Vivre sa solitude

  • Vivre sa solitude

    Publié par Membre Inconnu le 12 août 2025 à 23 h 45 min

    Il y’a quelques mois, j’ai décidé de me couper de toutes mes relations professionnelles (je reste cependant consultant dans mon secteur en tant qu’indépendant) et amicales (je n’ai aucune relation familiale) et de quitter mon environnement.
    Certes brutale, mais cette décision devenait vitale pour moi, car bien qu’en difficulté (suite à de nombreuses attaques – diffamations; attaques sur les réseaux …-de la part de plusieurs personnes), beaucoup de personnes maintenaient sur moi une pression dû à ma capacité à encaisser et trouver de solutions à leurs problèmes, jusqu’à m’en oublier.

    Le bruit dans ma tête devenait insupportable autant que mon sommeil devenait une vieux souvenir.

    De plus, dans mes anciennes activités, j’avais des obligations « mondaines » qui parfois (souvent) m’épuisaient physiquement et moralement. Cet épuisement, s’est transformait en « un pétage de plomb » pendant lequel, je suis enfermé pendant 3 mois dans une chambre d’hôtel avec très peu de contacts humains avant cette coupure radicale.

    Aujourd’hui dans mon nouvel environnement, je suis confronté à une chose qui m’était inconnue : la solitude. Je ne savais pas que je pouvais me sentir aussi seul, je me sens seul au point où j’ai pris un poste dans une société à 300 mètres de chez moi, pour ne pas rester cloitrer chez moi.

    Me voilà donc depuis un mois salarié (alors que mes activités de conseils me permettent de vivre confortablement) dans une société où mon « faux self » apporte, rire; joie; chocolat (c’est important 🥰) et nouveaux process plus efficaces, mais dès que je quitte les murs de cette société, je souhaite me retrouver chez moi le plus vite possible de peur qu’un collègue me propose d’aller prendre un café, qu’un voisin m’invite à manger…

    Je me suis rendu compte, que j’ai tout fait pour me retrouver seul, mais je me rends compte que cette solitude me pèse, je suis nostalgique de discussions, de rires, de regards complices…car je ne trouve pas les personnes avec qui les partager aujourd’hui, car j’ai peur.

    J’ai peur de faire des rencontres amicales et que ces ami(e)s voient en moi quelqu’un qui pourraient les aider (j’en ai marre du syndrome du pompier), j’ai peur de faire une rencontre amoureuse et de ne pas répondre aux envies de cette personne, je me retrouve dans la situation du personnage de Sherlock Holmes dans la série : The Elementary, dont voici le monologue :

    « Je vis sans avoir d’égal, sans égal qui soit sain d’esprit en tout cas.
    Ce qui revient donc quasiment à ne pas en avoir, in fine.
    N’ayant aucun alter-ego, je ne peux donc me confier qu’à un non-égal, ce qui revient à dire que je peux me confier à n’importe qui.
    J’ai fait des progrès bien entendu, mais j’ignore si j’aurai encore la force d’en faire.
    Si je n’arrive jamais à apprécier une relation, dans ce cas, à quel moment je dois arrêter de l’entretenir. »

    Enfin, j’avais juste envie de partager ces quelques mots, qui depuis des semaines dans ma tête prenaient une place considérable et étaient accompagnés de leurs lots d’idées noires.

    Ma question est : Comment faites vous pour vivre votre solitude ?

    A bientôt !
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    matty a répondu il y a 2 mois, 4 semaines 5 Membres · 15 Réponses
  • 15 Réponses

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  • matty

    Membre
    13 août 2025 à 7 h 26 min

    Bonjour @Halim ,

    Peut-être n’as-tu pas pris le temps d’aller jeter un œil sur cette discussions ?

    https://rencontre-surdoue.com/groupes/psychologie-du-zebre/forum/topic/solitude-et-souffrance-quelle-voie-soffre-a-nous/

    Bien sûr il s’agit d’un témoignage qui ne fait pas valeur universelle, mais à titre personnel j’y ai lu une vision profonde sur ce qui peut se vivre comme un choix ouvert plutôt que que comme un refuge par défaut.

