Humeur du moment.



  • Humeur du moment.

    5d2a2cb085eb8 bpthumb bagayaga mis à jour Il y a 4 mois 2 Membres · 6 Messages
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    bagayaga

    Membre
    16 avril 2020 à 13 h 39 min

    Je vous invite à partager vos écrits du jour,sur ce qui vous anime à l’instant T.

    Babylone.

    Assemblée tournoyante et grondante.

    Cacophonie de neurones entrelacées.

    Maelstrom ravageur.

    Une voix pour tous, mais des milliards d’identités.

    Danse,danse petite tricoteuse d’Hommes.

    Tu veux retrouver le chemin,

    La voie où le plusieurs s’harmonise.

    Tricoter les liens entre toutes ses nuances,

    Où le tous comprend le un.

    Où la pensée individuelle étaye la commune.

    Trouvant la clef pour se lier aux autres.

    Se compléter,se nuancer, s’enrichir.

    Ainsi telle les différentes cordes d’une harpe

    A chacun sa tonalité.

    Les notes créent des accords,les accords jouent une mélodie.

    Une symphonie magistrale tonitruante au diapason de L’Univers.

    Est-ce que le Sol exècre le Fa?

    Non.

    Ils sont des morceaux distinct, d’un ensemble plus vaste.

    Babylone contournée, Babylone résolue.

    Un tricot pour se relier tous et dans la pertinence se combiner.

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    27 avril 2020 à 21 h 08 min

    Il y a des mots, des mots qui dans leurs entêtantes litanies réveillent les corps assoupis…

    Me voilà réveillée et brûlant dans ma chaire vos mots enchâssés…

    Je me pâme fiévreuse, électrisée.

    Je n’ose y croire. Je me mords l’épaule…

    Si ,si ,si c’est bien cela…

    Il est de nouveau là, le magicien…

    Il invoque les mots qui se dressent telle la vague sur la falaise, mots tourbillonnants comme les feuilles d’érables prisent dans le cyclone.

    Ses mots sont propulsés et maintenant me tapissent.

    J’en suis couverte et prisonnière. Impossible de les faire couler…

    Ils sont sur moi.

    Dedans aussi, de surprise tantôt durant la tempête j’ai eu la folie d’ouvrir la bouche…

    Les mots se sont invités, dans mes veines, partout ils infusent , procurant la douce et parfaite homéostasie….

    Que suis je devenue?

    Si ce n’est qu’une déesse aux deux visages… Hathor contrariée…

    Je me perds entre les récits, ou serait-ce le récif, de vos mots qui éventrent mon bateau, et je tombe dans les flots grondants de votre Prosodie.

    Cage fraîche qui compresse ma chaire, qui caresse ma peau.

    J’aime l’eau plus que tout. Cette sensualité, cette espièglerie.

    L’eau roule partout à la fois. Elle recrée en un coup, ce que dix mains terrestres ne pourraient couvrir sur mon corps.

    Elle léchouille mon cou et perle de mes oreilles.

    Elle fait s’alanguir mèches après mèches toute ma chevelure, en de lascifs lacets.

    Qui serpentent sur l’onde nacrée.

    Elle comprime mon buste. Plaque la peau de mon ventre, de mon dos et de mes reins.

    Le courant chatouilles mes mollets, mes cuisse dansent aussi…

    Et mes pieds, oscillent en une sacro-sainte lévitation.

    L’eau est l’élément le plus propice à la recherche de l’extase.

    Je place l’eau au-dessus le l’air, au-dessus de la terre.

    Et si je suis une divinité il y a fort à parier que cela soit en effet une sirène.

    Voir une otarie, qui pour séduire les marins de passage, quitte sa peau…

    Nue et femme attirant sous l’eau les curieux lubriques…

    Quand à vous. Vous êtes de loin le plus orgiaque des dieux…

    Toujours quand je vous appelle, que vos réponses tardent et que mes appels périment, vous me harponnez…

    Vous détenez le Pouvoir sur moi.

    J’aime les contrées où vos coquins mots me mènent.

    Vos mots ont ce pouvoir, d’illustrer ce qui ne peut l’être.

    Et ils prennent vie, s’emparent de mon corps, me retournent tel un tentacle, abusent de moi et me laissent pour satisfaite, nue et éreintée…

    Il me manque cependant votre regard…

    L’odeur de vos cheveux, le poids de votre main, la tessiture de votre voix… La température de votre peau, la douceur de votre langue…

    La pression de vos morsures, la dextérité de vos doigts…

    Je ne peux m’empêcher imaginer paramétrer à nouveau ce savoir.

    Cela me trouble et me terrifie, car vous poussez dédaigneusement du doigt toutes mes certitudes.

    Vous arrachez les affiches de propagandes ,mettez les statues à bas…

    Vous êtes partout et nul part à la fois.

    Et moi ahurie je vous contemple, la fossette à la bouche.

    Je suis perdue.

    Je vous vois effectuer avec aisance et chafouinerie une suprême remontada!

    Vous vous imposez et tout mon monde est perturbé.

    Et vous dansez dans ma tête, vous attisez les braises.

    Oui qui sont actives depuis des décennies.

    Je divague hélas.

    Ma raison où erres-tu?

