MOI, "MOMOSSE"…



  • MOI, "MOMOSSE"…

  • Momosse

    Member
    31 octobre 2019 at 0 h 56 min

    Comme on y invite les nouveaux membres, que je n’éprouve aucune difficulté à m’évoquer (limite ce serait plutôt le contraire ^^) pour assuré et égocentré que je suis et que c’est bien ici qu’on peut le faire plus particulièrement sur ce site (puisque ça ne m’est pas apparu franchement avec tellement d’évidence d’emblée (sans prospecter avec insistance et une attention (qui est certes discutable chez moi) sur le site en tout cas)), je me présente :

    Je ne m’appelle pas “Henri” (dédicace aux autres survivants présents ici)… mais mon nickname est “Momosse” (une contraction de mon nom de famille) de par mon pseudo “officiel” (en ce sens que je n’utilise que lui) et toujours “définitif” (depuis 2008 et jusqu’à ce que je change d’avis (ou par obligation (parce que je devrais “brouiller les pistes” par exemple ^^))). Il me vient des quelques rares fois où des connaissances m’ont surnommé de la sorte et je l’ai adopté parce qu’il inspire simplicité et familiarité… Toutes choses qui ne me ressemblent pas tant que ça au demeurant mais qui servent à “présenter bien” en quelque sorte, et il se trouve également que j’apprécie ce genre de décalage-là… Lui, me ressemble bien.

    Je suis (ça m’étonnera toujours de le relever) un demi-centenaire (54 ans) qui s’assume encore bien indépendamment du flétrissement physiologique inhérent naturellement à l’accumulation des années (et à mes abus persistants) pour être toujours “fonctionnel” en tant qu’homo-sapiens “caucasien” (du sud) à l’hétérosexualité encore très active et du fait qu’il s’estime lui-même être “demeuré” (meuh nan, pas sous-entendu que je serais (si) con (que ça) ^^) un “esprit libre” qui progresse incessamment… C’est du moins-là ma conviction intime.

    J’ai imperturbablement, très consciencieusement, et sans jamais ménager mes efforts pour ce faire, puisé dans ma nature profonde (de fainéant pathologique) pour bâcler efficacement ma scolarité dès lors que j’ai conçu de ne pas m’y retrouver ni pouvoir me réaliser dans ses obligations et au travers de la promiscuité avec “les autres” à laquelle celle-ci m’a obligé très (trop !) tôt. En la matière, cette institution, émanation d’un modèle de société qui ne me convient intrinsèquement pas aura “au moins” atteint son ambition d’apprentissage y compris et tout spécialement s’agissant de l’enfant que j’étais ^^… Ecrit comme ça, c’est pas faux et marrant, mais cela signifie aussi que j’en ai quand même chié tout du long et depuis le début (que je situe vers l’âge de raison en toute logique).

    J’ai par la suite (besogneusement le plus souvent) poursuivi mon chemin en ce monde en évoluant personnellement au fil du temps et à mon rythme qui est lent… Mais j’ai pu le faire avec constance et je crois, sans “me perdre” dans cet environnement oppressant. J’y suis parvenu aussi grâce même à mon handicap d’adaptabilité, lui qui m’autorise sans perturbation mentale un déficit de rapports sociaux ou encore, en me gardant de l’influence potentiellement néfaste que pourraient avoir les critiques incessantes (dues à l’incompréhension que mon comportement suscite alentours) auxquelles je m’expose en restant simplement “égal à moi-même”, ce qui me conduit à ne pas suffisamment “me fondre dans la masse”… J’aime à dire que l’on ne peut me diluer dans l’immensité humaine. Ma psychologie, pour uniquement lourde qu’elle a pu m’apparaître initialement du fait de ce qu’elle induisait donc presque mécaniquement de me voir exclu des groupes de mes congénères (pour ne pas attendre d’eux), me permet par la distance émotionnelle et la construction rationnelle qui découle d’elle en parallèle, de non uniquement ne pas m’affecter foncièrement des “mauvaise ondes” qu’elle peut provoquer mais au-delà, de me conférer le bénéfice de développer mes propres conceptions tout en étant pas étanche à celles d’autrui (ce qui nourri ma réflexion) puisque je demeure sans ressentiment à leur encontre et que je ne tiens rigueur à aucun d’être celui que je suis (pour savoir apprécier ce qui me distingue d’eux au lieu de le déplorer). Ma personnalité m’autorise tout autant à faire face à toutes les réalités de ce monde sans grand dérangement et ainsi, de les prendre toute en compte, seule façon de l’analyser avec objectivité et le plus de justesse possible, préalable indispensable pour le comprendre avec un tant soit peu de lucidité. On pourra en conséquence et sans partialité considérer que c’est bien mon particularisme qui a gardé mon esprit ouvert à l’extérieur tout en préservant efficacement de lui l’intégrité de son individualité.

    Pour ce qui est des zébrures blanches et noires et cela se rapportant à moi, je vous soumettrais la pirouette suivante ; “Je ne suis de manière avéré qu’un tifoso Juventino”. Pour le reste, “je ne suis sûr de rien” en résumé… Ce qui au demeurant reste “dans l’absolu” une très bonne raison de poursuivre un cheminement dans l’espoir de la quête de soi et pour mieux trouver les autres non ?… Je n’ai approché l’univers de la douance que tardivement dans ma vie (depuis 4 ans environ). Cela m’a interpelé d’emblée puisque je m’y sentais apparenté “en quelque chose” mais cette découverte n’a évidemment pas changé la vie de l’adulte mature que j’étais déjà depuis longtemps alors. Lui, il intègre ces nouvelles informations comme il le ferait avec d’autres ; Sans “se faire de film” sur ce qu’il est au milieu de ses contemporains (chose à laquelle il a consacré quelques décennies de réflexion…) et je n’ai pas d’attentes particulières liées à ce que j’ai appris par moi-même ou dans les échanges que j’ai pu avoir sur d’autres sites dédiés avec certains de ceux qui se réclament de cette “zébritude”. Néanmoins, malgré la difficulté de communiquer qui me semble encore plus prégnante aujourd’hui qu’hier (et alors même que les moyens techniques mis à notre disposition pour le faire n’ont jamais été aussi diversifiés et accessibles), ces quelques partages “consistants” que j’ai pu trouver dans ces rassemblements m’ont parus assez intéressant pour que je souhaite poursuivre mes tentatives d’approches au sein de cette communauté. Accessoirement (parce que ça n’a pas de valeur “scientifique”), il y a également que je me suis pas mal reconnu dans le profil de l’individu présentant le TSA (populaire désormais) “syndrome d’Asperger” mais surtout, c’est dans le cadre de discussions approfondies sur ZC que j’ai établi un rapport de l’ordre de ce qui pourrait s’apparenter à de l’amitié (ce lien se perpétuant encore) avec une interlocutrice (qui se présente elle comme une asperger diagnostiquée) que j’estime au travers de ses lignes. Il est remarquable en soi de ma part que je m’arrête sur quiconque durablement… Car même s’il s’agit en l’espèce de ce qu’induit habituellement la “virtualité” pour la plupart (je suppose), cela représente le pendant du fonctionnement qui me concerne identiquement sur le plan irl. Elle reste cependant la seule personne avec qui j’ai maintenu un rapport de mes passages sur les divers sites qui m’ont accueilli.
    Maintenant que je suis sur Rencontre Surdoué et que j’ai pu “traîner un peu dans la zone”, j’en apprécie assez l’existence et j’ai un sentiment globalement positif sur l’agencement de cette plate-forme (même si “son ergonomie” reste (évidemment) perfectible (en ce qu’elle manque un peu de “fluidité” à mon goût)) et ce, “sans parler” de l’utilité très réelle qui se trouve dans sa démarche à tenter de réunir des singularités (souvent isolées au quotidien) au travers de leur caractéristiques convergentes et pour que cela les conduisent à des mises en présence… Ou même (!) que ces rencontres débouchent sur des liens plus forts émotionnellement… Voir (encore) “plus si affinité” ! ^^
    Sur ce plan, je m’exclue ici (malheureusement) de toutes velléités affichées pour être trop éloigné d’une possibilité de contact physique tant ma situation géographique me rend inaccessible à (quasiment) n’importe laquelle… Je ne ferme par essence aucune porte pour autant, mais il me semble plus “raisonnable” (ce mot ne me plait pas beaucoup) de ne me consacrer a priori qu’à des rapports épistolaires et je serais déjà satisfait d’en établir sur ce site ou sur son Discord… Dès-lors que je pourrais à nouveau m’y exprimer ^^ . . .

