tous ces gens qui recherchent la solitude, quand ils n’en font pas carrément son éloge. Ils ignorent tellement la profondeur des abysses qu’ils prennent pour un paradis ! Si seulement ils savaient ! (Qu’ils y plongent, tiens ! Après, ils sauront !!)

    Bon, je crois que je vais m’arrêter là car je pourrais encore pester contre ces fous pendant des heures. Et en plus, moi qui ne suis pas adepte de la lecture des pavés philosophiques interminables, je me rends compte que je viens d’en pondre un moi-même ! Ce n’est pas pour me rappeler l’adage « faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ! »


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