    Ne serait pas t-il temps que je vous éconduise à nouveau ?

    Combien de fois vous l’ai-je fais ?

    Combien de fois enfin ai-je enfoncé votre tête dans la Pandore à ressort…

    Je marche, je fume, je m’agite, je suis inattentive…

    Je me suis endormie aux vêpres hier…

    Trois heures du matin ce sont affichées et comme une goule je me suis précipitée ici, lire et relire encore votre magie…

    Puis je me suis endormie en vous écrivant comme pour stopper ces élans…

    Et me revoilà ici… Scrutant mes émois, me nourrissant des vôtres…

    Le soleil n’a pas encore caressé ma peau que je me vautre dans votre lumière…

    Vous vous délectez… Et j’imagine déjà vos babines retroussées, humant l’air du musque que ma folie dépose…

    Je me cambre, je me tortille, la voix devient plus rauque ,mes mots, mes pensées et mon corps sont tournés pour vous.

    Circée ensorcelée a trouvée son maître…

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    27 avril 2020 à 21 h 18 min

    Au secours je ne comprends pas la folie de cette mise en page 🙁

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    Anonyme

    Membre
    27 avril 2020 à 21 h 22 min

    Ça va être compliqué de revenir dessus depuis un téléphone, j’en ai bien peur…

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    27 avril 2020 à 21 h 37 min

    @Baf

    Victoire de la pugnacité^^

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    27 mai 2020 à 15 h 07 min

    Je veux secouer tes neurones et sucer leur substantifique moelle…

    Je dépéris, j’étouffe, dans cette réalité, dans ce quotidien fadasse.

    Toi l’étranger, toi le sans nom, toi qui n’existe pas encore dans mon conscient.

    Je veux te fabriquer. Mon Galatée, te façonner, toi l’esprit ludique de mes plus farouches folies…

    Tu arriverais là, sans t’annoncer comme un ouragan, me happant, me captivant, et les ombres chinoises de ta pensée dansant dans les expressions de ton visage nu, à elles seules feraient exploser raison et sentiment.

    Il en serait fini de consommer des êtres de tristesse ou de colère. Emprisonnés dans leur manichéenne valse binaire…

    Tu aurais ce nuancier d’émotions qui enflammerait dévotement l’étendue de mon lexique enfiévré…

    Le temps et l’espace à nouveau anéanti.

    Allongée dans mon lit, la clarté pâle de l’aurore baignant mon visage je te souris inconnu.

    Car je sais que tu es là dans l’univers, que tu arrives pour me ravir.

    Nous danserons un opéra de synapses.

    Les notes enmiellinées auront la fluidité de l’absolu.

    Je taillerais des sillons dans des silex en l’honneur de ton esprit.

    Je tresserais des couronnes de pâquerettes, de blé, de fougères et de millepertuis…

    L’encre noire de ma plume, écorchera de ce feulement hystérique le papier au lourd grammage et je dessinerais ton visage en le traversant d’une homélie cataclysmique de mots pour avoir un aperçu fidèle de ton image et de ton âme.

    Ma voix comme un coryphée rituel entonnera des chants accordés sur le magistral que tu m’inspires.

    Mon corps souple, vaillant et fière s’accordera à se mouvoir au rythme de ton souffle, au diapason de tes gestes.

    Et mon sourire comme un crescendo envoûtant aspirera avec grâce tout ton monde pour te caresser la peau avec la douceur que seul le soleil du printemps naissant peut offrir.

    Ma voix encore enveloppera tout ton être et je le traverserais avec la vibration idoine, inspirée par toi mon parèdre.

    Nous irons à travers la plaine, au pied du centre de la Pangée.

    Nous gravirons tachetés des ombres des feuilles de la forêt, nos auriculaires, nos coudes et nos épaules se frôlant avec délicatesses lorsque nos pas gaiement se rencontreront avec homéostasie…

    Tu m’emmèneras dans le ventre de la terre et j’enfouisserai mon visage de l’humus, mélange délicat de vie et de mort…

    En échange je t’entrainerais sous l’eau mon amour, cette diablesse façonnera nos dermes nus,le soleil jouant à cache cache en marbrant les reliefs de nos êtres ondoyant…

    Nos nuits seront rythmées par nos deux voix baisant de leurs tessitures,par des lectures partagées de poésie.

    Et le bruit du papiers des cartes, l’excitation des frises historiques et la magie des strates géologiques envoûteront nos quêtes d’absolu…

    Au petit matin, le son gras du gramophone crachera des symphonies perdues, et les pieds nus, le vent comme réveil, avec langueur et ravissement nous nous éveilleront l’un à l’autre…

    Ô toi l’étranger. Ô toi le sans nom. Existes-tu seulement ? Tu sais qu’il n’y aura plus jamais de place pour un autre. Je t’ai formulé à mon cortex.

    Me faudra-t-il te créer de toutes pièces ,dans la glaise et le tonnerre ?

    J’ai du temps. J’ai du temps à revendre. Je t’attendrais.

    Ou lassée de te patienter, je prendrai la mer, telle Ulysse permuté. Et j’errerais dans les lieux où je te rêves espérant croiser pour une fois et pour toujours ton regard dans le mien s’intriquant jusqu’à la fin des temps.


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