Voir le Profil

Base

Nom

grandadais

Last Name

grigaux

Nickname

grandadais

Genre

masculin

Je recherche...

rencontre amicale, rencontre amoureuse, rencontre sérieuse, rencontre pour la vie, ONS / casual, rencontre professionnelle

Présentation

salut,

 

je suis à la recherche de personnes avec qui sympathiser, construire des amitiés et éventuellement engager une dynamique de coopération, si les intérêts et les envies se recoupent… ou même simplement pour échanger, passer un peu de bon temps, boire une mousse en conversant de tout et rien ce sera déjà très bien.

 

N’étant sur aucun réseau social, c’est vraiment un exercice pour moi inhabituel de me présenter ainsi, par une sorte de pancarte. D’abord je dirais que ma photo de profil ne reflète pas mon apparence physique, à part peut-être au niveau de la forme du visage; mais à part cela non, pas du tout. Je ne vais pas m’étendre sur ma personnalité parce que je ne pense pas être le mieux placé pour en parler. Ce que je peux dire, c’est que je me sens généralement peu spontané, bien que le contraire survienne parfois, selon l’ambiance, les gens qui m’entourent, l’humeur… Par contre je suis toujours très curieux, une sorte d’apprenti-spécialiste-en-tout, pourrais-je dire. Mais du même coup, en contrepartie: docteur en désorganisation, et donc aussi un peu bon-à-rien… Depuis peu j’essaie de me focaliser, pour moins tâter de tout. Mes domaines de prédilection et centres d’intérêt sont la musique, la logique, la philosophie et la théorie critique, l’art au XXème siècle, le cinéma, les sciences physiques, et d’autres à venir.

 

Outre ce gavage culturel sans fin, j’essaie au gré de chaque rencontre, expérience et observation, d’enrichir mon savoir du monde concret, par un apprentissage en prise directe avec ce qui m’environne, en partant de ma vie quotidienne. Avec l’intuition que ce qui est le plus propre au quotidien de chacun est aussi ce qui il y a de plus partagé et universel, je m’efforce de toujours mettre en regard ce savoir acquis sur le tas, face aux connaissances abstraites que j’ai pu apprendre théoriquement, et ce afin d’en affiner peu à peu les concepts, de les réagencer dans leurs relations, quand ce n’est pas carrément pour en jeter certains à la poubelle. Que tous ces fragments de connaissance entassés dans ma boite crânienne, puissent ne pas demeurer vains, bons à être tartinés en société, mais que ceux-ci au contraire s’usent, se frottent, se frictionnent voire se fracassent sur le réel infini, inépuisable… Rassembler les morceaux, faire le tri, récupérer ceux qui tiennent le choc. Et que ce qu’il en reste s’incorpore toujours plus profondément en mes tripes, jusqu’à transformer en pratique mon rapport au quotidien, à moi-même comme à l’autre.

 

En cela il est un peu contradictoire de s’inscrire sur un tel site vous me direz… qu’y trouver en effet, si ce n’est des gens qui se considère comme déjà différents de la masse, et qui sont censés me ressembler? comment pourrais-je continuer ici à faire jouer, à frotter ma différence avec celles des autres que l’on qualifient ici de normo-pensant…

 

La plupart sur ce site valent certainement la peine d’être rencontrés, mais essayant de passer de moins en moins de temps connecté, je ne répondrai qu’aux personnes qui m’inspireront un minimum de confiance et d’affinité. En plus, à dire vrai, les gens qui se disent surdoués, qui se font tester pour confirmer à eux-même leur haut-potentiel sous-utilisé, ou qui lisent des livres sur le sujet dans l’espoir de s’y reconnaître, cela m’a toujours paru un peu triste et malsain, si on considère un peu ce phénomène global où d’un coup toute une partie du monde se déclare surdouée et en difficulté à cause de cela. Je ne sais pas si il y a derrière un réel besoin de comprendre son défaut d’adaptation sociale, ou si il y a là une vraie recherche d’identité, vaine ou pathétiquement égoïste, quand elle n’est pas carrément dangereuse une fois replacé dans une perspective politique et sociétale. Il n’y a qu’à voir la blancheur pure, plate et parfaite, de ces surdoués modèles qui apparaissent sur la bannière d’accueil de ce site, pour être déjà mal-à-l’aise – et ce n’est pas les quatre surdoués de couleurs différentes sur une autre page qui arriveront à rassurer, tant ils paraissent tout aussi propres et lisses, trop normaux, trop parfaits pour ne pas faire penser à cadavres bien préparés.

