Objectivement moins de femmes surdouées



  • Objectivement moins de femmes surdouées

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    evrazia

    Membre
    28 juin 2020 à 10 h 15 min

    Bonjour à tous,

    Je voulais soulever aujourd’hui une problématique dans le domaine des relations amoureuses entre surdoués : la prépondérances des hommes. Pour étayer mes propos je vous propose cette source : https://www.unz.com/jthompson/are-girls-too-normal-sex-differences-in/ . Mais mon objectif n’est pas de discuter la véracité de cette information qui au demeurant, est largement prouvée.

     

    J’en viens donc à ma problématique : comment vous, hommes surdoués, négociez le fait que vous êtes beaucoup plus nombreux que les femmes surdouées ? On sait que deux partenaires ont une tendance très forte à se sélectionner entre QI similaires. Le problème se pose donc pour un certain nombres d’hommes qui seront dans l’obligation de choisir une partenaire qui ne les satisfait pas intellectuellement et plus largement dans une perception commune de la vie. Faites-vous le deuil de l’idée de trouver une femme avec qui vous auriez une affinité intellectuelle importante ? Vous accoutumez vous à l’idée de rester incompris au sein du couple ?

     

     

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    neba

    Membre
    28 juin 2020 à 11 h 00 min

    Salut @Evrazia , que penses-tu de la complémentarité ?

    Pourquoi ne pas combler ce qui nous manque plutôt que chercher ce que nous avons déjà afin de s’instruire et apprécier la différence ?

    Je vais le dire avec un exemple, je suis plutôt du genre sérieux et j’aime être avec une femme moins sérieuse pour trouver un équilibre. Il y a du bon parfois à ne pas réfléchir et se laisser porter par quelqu’un qui apprécie la vie sans se prendre la tête. ^^

    Ça demande que chacun ne cherche pas son alter ego.

    Réfléchir et discuter, tu peux le faire avec des amis hommes ou femmes. C’est légal 😉

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    psychopompe

    Membre
    28 juin 2020 à 12 h 04 min

    Don’t feed the troll.

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    kuduz

    Membre
    28 juin 2020 à 13 h 31 min

    Bonjour.

    Je pense que tu es en train de mélanger deux choses différentes. D’une part, c’est évident qu’il y a moins femmes à haut potentiel repérées. Mais cela ne signifie pas du tout que les femmes à haut potentiel soient moins nombreuses.

    Luz Pérez Sánchez a fait une recherche il y a 20 ans qui montre que le nombre de filles à haut potentiel à l’école était presque pareil à celui des garçons. Cependant, à partir du collège les différences passent à une seule fille pour chaque 3 garçons.

    Alors, les filles deviennent bêtes à partir de la 6ème ? Apparemment, la réponse est plutôt dans le cadre de la plus grande adaptabilité des filles, ainsi que sa relation compliqué avec la différence et l’intelligence. En général, les filles ados vont mettre en avant son acceptation social et cela peut se faire payant le pris de l’autocensure de sa personnalité, y compris en camouflant son intelligence, ses goûts, etc. Pour un garçon c’est plus facile (et plus accepté socialement) de se faire remarquer socialement, dans le bon ou dans le mauvais sens.

    Tout cela reste dans la personnalité des filles quand elle deviennent femmes. J’ai entendu dire à pas de mamans (y compris la mienne) des célèbres conclusions comme “le HP lui vient de son père”, “son HP rien à voir avec moi, j’étais très sensible/immature/rêveuse à son âge” et cette sorte de choses. Et je suis convaincu que tous celles qui ont dit ces phrases avaient aussi HP.

    Je pense ne pas dire des bêtises, mais c’est le syndrome de Jacob qui expliquerait pourquoi on devrait trouver un peu plus d’hommes que femmes parmi les personnes HP, de la même manière que cela arrive quand on parle de troubles des apprentissages ou psychopathes. Si on trouve un décalage plus grande, c’est sûr que ce n’est pas à cause des facteurs innés. C’est pour des facteurs sociaux (éducation, attentes, etc.), ainsi que pour les systèmes de repérage, lesquels sont peut-être très limités sur ce qu’il faudrait chercher.

