Psychologie positive ! WTF !! Fable et son éloge à la vie…

  • Psychologie positive ! WTF !! Fable et son éloge à la vie…

    Publié par sarah-mg le 20 mai 2024 à 10 h 30 min

    “Il se réveille un jour et le monde entier a disparu.

    Il n’y a que lui, à des kilomètres à la ronde,

    Et l’océan dans lequel il baigne, froid, aride, assassin.

    Il se demande alors ce qu’il doit faire,

    La soif commence déjà à le saisir.

    La première nuit passe qu’il ne s’est toujours pas décidé.

    Pour le moment, il se laisse porter par le courant,

    Aucune terre n’est en vue.

    Il ne s’interroge même pas de savoir s’il y en a une quelque part,

    Il en certain, s’il savait comme il se trompe !

    En ce deuxième jour, il décide d’avancer,

    Peu importe où, le courant n’est peut-être pas de bon conseil…

    Il nage, une grande partie de la journée,

    Ses muscles commencent à s’atrophier

    Si bien qu’il ne sait plus vraiment s’il avance.

    Il y a des nuages au loin, peut-être un peu de pluie,

    Etancherait-elle sa soif ? Mais elle ne vient pas.

    La nuit oui. Ecrasé par les étoiles, il se laisse flotter, épuisé.

    Le troisième matin se pointe, ses rêves ont disparus,

    Le soleil le brule, alors il se remet à nager

    Ne sachant où il va. L’océan, immense, il n’y a que ça.

    Vraiment ? Il commence à le croire…

    Alors quand la nuit revient, il pleurs, hurlant à l’injustice.

    Souhaitant au petit matin être mort de sa soif.

    Mais le soleil le réveille encore, et en ce jour

    Quelque chose l’attend. Ce pourrait être rien,

    A défaut pas grand chose, il aurait pu le laisser,

    Mais il décide de s’en saisir, car après tout, pourquoi pas ?

    Il attrape ce bout de bois, qui flotte là depuis quand ?

    Il se repose dessus, ainsi il a trouvé sa bouée.

    Et pour les jours suivant, il se laisse flotter.

    Il refuse d’avancer, ne prête plus attention à son corps

    Qui pourtant part en lambeaux, attaqué par le sel.

    Maintenant qu’il ne se bat plus pour rester hors de l’eau,

    Il ne se bat plus non plus pour avancer.

    Peut-être enfin que le courant le mènera quelque part

    Et que s’il tient suffisamment longtemps,

    Il verra cette terre luxuriante, qui lui offrira ce dont il a besoin.

    Mais le temps se joue de lui, la pluie ne vient pas,

    La soif l’assaille, l’espoir aussi…

    Perdra-t-il son combat par manque d’orgueil ?

    S’il a pu reposer son corps sur ce bout de bois,

    L’eau de mer aussi pourrait être un cadeau.

    L’homme mourut, sans étancher sa soif

    Sans n’avoir été nulle part.

    Sans avoir même senti que la mort l’avait prit.

    Une vie sans vie, une mort sans envie.”

    Ce n’est rien qu’une fable, sortie de mon esprit.

    La psychologie positive c’est ce putain de bout de bois qui vous fera boire de l’eau de mer.

    Car s’il n’y a qu’une chose à faire, c’est de mourir en avançant et non d’attendre qu’elle vous prenne.

    Votre vie alors aura été stérile…

    La vie veut votre mort, elle est cet océan, voici mon éloge pour elle.

    Ainsi je ne cesse de nager…

    Ne tentez pas de me convaincre de me reposer…

    hautpotentieldeconneries a répondu il y a 3 semaines, 5 jours 3 Membres · 7 Réponses
  • 7 Réponses
  • hautpotentieldeconneries

    Membre
    20 mai 2024 à 16 h 36 min

    Partisans du moindre effort, je me saisis du bout de bois et je me contente de battre des pieds, ma flottabilité étant grandement améliorée.

