Origine de la douance et potentialités

  • Origine de la douance et potentialités

    Publié par bt3009 le 17 juillet 2026 à 2 h 29 min

    À la naissance, l’être humain est conçu par l’évolution comme un être inachevé, doté d’un potentiel immense mais non infini, inscrit dans une histoire génétique et familiale particulière.

    Ce potentiel se déploie selon deux axes : le développement — façonné par l’environnement, l’éducation, l’attention, le caractère et l’épanouissement — et la profondeur de la rencontre avec son âme, qui donne à ses facultés un centre, une direction et une unité.

    Avec un développement suffisamment favorable et une rencontre suffisamment profonde avec soi, presque tout être humain pourrait atteindre à l’âge adulte un niveau d’intelligence et de sensibilité que nous qualifions aujourd’hui de HPI ou de HPE. La douance ne serait alors pas seulement une exception naturelle, mais parfois le signe rare d’un développement humain ayant pu aller suffisamment loin.

    L’adulte moderne, dans sa majorité, n’incarne peut-être pas l’état naturel d’aboutissement de l’être humain, mais le résultat commun d’un développement interrompu, entravé ou insuffisamment unifié.

    La douance adulte apparaîtrait alors moins comme une anomalie supérieure que comme la manifestation encore rare d’un être ayant pu poursuivre suffisamment loin son développement et sa rencontre avec lui-même.

    Qu’en pensez vous ?

    (j’ai utilisé chatgpt pour structuré et clarifier mon propos d’où peut être quelques formulations pompeuses, je me serai endormi avant sinon …)

    Matty a répondu il y a 1 mois, 2 semaines 2 Membres · 9 Réponses
  • 9 Réponses

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  • Matty

    Membre
    19 juillet 2026 à 21 h 04 min

    Bonjour @bt3009

    Il y a pour moi une ambiguïté peu encline à me satisfaire dans la dénomination haut potentiel intellectuel. Parle-t-on de potentiel intellectuel pour parler de monsieur et madame tout le monde ? Alors pourquoi est-ce le cas pour nous ?

    Notre singularité est psycho-neuro-physio-métaboliques d’où ce nom de « câblé autrement » ou de zèbre qui énoncent bien en soi une différence qui n’est pas liée à l’épigénétique mais bien à la nature de ce que nous sommes structurellement. C’est à cet égard qu’un certain nombre d’entre nous ne reconnaissons pas cette appellation HP et encore moins HPI qui nous cantonne dans ce reductionnisme de potentiel intellectuel. Nous ne sommes pas des potentiels, nous sommes des êtres câblés autrement dès la conception et que nous devoilions ou non notre potentiel cela ne change rien à la singularité de notre fonctionnement ni à nos capacités.

    Il en découle que malgré des conditions parfaitement idéales de terrain, d’humidité, d’ensoleillement et d’entourage un hêtre ne deviendra jamais un charme, un roseau un bambou, un poireau un oignon alors qu’il s’agit des mêmes familles.

    À mon sens HPI est une dénomination de neurotypique qui ne comprendra jamais la nature de l’écart qui existe entre les « surdoués » et les autres.

  • bt3009

    Membre
    20 juillet 2026 à 0 h 02 min

    Hello @Matty
    Merci pour ta réponse

    Je suis évidemment d’accord avec l’ambiguïté des termes
    
Et puis, plus fortement même :
    
Il faut se méfier des toutes ces dénominations qui finissent par prendre trop de place dans l’identité, sans qu’elles en aient de réelles utilités

    C’est vrai pour ce dont on parle ici, mais je généralise souvent ça aussi à toute case identitaire peu importe le contexte

    Je pense que nous gagnons quasiment tous à se sentir mouvement plutôt que forme (intérieurement surtout), et que ces dénominations HPI, zèbres, etc auraient tendance, à contrario, à flatter bien trop l’ego de ceux qui en ont besoin en finissant souvent par les enfermer dans une forme arrêtée qui servira alors de prétexte à une nouvelle immobilité quand le but originel était de trouver des réponses.
    Plutôt que de révéler un fonctionnement différent de la norme et continuer notre évolution, on s’enferme alors dans une forme : je ne peux rejoindre ou être rejoins car je suis trop différent.

    Oui, cela peut être vrai sur certains points (ce qui est vrai chez tout le monde), oui le sentiment peut être général dans l’être (ce qui est vrai chez bcp de HPI, HPE, etc), dans l’étrangeté du rapport au monde, mais se penser en dehors du monde car on se pense être au dessus ou trop différent aura trop souvent tendance à causer l’arrêt de notre propre mouvement évolutif personnel.