    Personnellement (et cela n’est pas du tout scientifique), je pense que c’est bien au contraire : en fait il y a plus de femmes à HP que d’hommes. La population féminine parmi les spécialistes, écrivains, conférenciers ou assistants à formations sur le HP est notamment supérieur, une fait qui se répète en France, en Espagne ou en Amérique Latine. C’est qu’un soupçonneusement, mais j’ai déjà aperçu que la plupart des gens qui s’intéressent à ce sujet c’est parce-qu’il leur concerne personnellement.

    Alors, moi en tant qu’homme HP hétérosexuel, je ne m’inquiète pas du tout pour ce que les statistiques disent. Il faut lire au-delà des chiffres.

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    evrazia

    Membre
    28 juin 2020 à 14 h 35 min

    Salut @NEBA ,

    Personnellement je ne pense pas qu’un surdoué et un non-surdoué soient “complémentaires”. Ils ont des façons de raisonner différentes qui nuisent à la compréhension mutuelle, et empêchent une réelle complicité. C’est ce que j’ai vécu du moins. C’est corroboré par certaines études scientifiques qui mettent en lumière le fait qu’au-delà de trente points de QI de différence entre deux individus, la communication réelle, profonde, devient presqu’impossible tant les différences de références et de raisonnement sont grandes. Ainsi, dans certaines armées du monde, l’on veille à ce que le QI des gradés supérieurs soit supérieur à celui des gradés inférieurs, mais pas de beaucoup. Car il faut garder une compréhension mutuelle.

    Donc non, pour moi, ne pas avoir un QI moyen n’est pas “quelque chose qui nous manque” à nous les surdoués et dont il faudrait “rechercher la complémentarité”.

    Bien à toi

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    evrazia

    Membre
    28 juin 2020 à 14 h 36 min

    “Reductio ad trollitum” j’ai envie de dire.

    Tout ce que je dis est sourcé, il y a rien de moins trollesque que ça. Certes c’est clivant, mais trollesque certainement pas.

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    evrazia

    Membre
    28 juin 2020 à 14 h 56 min

    Bonjour @Kuduz

    Je cite :

    Alors, les filles deviennent bêtes à partir de la 6ème ? Apparemment, la
    réponse est plutôt dans le cadre de la plus grande adaptabilité des
    filles, ainsi que sa relation compliqué avec la différence et
    l’intelligence. En général, les filles ados vont mettre en avant son
    acceptation social et cela peut se faire payant le pris de l’autocensure
    de sa personnalité, y compris en camouflant son intelligence, ses
    goûts, etc. Pour un garçon c’est plus facile (et plus accepté
    socialement) de se faire remarquer socialement, dans le bon ou dans le
    mauvais sens.

    Je suis d’accord, je pense que c’est une des causes de la moindre variabilité du QI chez les femmes que chez les hommes. Car l’éducation et l’environnement ont un rôle à jouer dedans. Mais le résultat est là : il y a moins de femmes surdouées. Toi tu dis que ce sont des femmes surdouées qui s’ignorent. Donc ça voudrait dire que leur conformation à la société est telle qu’elle dupe même les tests de QI.

    Personnellement je n’y crois pas. Parce que ce n’est pas logique. Un test de QI ne juge pas si tu seras perçu comme un surdoué par la société, il juge si tu en es un, point. Donc si moins de femmes sont détectées comme surdouées, c’est qu’il doit y avoir moins de femmes surdouées.

    Je pense ne pas dire des bêtises, mais c’est le syndrome de Jacob qui
    expliquerait pourquoi on devrait trouver un peu plus d’hommes que femmes
    parmi les personnes HP, de la même manière que cela arrive quand on
    parle de troubles des apprentissages ou psychopathes. Si on trouve un
    décalage plus grande, c’est sûr que ce n’est pas à cause des facteurs
    innés. C’est pour des facteurs sociaux (éducation, attentes, etc.),
    ainsi que pour les systèmes de repérage, lesquels sont peut-être très
    limités sur ce qu’il faudrait chercher.

    Je ne connaissais pas le syndrome de Jacob, j’ai vérifié et a priori je ne perçois absolument pas le lien avec le sujet. Le syndrome de Jacob se réfère à la présence d’une chromosome Y en trop, touchant 1/1000 personne donc marginal, et de plus engendrant un retard mental. Rien à voir donc.

    Et si, la douance a à voir avec des facteurs innés, si tu es intéressé et ouvert d’esprit je pourrai t’en parler, mais oui, des facteurs “naturels” (par opposition à des facteurs culturels) sont à même d’expliquer cette différence entre hommes et femmes.