  • etienne31

    Member
    31 octobre 2019 at 10 h 20 min

    Salut et bienvenu !

    Tu es la seule personne au monde que je connaisse à part moi à utiliser le système de parenthèse à plusieurs dimensions dans du texte ! Serait ce une caméra caché ?  😄

    Au plaisir d’échanger et de découvrir et développer des nouveaux concepts. 👍

  • olivier-de-la-conception

    Member
    31 octobre 2019 at 18 h 45 min

    Bonjour Momosse

    Enchanté. C’est de moi qu’il s’agit quand tu parles de l’individu qui présente le TSA?

    PS: Je n’ai lu ton texte qu’en vision globale. Je m’y replonge, ca a l’air passionnant. Merci

  • olivier-de-la-conception

    Member
    31 octobre 2019 at 19 h 07 min

    ….. J’ai A-DO-Ré !!!

    J’ai adoré tes longues phrases. A l’instar d’@etienne31 qui a kiffé ton usage frénétique de la parenthèse. Non seulement je m’y retrouve, du fait que j’ai le même sens de la rédaction sans fin (vive les virgules et parenthèses!), et qu’en plus le fond m’a touché. Non je n’ai pas touché le fond. Enfin si… Bref.

    J’aimerais beaucoup entretenir de longues conversations avec toi. Phrases courtes bien sûr! Lol. Les sujets? Tous ou presque. Mon principal intérêt restreint (ou passion, c’est plus joli) est justement…. les intérêts restreints. Dès qu’un sujet me plaît (ou pas, l’envie peut venir en découvrant) je m’y engouffre. Jusqu’à plus soif.

    Pour finir ce qui me plaît en toi est aussi une particularité très forte chez les autistes, donc chez moi: aucun préjugés, et horreur des injustices.

    La bise à ceux qui lisent.
    Et pensées pleines de bienveillance pour toi Momosse…

  • Momosse

    Member
    3 novembre 2019 at 20 h 51 min

    @etienne31 ; Je t’ai repéré au milieu d’autres ici (le contraire aurait été due à un manque d’attention de ma part) et pour le peu que j’ai traduit de tes écrits, j’ai l’impression (nébuleuse et peut être erronée à ce stade) que ce qui nous séparerait est également manifeste à ce qui pourrait nous être commun… A creuser donc.

    @bluearrowww ; Je vois que mes lignes ont suscitées quelque enthousiasme chez toi… En général, soit “elles passent (très) bien” ou je parais franchement détestable au travers d’elles. Heureux de pouvoir te compter parmi les seconds donc.

     

    Pour ce qui est de mon “identité rédactionnelle”, je crois qu’elle me vient de mon déficit de lecture conjugué à celui qui remonte à l’époque où on était censé m’apprendre “ce que je devais savoir” à ce propos concernant la construction normative et/ou “didactique” d’un texte… Cette “méconnaissance acquise” a permis que je développe encore plus librement mes propres conceptions s’agissant de l’agencement des mots que j’estime susceptibles de préciser au moins mal ma pensée.

  • olivier-de-la-conception

    Member
    4 novembre 2019 at 21 h 22 min

    Bonjour Momosse.

    bluearrowww ; Je vois que mes lignes ont suscitées quelque enthousiasme chez toi… En général, soit “elles passent (très) bien” ou je parais franchement détestable au travers d’elles. Heureux de pouvoir te compter parmi les seconds donc

    Je pense que tu t’es trompé. Non ?

    Je fais partie de ceux qui apprécient tant le fond que la forme de tes écrits.

    Bonne soirée.

  • Momosse

    Member
    4 novembre 2019 at 22 h 10 min

    Exact bluearrowww … Je suis parfois dans une telle réflexion sur ce que je veux exprimer dans mes écrits que j’en viens à négliger ce qui émerge au bénéfice de mon idée fondamentale.

  • Momosse

    Member
    12 novembre 2019 at 14 h 29 min

    Pour compléter ma présentation, j’ajoute ici quelques précisions relatives à ce qui fait que je me retrouve (relativement) dans les caractéristiques qui définiraient un profil asperger et pour ce faire, j’ai opté pour reprendre (“connement”) point par point ces particularismes identifiés et en me positionnant personnellement vis-à-vis de chacun d’eux :

    1/ Difficultés dans le domaine des relations et des interactions sociales : se faire des amis, comprendre les règles tacites de conduite sociale et les conventions sociales, attribuer à autrui des pensées ou se représenter un état émotionnel ; Cela me correspond bien sous réserve qu’aujourd’hui, j’ai appris à mieux communiquer avec les autres en m’adaptant “juste ce qu’il faut” pour que je “donne le change” relationnel attendu sans que ma nature profonde n’apparaisse trop vite. Néanmoins, étant partisan de l’effort minimum et peu motivé-déterminé à masquer ma vraie personnalité, celle-ci émerge assez vite dès lors que (par exemple) des collègues me côtoient sur quelques semaines. Il faut dire que je n’ai pas de velléité d’amitié (pour n’en pas ressentir le besoin) ni je n’éprouve un désir de popularité ou de reconnaissance de la part d’autrui… Ce qui va à l’encontre des rapports sociaux “entre hommes” habituels et ce qui me “trahi” notamment.

    2/ Difficulté à reconnaître les émotions et à les gérer ; C’est moins évident chez moi parce que (il me semble), je détermine assez bien et sans trop me tromper ce qu’il faut retranscrire d’un visage et même si j’ai parfois des doutes à ce sujet, je me dis que ce seront les mêmes que rencontres “n’importe qui” s’agissant de cette “lecture” délicate et assez subjective. Seul persiste chez moi une “malaisance” à discerner les subtiles mimiques que peuvent s’adresser des interlocuteurs qui se connaissent déjà entre eux, c’est un langage subtil et fugace qui m’échappe encore pour beaucoup, mais ceci encore doit être relativisé de par mon manque de pratique sociale… Néanmoins, je constate que ce déficit de compréhension-là existait déjà chez moi à l’enfance et que je ne l’ai pas significativement comblé des décennies plus tard.