    La différence peut être réel avec la norme, elle ne doit pas en revanche devenir identitaire.

    Pour en revenir à ce que tu dis, personnellement, je ne pense pas que le câblage soit différent à la naissance, mais il me parait évident en revanche qu’il diffère et s’éloigne rapidement de le norme le temps évoluant.

    Et comme tu le dis cela part du psycho, de l’âme, de sa direction, pour finir par se matérialiser dans notre corps, métaboliser dans son fonctionnement.

    Donc le corps concrètement dans le temps, se cable différemment, fonctionne différemment même.

    Mais par orientation d’être, par mouvement de l’âme en rapport au temps et non par différence à la naissance.

    Je trouve en cela ta comparaison avec la nature légèrement erronée même si j’en comprend le sens ; nous restons fruit de nos propres conditions d’existences, elles n’ont pas à être nécessairement déterminantes par contre.

    Mais l’humain, et ici dans notre cas, son intellect, ses émotions, est trop façonné par son rapport au monde pour penser qu’il y a des différences de potentiel à la naissance si grande que les humains pourraient être classés en variétés aussi différentes et variés que les plantes dès leur conception/naissance.

    La neuroplasticité est possible à vie, le changement de mouvement, de direction de l’âme également, donc le reste doit pouvoir lentement suivre lui aussi, intellect, sensibilité, émotions.

  • Matty

    Membre
    20 juillet 2026 à 13 h 20 min

    @bt3009

    Plutôt que de se « méfier » de ce qui est nommé, identifiable, différenciable il suffit à mon sens d’être au fait des limites et des pièges courants ou des excès, parce qu’il est tout de même central, et ceux d’entre nous qui ont erré sans mot pour éclairer leur singularité en savent qlq chose, de pouvoir identifier les schémas récurrents qui nous caractérisent. Ironie de l’histoire en ce qui nous concerne aucun mot ou association de mots satisfaisant n’a encore pu être produit. Il y aurait peut-être la version anglaise de gifted ou exceptionally gifted qui pourrait être plus représentative bien que cela nous ramène une fois encore à la notion de capacité de faire et non à la singularité d’être ou de fonctionnement.

    Je partage cet avis que globalement nous attachons une importance excessive à la forme comme une donnée fixe au détriment de la fonction ou du mouvement pour le dire autrement. Mais je suis moins inquiet pour les « comme nous » vis à vis de la tendance habituelle de l’égo à se flatter ou à vouloir s’expenser sans limite,

    D’expérience nous savons que nous ne pourrons être que très partiellement compris, chacun faisant avec ses moyens et ses limites il ne faut pas se bercer d’illusion il existe un écart qui ne peut être comblé.

    Après à chacun de nous d’apprécier cet écart et de déterminer à quelle hauteur on se sent être de ce monde mais cette question nous place plutôt dans le champ métaphysique ou spirituel ce qui de ce point de vue ne constitut pas en soi un frein à son évolution.

    Si nous en venons à la notion de différence neurologique malgré les réserves qui peuvent se faire jour ça et là le scanner à mis en évidence des particularités bien physiques ce qui est cohérent vu que la structure est le support de la fonction. Je n’ai pas eu connaissance que des IRM fonctionnels eussent été pratiqués sur des nouveaux nés mais je peux te garantir que la manifestation de la douance est manifeste dès la naissance (nature du regard, qualité de la présence au monde, nature de l’attention etc…) et là je fais référence à la naissance de mes 3 enfants, il n’y a aucun doute que cette spécificité se bâti dès la conception.

    Dans ma représentation cette singularité est l’incarnation de el’sprit dans la matière et que le « vehicule » est naturellement conforme à la nature de l’esprit (l’âme dans mon référentiel n’étant que de la memoire).

    Certaines conditions sont déterminantes, un chêne fut, est et restera un chêne, quelque soit sont environnement d’existence et son évolution. Et il y a celles qui évoluent parce qu’il y a dans le vivant suffisamment de jeu dans les rouages, de celui qui nous permet d’être adaptable (à défaut d’être adapté).

  • bt3009

    Membre
    20 juillet 2026 à 15 h 43 min

    @Matty
    Je pars un peu dans tous les sens et j’ai pas tout relu ni vraiment structuré mais j’ai essayé de répondre lol (désolé pour les fautes)

    Oui, se méfier ou être au fait, je suis d’accord. C’est ma tendance à parler en tant que « nous » qui me faisait dire méfiance car c’est un piège profond de notre époque depuis qu’on a commencé à caractériser l’humain avec des termes fixes : caractère, tempérament, identité, etc..