 

Certains de mes amis – peut-être inscrits sur ce site d’ailleurs! – pensent qu’ils ont du mal en société parce qu’ils seraient trop intelligents, trop performants, trop sensibles ou que-sais-je encore, comme une excroissance, une maladie ou une mutation trop en avance sur l’évolution de l’espèce… et il est ensuite assez facile de rejeter la faute sur la société, en considérant que le péquin moyen ne serait pas adapté à son potentiel, avec l’idée qu’en quelque sorte on serait sur-adaptés. Peut-être ces gens labellisés “surdoué” sont-ils effectivement en avance sur l’évolution de l’espèce, et peut-être certains ont-ils vraiment des problèmes psycho-physiologiques très envahissants, ou une hypersensibilité handicapante… je ne parle pas d’eux. Je ne veux pas faire le donneur de leçon, mais de prime abord, j’ai quand même l’intuition que la volonté même de se faire catégoriser, tester ou diagnostiquer fait précisément partie du problème à résoudre. Je sais qu’aujourd’hui une certaine perte des repères, une ablation du sens, pousse chacun à vouloir se rattacher à une communauté de semblables dans laquelle il pourrait enfin se sentir reconnu pour ce qu’il « est »…mais ce particularisme ne solutionne rien, je crois au contraire qu’il poursuit et aggrave la décomposition de la société, jusqu’à ce que disparaisse définitivement tout espoir de concorde au sein de l’espèce humaine, de réconciliation entre nature et culture…celle-ci cherchant pour toujours à dominer celle-là.

 

A ceux qui pensent être trop ou pas assez je-ne-sais-quoi, j’ai juste envie de leur conseiller de sortir un peu plus de chez eux, c’est à dire de s’évader de leur petite prison personnelle faite de préjugés et convictions, en faisant notamment l’effort de s’excentrer, et enfin de se rendre compte qu’il n’y a jamais rien de trop ou de pas assez, dans cette nature. Je n’insinue pas du tout que j’aurais raison et que je serais sorti de ma prison… d’abord parce que je ne pense pas qu’il en soit possible – comme le disait un poète du xxème, la vie est une prison, celle qui contient toutes les autres – l’idée est qu’il vaut mieux chercher à en repousser les murs, à se donner un peu d’air et de profondeur de champ. Chercher à justifier ses névroses et problèmes de sociabilité par des tests arbitraires plus ou moins stupides (peut-être d’ailleurs mis au point par des concernés qui voulaient aussi se singulariser) permet pour un temps d’avoir un semblant d’explication sur sa situation, de se rassurer quant à sa bêtise relativement à celle des autres, voire pour certains de flatter leur ego. Mais plus grave, de manière artificielle, cela transfère vers l’extérieur (en déchargeant sur l’autre, la société = l’idiote masse insensible etc) des problèmes qui seraient d’abord à résoudre en soi-même. Même si le stigmate zébré peut être rassurant au début, en donnant le sentiment de comprendre enfin ses difficultés à vivre et à communiquer avec l’autre, je ne vois pas du tout comment cela peut résoudre quoi que ce soit à long terme. Et c’est la même logique à l’œuvre dans la caractérisation que chacun veut faire de soi, et plus généralement au culte que la société contemporaine voue à la personnalité,. Personnalité qui n’est jamais que le reflet de ce que l’on possède, notre projection sur un tableau de valeur entièrement culturel, mais qu’il fut économiquement bien pratique de mettre en lumière, car on pouvait ainsi l’évaluer pour mieux la marchander. Selon moi, tout cela nous incite malheureusement à nous enfermer dans une prison plus fermée encore ; celle d’une vision arrêtée de soi par rapport à l’autre, aveugle quant aux multiples possibilités de changement que chaque être humain recèle en soi-même. Cela entérine aussi un rapport à l’autre définitivement bancal, pour lequel il n’y aurait pas de solutions, juste un décalage soi-disant avéré – et qui justifierait le repli dans l’entre-soi, celui-là même que propose ce site.

