L’impression de péter plus haut que son cul…

  • L’impression de péter plus haut que son cul…

    Posted by max on 3 octobre 2020 à 23 h 02 min

    Vous avez toujours eu l’impression d’être en décalage, que ce qui était clair pour vous ne l’était pas pour les autres…

    Mais est-ce que, comme moi, vous avez la sensation de ne pas pouvoir vous contenter d’une vie normale ? Cette impression que rien n’est jamais assez ?

    Et surtout, est-ce que vous aussi, vous culpabilisez de rêver d’un éternel mieux ?

    Je vous laisse cette petite chanson pour illustrer, avec cette phrase : donnez-lui la lune, il la jettera quand il l’aura”

     

    max a répondu il y a 2 années, 1 mois 7 Membres · 9 Réponses
  • 9 Réponses
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    mel63

    Membre
    4 octobre 2020 à 8 h 32 min

    Tout pareil 😉

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    casia09

    Membre
    11 octobre 2020 à 22 h 56 min

    Ahhh! l’éternel insatisfait!!! Je peux encore revoir comme dans un film les têtes des gens demandant pourquoi tu veux plus si tu as déjà tout ce qu’il te faut. Pourquoi ne pas se sentir béni et chanceux (comme tous ces messages dans les réseaux sociaux) d’avoir un jambon beurre au lieu d’un bout de pain rassis? et bah, parce que je veux mon sandwich avec des cornichons aussi, et voilà. Et une fois les cornichons et bah pourquoi pas un bout de fromage tant qu’à faire… et… une touche de moutarde ça pourrait aider… et je viens de penser à cette tomate bien mûre… et si je mettais un peu d’avocat?? A la fin, au moment de croquer le sandwich, il me vient à l’esprit que j’aurais pu aller acheter ce pain de campagne qui est si croustillant et du coup le sandwich est décevant, il est incomplet. Je dois me conformer avec? j’ai faim, pas le temps d’en faire un autre, plus d’ingrédients et plus de monnaie pour le pain. Je mange mon sandwich mais je sais au fond de moi, qu’il aurait pu être légendaire si seulement…..

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    ilya

    Membre
    11 octobre 2020 à 23 h 38 min

    Grave, je me la raconte souvent comme un putin de péteux condescendant mais bon ça s’équilibre avec mon style de bouseux et mes phases de bourrin sans nuances. Puis y’a la petite touche humoristique qui peut laisser le doute quand à savoir sur quel pied je compte danser, moi même je le sais pas tant en général, j’sens que ça cloche mais j’ai pas forcément le vocabulaire qui suit le ressentit du coup je démarre à “tâtons”.

    Quand tu veux faire passer un message subversif (ce qui est quasiment tout le temps le cas, j’peu pas m’empêcher de ne pas être d’accord, en même temps…) ou sur la base tu sais que faut pas te louper car si tu t’exprimes pas de manière claire et convaincante, avec des arguments qui se tiennent ou juste assez de vocabulaire adapté pour tenir un certain aplomb, les gens pas d’accord, en surnombre, vont prendre un malin plaisir a tenter de te ridiculiser des manières les plus basses qui soient et ça sera pas constructif au contraire (enfin en un sens si, ça apprend à progresser, m’bon à quel prix…). Alors prudence, même si l’expérience facilite les choses, prudence.

    Par contre j’crois pas que je culpabilise j’me sens dans mon bon droit, à mes yeux, quand je trouve que y’a un truc qui cloche c’est que ça cloche et tant que ça sera pas réglé, j’aurais du mal a fermé ma gueule et même si je la ferme, c’est pas terminé pour autant parce que je vais ruminer le problème tant qu’il me tiendra à cœur et ce jusqu’à ce que je trouve une solution qu’elle soit l’approche psychique, spirituelle de ma part ou la modification plus physique de la chose.

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    ilya

    Membre
    12 octobre 2020 à 13 h 51 min

    @yugen

    Y’a plein de manières de faire naitre le lynchage. L’arrogance et le mépris, ça peut bien-sur.

    Après je reste assez nuancé sur ce qu’on pourrait appeler “connerie”, “raison”, “tord”, “convaincre les autres”.

    Tout ce que je veux dans le fond c’est pouvoir “exister” avec mes divergences, j’suis pas tant là pour avoir raison, convaincre etc…

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    Usager supprimé

    Membre
    12 octobre 2020 à 14 h 50 min

    Pour ce qui est du “décalage”, celui dont tu parles dans ta présentation de sujet @max , oui mais ce n’est pas systématique et je pense surtout qu’effectivement, c’est bien plus souvent “une impression” et la résultante d’un sentiment (par exemple) d’isolement ou inhérent à des paramètres “extérieurs” qu’à ce qu’on est fondamentalement qui serait “en opposition” à ce que sont “nos voisins” (eux qui seraient “fait d’un autre moule” (ce qui est vrai et faux en parallèle))… Et pour ce qui est de la clarté qui m’apparaîtrait mieux ou plus à moi plutôt qu’à d’autres… Disons que oui, c’est probable et je me laisse couramment tenter à le penser (^^), néanmoins et pour être totalement objectif, je ne connais (vraiment) pas assez “ces autres-là” pour en tirer des conclusions sur une perception qui serait si fondamentalement différente entre eux et moi que cela me distinguerait tant que ça de mes congénères… Puis, si je peux prétendre à concevoir certains aspects mieux que quelques-uns, on peut raisonnablement estimer que d’autres notions seront mieux appréhendées par certains que moi je ne le pourrais.