    3/ Des particularités dans la communication verbale et non verbale : ton de la voix, langage précieux, difficulté à comprendre les métaphores, le sens figuré, l’ironie, contact oculaire pauvre, difficulté dans la conversation et la réciprocité émotionnelle ; J’ai gommé ça presque entièrement depuis mes années de jeunesse, mais de regarder quelqu’un dans les yeux m’a dérangé longtemps (jusqu’à jeune adulte (la trentaine environ)) et me mettait franchement mal à l’aise. D’autant qu’en comprenant bien que la normalité d’un rapport de discussion direct en passait par cette démarche, je me forçai sans toujours parvenir à un résultat convaincant et j’ai du longtemps montré un regard fuyant, apparaissant donc souvent (je suppose) comme quelqu’un manquant de franchise à quiconque me faisant face et n’appartenant pas à mon cercle restreint (familial essentiellement). J’ai toujours énormément de souci pour “entretenir” une conversation et même avec une personne dont la présence m’est agréable par ailleurs. A d’autre moment j’aurais tendance à monopoliser la parole en abordant un sujet qui m’interpelle et tenant à terminer l’exposition de mon point de vue avant tout… L’exercice du dialogue oral ne m’est pas simple mais je crois que dans l’ensemble je m’en sors plutôt pas si mal (en sachant d’où je suis parti ^^). En cette matière, l’élocution m’est problématique également et même si j’ai fait des progrès, je butte encore sur des mots ou des expressions… Mais je pense que c’est une résultante de ma dyslexie enfantine que mes 3 années d’orthophoniste n’auront pas suffi à résoudre totalement (je reprends régulièrement des syllabes inversées dans mes textes ^^). Pour ce qui est de la compréhension de l’ironie, je la maîtrise pas mal pour moi-même… Sauf qu’il ne m’est pas simple de la reconnaître lorsqu’elle provient d’une personne extérieure avec laquelle (envers laquelle je ne suis pas toujours assez attentif). Il en va de même du sens figuré ou des métaphores (dans une moindre mesure toutefois) et je peux me vautrer en prenant au premier degré ce qui ne l’est pas… Ce qui est très déplaisant parce que non seulement je n’ignore pas ces traits d’esprits mais je les apprécie pour les utiliser régulièrement pour mon propre compte… Alors, de réaliser ne l’avoir “pas vu venir” et être “à côté de la plaque” avec celui qui les manies en live devant moi l’est d’autant plus.

    4/ Dans le domaine de la compréhension ; Le détail prime sur le global, difficulté d’accès au sens, une compréhension essentiellement par des moyens visuels ou tactiles et non abstraits ; Ici on fait plutôt référence à l’apprentissage enfantin et j’aurais du mal à me remémorer la perception du gamin que je ne suis plus depuis une quarantaine d’années. Reste que je n’ai de tout ans retenu que l’empirique des choses au travers de points spécifiques attirants mon intérêt dans un sujet d’ensemble effectivement… Mais j’en tire souvent (je crois) une vision quand même juste et je conçois l’essence des tenants et des aboutissants d’un sujet donné en général. Un phénomène à relever en ce qui me concerne, c’est que j’ai beaucoup utilisé la télévision pour “apprendre” (actualités, films, débats politiques, émissions littéraires même (pour quelqu’un qui ne lit pas de littérature ^^) et un grand nombre de reportages (animaliers, historiques, scientifiques, sociétaux…)) durant ma vie et encore maintenant.

    5/ <i>Des intérêts restreints (en nombre ou très forts en intensité, répétition de cet intérêt)</i> ; Je pense que des intérêts distincts ont bien été présent chez moi et se sont succédé au fil de mon parcours mais je ne crois pas qu’ils aient été si restreints ni (et encore moins) que mon implication du moment à leur égard se soit révélé si “intense” pour autant. Il n’en demeure pas moins que je consacre beaucoup de temps à l’écriture (que j’ai redécouverte en 2008) et sans que cela monopolise mon attention, cet exercice m’apporte à un point tel que j’aurais certainement des difficultés à m’en passer si j’y étais contraint.

    6/ <i>De la maladresse motrice</i> ; Pas de corrélation avec mon cas en ce domaine puisque j’ai d’assez bons réflexes et que je me situe correctement (“normalement”) dans l’espace pour être toujours habile de mes pieds (foot) et de mes membres supérieurs (j’apprécie les sports de raquette).

    7/ <i>Un besoin de routine et une difficulté d’adaptation aux changements et aux imprévus, une tendance aux comportements répétés et stéréotypés</i> ; Ce trait-là s’applique objectivement à moi. Je trouve une stabilité, un certain équilibre et par là un confort dans des habitudes respectées de façon récurrentes au sein d’un contexte courant et connu (reconnu par moi) tel qu’il me permet de mieux faire front contre un extérieur appréhendé comme difficile, voir hostile par celui que je suis. Cela ne m’empêche pas de sortir ou de voyager mais tout ce qui me sort de cette “zone de confort” que je me crée doit être préalablement “digéré” intellectuellement par une préparation psychologique ^^… Au quotidien, ce n’est qu’un emmerdement de plus à gérer pour ma compagne qui me connait et qui sait qu’il est très préférable qu’elle anticipe toute programmation qui impliquerait une sortie impromptue ou relative à une invitation inopinée (par exemple) en me consultant avant (!) de l’accepter…

    8/ <i>Des perceptions sensorielles souvent exacerbées, par exemple hypersensibilité au bruit, à la lumière, aux odeurs, intolérance à certaines textures. Cette surcharge sensorielle peut varier en intensité et dans le temps</i> ; En ce qui me concerne, cette particularité n’est pas quelque chose que l’on peut m’attribuer et ce, tant pour ce qui touche aux sonorités qu’au touché et sachant que je n’ai pas un odorat très sensible non plus… Eventuellement, une forte luminosité me serait désagréable et gênante mais ça ne me semble pas signifiant en soi.

    Pour reprendre les côtés positifs (puisqu’il y en a apparemment) attribués à des personnalités aspergers maintenant (ça sera moins long) :

    1/ <i>Une grande honnêteté, la fidélité dans les rapports humains ; de la fiabilité et de la loyauté</i> ; Je dirais que oui pour l’honnêteté mais c’est moins flagrant pour la fidélité rapportée aux rapports humains en ayant une conception assez “personnelle” de ce que je me dois de rendre en ces termes à l’autre… Ceci écrit, en parallèle il m’importe d’être respectueux envers un proche ou à l’égard de quelqu’un vis-à-vis duquel je me serais engagé ou pour lequel je me sentirais engagé d’un point de vue moral. Donc oui quand même également pour la fiabilité et la loyauté.

    2/ <i>L’absence de préjugés</i> ; J’estime que je peux m’en prévaloir.
    <div>3/ <i>Une pensée originale et, dans certains cas, des intérêts spécifiques</i> ; Je ne vais pas reprendre l’aspect des spécificités d’intérêts déjà abordés plus haut (point N°5) et pour ce qu’il s’agit de l’originalité de ma pensée, je crois pouvoir exprimer que ça me ressemble réellement mais il serait malvenu que je le prétende sans réserve tant l’impartialité de mon jugement se rapportant à quelqu’un de si proche de moi que l’est mon ego serait forcément douteuse aux regards extérieurs et analysé comme empreinte de subjectivité par les mêmes… ^^</div>
    <div>4/ <i>Dans un environnement propice, une extraordinaire volonté de s’adapter à la norme, au prix d’efforts considérables, ce qui permet une bonne évolution</i> ; Bon alors là, je n’en sais rien pour la simple et bonne raison que je n’ai encore jamais découvert ce merveilleux “environnement propice”. Juste, je constate que “l’extraordinaire volonté de s’adapter à la norme” autant “qu’aux prix d’efforts considérables” sont des locutions qui sont tellement éloignées des conceptions de l’homme que je suis qu’elles m’ont fait sourire en les lisant… Mais donc, ce n’est peut-être qu’il me manque simplement le “propice” pour qu’elles prennent sens à mon esprit ?…</div>
    <div>5/ <i>La capacité de percevoir et de mémoriser les détails peut leur permettre d’exceller dans certains métiers</i> ; Je dois à nouveau faire état de mon ignorance passable sur cet énoncé parce que là encore, je dispose d’insuffisamment de références qui m’auraient substantiellement permis de fructifier quelques-une (assez) de mes capacités dans la sphère professionnelle si bien que ce serait remarquable… Et même si effectivement, un boulot me conduit à du rédactionnel (plus synthétique normalement ^^) ou que j’ai pu utiliser certaines de mes qualités au service de mon job, l’excellence dans un travail qui ne me correspond que de trop loin n’est assurément pas quelque chose que j’ambitionne. Je serais beaucoup plus enclin à le faire en mobilisant le moins d’investissement personnel que je pourrais ^^</div>
    <div></div>
    <div>Voilà donc en quoi je serais tenté de me positionné en tant qu’asperger au terme de cette énumération (sans certitude ni attentes particulières).</div>