    Ce que tu décrits ressemble au commencement d’un processus de transition, aussi la forme et les modalités ne sont que transitoirs. Si l’esprit en est conscient il ne s’y fixera pas, ainsi il te ne te figera pas au milieu du gué que tu traverse. Et après d’autres turpitudes tu finiras par atteindre cette autre rive dont pour le moment tu ignores de quoi elle est faite, seulement que celle que tu as quitté allait finir par avoir raison de toi.

  • Membre Inconnu

    Membre
    13 août 2025 à 15 h 07 min

    Bonjour @matty
    Merci pour ce partage, je n’avais tout simplement pas vu le post que tu viens de me partager.
    Il est vrai que cette sensation est une transition, mais elle est difficile à vivre cette fois.

    Je vais continuer à naviguer dans sur les différents forums pour « peut-être » me comprendre.

  • stef33140

    Membre
    16 août 2025 à 16 h 52 min

    Bonjour Malcom,

    Je viens de m’inscrire, et je me retrouve assez dans ce que tu décris; je suis , je crois, en train de réaliser que je n’ai pas d’autre choix que de décider justement de ME choisir, même si je ne suis pas rendu….

    Bon courage à toi et au plaisir de te lire. Stéphane.

  • Membre Inconnu

    Membre
    22 août 2025 à 21 h 29 min

    Bonsoir Stef,
    Tout d’abord, je te souhaite la bienvenue ici, en espérant que tu y trouves ce que tu es venu chercher.
    Se (te) choisir, ce n’est pas simple, mais le fait que tu en prennes conscience, c’est déjà très très bien.
    On avance rarement d’un coup, et je le découvre jour après jour.

    Au plaisir de continuer à échanger avec toi.

    Malcom

  • matty

    Membre
    23 août 2025 à 8 h 33 min

    Bonjour @stef33140 , comme pour Malcom également bienvenue sur le site.


    En parcourant ta présentation j’y ai lu,

    « … cette coach m’a informé que j’étais porteur du trouble HPI, et m’a expliqué que ma sociale, mes ressentis, mes pensées, étaient affectés par celui-ci; nous allons mettre en place des choses, des lectures, pour y remédier… ».

    Après m’être un tantinet étranglé je m’suis dit que je devrais peut-être voir avec toi comment tu comprends et dans quelle acceptation tu emploies les termes « trouble hpi », « affectés » et « remédier ».

    Ça me paraît assez central que la façon dont nous concevons notre singularité impacte fortement notre qualité de vie ainsi que les choix que nous sommes amenés à faire, c’est à dire les meilleurs ou les pires.

    Oui je sais je suis assez sensible à la condition et aux errances humainement préjudiciables de mes frères et sœurs à rayures.

    Bien à toi


  • stef33140

    Membre
    27 août 2025 à 9 h 43 min

    Bonjour et merci; je me sens terriblement seul, plus de famille, pas d’amis; idées noires c’est dingue;

  • hautpotentieldeconneries

    Membre
    27 août 2025 à 18 h 01 min
  • stef33140

    Membre
    28 août 2025 à 11 h 38 min

    Et si tu n’as pas d’amis …..??

  • stef33140

    Membre
    28 août 2025 à 11 h 41 min

    Salut à toi; j’essaye de travailler sur moi, me sortir de cet enfer; j’ai découvert la téléologie; cherche sur le net; besoin d’échanger, n’hésites pas à venir vers moi si tu le souhaite; Stéphane

  • hautpotentieldeconneries

    Membre
    28 août 2025 à 13 h 44 min

    Et si tu n’as pas d’amis …..??

    Dans ton 1er post tu indique avoir coupé tes relations professionnelles (ce que je comprends très bien) et amicales.

    À moins que ces amis n’en aient jamais réellement été, cette décision semble moins avisée.

    Quand on va mal existentiellement on a tendance à faire ce genre de « grand nettoyage » , mais je pense que c’est une erreur, si ça dépasse une période courte de qq mois pour se recentrer. Une sorte de suicide social pour donner consistance à son mal-être.

    J’aime être seul, mais je n’aime pas la solitude. J’aime profiter du silence si je sais que je peux profiter de mes amis, quand j’en ai envie.

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