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Zébritude enhardie…
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Zébritude enhardie…
Chères amies, chers amis,
Comme certainement bon nombre de membres de ce site, je me suis moi aussi, et aussi loin qu’il m’en souvienne, senti un peu à part.
Dès ma plus petite enfance ( qu’il est convenu de qualifier de tendre, mais qui est loin, vous en conviendrez, de l’être toujours ), j’ai pu observer avec curiosité mes camarades de classe, qui pour certains semblaient sécher sur des problèmes qui me paraissaient élémentaires, et pour d’autres affichaient un enthousiasme excessif, débordant, disproportionné, de les avoir résolus ( moins manifestes à mesure que s’exerce l’art de la dissimulation, ces comportements étranges perdurent cependant chez les adultes )… Longueurs, rabâchages, lourdeurs, lenteurs, radotages, manques d’intérêt : Je me suis beaucoup ennuyé en cours… Aussi avais-je rapidement résolu, sapristi ! de m’affranchir coûte que coûte de la plupart des travaux que l’on me demandait de fournir et que je jugeais ô combien fastidieux, vains, superfétatoires, et par trop chronophages. C’est vous dire, cher(e)s ami(e)s, si ma scolarité fut un véritable désastre. Distillées parcimonieusement de-ci de-là entre bâillements, insolences, et pitreries, mes quelques fulgurances _ ainsi qu’ont pu les nommer certains de mes professeurs dont je devinais à leurs regards incrédules quelque ébranlement intime, quelque remue-ménage dans leurs convictions académiques de l’idée qu’ils se devaient faire d’un cancre _ avaient grand peine à suffire de me maintenir à flots…
Bref ! J’occupe, aujourd’hui encore, un emploi plus que modeste dans la fonction publique territoriale que j’ai intégrée par pur hasard et désoeuvrement, j’ai 58 ans et mon poignet tarde singulièrement à s’adorner d’une de ces montres de prestige qui attestent ostensiblement et sans conteste de l’heureuse réussite de leurs possesseurs, je suis curieux de tout, sans être spécialiste de rien, et j’ai hâte, oh oui vraiment grand hâte, de rejoindre votre groupe d’équidés dont la robe rayée se fond dans la savane, groupe que j’imagine tout à la fois stimulant, apaisant, enrichissant, fraternel et rassurant ( après tout, les zèbres _ appellation sous laquelle j’ai appris tout récemment que nous nous reconnaissions _ sont des animaux grégaires et j’avoue commencer à être un peu las de ruer seul pour chasser les hyènes qui rôdent tout à l’entour, et qui ne menacent pas que nos seuls prés carrés. D’ailleurs, j’ai l’impression que ma vivacité a comme tendance à s’étioler et mes sabots un peu usés, parfois ne fendent plus guère que l’air… ).
À très bientôt, vous tous.
Pierre
P-S : Le tutoiement d’office, dont il semblerait de mise que nous nous gratifiions, me plaît beaucoup : pour le tantinet de majesté qu’il perd en conjugaison, et plus particulièrement dans les temps du subjonctif, il gagne toutefois d’emblée plus qu’amplement en sympathie.
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