  • Anonymous

    Member
    16 novembre 2019 at 10 h 44 min

    @momosse, je te retrouve ici, tant dans le lieu (ce forum), que dans ta présentation ; j’ai pris le temps de te lire, ce qui est plutôt rare, j’aime quand ça va droit au but, mais j’aime également ton sens de la formulation, car si cela peut être long ^^et bien ça n’en a pas pour autant moins de sens ; c’est marrant, car une de ce site, ma trouvé un ce que tu appelle le TSA, ce que moi je n’aurai jamais envisagé, mais il n’en reste pas moins sûr que ce retrait social est factuel chez moi, et qu’il m’est très difficile de supporter la promiscuité^^ imagines nous en prison, ce qui m’a toujours fait très peur, j’en ai fait les pires cauchemars. Pareil, les livres, je m’en suis écarté, pour ne pas dire que je n’y ait jamais vraiment plongé le nez (quelques livres tout de même), mais le sens de la réflexion, plus ou moins consciente/éveillé n’en reste pas moins ma principale source d’apprentissage, et si je peux être affecté par tant de stimuli effectifs et inhérents à cette société, il m’est accessible de retourner à moi une fois le calme revenu, d’abord à l’extérieur puis, inductivement, à l’intérieur…

    Autre point, ce que tu dis sur les femmes ayant ce côté sapio très développé, et bien oui, je peux tout à fait comprendre, qu’ il leurs faillent enfouir afin de ne pas faire fuir un quelconque intéressé, ce qui est déplorable mais apparemment vrai (je n’en doute en fait pas une seconde tu l’auras compris j’ai lu d’autres de tes posts)), je comprends qu’elle soit réticente à la photo…

    J’ai également lu ton profil, dans lequel je peux me retrouver, dans les grandes lignes, reste à définir les différences, car s’il y a les grandes lignes, ce qui est un bon point de départ, les différences, elles, peuvent être tout aussi intéressantes, “cultivons la différence et non l’indifférence”. C’est marrant que tu sois Kanak, je viens de me lier d’amitié avec une de ton pays, qui vient d’une île de l’archipel dont je ne me souviens plus le nom, juste une consonnance plus ou moins nette, mais je sais qu’il y a un volcan qui n’est jamais entré en activité, mais elle m’a dit se baigné dans les sources chaudes, le côté roots, j’aimerai presque y vivre quand elle m’en parle ; elle m’a aussi fait part d’une prévalence là-bas pour la magie noire, voici à peu-près ce que j’en ai retenu, et aussi le fait de vouloir l’indépendance, je ne sais pas si ceci s’avèrerait être une bonne chose mais elle, le souhaite ; apparemment, la corruption y est également présente, elle vient en métropole, comme tant d’autres jeunes afin d’y acquérir un savoir, pour le ramener ensuite avec elle dans ses terres natales, ce qui va dans le sens de l’indépendance, l’éducation étant importante pour lutter contre l’ignorance, source de soumission…Pour dire que la vie là-bas n’est pas facile non-plus…

  • Momosse

    Member
    18 novembre 2019 at 7 h 13 min

    Les différences formes la richesse de l’esprit aussi bien que les voyages forment la jeunesse… Et s’agissant de la “Grande Terre”, cela à beau être l’île où je vis depuis 1984, ça n’en reste pas moins un lieu de voyage pour moi (même si mon séjour ici perdure depuis 35 ans ^^) puisque je n’y suis pas né. Par ailleurs, je ne suis certainement pas un “Kanak” de cette “Kanaky” illusoire que ton amie t’a raconté mais bien un Français de Nouvelle-Calédonie d’un point de vue très factuel (comme elle n’est que Française administrativement).

    Il est vrai que la majorité des mélanésiens de Nlle-Calédonie (pas tous évidemment) souhaitent l’indépendance pour leur archipel… Qui comptent moins de 300000 habitants (!) et dont la viabilité économique (très relative et fragile) actuelle provient essentiellement des subsides métropolitains dont elle dépend directement et de toujours… Mais ce qui permet d’ailleurs aussi que certains puissent s’offrir le luxe de revendiquer une autonomie supplémentaire et plus définitive avec un tant soit peu d’aplomb et en se basant sur des chiffres fantaisistes…

    Par ailleurs, la question de l’indépendance a déjà été posée aux Calédoniens il y a un an, et le résultat fut que 53,7% des résidents appelés à se prononcer ont votés “contre” (avec une participation de l’ordre de 80%). Alors c’est vrai, les “Loyalistes” (anti-indépendantistes) s’attendaient à un meilleur score et ce sont plutôt les perdants (Indépendantistes) qui pavoisaient (^^) à l’annonce de ce résultat plus serré qu’escompté. Pour autant et malgré le fait qu’un nouveau vote sera sollicité dans un an (la même question sera mise aux voix (!))… Puis un 3ème dans 3 ans (mais seulement dans le cas où les personnes qui vivent ici s’entêteraient (décidément ! ^^) à persister de vouloir que leur île demeure attachée à la France (!!!)), il est très probable que la rationalité l’emporte toujours sur les rêves utopistes diffusés par une idéologie socialo-communiste surannée tels que (il semblerait) les véhicules ton amie (qui doit certainement être très sympathique par ailleurs).

  • Anonymous

    Member
    19 novembre 2019 at 7 h 31 min

    Cette différence @momosse, nous l’incarnons tous quelque-part…

    Pour ce qui est de l’indépendance, je me dis que l’ influence européenne tend peut-être plus à faire évoluer cette partie du globe (mais sont en jeu à coup sûr d’autres intérêts (elle m’a parlé de ressources minières, le Nikel) que celui de la populasse, et que justement, il ne faudrait pas se tromper, car certains bien que peu scrupuleux peuvent prêcher dans le sens de la liberté sans vraiment s’en soucier, et que les intérêts économiques et politiques ont bien-évidemment leur importance) ; si c’est une bonne chose, ça je ne le sais pas… Car si un autre modèle social, économique et politique est possible, je ne sais vraiment pas à quoi il pourrait bien ressembler, laissons faire les experts^^ Je vais donc la laisser rêver à cette liberté cette “amie” !!

  • Momosse

    Member
    19 novembre 2019 at 9 h 02 min

    @arribado

    T’inquiète, cette liberté, cette amie que tu évoques en bénéficie à plein et en profite largement… Et notamment en considérant que c’est cet état “colonisateur” qui participe substantiellement à ce qu’elle puisse suivre ses études en métropole…^^

    Perso’, je n’ai (évidemment) jamais été encarté mais la politique m’a intéressé depuis l’adolescence et même en venant d’un milieu très populaire, je me suis rendu très tôt compte que globalement et en restant toujours défiant au sujet de ceux qui les portaient, des conceptions des uns et des autres, celles qui m’apparaissaient les moins insincères venaient de la droite de l’échiquier idéologique. Bon, ça se module à l’aune de l’époque où je me suis forgé cette conscience (les années 80 avec son lot de “gauche-caviar”) certes, mais par la suite, les têtes pouvaient changer que j’ai dans l’ensemble été conforté dans cette analyse initiale. Ce qui ne signifie bien entendu pas que j’écarterais d’emblée ce qui provient de notre gauche ou que je validerais “mécaniquement” les suggestions droitistes au demeurant.