    Et non plus comme être en permanente transition, évolution.

    Concernant la douance, je maintiens qu’aucun terme n’est le bon puisque le présupposé est faux.

    Le plus juste serait peut être de prendre la question à l’envers :

    Au moment de notre conception, nos destinés sont infinies et cela se traduit par une infinité de potentialités, non égale entre tous car nous dépendons évidemment de nos parents, ancêtres, etc, donc de ces linéarités croisés et entrecroisés, mais rien qui ne fixe trop de chose.


    C’est ensuite la dégradation de ces potentiels lors de notre développement qui fixera certains degrés d’intellect, de sensibilité, etc

    Evidemment qu’être le fruit d’un amour vivant et profond entre 2 êtres en bonne santé, qui sont entièrement orientés vers et pour le développement d’une nouvelle vie et qui vivent la leur aussi pour cela permettra une meilleure conservation de ces potentiels, un meilleur développement général que si on le compare a par exemple un couple dysfonctionnel sujet à des addictions dangereuses pour le développement d’un enfant et qui n’a pas assez de liberté financière, d’esprit, de coeur ou autre pour bien l’élever et qu’il se développe au mieux

    Et malgré tout, même cela n’est pas décisif car de profonds déséquilibres peuvent créer un meilleur câblage parfois chez les uns comme une vie trop confortable créé souvent un manque de tension intérieur peu propice au développement également chez d’autres.

    En cela, je préfère personnellement des termes de mélancholie, profondeur, etc
qui caractérise plus l’état que l’écart au final. Qui caractérise un niveau de compréhension du réel, de préhension du réel plus qu’autre chose.

    L’écart se définit par la norme qui ne l’est que dans le temps présent. Je suis à peu près persuadé que notre stade de développement humain est très peu avancé collectivement, et donc que la norme est très basse si on se place en dehors du temps et qu’on regarde le notre.

    Et par conséquent, même les plus évolués d’entre nous restons surement relativement peu avancé.

    Car l’état est important, c’est lui qui guide in fine.

    L’écart peut certainement participer à affiner notre rôle, mais notre direction de vie c’est bien l’état ressenti qui finit par nous la donner, parce que les réponses qu’ont y trouve sont les plus intimes, les plus singulières et personnelles de notre être.

    Je crois que ça donne des devoirs bien plus que des titres.

    Je vis, je constate, je souffre souvent même de cet état, pourquoi m’y assigner par un nom et m’y enfermer sans voir que la solution pour moi est de trouver le moyen de retrouver le chemin vers les autres, non pas en me diminuant, mais en participant à l’élévation de tous.

    Je pense que tu te trompes sur la singularité, peut être pas dans comment tu le penses d’ailleurs mais dans comment tu le formule ici

    La singularité est le câblage

    Il est la relation entre l’esprit et l’âme qui se reflète ensuite en nous à tous les niveaux

    En cela, tout le monde est singulier sur certains plans, mais sur d’autres, peu se singularisent malheureusement

    Concernant l’âme, je pense que tu la réduis nettement dans ce qu’elle est

    Nous sommes issus de longues traditions, de vieilles traditions qui ont toujours mis l’esprit au dessus de l’âme

    Peut être par besoin d’équilibre, peut être par intuition pure, j’aurai tendance à me dire que l’inverse est ô combien nécessaire aujourd’hui

    Comprendre plus profondément et réhabiliter l’âme

    Car si on y regarde bien, c’est de ça que manque le plus le monde de nos jours, pas d’esprit, d’âme
    (d’où d’ailleurs le féminisme actuel, mais que se trompe malheureusement bcp dans ces combats je crois, mais rien d’étonnant non plus)

  • Matty

    Membre
    20 juillet 2026 à 18 h 59 min

    Concernant la douance, je maintiens qu’aucun terme n’est le bon puisque le présupposé est faux.


    Pourrais-tu approfondir cette notion de présupposé faux, c’est un point assez central dans cette conversation.

  • bt3009

    Membre
    20 juillet 2026 à 22 h 56 min

    L’intelligence n’est en rien quelque chose de fixe.
    Elle l’est souvent de nos jours dû à notre organisation sociétal qui privilégie l’accumulation et l’évolution matérielle à l’évolution intérieure.

    Il y a des différences d’intelligences donc et des intelligences diverses.
    Mais si on parle de potentiel, il est grand chez tout le monde mais pas de la même manière.