    Personnellement (et cela n’est pas du tout scientifique), je pense que
    c’est bien au contraire : en fait il y a plus de femmes à HP que
    d’hommes. La population féminine parmi les spécialistes, écrivains,
    conférenciers ou assistants à formations sur le HP est notamment
    supérieur, une fait qui se répète en France, en Espagne ou en Amérique
    Latine. C’est qu’un soupçonneusement, mais j’ai déjà aperçu que la
    plupart des gens qui s’intéressent à ce sujet c’est parce-qu’il leur
    concerne personnellement.

    En effet tu fais bien de préciser que ce n’est pas scientifique car tu omets un biais qui est l’intérêt plus grand des femmes pour la psychologie. C’est une réalité. Et un intérêt plus grand pour ce qui touche à l’enfance (raisons naturelles ou culturelles, là n’est pas le débat, le fait est là et irréfutable par contre). Donc oui les femmes, parce qu’elles s’intéressent plus à la psychologie et à l’enfance, sont plus à même d’écrire sur la douance (ce que je ne conteste pas), mais pas parce qu’il y a plus de femmes surdouées (dont les sondages et études prouvent que c’est faux).

    Et on vient à une autre problématique que tu soulèves : les femmes seraient moins dépistées car ayant plus tendance à cacher leurs particularités. Je contrebalance cette affirmation (avec laquelle je suis d’accord) par l’intérêt plus grand des femmes pour la psychologie et donc avec une plus grande chance à être sensibilisée au sujet de la douance. Les femmes cachent plus souvent leurs “différences” mais sont plus à même de découvrir qu’elles existent et donc de les assumer, contrairement aux hommes qui les cachent moins souvent mais qui quand ils les cachent, sont moins susceptibles de s’en rendre compte.

    Donc, en la présence de facteurs qui disent une chose et son contraire quant au dépistage des femmes surdouées, je fais confiance aux études et celles-ci montrent bien ce qu’elles montrent (c’est-à-dire plus d’hommes surdoués). D’ailleurs, la population testée n’était pas uniquement parmi les gens qui “semblaient surdoués”. On a testé tout le monde, tout un échantillon indépendamment de l’intelligence perçue ou du conformisme. Donc le filtre selon lequel les femmes cacheraient simplement mieux leur douance est caduc en l’espèce.

    Bien à toi, en espérant que tu continues à contribuer à cette discussion stimulante.

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    jasper

    Membre
    28 juin 2020 à 16 h 33 min

    @evrazia c’est vrai qu’une trop grande différence d’intelligence est difficile a gérer, mais tu n’es pas obligé de te marier avec une quiche.

    Il y a des personnes intelligentes sans être ‘surdouées’, et c’est très enrichissant de les connaître ou de vivre avec elles, car, avec elles, on apprend à mieux supporter, et faire supporter, ses différences. Fréquenter ces personnes agrandit le champ des relations possibles, c’est à dire toutes celles dont on pourrait se croire exclus à cause de cette trop grande intelligence dont on a parfois tendance à croire qu’elle est l’unique responsable de problèmes insurmontables.

    P.S. tu aurais d’autres références scientifiques que UNZ-review ? car c’est un journal politique, pas scientifique. Il me semble que ta courbe s’inspire de la polémique autour des articles de lynn & co (=”difference de 5 points de QI entre homme et femme” et “il y a plus d’hommes que de femmes avec un >120 de QI “, etc… ) pour lesquels on a démontré leurs erreurs méthodologiques.

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    evrazia

    Membre
    28 juin 2020 à 16 h 39 min

    @jasper

    Il y a des personnes intelligentes sans être ‘surdouées’, et c’est très
    enrichissant de les connaître ou de vivre avec elles, car, avec elles,
    on apprend à mieux supporter, et faire supporter, ses différences.
    Fréquenter ces personnes agrandit le champ des relations possibles,
    c’est à dire toutes celles dont on pourrait se croire exclus à cause de
    cette trop grande intelligence dont on a parfois tendance à croire
    qu’elle est l’unique responsable de problèmes insurmontables.

    Pas faux, après je ne parle pas de moi mais je parle en général, ça veut dire que globalement un homme surdoué aura plus de chances d’avoir comme partenaire une non-surdouée intelligente ou moins surdouée.