    Juste pour illustré mon avis, il m’a toujours paru fondamentalement dérangeant (mais c’est aussi démonstratif “quelque part”…) que les “Socialistes” conserves cet intitulé qui se rattache à une histoire tragique. A mon sens, c’est équivalent aux fascistes “ritaux” qui forment aujourd’hui un parti politique “comme les autres” pour ajouter (le cas échéant) “néo” devant… Les mots ont leur sens et si l’un d’entre eux est entaché à ce point du sang de ses semblables, il y a une indignité patente à le conserver malgré tout en s’exonérant de toute affiliation aux massacres faits ailleurs et par d’autres en ce nom-là…

  • Anonymous

    Member
    22 novembre 2019 at 14 h 25 min

    bien trop de mots pour rien, a quoi cela sert t’il ? Il peut s’agir d’une personnalité qui cherche a démontrer une facette supérieur pour cacher une faible estime de soi ? Cela peut-être aussi des pensées en arborescences du a un TDAH qui vient ralentir la performance intellectuelle ? Une mégalomanie ? Plusieurs comorbidités, mais bref j’ai lu que quelques lignes, j’ai d’autre gens a lire aussi que de donner tout mon temps a une seule personne. C’est ton choix, ton poste je respect cela, mais je tenais a dire tout ca, si je peux te faire réfléchir c’est déjà ca.

  • Momosse

    Member
    22 novembre 2019 at 14 h 52 min

    @patasperger

    Merci de ta participation très utile en ce qu’elle me donne matière à réflexion (en effet) ; T’es venu là pour pas me lire et déblatérer ton avis de psy’ de comptoir par désoeuvrement ou t’es une sorte de troll (d’après ta photo, je pencherais pour la deuxième option^^) ?

  • Anonymous

    Member
    22 novembre 2019 at 15 h 05 min

    Prévisible !!! La colère cherche a cacher une faiblesse, une chose que nous avons pas. Désoeuvrement ? Donc tes écris tu vois cela comme une oeuvre ? t’embrasse tu dans un mirroir ? je pourrais parier.

    bon pas que j’ai pas le goût de prendre mon intelligence pour m’obstiner avec toi pour faire un combat d’égo mais j’ai choisi de rester moi même donc intelligent. Quand les gens agissent avec impulsivités et agressivités ils se rapproche de l’animal donc s’éloigne de l’intelligence. Ceci est mon dernier message ! bonne journée

  • Momosse

    Member
    22 novembre 2019 at 21 h 32 min

    Et qu’en serait-il du type qui fuit à la première escarmouche qu’il provoque monsieur “patasperger” devenu “Anonyme” ?… Je peux être impulsif mais ne suis véritablement d’un tempérament colérique et tout à fait disposé à l’introspective pour la pratiquer depuis mon enfance et oui, prétendant avoir pu tirer quelques enseignements de cette démarche personnelle.

    A qu’elle réaction t’attendais-tu en débarquant sur mon fil “la gueule enfarinée” pour me confier de ne t’être pas trop penché sur mes trop nombreuses lignes (ce que j’entends) et décrétant néanmoins de leur inutilité probable puisque tu n’aurais trouvé aucun intérêt-pertinence aux quelques sur lesquelles tu as consenti de t’arrêter ?

    Si tant est que ton premier et avant-dernier (apparemment) mot partait véritablement “d’un bon sentiment”, tu admettras que tu es vachement critiquable en terme de tact et de forme mec ! ^^ J’ai également des soucis de relation sociale mais en constatant où tu en es de ton côté, je me dis que sur ce plan au moins “j’te met ta race !” et pourrait t’en enseigner s’agissant des techniques d’approches et de l’apport d’un minimum de courtoisie dans l’établissement d’un échange constructif avec un congénère dont tu ignores (presque) tout… Je lis que tu t’auto-détermine comme “intelligent” mais alors, tu serais en mesure de concevoir que rien que ce paramètre défaillant à ce point serait susceptible de susciter un doute à ce propos non ? ^^

    En ce qui me concerne, je ne me crois pas si intelligent mais je m’estime comme étant relativement “éveillé” tout au plus.

    Pour ce qui est de l’animalité, je ne la renie pas (ne sommes-nous pas des mammifères ?) tout en recherchant à garder la maîtrise de mes émotions et sans y parvenir toujours certes… Reste que je pense que de laisser une petite place à ses instincts primaires ne me semble pas systématiquement être une mauvaise chose “dans l’absolu” et en estimant que l’on forme un tout qu’il faut bien connaître.

    J’ai (c’est vrai) un ego pro-éminent mais “je me soigne” et j’avance (besogneusement) vers une plus grande tolérance de l’autre.

    Bref, je reste open pour discuter “intelligemment” avec toi si tu décides à te repointer ici en étant plus “cool”… Et sinon, sans rancune aucune (en ce qui me concerne) 😉

  • Momosse

    Member
    10 janvier 2020 at 1 h 24 min

    J’ai de toujours estimé que les psy’ étaient inutiles pour m’aider (si tant est que j’estimerais avoir besoin d’une aide quelconque (hormis celle que pourrait m’apporter une compagne de qualité)). 

    Je trouve utile de le préciser et de le développer quelque peu tellement je constate que c’est un trait qui semble décidément me “distinguer” (ni en bien, ni en mal j’entends) de nombreux autres ici et (probablement) ailleurs : 

    Enfant, j’ai eu très tôt une conscience diffuse de ma singularité par rapport (pour l’essentiel) aux comportements sociaux que me montraient mes congénères (du même âges surtout), je pense que je devais avoir dans les 4/5 ans lorsque je l’ai réalisé (à mon entrée dans l’univers scolaire-carcéral donc)… Et un peu plus tard, l’âge de raison me donnera confirmation en me fournissant une analyse plus pointue propre à asseoir ce ressenti-constat initial (sans que je puisse encore bien comprendre le pourquoi d’un écart aussi manifeste). 

    J’étais en grande souffrance d’être ainsi contraint de me mêler aux autres et on négligeait mes pleurs ou mon refermement sur moi-même en réaction en l’attribuant à une timidité excessive ou à une trop grande dépendance maternelle (faiblesse par ailleurs relativement effective à cette époque chez moi aussi) bien courante chez certains petits et “qui devrait s’estomper au fur et à mesure” (comme cela se passe chez la plupart des enfants dans une situation émotionnelle similaire)… Sauf que non. Chez moi, ce malaise-mal être est resté aussi prégnant depuis cette petite enfance et jusqu’à aujourd’hui (une cinquantaine d’années plus tard) tout en ayant bien été obligé d’apprendre “à nager” seul parmi “mes semblables”, jeté dans cette mer de profonde incompréhension que j’avais été trop tôt. 

    Je n’étais quand même pas autiste au point de ne pas aimé jouer mais j’éprouvais les pires difficultés à échanger et à communiquer sur un mode que je trouvais si étranger avec ceux qui me côtoyaient alors (en dehors de mon cercle familial très restreint). 

    S’agissant de l’apprentissage que l’on attendait de ma part dans ce cadre, il était de trop pour moi (!) ; Déjà que j’étais durement malmené psychologiquement par cet environnement de promiscuité imposé quotidiennement, ma concentration n’était mobilisée qu’à me sauver mentalement en me visualisant ailleurs ou en commençant mon observation et mon analyse de ceux qui m’entouraient… Je n’avais que trop peu d’intérêt ressenti à perdre pour me montrer docile ou conforme (ce que je n’étais pas), ou d’attention à accorder aux leçons qu’on voulait m’inculquer par une pédagogie qui ne me “parlait” pas plus au demeurant. 

    Je me faisais donc vite remarquer par cette constante incapacité à apprendre que l’on mit sur le compte d’un esprit fainéant et moyennement prédisposé intellectuellement ; J’étais devenu l’âne de la classe (cela accentuant ma mise à l’écart sociale) et cette caractéristique m’a accompagnée jusqu’à ma 5 ème (niveau à partir duquel on me sortit du général pour m’orienter vers le professionnel (un CAP de chaudronnerie choisi par défaut). 

