@Billowy
J’ai été soignant durant 30 ans et je viens d’une famille de soignants depuis 3 générations. Mon paternel étant neuropsychiatre.
Tout ce que je vais raconter à partir de maintenant ne fait pas l’objet de publication, C’est le fruit de mes recherches. Rien ne vient de moi en propre c’est une agrégation des connaissances au sujet de la douance et des surdoués ces drôles de zèbres.
Voici,
Les tests psychométriques mesurent un QI, si ce QI est supérieur à 130 on parle de haut quotient intellectuel. À ce point on peut avoir affaire soit à de la douance, soit à un haut QI bien froid, soit à un syndrome d’Asperger de haut niveau même si l’appellation Adperger disparu du DSM-5 (tout comme autiste), ce n’est heureusement pas le seul ouvrage de reference en terme de maladies psychiatriques.
Mais la tendance à la psychiatrisation de la vie ordinaire est un fait qui intéresse à divers titres pas mal de personnel institutionnel, politique et d’industriel. Disons que ça représente certaines opportunités dans un monde en pleine mutation dans ses référentiels.
En un temps pas di lointain HPI est l’appellation qui a été choisi par l’éducation nationale pour remplacer le terme EIP (enfant intellectuellement précoce). Mais une certaine série netflix l’a popularisé au point que plus personne ne semble savoir de quoi il retourne réellement. On observe un glissement de compréhension dans ce qui faisait sens entre HQI, Asperges de haut niveau et « surdoué, haut potentiel, philocognitif, surefficient, gifted exceptionaly, zèbre, etc… »
Bref, ce glissement sémantique associé au changement de nomenclature de « autiste » vers TSA à permis au concept de surdoué + tsa, tdah, trouble borderline, trouble de la personnalité, bipolaire, etc… de faire son chemin dans les esprits comme étant plausible. Ces associations de la carpe et du lapin portaient un nom il n’y a pas si mongtemps, doubles exceptionnalitées, car elles étaient exceptionnellement rares. Elles étaient exceptionnellement rares car il est dans la nature du surdoué de s’adapter aux contraintes de son environnement ou aux contraintes de la mise en place d’un faux self de manifester des comportements ou des tendances identifiées comme relevant de troubles psychiatriques, de là la célèbre errance thérapeutique du surdoué qui aura été classé avec toutes sortes d’étiquettes avant de tomber sur le bon praticien qui lui aura fait passer le test.
La différence fondamentale entre un « trouble » psychiatrique chez un neurotypique et un atypique tient dans le fait que ce trouble est transitoire, il est lié à la nature de la contrainte (sociale, culturelle, identitaire) subit. Que la contrainte disparaisse ou change et le « trouble » qui lui est associé comme une réponse adaptative disparaît ou change.
Voilà, je suppose que tu n’es pas bien plus avancé, néanmoins garde en tête qu’un HP, surdoué, gifted exceptionaly ou appellation de ton choix est testé, non diagnostiqué. Le diagnostiqué étant réservé aux maladies.
Bien à toi.