    Pour le reste, pour ta question (“avez la sensation de ne pas pouvoir vous contenter d’une vie normale ? Cette impression que rien n’est jamais assez ?… Et surtout, est-ce que vous aussi, vous culpabilisez de rêver d’un éternel mieux ?”), je dirais que oui, je suis un “éternel” insatisfait.

    Ce n’est pas tant qu’une vie “normale” (à voir ce que l’on considère comme telle) ne serait pas suffisante pour me contenter, qu’effectivement, malgré mon état d’être admis, assumé et apprécié, malgré un éveil que j’estime “enviable”, malgré les relations précieuses que j’ai pu avoir (ou que j‘ai toujours) avec quelques femmes exceptionnelles, malgré mes enfants, malgré ce qui est beau et tout ce qui m’a été accordé par ma naissance ou ce que j’ai pu obtenir par ma volonté… Oui, je demeure frustré et au point où j’en suis arrivé, je pense que cela ne changera jamais quand bien même j’aurais acquis toutes les expériences ou les richesses que je peux imaginer désirer.

    Je pense qu’une fois ceci acté pour soi-même, on peut très bien entrevoir de cela qu’il ne nous resterait alors “plus qu’à” (apprendre à) s’en accommoder, à accepter cette façon d’appréhender les choses sans trop se morfondre à regretter par anticipation tout ce que ce sentiment nous communiquerait de mécontentement et au lieu de “ça” (qui serait assez tristement “improductif”), de réaliser que cette insatisfaction est en fait une puissante force motrice qui nous pousse continuellement à approfondir une connaissance, à ne pas se contenter de ce qu’on croit savoir en ne tenant rien pour absolument définitif… C’est ce qui nous permet d’avancer sans arrêt et sans jamais en venir à se dire que “ça y est”, c’est fini. Ce pourrait même être une manière élégante de concevoir sans tourment et sans honte l’évidence, à savoir que l’on est tellement imparfait que notre imperfection même serait la seule preuve concrète de l’infini… Et que cela est rassurant.

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    Usager supprimé

    Membre
    12 octobre 2020 à 14 h 58 min

    @casia9 “Ahhh! l’éternel insatisfait!!! Je peux encore revoir comme dans un film
    les têtes des gens demandant pourquoi tu veux plus si tu as déjà tout ce
    qu’il te faut.”

    Oui tout avoir, mais il y a aussi le besoin de créer, quelque chose de notable?

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    Usager supprimé

    Membre
    12 octobre 2020 à 15 h 03 min

    @Ilya “si tu t’exprimes pas de manière claire et convaincante, avec des
    arguments qui se tiennent ou juste assez de vocabulaire adapté pour
    tenir un certain aplomb, les gens pas d’accord, en surnombre, vont
    prendre un malin plaisir a tenter de te ridiculiser des manières les
    plus basses”

    oui: le zèbre doit être parfait ou ne pas être: la moindre imperfection: une chaussette bleu très foncée et l’autre noire, ne sera pas pardonnée… et sera un argument majeur dans l’approbation d’une proposition de votre part: quelque part c’est un bienfait.

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    natou

    Membre
    22 octobre 2020 à 6 h 14 min

    Pour reprendre la métaphore de casia09 que j’ai beaucoup aimé, et si au lieu de se dire « quel
    dommage j’aurais pu manger le meilleur sandwich de ma vie « on
    se disait « celui ci était bon mais ce qu’il y a de
    merveilleux c’est que le prochain sera encore meilleur et à jamais »Et puis une fois qu’on a goûté au
    meilleur après quoi ? Bon bah voilà c’est fait on passe au
    risotto maintenant ? Ce qu’il y a de génial là dedans et
    j’entends il y a aussi de mauvais de côté, c’est d’être en
    mouvement perpétuel, de ne pas se contenter, heureux sont-ceux qui
    peut être arrivent à être substanté mais ils n’ont plus envie de découvrir,
    ils n’ont plus soif, et ne ressentent plus la satisfaction même
    imparfaite de goûter au nouveau au différent. En tout cas j’aime voir cela comme même si ça peut ressembler à un subterfuge ^^

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    max

    Modérateur
    23 octobre 2020 à 20 h 41 min

    Moi aussi j’ai adoré la métaphore du sandwich de @casia09 ! Quelle tristesse il y a dans un jambon-beurre ! Même un poulet-crudité est plus sympa, il a des couleurs !

    Finalement, tout le malaise vient du fait que le monde nous demande d’être fidèle à un sandwich, à un métier, à une compagne ou un compagnon… Et il nous en cuirait de lorgner sur le sandwich du voisin ! Pourtant… les combinaisons sont si nombreuses, il existe une multitude de sandwiches ! Il y a forcément meilleur que le mien ! On pourrait envisager un goût plus épicé, avec de la coriandre ou du piment… Mais il faudrait que soit satisfait de mon sandwich, il est délicieux, mais c’est toujours le même…Et bien non ! finalement, j’ai laissé tomber cette prison, plus de travail, plus de sandwich… Je devrai peut-être manger moins souvent, mais chaque bouchée sera un délice !