 

Ce mot, “zèbre”, et tous ses synonymes plus ou moins scientifiques, tels qu’ils sont utilisé par ceux qui se les approprient, me semblent désormais totalement détachés de la réalité des choses. Ce ne sont plus que des notions relative, hâtivement vulgarisées, dont on ne peut absolument plus tracer de limites, même floues. Et quand bien même ces limites deviendraient claires, que faire alors des zèbres albinos, ou des zèbres noirs à rayures blanches, des okapis, ou des zèbres transgenres préférant traîner avec les girafes, des zèbres pervers narcissiques qui se font passer pour des ânes bipolaires, et inversement… c’est le bordel oui, mais c’est bien ça la réalité et ce n’est en principe pas un problème… Le souci est que, de manière injustifiable, l’activité intellectuelle est mieux valorisée que l’activité manuelle, comme si un tailleur de pierre ou un menuisier travaillant depuis longtemps, et qui n’a même plus besoin de se concentrer, n’avait pas atteint tout autant un régime supérieur de l’activité humaine, et feraient preuve de moins d’intelligence qu’un ingénieur ou qu’une chercheuses habituées à se creuser les méninges, quand ce n’est pas à répéter les mêmes recettes technologiques. Ainsi organisé, le marché du travail nous incite donc à nous spécialiser toujours plus, toujours plus vite – et souvent trop tôt, avant même de savoir pour quelles activités nous serions véritablement les mieux adaptés – en imposant des relations socio-professionnelle toujours plus stéréotypées et standardisés, standards et normes qui bien entendu ne conviennent vraiment qu’à une petite partie, mais auxquelles la majorité s’adapte par défaut, à l’exception de ceux qui ne le peuvent pas (par exemple certains autistes et autres “zèbres”). Les zèbres ne sont alors que des êtres humains qui se sont fait catégoriser ainsi parce qu’une dissonance entre eux et leur environnement quotidien avait continué de s’amplifier dans leur psyché, jusqu’à devenir problématique, exigeant alors un diagnostic rassurant. C’est la société standardisée et normative qui les déclarent zèbres en vertu de leur difficultés et surtout de leur bonne volonté à essayer de s’adapter, car les zèbres veulent et ont les moyens matériels de comprendre pourquoi ils ne ressemblent à la masse informe des autres… A l’inverse, un SDF n’a pas les moyens de vérifier son potentiel sous-utilisé depuis trop longtemps, et pourtant beaucoup d’entre eux sont porteur de troubles autistiques, ou peut-être d’un THP ; le malade mental ou le violent casseur sont sûrement eux aussi inadaptés, mais ne peuvent pas supporter cette hypocrisie, il ne l’accepte pas et y répondent par la folie ou la violence. Je crois donc profondément qu’il n’existe pas réellement de zèbres, mais un continuum de zébritude, c’est à dire une multitudes d’individus zébrés à des degrés infiniment variées, chacun se trouvant dans des situations plus ou moins difficiles à vivre. Situations dans lesquelles l’organisation économique ne s’inquiète que de sa performance et de sa productivité, et n’a absolument rien à faire du bien-être ou de l’épanouissement que lui permettrait son potentiel. Ce ne sont pas les zèbres ou surdoués qui sont à haut-potentiel, mais l’activité économique globale qui est de plus en plus sous-adaptée et abrutissante pour notre espèce, multipliant les postes de travail inutiles, jusqu’à absurde, et continuant de déverser les pacotilles de son industrie culturelle afin de nous maintenir dans l’illusion la plus rabaissante. Alors, plutôt que de se demander si on ne serait pas un zèbre ou une moule d’eau douce, en faisant de son cas une singularité scientifiquement attestée, tout en s’entêtant à s’aliéner dans un travail ennuyeux, pourquoi ne pas plutôt mettre son plein potentiel, quel qu’il soit, à s’adapter à la multiplicité sans pour autant renier sa différence, à aller vers l’autre sans préjuger ni donner d’importance à ses réactions face à notre parole ou nos comportements parfois bizarres vis-à-vis de la norme. Et à côté, chercher puis faire ce qui nous convient vraiment, que ce soit jardiner, s’engager en politique, construire sa maison, musiquer, danser, méditer, enseigner, etc, ou même paresser si le temps nous le permet.

