Ma zébritude… ma foudre… mon amour inconditionnel

  • Ma zébritude… ma foudre… mon amour inconditionnel

    Publié par explorateursincere le 22 février 2026 à 12 h 27 min

    Un coup de foudre inattendu

    Je l’ai rencontrée tard.

    C’était chez un psy. Il me la présente froidement, sans préavis. Elle était là. Elle attendait que je l’accueille. Sinon, elle partirait, et je resterais livré à moi-même.

    J’ai choisi de lui sourire, de m’approcher. Le choc et les larmes sont venus après. Pas par tristesse. Par soulagement.

    Le coup de foudre est venu ensuite : brutal, déroutant, impossible à ignorer.

    Ma zébritude est sauvage.

    Comme tous les coups de foudre, elle est faite de sommets et de creux.

    Parfois, j’arrive à la canaliser, comme on apprivoise un cheval sauvage : je lui donne un cadre, une direction, un objectif. Elle répond alors par l’hyperfocus — cette capacité à plonger des heures dans un sujet, à oublier l’heure, la faim, le monde entier, jusqu’à ce que la pensée touche le fond et remonte avec quelque chose de précieux.

    C’est son cadeau le plus intense.

    D’autres fois, je la laisse me surprendre, partir en éclats, jaillir comme un volcan qui refuse de dormir et qui choisit la nuit pour se transformer en feu d’artifice.

    Elle brûle, mais elle éclaire.

    Avec elle, je me suis souvent senti aimé et mis à distance à la fois.

    Aimé pour ma capacité à voir loin, à penser vite, à trouver des solutions que d’autres ne voyaient pas.

    Mis à distance quand ma manière de fonctionner dérangeait, quand mon besoin de profondeur cassait l’ambiance, quand mes silences faisaient peur.

    Elle est aussi capricieuse et exigeante. Elle ne supporte ni le mensonge, ni la tiédeur, ni les demi‑mesures.

    Si je la néglige, elle se venge en m’envoyant des pensées en boucle à trois heures du matin. Ou pire : elle déclenche un hyperfocus sur le mauvais sujet, au mauvais moment, et je disparais pendant des heures dans une direction que personne n’avait demandée — surtout pas moi.

    Si je la respecte, elle m’offre des instants de clarté d’une précision chirurgicale.

    Longtemps, j’ai voulu la dompter : éteindre les volcans, cacher les laves, n’en montrer que quelques étincelles polies. Le résultat était simple : les autres étaient rassurés, moi amputé.

    J’ai fini par admettre : On ne corrige pas ce qu’on aime. On s’y adapte. On y adhère.

    À partir de là, ma zébritude n’a plus été un être étrange, mais une partenaire de danse. Je me suis promis de m’appliquer à danser avec elle un tango imparfait mais vivant : accepter qu’elle mène parfois, reprendre le lead quand elle déborde, trouver ensemble le bon rythme entre passion et maîtrise.

    Elle me coûte des nuits blanches, des débordements, des maladresses. En échange, elle me donne un amour brut pour la vie, une curiosité intacte, une capacité à ressentir intensément le monde — même quand ça fait mal.

    Aimer ma zébritude, ce n’est pas la mettre sur un piédestal. C’est accepter qu’il y aura des jours où je devrai la tenir fermement par la main pour ne pas la laisser m’entraîner dans ses tempêtes.

    Et d’autres où je choisirai volontairement de la lâcher, pour la regarder danser, éclater, illuminer le ciel comme un feu d’artifice qu’on ne contrôle plus, mais qu’on ne voudrait manquer pour rien au monde.

    En réalité, je ne la comprends pas entièrement. J’ai fini par me faire à l’idée que je dois l’aimer sans chercher à tout comprendre d’elle, par peur qu’en l’analysant trop, je perde justement ce qui fait que je l’aime.

    J’ai choisi l’amour inconditionnel, pas le contrôle total.

    Je sais aussi que, moi l’exigeant, le perfectionniste , je lui fais parfois défaut, même quand je crois le faire pour notre bien : je m’éloigne, je la brusque, je la fatigue.

    Alors, comme dans toutes les histoires d’amour tenaces, vient le moment du retour. Elle me pardonne sans cesse.

    On se retrouve, on se pardonne, et on se dit, tous les deux, avec un demi‑sourire :

    « Nous sommes faits l’un pour l’autre… pour l’éternité. »

    explorateursincere a répondu il y a 1 mois, 3 semaines 1 Membre · 0 Réponses
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