    <div>
    </div><div>

    P.S. tu aurais d’autres références scientifiques que UNZ-review ? car
    c’est un journal politique, pas scientifique. Il me semble que ta courbe
    s’inspire de la polémique autour des articles de lynn & co
    (=”difference de 5 points de QI entre homme et femme” et “il y a plus
    d’hommes que de femmes avec un >120 de QI “, etc… ) pour lesquels on a
    démontré leurs erreurs méthodologiques.

    L’étude est relayée par UNZ (j’avoue avoir tilté aussi) mais tu trouveras la source de l’étude sur la page. Donc l’étude n’est pas menée par UNZ, elle est simplement relayée par UNZ (ce qui n’a rien à voir). Ensuite, non, ça ne se base pas sur les articles de “Lynn & Co” comme tu dis, rien à voir. Par contre je veux bien écouter les reproches méthodologiques que l’on fait à Lynn, si tu as la source.

    Bien à toi.

    </div>

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    jasper

    Membre
    28 juin 2020 à 17 h 04 min

    de mémoire Lynn dans son article dans les annees 90 travaillait sur une population d’etudiants, donc gros biais de sélection, et ensuite il y a eu une meta-analyse dont il a exclus une énorme population alors que justement elle montrait l’absence de différences, et, d’autre part, la différence homme femme qu’il calculait était assez faible du fait d’une énorme variabilité des mesures sur les échantillons. D’après ses propres critères utilisés ailleurs, il aurait du la considérer comme négligeable.

    Cette etude avait fait beauoup de bruit a l’époque, mais elle a ensuite été très relativisée, pour parler gentiment. Par contre elle avait été utilisée aux US par l’alt-right ( et en france par un courant de droite) pour justifier une différence hommes femmes au niveau de l’intelligence (comme d’autres études souffrant de différents biais ont été interprétées comme démontrant des différences afro-americains vs blanc, des différences selon les différents type de professions (par ex ouvrier, cadre sup) ou entre continents. )

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    zelos

    Membre
    28 juin 2020 à 17 h 16 min

    <div>@Evrazia Salut et bienvenue à toi (ta photo me fait beaucoup penser à Michael Cera).

    </div><div>

    Intéressant sujet, je ne vois pas pourquoi certains ont crié au troll, il n’y a rien de provoquant ni d’irrespectueux, juste une question/réflexion se basant sur un article et des statistiques…

    Alors, j’ai eu la même réaction que @NEBA en lisant ton sujet ce matin, à savoir que tu pars du principe que les surdoués doivent se mettre avec d’autres surdoués s’ils veulent le bonheur. Personnellement je te comprends, l’interaction doit également se faire sur le plan intellectuel sinon je vais m’emmerder, si la personne ne peut suivre aucun raisonnement ou débat ça va être dur (je ne vais d’ailleurs pas être intéressé par elle).

    Je suis d’accord avec NEBA sur le fait que l’on peut discuter et réfléchir avec des amis, et peut-être que ça peut marcher pour certains, mais je pense que si tu n’as aucun réel sujet de discussion avec ta partenaire c’est difficile, pour moi c’est mort en tout cas.

    </div><div>

    Mais je voulais revenir sur un point, tu mentionnes surtout le QI, pour moi c’est plus le côté zèbre qui prime, j’entends par là la rapidité de réflexion fulgurante, les 150 idées à la fois et les digressions, le rythme quoi ; et ça va souvent de pair avec un côté loufoque, un caractère atypique qui fait qu’on ne s’ennuie pas, la personne ne va pas être perdue lors d’un échange car elle suit le rythme sans problème.

    Maintenant, il y a des gens dans la norme avec lesquels tu peux avoir des conversations passionnantes et tu ne t’ennuieras pas, je n’ai donc pas de préjugé et de critère de sélection, ne pas être surdoué ne veut pas non plus dire être 2 de tension béotien.

    Pour tes statistiques, elles n’ont pas l’air de provenir d’un grand échantillon, il faudrait plus d’informations sur la source, mais quand bien même elles seraient pertinentes je m’attendais à une bien plus grande différence suite à ton introduction, on n’atteint même pas le 60/40 au max en fait, je pense donc que le problème ne se pose pas concrètement.

    Je suis d’accord avec ce que tu réponds à @Kuduz , j’ai pensé la même chose, le fait qu’il y ait plus de femmes HP dans les métiers cités vient surtout que les métiers relationnels tels que psychologue ou assistante sociale par exemple sont statistiquement dominés par les femmes (qui y sont plus intéressées par nature).