    J’ai tout de même acquis les notions fondamentales du calcul basique (surtout les additions pour ne pas avoir appris mes tables de multiplication), j’ai également appris à lire (tant bien que mal en étant affligé (en plus) d’une dyslexie dont des années d’orthophoniste n’ont pu totalement me délivrer ; Je reprends encore régulièrement aujourd’hui des inversions qui ne m’apparaissent qu’après relecture) durant ces années-là… Comme à écrire (avec des fautes presque tous les mots pour avoir eu si systématiquement “piscine” au moment des devoirs à faire à la maison ^^)… Bref, le peu que j’ai assimilé l’a été sans que j’y prête vraiment attention et en tout cas, sans effort apparent ou ressenti de ma part (il n’y avait que comme ça que c’était possible je pense ^^)… 

    Je tiens à (re-)souligner ici (même si je l’ai déjà fait plus tôt et ailleurs) que malgré mon statut de “cancre”, les lazzis que me faisaient subir mes “camarades” ou certaines de mes maîtresses (une salope surtout !) et auxquels je ne savais (forcément) pas répondre (inadapté que j’étais tous spécialement à cette époque reculée), s’ils m’atteignaient douloureusement dans mon amour-propre (lui qui était déjà bien présent) ou au regard de l’image négative et très injuste (!) que l’on me prêtait par là aux yeux de tous (ceci entrainant souvent mes larmes et/ou des réactions épidermiques qui me laissaient rouge et honteux (de sentir le poids des regards sur moi) pour seule réaction visible de ma part), ils n’étaient cependant pas suffisants pour me faire reconsidérer mon implication dans ce système tortionnaire ou pour m’inspirer de “tenter” (si j’en étais capable) le moins du monde à m’adapter cet environnement détesté… Et ce, d’autant que je ne me sentais véritablement pas touché intérieurement en mon intégrité de jeune humain et en ce que je percevais (sans jamais en douté tant c’était clair pour moi) ou la remettre en cause pour des estimations extérieures de sa qualité incontestable (elle qui n’était guère plus qu’intuitive alors mais que je ressentais déjà avec une grande acuité !)… 

    Il est (me semble-t-il) notable que je précise que je n’ai (encore de toujours) pas pu lire un seul livre “sans image” de ma vie ; Il m’est en effet impossible de retenir mon attention (et celle-ci n’est jamais assez stimulée en parallèle) pour que je dépasse 3 pages de n’importe quel ouvrage de littérature. Je peux par contre survoler un article qui évoque un sujet qui m’intéresse et (fort heureusement) beaucoup de chose m’interpelle (étant d’un naturel curieux et sans grande crainte)… Mais même en ces cas, je ne retiens que “ce que je veux ou peux” des informations auxquelles j’accède. Reste que j’ai par là (entre autre) accumulé une grande masse de notions et de connaissances diversifiées et hétérogènes dont je sais retirer une cohérence et qu’il m’est permis de traduire d’une façon plutôt pertinente je crois. 

    Indépendamment de ces interminables années “d’internement scolaire”, j’ai donc évolué par moi-même et beaucoup plus librement ensuite, en le faisant à mon gré et conformément à mon désir propre. 

    Grâce (pour beaucoup) à la télévision aussi (c’est encore un point qui m’est spécifique d’après ce qu’il me semble) ; J’étais très ouvert à “la petite lucarne” et aux “variétés” d’émissions à laquelle elle me donnait un accès aisé et sans plus de contrainte. J’y suivais des séries, visionnais des films, regardais des dessins animés… Des reportages traitants de politique, de science, de sociologie, de nature, d’histoire, d’espace, d’arts et d’autres sujets encore… J’étais friand des journaux télévisés d’Yves Mourousi et de ses confrères en ce qu’ils développaient un traitement que je trouvais bien plus étendue et intéressant de l’actualité du moment. “Apostrophe” de Bernard Pivot et “Droit de réponse” présenté par Michel Polac étaient également des moments d’intérêts pour le voyeur que je demeure. Certains sports me captivaient et je pouvais suivre les échanges durant les 4 ou 5 heures que pouvait se prolonger une partie (dont j’ai compris les règles en les regardant se dérouler ainsi sous mes yeux) opposant Bjorg à Connors par exemple… J’ai vu mes seules prestations théâtrales par ce biais également (une pièce-feuilleton me revient ; “Moi Claude Empereur” (BBC2 en 1976 (retrouvé après recherche)) où je découvris un John Hurt admirable de talent !)… J’ai puisé énormément en ce média dont je sais qu’il est très décrié pour ses dérives “audimatiques” et potentiellement abrutissantes… Pour moi, comme je fonctionne et suis, la TV n’aura été qu’un moyen d’instruction plutôt plus performant qu’un autre. 

    J’en ai tiré la réflexion que (au-delà du caractère non imposé que le déroulé de son suivi me laisse et pour agréable que je le trouve en cela), je suis nettement plus réceptif aux informations ou aux histoires disponibles par le biais de l’image (mouvante ou non puisque j’aime aussi les BD et les tableaux explicatifs ou “camemberts” détaillants des proportionnalités). Cela est beaucoup mieux susceptible de m’interpeller qu’un compte rendu didactique dispensé par un de mes contemporains (compétents ou non) et ce, y compris lorsque le sujet traité pourrait m’intéresser ; Je me disperse trop sur les personnes irl et sur leurs particularités en les évaluant elles, plutôt qu’en mobilisant mes sens sur ce qu’elles communiqueront concernant le-dit sujet. Cela résulte probablement de ce que j’ai pratiqué l’étude de moi-même et des autres (ces étrangers) par extension depuis “toujours” (à partir de mes 5 ans environ) et pour “vitales” aussi bien que captivantes qu’elles étaient pour moi… Cette démarche ne m’a pas quitté jusqu’à maintenant.  

    J’ai (bien entendu) également lu une quantité d’article sur des quotidiens ou des hebdomadaires pour parvenir progressivement à mémoriser (par-dessus leurs sujets) par mimétisme l’orthographie en général… Soucieux que je suis de m’exprimer sans trop d’erreurs et même si je privilégie avant tout le fond plutôt que la forme d’un texte.  

    Tout ceci pour mettre en avant certains signes d’instinctifs de mon parcours qui auront forgés ma réflexion et qui m’ont construit en tant que “type (au profil) atypique”, lui que j’ai du (et accepté d’)affronter “seul” par ma personnalité induisant “isolation” mais que je pense être intrinsèquement “auto-suffisante” (par essence donc) et du fait d’un système de pensée m’inclinant “naturellement” (encore) à me comprendre et à m’assumer comme “prédominant” de par l’inné et sans perturbation mentale vis-à-vis du monde m’environnant et de ceux qui le peuplent… Autre que celle comparable à ce que pourrait ressentir un combattant professionnel habitué à avancer dans une guerre incessante qu’il n’a ni choisie ni voulue mais qu’il accepte avec volonté et courage. Cela produisant que pour ardu et sans légèreté que m’apparaît invariablement mon cheminement “ici-bas”, je ne ressens pas de dérangement fondamental inhérent à ce que je suis (que je sais très bien apprécier) et que je n’éprouve pas non plus (conséquemment) de ressentiment envers les autres êtres humains malgré leurs incompréhensions réccurrentes à mon égard ou les problèmes relationnels permanents que ma personnalités entraînent à leur raisons (elles qui se démarquent si manifestement de la mienne), celles-ci pouvant déboucher sur des actions et attitudes (incrédulent ou non amicales) qu’ils m’opposeront en retour par l’ignorance dans laquelle je les laissent objectivement la très grande majeure partie du temps. Car je n’attends vraiment “rien” a priori de leur part (toujours du fait de mon autonomie d’être qui me rend insensible à l’amitié) et je tend donc à rester “moi seul” (parmi eux), juste et “honnête” quand bien même je sais que tous mes non-dits ne participeront certainement pas à leur édifications (s’ils s’en montraient attachés au moins) mais conscient qu’ils cimentent par contre mon inaccessibilité à leur connaissance… Alors que la mienne se nourrit de celle que je leur “subtilise” (sans que cela leur nuise).  

    Toute chose expliquant que je déconsidère hautement tout ce qui aurait à voir avec une consultation thérapeutique d’ordre psychologique ou psychiatrique se rapportant à moi. 