    Je n’irai probablement nul part non plus, mais je n’aurai plus mal aux épaules en attendant la mort^^

    Blagounette mise à part la psychologie positive, à mon sens, c’est de la Méthode Coué habillée de psychologie de bas étage.

    Répéter tous les jours “je suis heureux”, quand on souffre, n’apporte aucun réconfort, à moins d’être un imbécile acceptant son sort funeste comme une fatalité.

    Dire “c’est formidablement génial” quand c’est ennuyeux, c’est creuser sa tombe, soi même.

    Accepter, c’est vivre mort. Refuser, c’est mourir vivant.

    Des deux, je choisis la 2ème proposition, en déplaise aux bouddhistes, donc oui, nageons, nageons, fendons le courant, les embruns, esquivons les requins, on finira noyés comme tout le monde, mais on aura vécu.

    À faire la planche on finit dans une étagère ikea 😂

  • hautpotentieldeconneries

    Membre
    20 mai 2024 à 17 h 12 min
  • le_bacteriophage

    Membre
    26 mai 2024 à 22 h 06 min

    Salut @sarah-mg

    C’est un texte assez prenant.

    J’ai une question, si tu permets. Je te cite :

    L’homme mourut, sans étancher sa soif

    Sans n’avoir été nulle part.

    N’est-il vraiment allé nulle part?

    Pour le reste, j’aime cette façon de finir :

    La vie veut votre mort, elle est cet océan, voici mon éloge pour elle.

    Ça me semble très juste et le fait que tu l’assumes rend cela très intéressant.

    Mais, sinon, qu’est-ce a bien pu t’amener à écrire ce texte et à le partager ici?

  • sarah-mg

    Membre
    27 mai 2024 à 15 h 59 min

    @le_bacteriophage

    Merci pour avoir prit le temps et de lire, et de répondre.

    N’est-il vraiment allé nulle part?

    Je ne ressens pas que dans la vie, je puisse aller quelque part.

    Deux angles pour étayer mon propos :

    Physiquement : le “nulle-part” suggère le” non-ici” à un sens très large, il était dans l’océan, il y est resté.

    Philosophiquement : Vivre ce n’est pas spatial, tout se passe en toi…

    Mais, sinon, qu’est-ce a bien pu t’amener à écrire ce texte et à le partager ici?

    Factuellement, je courrais… et l’analogie m’est venue. Elle a fait suite à un énième commentaire me conseillant de me faire soigner, ça m’a mise en colère…. Alors je suis rentrée, j’ai écrit ça et je l’ai posté dans cet espace d’expression empli de psychologie positive et de son éloge au bonheur… (Etrange pour des HP…)

    Mais sinon, qu’est-ce qui t’intéresse tant dans le pourquoi de ce texte ? (Je suis prête à discuter de tout ce qui dérange…)


    @hautpotentieldeconneries

    Merci aussi pour ton retour.

    Le seul choix que tu puisses faire pour survivre dans cet environnement, c’est de nager sans t’arrêter afin de trouver de l’eau… Ou de mourir en essayant.

  • le_bacteriophage

    Membre
    27 mai 2024 à 17 h 38 min

    @sarah-mg

    Ce qui m’intéresse ici en fait c’est ta personne. Ce texte n’est qu’un prétexte pour tenter de discuter avec toi, chose que je n’ai toujours pas réussit à faire jusqu’à maintenant. Bon, ça n’enlève rien au fait que je trouve réellement ton texte intéressant. Le message qui a suivi encore plus. Donc j’essaierai de consacrer du temps à te répondre dans les jours à venir.

  • sarah-mg

    Membre
    27 mai 2024 à 19 h 37 min

    @le_bacteriophage

    C’est vrai, plusieurs débuts de conversations avortés, j’espère que tu trouveras le temps 😉

  • hautpotentieldeconneries

    Membre
    28 mai 2024 à 9 h 05 min

    @sarah-mg

    Je nage, je nage, je surnage plutôt, mais tant pis, ceux qui font la planche, profitent du soleil, certes, mais leur teint est un peu inquiétant 🤭

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