    Mais je le rejoins quant au fait que l’on ne peut trop se baser sur ces statistiques pour avoir une représentation pertinente des femmes surdouées.

    Je finis sur ta phrase : “Personnellement je n’y crois pas. Parce que ce n’est pas logique. Un
    test de QI ne juge pas si tu seras perçu comme un surdoué par la
    société, il juge si tu en es un, point. Donc si moins de femmes sont
    détectées comme surdouées, c’est qu’il doit y avoir moins de femmes
    surdouées.”

    Très bien, en admettant que le test se passe toujours dans les bonnes conditions et soit donc pertinent (car les zèbres ont une prédisposition pour le stress), il faut quand même que le test s’effectue. Or tester le QI n’est pas quelque chose qui se fasse de façon obligatoire pour chaque homme et chaque femme.

    Généralement on découvre un surdoué car il a des difficultés psychologiques et/ou sociales, un ou une psychologue va voir les signes et va lui faire passer le test. Mais si les filles ont moins de problèmes à s’adapter à leur côté HP, et ce sans savoir qu’elles le sont (j’ai lu des articles là-dessus, mais pas le temps de les retrouver là), elles ne vont donc pas avoir besoin de voir un thérapeute ou autres car elles seront bien dans leur peau, donc on ne va pas pouvoir les dépister.

    </div>

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    jasper

    Membre
    28 juin 2020 à 17 h 24 min

    ok @evrazia, si c’est en général que tu penses qu’il y a un un problème, je comprends mieux.

    Mais peut être n’y a-t-il pas de problème en général pour un homme au Q.I. >130 pour trouver une femme avec un Q.I. qui lui convient? Le problème survient seulement dans quelques cas particuliers qui n’arrivent pas à trouver une compagne, et peut-être pour une raison qui ne vient pas uniquement de leur niveau de leur Q.I. , mais de la manière dont il le font supporter aux autres ?

    Car c’est pas évident d’être ‘trop intelligent’, on pense trop vite, on parle trop vite, on réfléchit à des choses auxquelles les autres ne réfléchissent pas… Et c’est pas toujours facile à vivre pour les autres. Demande aux femmes de surdoués qui ‘tiennent le choc’. Mais y a d’autres situations de couples ou tout n’est pas spécialement facile, par exemple, vivre avec un mari paraplégique. Et c’est même eut être le cas de tous les couples, mais ceux là n’ont pas la surdouance comme explication et doivent en trouver une autre ….

    Mais c’est possible, et enrichissant pour les deux. Par contre, ça demande de reconnaître ses difficultés, et de faire, des deux cotés, les efforts pour s’accepter, sans renier ce qu’on est. Pas de faux-self. Comme tous les autres couples.

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    kuduz

    Membre
    28 juin 2020 à 19 h 31 min

    Alors, j’ai plusieurs choses à dire, je n’aurai pas le temps de tout répondre maintenant.

    Tout d’abord, j’insiste sur la même idée : ici on est en train de parler de deux choses complètements différentes : le fait inégalable qu’il y a moins de femmes dépistées en tant que HP et le fait très discutable sur si vraiment il y a moins de femmes à HP.

    Et aussi je vois qu’on mélange QI et HP, quand ce n’est pas du tout la même chose.

    Le résultat d’un test de QI dépendent de plusieurs facteurs. Quelques-uns internes, dont @Zelos parle aussi. Et, sur le auto-sabotage des jeunes filles, c’est un fait sur lequel on a écrit et moi-même je l’ai vu mes élèves. D’autre part, il y a les facteurs externes. Comme @Zelos dit aussi, les filles s’adaptent mieux, elles casent moins les pieds, sont moins envoyées au thérapeute et moins se font tester. Et, au niveau des attentes, c’est aussi beaucoup plus simple qu’un garçon excellent soit testé, face à une fille avec les mêmes capacités. Comme j’ai déjà dit, sur tout cela il y a beaucoup écrit et parlé : je crois que même Mme Siaud-Facchin à une chapitre complète sur cela à “Trop intelligent pour être heureux ?”. Mais bon, je crois que l’argument “donc si moins de femmes sont détectées comme surdouées, c’est qu’il doit y avoir moins de femmes surdouées” est très simple de faire tomber.