    Je “me gère” tant bien que mal sans autre aide que celle (prépondérante) que je m’apporte à moi-même depuis mon origine et je crois que je ne m’en sort pas si mal tout compte fait. 

    Je ne me sens pas nonplus en état de “mal être” personnellement et autrement qu’au travers de celui que me provoque la fréquentation de mes congénères sans que je l’ai désiré… Et même cette obligation (inévitable) que m’impose la société, j’ai appris à la réguler et à moins mal la ressentir à la longue. 

    En outre, je pense que j’ai un recul et une expérience (globalement réussie) qui me permet de bien entrevoir l’homme que je suis et que cela m’autorise rationnellement à être enclin à négliger l’apport qu’un regard professionnel étranger pourrait me donner et ce, d’autant plus que je serais extrêmement dubitatif concernant sa capacité à me “percer à jour” mieux que je ne le fait effectivement, individuellement et quotidiennement depuis l’enfance. 

  • Momosse

    Member
    10 janvier 2020 at 4 h 01 min

    @olbius : Merci de supprimer mon précédent msg (envoyé trop vite) que je remplace par celui-ci (mieux ajusté)… 

    J’ai de toujours estimé que les psy’ étaient inutiles pour m’aider (si tant est que j’estimerais avoir besoin d’une aide quelconque (hormis celle que pourrait m’apporter une compagne de qualité)).

    Je trouve utile de le préciser et de le développer quelque peu tellement je constate que c’est un trait qui semble décidément me “distinguer” (ni en bien, ni en mal j’entends) de nombreux autres ici et (probablement) ailleurs :

    Enfant, j’ai eu très tôt une conscience diffuse de ma singularité par rapport (pour l’essentiel) aux comportements sociaux que me montraient mes congénères (du même âges surtout), je pense que je devais avoir dans les 4/5 ans lorsque je l’ai réalisé (à mon entrée dans l’univers scolaire-“carcéral” donc)… Et un peu plus tard, l’âge de raison m’en donnera confirmation en me fournissant une analyse plus pointue propre à asseoir ce ressenti-constat initial (sans que je puisse encore bien comprendre le pourquoi d’un écart aussi manifeste entre moi et les autres).

    J’étais en grande souffrance d’être ainsi contraint de me mêler à ces “autres” et on négligeait mes pleurs ou mon refermement sur moi-même (en réaction) en l’attribuant à une timidité excessive ou à une trop grande dépendance maternelle (faiblesse par ailleurs relativement effective à cette époque chez moi aussi) bien courante chez certains petits et “qui devrait s’estomper au fur et à mesure” (comme cela se passe chez la plupart des enfants mis en présence d’une situation stressante parce que nouvelle)… Sauf que non. Chez moi, ce malaise-mal être est resté aussi prégnant depuis cette petite enfance et jusqu’à aujourd’hui (une cinquantaine d’années plus tard) tout en ayant bien été obligé d’apprendre “à nager” seul parmi “mes semblables”, jeté dans cette mer de profonde incompréhension que j’avais été trop tôt.

    Je n’étais quand même pas autiste au point de ne pas aimé jouer mais j’éprouvais les pires difficultés à échanger et à communiquer sur un mode que je trouvais si étranger avec ceux qui me côtoyaient alors (en dehors de mon cercle familial très restreint) comme je découvrais entre ces murs hostiles que je me sentais invariablement mal à l’aise au sein des groupes.

    S’agissant de l’apprentissage que l’on attendait de ma part dans ce cadre, il était de trop pour moi (!) ; Déjà que j’étais durement malmené psychologiquement par cet environnement de promiscuité imposé quotidiennement, ma concentration n’était mobilisée qu’à me “sauver” mentalement en me visualisant ailleurs que dans cette école ou en commençant mon observation et mon analyse de ceux qui m’entouraient… Je n’avais que trop peu d’intérêt ressenti à perdre pour me montrer docile ou conforme (ce que je ne suis pas), ou d’attention à accorder aux leçons qu’on voulait m’inculquer par une pédagogie qui ne me “parlait” pas plus au demeurant.

    Je me faisais donc vite remarquer par cette constante incapacité-irrésolution à apprendre ce que je devais et l’on mit cela sur le compte d’un esprit fainéant et moyennement prédisposé intellectuellement ; J’étais devenu “l’âne de la classe” (cela accentuant ma mise à l’écart sociale) et cette caractéristique m’a “accompagnée” (poursuivie plutôt) jusqu’à ma 5 ème (niveau à partir duquel on me sortit de l’enseignement général pour m’orienter vers le professionnel (un CAP de chaudronnerie choisi par défaut en l’espèce)).

    J’ai tout de même acquis les notions fondamentales du calcul basique (surtout les additions pour ne pas avoir appris mes tables de multiplication), j’ai également assimilé la lecture (tant bien que mal en étant affligé (en plus du reste ^^) d’une dyslexie dont des années d’orthophoniste n’ont pu totalement me “délivrer” (je reprends encore régulièrement aujourd’hui des inversions syllabiques qui ne m’apparaissent qu’après relecture))… Comme l’écriture (avec des fautes presque à tous les mots pour avoir eu si systématiquement “piscine” tant aux moments des devoirs à faire à la maison que durant “mes” cours ^^) dont je n’avais alors que trop peu de maîtrise pour pouvoir vraiment en profiter (et même si je sentais que ce mode d’expression spécifique m’attirait)… Bref, le peu que j’ai gardé en tête de ces années-là l’a été sans que j’y prête vraiment attention et en tout cas, sans effort apparent ou ressenti de ma part (il n’y avait que comme ça que c’était possible je pense ^^)…

    Je tiens à (re-)souligner ici (même si je l’ai déjà fait plus tôt et ailleurs sur ce site) que malgré mon statut de “cancre”, les lazzis que m’adressaient mes “camarades” ou certaines de mes maîtresses (une grosse salope surtout !) et auxquels je ne savais (forcément) pas répondre (inadapté que j’étais tout spécialement à cette époque reculée), s’ils m’atteignaient douloureusement dans mon amour-propre (lui qui était déjà fort en moi) ou au regard de l’image négative et très injuste (!) que l’on me prêtait par là aux yeux de tous (ceci entrainant souvent mes larmes et/ou des réactions “épidermiques” qui me laissaient rouge et honteux (de sentir ainsi le poids de tous ces regards sur moi) en réaction visible de ma part)… Ces critiques et insultes n’étaient cependant pas suffisantes pour me faire reconsidérer mon implication (minimaliste !) dans ce système “tortionnaire” ou pour m’inspirer de “tenter” (si j’en étais capable) le moins du monde de m’adapter à cet environnement si détesté et totalement inapproprié pour moi… Et ce, d’autant que je ne me sentais véritablement pas affecté intérieurement en mon intégrité de jeune humain par ce que je percevais de moi-même (sans jamais en douté tant c’était clair pour moi) ou remettre en cause cette “intime conviction” que j’avais déjà de “ma vraie valeur” pour des estimations extérieures émanant de gens totalement inconscients de cette “qualité” (elle qui n’était guère plus qu’intuitive pour moi alors mais que je ressentais déjà avec une grande acuité !)… Ces agresseurs n’essayaient qui plus-est même pas de me comprendre, comment aurais-je pu accorder quelque crédit à leurs accusations me disais-je “en quelque sorte” (sans que le petit que j’étais puisse encore le formaliser aussi nettement) ?…

    Il est (me semble-t-il) nécessaire que je précise aussi que je n’ai (encore de toujours) pas pu lire un seul livre “sans image” de ma vie ; Il m’est en effet impossible de retenir suffisamment mon attention (et celle-ci n’est jamais assez stimulée en parallèle) pour que je dépasse 3 pages de n’importe quel ouvrage de littérature. Je peux par contre parcourir un article qui évoque un sujet qui m’intéresse et (fort heureusement) beaucoup de chose attirent mon attention (étant d’un naturel curieux et sans grande crainte)… Mais même en ces cas, je ne retiens que “ce que je veux ou peux” des informations auxquelles j’accède. Reste que j’ai par mes lectures (entre autre) accumulé au fil du temps une grande masse de notions et de connaissances diversifiées et hétérogènes dont je sais retirer une cohérence en les reliants entre-elles et qu’il m’est permis de traduire d’une façon plutôt pertinente, ce que je crois en somme savoir exploiter mieux que la plupart.

