Bonjour Matty,
Tes remarques sont d’une justesse rare… et à mon sens, elles s’appliquent à tous les domaines, sans exception. C’est d’ailleurs ce constat qui a profondément influencé ma posture dans le Reiki.
Plutôt que de créer un énième courant à part, j’ai choisi une autre voie : inviter chacun à se confronter à la diversité des approches, à la complexité du vivant, et à ce que cela révèle de notre propre manière d’entrer en lien avec l’énergétique. Parce que « chacun fait à sa sauce », certes — mais alors, comment apprendre réellement, comment avancer autrement qu’en accumulant des recettes sans jamais en comprendre le sens ?
C’est pour cela que j’ai conçu une formation longue, structurée en modules progressifs. On y explore les bases méditatives, les ancrages simples, mais aussi des aspects plus subtils : lecture de terrain, structure énergétique, influence des émotions, interactions environnementales…
Dans chaque module, j’invite des praticiens d’horizons variés : magnétisme, Reiki, Lao Chi, énergétique chinoise, approches énergétiques du bien-être. Et parfois, ce sont les élèves eux-mêmes qui nourrissent le cours en posant des questions, en confrontant leurs vécus, en creusant ensemble les écarts de perception.
Ces confrontations permettent de s’interroger en profondeur : pourquoi chacun aborde-t-il l’énergétique de manière si différente ? Et que désigne ce mot, énergétique, si chacun en fait une lecture différente ? S’agit-il d’un langage commun ? D’un champ perceptif ? Ou d’une projection personnelle ?
J’invite à croiser tout cela : le contenu du cours, les pratiques rencontrées ailleurs dans le monde, les recherches scientifiques actuelles – même celles qui viennent bousculer les certitudes. Cela donne une formation exigeante, ancrée dans des études de cas réels, dans des expériences incarnées, et surtout dans une réflexion vivante.
Aussi, je recherche des personnes qui ont réellement envie de prendre le temps d’apprendre avec patience et lucidité — d’acquérir des outils comparés à d’autres, pour comprendre en quoi ils sont véritablement utiles. Non comme des baguettes magiques, mais comme des supports dont on comprend à la fois l’utilité et les limites. Pour une approche plus laïque, plus sécure, qui favorise l’autonomie, la responsabilité, et la sobriété intérieure. Une voie qui fait grandir parce qu’on comprend. Et aussi une voie de sagesse, car on finit toujours par admettre que le mystère ne disparaît jamais, et que même en comprenant, une part nous échappe — et c’est très bien ainsi.
Ce chemin ne rassure pas autant qu’un protocole figé. Il dérange parfois. Mais il transforme. En profondeur.
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Dans mes rencontres, j’ai parfois découragé des personnes : celles qui avaient soif de vérités absolues, ou celles qui tenaient à croire coûte que coûte — aux anges, aux fantômes, aux guides, aux vies antérieures. Je respecte les croyances de chacun, mais je pose un cadre : pas de prosélytisme dans ma formation. Et pour les futurs professionnels, c’est encore plus clair : chacun garde ses croyances pour soi. Ce n’est pas à transmettre au client.
Il serait trop facile — et trop dangereux — de faire croire à des personnes fragilisées, venues chercher du soulagement, qu’un bien-être soudain confirme l’existence d’un monde invisible tout-puissant. Ce genre de glissement, je l’ai vu trop souvent. Certaines personnes peu ancrées, au lieu d’habiter leur corps et d’apprivoiser leur réalité, utilisent l’énergétique pour s’éloigner davantage d’elles-mêmes. Je refuse cela.
Mon approche reste laïque, sobre, responsable, et surtout, profondément humaine…
Et à vrai dire ma pratique me nourrit chaque fois que de vraies échanges et de vraies réflexions naissent. Bien entendu elle repose aussi sur des années d’études concrétes…
Qui serait tenté par des rencontres entrainement et découverte de la pratique …spéciale hpi ?