    D’après cette logique, les hommes blancs et de niveau socio-économique haut sont plus intelligents que les autres groupes de population, tout simplement parce qu’il y a plus de personnes HP dépistés parmi eux. Une théorie qui a eu beaucoup de soutien historiquement, mais qu’aujourd’hui est indéfendable avec des indices scientifiques. Je travaille dans une ville où la plupart des établissements sont REP et une grand partie de mes élèves ne peuvent pas se permettre de payer un bilan psy. Logiquement, ils ne sont pas des HP dépistés. Mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas un HP. De la même manière que je ne suis pas devenu personne HP quand j’ai passé le test aux 34 ans. J’ai seulement un bilan qui me dit que suis HP, mais j’étais le même être humain avant et après mon dépistage. La seul différence est que j’ai réussi à mettre des mots sur des choses qui me sont arrivées depuis toujours.

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    Anonyme

    Membre
    28 juin 2020 à 22 h 45 min

    Bonsoir,

    Bon, étant un peu concernée par le sujet, je me permets.

    C’est nouveau pour moi, cette prise en compte de l’aspect féminin dans le HP. De lectures en conférences, je découvre le sujet.

    Ce n’est pas tant qu’il y ait moins de femmes HP que d’hommes. C’est l’éducation, l’environnement. Depuis petites, on apprend aux filles à ne pas faire de bruit, être sages, polies, ne pas bouger ou se faire remarquer. Une fille s’adapte, elle est plutôt dans le verbal, qui correspond à ce que l’école attend d’elle. Un petit garçon un peu turbulent ou remuant est admis, il faut bien que son caractère de garçon s’exprime …. On constate quand même que les années passant, cette différence est moins présente. Les petites filles bougent autant que les garçons. Et dans certains pays, les enfants sont souvent diagnostiqués sans conditions.

    Il y a également la vision que les autres, la société, ont de ces femmes HP. Les femmes peuvent la jalouser (inconsciemment bien sûr), les hommes peuvent en avoir peur. Sa place est d’autant plus compliquée à trouver qu’elle ne sait pas non plus comment se positionner.

    Tout ça pour dire que oui, encore aujourd’hui, on détecte plus de garçons/hommes que de filles/femmes. Cela ne veut pas dire qu’il y en a plus ou moins, mais que les moyens de détection mis en œuvre sont différents, selon le degré d’appropriation du sujet. Et non selon l’environnement socio-culturel contrairement à ce que certain peuvent en dire.

    Récemment, j’ai entendu que ce sont les écarts types qui sont à prendre en compte, que la difficulté de se rejoindre, amoureusement ou non d’ailleurs, n’était pas aussi simple qu’un simple résultat de teste de QI.

    Je n’ai pas les réponses, je ne prétends pas avoir un regard précis sur
    les différentes études, que ce soit celle de Lynn ou d’autres qui se
    sont penchés sur le sujet.

    Je ne sais pas quelles sont les “règles” pour qu’une rencontre fonctionne.

    Je sais juste ce que c’est d’être une femme qui a besoin de cette complémentarité.

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    isit

    Membre
    28 juin 2020 à 23 h 00 min

    @Evrazia

    “Donc ça voudrait dire que leur conformation à la société est telle qu’elle dupe même les tests de QI.

    Personnellement je n’y crois pas. Parce que ce n’est pas logique. Un test de QI ne juge pas si tu seras perçu comme un surdoué par la société, il juge si tu en es un, point.”

    Un test de QI ne te juge pas en effet mais la femme, elle, peut se juger elle-même. Tu remarqueras que beaucoup de femme craignent de passer le test de QI car elles s’estiment “nulles en math” (certain mecs aussi mais c’est trèèès courant chez les femmes…). Du coup quand la femme passe le test elle part perdante, elle stress, elle se dit “je vais pas y arriver”, plus souvent que l’homme et cela diminue ses performances. C’est en tout cas une hypothèse, qu’on nomme “la menace de stéréotype”. A noter cependant que certaines études confirment cette hypothèse et d’autres non. Une vidéo sur le sujet pour ceux que ça intéresse :

    https://youtu.be/ALAuI5JLsYs

    Sinon je pense effectivement que c’est mieux de pas avoir un trop grand écart, mais 30 pts de QI ça laisse un peu de marge pour trouver son bonheur non ? Et après, avoir une affinité intellectuelle dans un couple c’est pas qu’une question de QI à mon avis, il y’a question de se rejoindre dans sa vision du monde, de partager des valeurs communes…


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