    Indépendamment de ces interminables années “d’internement scolaire”, j’ai donc évolué par moi-même et beaucoup plus librement ensuite, en le faisant à mon gré et conformément à mon désir propre.

    Grâce (pour beaucoup) à la télévision aussi (c’est encore un point qui m’est spécifique d’après ce qu’il me semble de ce que je sais des autres si on se fonde sur son pan éducatif) ; J’étais très ouvert à “la petite lucarne” et aux “variétés” d’émissions à laquelle elle me donnait un accès aisé et sans plus de contrainte. J’y suivais des séries, visionnais des films, regardais des dessins animés… Des reportages traitants de politique, de science, de sociologie, de nature, d’histoire, d’espace, d’arts et d’autres sujets encore… J’étais friand des journaux télévisés d’Yves Mourousi et de ses confrères en ce qu’ils développaient un traitement que je trouvais bien plus étendue et intéressant de l’actualité de l’époque que ce qui a cours actuellement. “Apostrophe” de Bernard Pivot et “Droit de réponse” présenté par Michel Polac étaient également (notamment) des moments d’intérêts mémorables pour le “voyeur” assidu que je demeure, lui qui est épris des échanges (parfois animés) et des interactions humaines auxquels j’assistais par leurs diffusions ou dans des débats politiques (“L’heure de vérité”). Certains sports me captivaient et je pouvais suivre les échanges durant les 4 ou 5 heures que duraient parfois une partie (dont j’ai compris les règles en les regardant se dérouler ainsi sous mes yeux) opposant Bjorg à Connors par exemple… J’ai vu mes seules prestations théâtrales par ce biais également (une pièce-feuilleton me revient ; “Moi Claude, Empereur” (BBC2 en 1976 (retrouvé après recherche)) où je découvris un John Hurt admirable de talent !

    J’ai puisé énormément en ce média dont je sais qu’il est très décrié pour ses dérives “audimatiques” et potentiellement abrutissantes (dans les faits)… En tout état de cause, pour moi, comme je fonctionne et suis, la TV aura représenté un moyen d’instruction plutôt plus performant qu’un autre.

    J’en ai tiré la réflexion que (au-delà du caractère non imposé que le déroulé de son suivi me laisse et pour agréable que je le trouve en cela), je suis nettement plus réceptif aux informations ou aux histoires disponibles par le biais de l’image (mouvante ou non puisque j’aime aussi les BD et les tableaux explicatifs ou “camemberts” détaillants des proportionnalités). Cela est beaucoup mieux susceptible de susciter ma concentration qu’un compte rendu didactique dispensé par un de mes contemporains (compétents ou non) et ce, y compris et quand bien même lorsque le sujet traité pourrait m’intéresser ; Je me disperse trop sur les personnes irl et sur leurs particularismes en les évaluant elles, plutôt qu’en mobilisant mes sens sur ce qu’elles communiqueront concernant le-dit sujet. Cela résulte probablement de ce que j’ai pratiqué l’étude de moi-même et des autres (par extension logique) depuis “toujours” (à partir de mes 5 ans environ) pour “vitales” aussi bien que captivantes qu’elles étaient pour moi en parallèle… Cette démarche ne m’a d’ailleurs pas quitté jusqu’à ce jour et est devenue une espèce de “seconde nature” dont j’ai du mal à me départir et alors que je le devrais en certaine circonstance.

    J’ai (bien entendu) également lu une quantité d’article sur des quotidiens ou des hebdomadaires pour parvenir progressivement à mémoriser (par-dessus leurs sujets) inconsciemment et par mimétisme l’orthographie en général… Soucieux que je suis de m’exprimer sans trop d’erreurs criantes pouvant dénaturer mon expression et même si je privilégie avant tout beaucoup plus le fond plutôt que la forme d’un texte.

    Tout ceci pour mettre en avant certains signes d’instinctifs de mon parcours qui auront forgés ma réflexion et qui m’ont construit en tant que “type (au profil) atypique”, lui que j’ai du (et accepté d’)assimiler “seul” et aussi par ma personnalité induisant “isolation” mais que je pense être intrinsèquement “auto-suffisante” (par essence donc) et du fait d’un système de pensée m’inclinant “naturellement” (encore) à me comprendre et à m’assumer comme “prédominant” de par l’inné et sans perturbation mentale vis-à-vis du monde m’environnant et de ceux qui le peuplent… Sans dérangement autre que celle comparable à ce que pourrait ressentir “un combattant professionnel habitué à avancer dans une guerre incessante qu’il n’a ni choisie ni voulue mais qu’il accepte avec volonté et courage” (genre). Cela produisant que pour ardu et sans légèreté que m’apparaît invariablement mon cheminement “ici-bas”, je ne ressente pas de trouble fondamental inhérent à ce que je suis moi-même (que je sais très bien apprécier) et que je n’éprouve pas non plus (conséquemment) de ressentiment envers les autres êtres humains malgré leurs incompréhensions réccurrentes à mon égard, ou de par les problèmes relationnels permanents que ma personnalités entraînent lorsqu’elle fait face à leurs entendements et façons d’êtres (eux qui se démarquent si manifestement des miens), celles-ci pouvant déboucher sur des actions et attitudes (incrédulent ou non amicales) qu’ils m’opposeront en retour de par l’ignorance dans laquelle je les laissent objectivement la très grande majeure partie du temps. Car je n’attends vraiment “rien” a priori de leur part (toujours du fait de mon autonomie d’être qui me rend insensible à l’amitié en particulier) et je tend donc à rester “moi seul” (parmi eux), juste et “honnête” quand bien même je sais que tous mes non-dits ne participeront certainement pas à leur édifications (s’ils s’en montraient attachés du moins) mais conscient qu’ils cimentent par contre mon inaccessibilité à leur connaissance… Alors que la mienne se nourrit de celle que je leur “subtilise” (sans que cela leur nuise). Je ne leur tiens rigueur de rien à mon sujet de par ma personnalité “détachée” évidemment aussi. 

    Toute chose expliquant que je déconsidère d’emblée ce qui aurait à voir avec une consultation thérapeutique d’ordre psychologique ou psychiatrique se rapportant à moi.

    Je “me gère” tant bien que mal sans autre aide que celle (prépondérante) que je m’apporte à moi-même depuis mon origine et je crois que je ne m’en sort pas si mal tout compte fait.

    Je ne me sens pas non plus en état de “mal être” personnellement et autrement qu’au travers de celui que me provoque la fréquentation de mes congénères sans que je l’ai désiré… Et même cette obligation (inévitable) que m’impose la société, j’ai appris à la réguler et à moins mal la ressentir à la longue ; Je suis ou au moins j’arrive subtantiellement mieux qu’auparavant à paraître, détentue “en société” aujourd’hui. 

    En outre, je pense que j’ai acquis un recul et une expérience (globalement réussie) qui me permet de “bien” (avec justesse et objectivité) entrevoir l’homme que je suis et j’estime que cela m’autorise rationnellement à être enclin à négliger l’apport qu’un regard professionnel étranger pourrait éventuellement me fournir… D’autant plus que je suis extrêmement dubitatif concernant la capacité qu’aurait ce “spécialiste” à me “percer à jour” mieux que je ne le fait déjà moi seul effectivement, individuellement et quotidiennement depuis mon commencement. 


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