  • Matty

    Membre
    20 juillet 2026 à 23 h 20 min

    @bt3009

    La douance n’est pas une idée ou un concept. Même imparfait les tests objectivent cette singularité en mesurant des capacités ou des habiletés particulières. Il est évident que l’outil ne prend le phénomène que très tres partiellement mais il objective certains aspects, idem pour les IRM fonctionnels. Ça c’est la base de l’objectivation du fait. Le déni au motif de la souffrance n’est à mon sens pas de nature à apaiser les choses, je trouve la souffrance plus supportable lorsque l’on en comprend les ressors, l’autre avantage de cette compréhension est de pouvoir mettre en œuvre des stratégies qui s’appuient sur des faits et permet de tester avec plus ou moins de succès des solutions pour s’appaiser ou intégrer des stratégies de pilotages de notre véhicule qui empreintes des voies tout aussi singulières par rapports aux 97 autres % du reste de la population.

    Et puis il faut appeler un chat un chat, oui nous avons des plus dans nos compétences et nos habiletés mentales, c’est d’ailleurs avec ces mesures que l’on nous teste et que l’on nous attribu un chiffre. Il est possible dans l’absolu que cela puisse nous donner un sentiment de supériorité ou au contraire nous efffondrer dans une forme de culpabilité. Que peut-on y faire, les faits sont têtus, nos capacités sont ce qu’elles sont le regretter ou s’en réjouir n’y change rien, il nous faut vivre avec. Ce n’est ni du mérite ni du travail, c’est juste comme ça.

    Lorsque tu évoques la notion de potentiel infini, moi je pense que notre avenir et notre conditionnement sont déjà joué avant même la conception de part tous les facteurs environnementaux qui vont nous accueillir et nous faire grandir. Il y a globalement un grand déterminisme dans notre devenir. Mais malgré cet état de fait il n’empêche que nous arrivons fini, avec notre personnalité, notre caractère, notre capacité ou incapacité à poser un certain regard sur le monde et à voir ou ne jamais pouvoir voir ses inepties, ces petits jeux, ces comportements grégaire, ces satisfactions sans lendemain, ces faux semblants que tout le monde voit mais qui ne posent aucun problème au-delà du constat. Il y en a long comme les bras et les jambes réunis. Bref pour moi le choix de chaque individu est limité, conditionné à ce qu’il est, limité à ses capacités innées.

    Pour en venir à l’âme et à l’Esprit pour moi toujours mais aussi dans certains enseignements pas de confusion, l’âme est un cheval fou sans cavalier ou un cavalier sans tête. Elle se nourrit de mémoire et d’expériences, un aveugle de naissance sans boussole ni repère. Pour être fonctionnelle l’âme doit être conduite par l’Esprit, mais l’Esprit dans ce monde est une denrée rare une sorte de feu follet qui s’éclipse à la moindre pensée et nous laisse sans lumière dans les ténèbres de ce monde prison. Voilà pour le côté obscur de notre condition. Des ombres qui dansent au font d’une caverne et dont la faible lumière encore nous ébloui, nous terrifié et nous hypnotise. Et nous vivons comme des esclaves qui reçoivent assez pour survivre mais trop peu pour s’enfuir. Le grand cirque ou l’on croit vivre sa vie et être libre de nos choix alors que tout est écrit à l’avance pour nous garder dans cet état de demi vie.

    Oups là je me suis lâché, désolé je ne voulais pas aller si loin, mais toi aussi qui ramène ce concept très improbable d’âme dans un sujet qui se veut psy… 🙂

    Aller sans rancune, si tu veux on ouvre un sujet dans philo et spiritualité sur le manque ou l’excès d’âme en 2026. On pourra en plus y parler d’amour et de chemin spirituel. 🙏

  • bt3009

    Membre
    21 juillet 2026 à 23 h 39 min

    Je ne conteste pas les faits ; il y a des différences d’intelligences, de capacités, etc
    C’est évident
    Ce n’est en aucun cas ces caractéristiques prises 1 par 1 qui font la singularité mais le tout.
    L’agencement du tout.

    Aucun déni quand je parlais des manières d’exprimer la différence d’autres manières que sous le prisme de l’intellect. C’est principalement pour prévenir l’inflation égotique qui s’en accompagne chez moi. Car oui, si on ne trouve pas de suite d’autres réponses, l’image de se penser plus intelligent enferme plus qu’elle n’ouvre. Le constat en lui même est souvent intéressant comme passage en revanche, là oui !