 

Plus simple à dire qu’à faire je sais bien, mais c’est un risque à prendre avec un peu de courage et de fierté. On pourrait tous y arriver, et j’ai toujours les boules de constater que des gens manifestement encore capables de conscience, continuent de s’enfermer dans des catégorisations de soi et de ne plus en sortir, en finissant même par s’y complaire.

 

Il faudrait donc essayer en premier lieu de se défaire de cette infâme tendance qui consiste à se mesurer, à se comparer à son prochain ; malheureusement très généralisée, et que nous tous suivons sans forcément se l’avouer. Depuis toujours, le plus idiot peut tout à fait réfuter les certitudes du plus intelligent et lui apprendre de nouvelles vérités. En cela, la pensée et la parole de tous devrait naturellement former comme un réseau, certes informe et inaudible car d’une complexité infinie, mais un réseau équilibré ; un équilibre que le rationalisme totalitaire, jusqu’à son fantasme puéril d’Intelligence Artificielle, n’a fait que détruire par une interminable entreprise de séparation, de parcellisation de la réalité – processus que ce genre de réseau social ne fait que continuer.

 

Alors, pour monsieur Quotient Intellectuel, cette abomination scientiste à une dimension, je n’ai pour lui qu’un bon gros “F##K OFF !”. Et que les zèbres continuent de se mélanger et à copuler avec les autres animaux de la savane humanoïde, en arrêtant un peu de se poser la misérable question de ce qu’ils sont.

 

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, je vous remercie de votre patience, en espérant que vous comprendrez un peu mon point de vue – que je partage ici avec une exagération et un manque de nuance pleinement assumés

 

(Bisous!)

Adresse

cluses

Département(s) (France)

01 – Ain, 36 – Indre, 37 – Indre-et-Loire, 38 – Isère, 41 – Loir-et-Cher, 69 – Circonscription départementale du Rhône, 73 – Savoie, 74 – Haute-Savoie, 75 – Paris, 76 – Seine-Maritime, 77 – Seine-et-Marne, 78 – Yvelines, 80 – Somme, 91 – Essonne, 92 – Hauts-de-Seine, 93 – Seine-Saint-Denis, 94 – Val-de-Marne, 95 – Val-d'Oise

Canton(s) (Suisse)

Genève

Surdoué or not surdoué ?

peut-être surdoué (non testé)

Physique

Avantages concurrentiels 😉

fesses, jambes, nez, autre

Physiquement...

pas à moi de le dire

Origines

Origines

européenne

Langues

français, anglais

Vie professionnelle

Profession actuelle

autre

Niveau d'études

bac +5 et plus

Revenus

je le garde pour moi

Vie personnelle

Je suis prêt à m'engager dans une relation amoureuse

laissons faire le hasard

Statut marital

jamais marié

Je vis...

seul

J'ai des enfants...

non

Fumeur

oui, occasionnellement

Habitudes alimentaires

végétarien / végétalien / vegan

Romantique ?

assez romantique

Conception amoureuse

couple, trouple, fidélité, relation libre, polyamour

Valeurs

Mariage

pas indispensable

Religion

agnostique

Pratique de la religion

pratiquant occasionnel

Opinions politiques

extrême gauche, gauche, centre, droite, libertarien

Intérêts

Loisirs

musique, voyage, sport, balade, cuisine, nature, lecture, jardinage, exposition / musée, écriture, informatique / internet, art, cinéma, voir des amis, autre

Goûts musicaux

rock, reggae, classique / opéra, disco, rap / hip-hop, jazz, pop-rock, funk, blues, électro-techno, musique traditionnelle, country, hard-rock / métal, rock indépendant, black métal / death métal, chanson française, autre

Films préférés

comique, policier, science-fiction, documentaire, horreur, histoire, animation, cinéma d'auteur, western, érotisme, autre