    Et non, les faits ne sont pas têtus, ils sont les faits, point. C’est nos interprétations qui sont têtues. Et la différence est importante.
    Si je mange une pomme, c’est un fait, c’est simple, je comprend les tenants et les aboutissants de ce qu’il se passe.
    Concernant l’intelligence c’est un peu différent. L’intelligence est une idée qu’on a cartographié et bien cartographié d’ailleurs, mais pas totalement encore, et peut être même pas encore à moitié, qui sait ? On se base donc sur des mesures et des normes dont on a fixé les règles a un temps donné.
    Ça n’est pas totalement arbitraire, ça mesure bien des choses, des choses concrètes, mais ça n’a rien d’un fait en soi, l’intelligence.
    Ça prouve une forme d’intelligence plus que l’intelligence.

    Quand on mange une pomme, on agit entièrement avec ce que dieu, la nature, le monde, nous a donné, peu importe, mais l’espace interprétatif est relativement limité car l’homme entre peu en compte dans l’action.

    Je ne suis absolument pas d’accord sur le déterminisme en revanche. Je ne le nie nullement, il est la norme. Mais de tout temps, le but a été d’en sortir, et de tout temps, certains ont dépassés leurs déterminismes.
    Et je ne suis pas d’accord non plus sur le fait que nous arrivons avec tout un lot trop fixe nous définissant. Il y a de l’inné évidemment, mais la vie, la construction d’un être, est dans ce merveilleux truchement de l’inné et de l’acquis, le long de la vie.
    La caractère, le tempérament, etc ; rien n’est fixé. Il y a des courants et contre courants, des legs entre génération mais absolument rien de fatalement fixé.

    Les choix d’un individu peuvent être limités, oui ; tous les destins ne lui sont pas possibles, mais il lui en reste une infinité. Il a des choix. Il peut se libérer de ses déterminismes. Ça n’est malheureusement pas nécessairement vrai pour tout le monde : l’humain est capable de choses bien horribles pour limiter ses congénères. Mais ça l’est pour une majorité, je pense, une bonne grosse majorité. C’est simplement qu’un système fonctionnel se maintient plus facilement grâce à une philosophie générale qui enferme l’individu que grâce à une philosophie qui lui permet de s’en libérer.

    A voir ton dernier paragraphe, je pense que l’essentiel de nos désaccords viennent de nos différences de conception sur l’âme d’ailleurs.
    Tu la diminues énormément il me semble en lui donnant seulement valeur de mémoire et d ’expérience. Enfin, ça demanderait à être creusé surement.

    Car non, je conteste fermement la primauté de l’esprit sur l’âme. C’est trop simple comme vision. Pas anormal car toutes nos religions monothéistes ont ce même trope, mais réductionniste.
    Je suis d’accord sur l’idée que l’esprit est le guide, mais au contraire, c’est l’âme le garde fou de l’esprit. Pour moi, ta confusion ici est dangereuse. Disons que cette confusion est celle qui explique généralement les différents fanatismes, l’idée prime au delà de toutes sensibilités.

    Tu as bien raison de te lâcher ahahah
    C’est bien plus amusant de discuter de cette manière, c’est surtout je crois plus vrai. Car les choses entre elles se tiennent. La vie n’est pas segmenté comme la pensée scientifique l’a fait pour comprendre le monde et finit par le penser …

  • Matty

    Membre
    22 juillet 2026 à 10 h 47 min

    @bt3009

    Si on voulait être juste on s’en tiendrait à l’appelation HQI, parce que intelligence n’a en effet pas de définition « homologuée » d’où mon avis que HPI outre le fait de nous reduire à un intellect, est plus une calamité qu’une fenêtre sur notre réalité. Le terme zèbre a au moins l’avantage de mieux souligner le décalage de nature, comme deux plantes de la même famille expriment des similarités et des différences qui ne se limitent pas à un indice de performance. Malheureusement dans le langage profane zèbre est devenu une catégorie super élastique qui recouvre bien des réalités différentes où tout un chacun peut avoir de bonnes raison de s’y inscrire, ce qui en rajoute à la confusion déjà pas mal observée.

    Sinon je suis d’accord que les chemins du potentiel humain sont, dans l’absolu, infinis mais que ramené à notre incarnation dans ce monde ci ils ne sont pas libres, loin s’en faut. Je ne dis pas qu’individuellement il n’y ai pas une certaine marge de libération des schémas planétaires mais comme cette création n’est pas la notre nous sommes assujettis irrémédiablement à certaines de ses lois.

    Bref chacun fait de son mieux avec les outils qui sont les siens et qui ne sont pas et ce n’est rien de le dire, les mêmes pour tous. Je vois l’humanité comme multiple et si nous avons tous un véhicule d’incarnation relativement semblable ce qui l’habite semblent pouvoir venir d’horizons fort différents. L’emballage est le même mais ce qu’il contient par contre…

    Merci pour ton retour et de la qualité de l’échange.

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