La solitude d’un TSA/TDAH/THPI (oui je fais un titre aguicheur)

  • La solitude d’un TSA/TDAH/THPI (oui je fais un titre aguicheur)

    Publié par Tian le 4 août 2026 à 15 h 27 min

    Je me suis beaucoup habitué a la solitude, l’investissement que j’ai mis dans les relations sociales a été majoritairement inéquitable et traumatisantes. Ayant construit une relation saine avec moi je suis ma compagnie la plus sécurisante. Mais ce n’est pas ce que je me souhaite… je voudrais pouvoir me reposer sur d’autre gens et connaître un sentiment de partage et d’intégrité. Je pense que nous avons tous besoin de vivre ce sentiment, tel les bêtes sociales que nous sommes, malgré l’incroyable différence qu’on puisse ressentir face à la masse ou même sa propre race. Et pour cette partie de moi qui exprime ce besoin et qui souffre, je ne peux l’abandonner. Alors j’essaye d’être courageux. Je prend le risque d’être déçu à nouveau, de ressentir la friction d’une solitude face à son prochain. Je ne me suis jamais construit dans la sécurité et la paresse, j’ai toujours appris à aimer le présent avec sa douleur. Alors si mon cœur saigne, c’est que je ne l’ai pas suffisamment écouté pour pouvoir le guérir. Et un cœur ne s’exprime pas dans les pensées, la paralysie ou le confort. Il s’exprime dans le contact, il résonne à ce qui l’entoure.

    Je parle très souvent de manière absolu, parce-que je m’incarne avec convictions et ardeur, ce qui peut donner l’impression que je suis une personne étroite d’esprit ou arrogant, mais mes pensées sont très nuancées et subtiles, car à mon sens, il est naturel qu’une infinité de paramètres ou de causalités crééeront toujours des réponses nuancés et qu’une généralité ou un absolu ne peut définir.

    En clair, je dis que la couleur est bleu car je ne vais pas prendre la peine de préciser qu’il existe des millions de nuances de bleu et que c’est une évidence selon moi. Mais souvent les gens veulent débattre sur quelques nuances de bleu qu’il perçoit, car il faut pas dire bleu clair mais bleu foncé.

    je ne sais pas si ma métaphore sera parlante haha

    je trouve ça difficile de transmettre du moi par écrit, sans mon regard, mes gestes, mes intonations ou mon énergie, et en même temps, pour se reconstruire sereinement dans mon lien au social, je trouve ça bien de ne pas avoir une confrontation trop brut et de respecter mes blessures.

    C’est fou comment je deviens plus solennel par écrit alors que je suis tellement sans fard en réalité, mais j’y retrouve de l’authentique dans ce message.

    Allez, à la revoyure.

    olbius a répondu il y a 3 semaines, 5 jours 7 Membres · 16 Réponses
  • 16 Réponses

Contenus connexes :

  • Membre Inconnu

    Membre
    4 août 2026 à 15 h 45 min

    Salut et bienvenu,
    Peux-tu approfondir, si tu le souhaites, ta métaphore, est-ce que tu assumes que les nuances de bleu sont les mêmes pour tous, ou que avec ou sans nuances c’est pas du vert et bleu tout seul c’est suffisant pour avancer et se comprendre?

  • Matty

    Membre
    4 août 2026 à 16 h 10 min

    Sois le bienvenu,

    Sans allez confronter les millions de nuances de bleus, je te demanderais simplement rapport au titre de ton post :

    Plutôt être ou plutôt avoir ?

  • rezozero

    Membre
    4 août 2026 à 16 h 16 min

    Je crois que la métaphore en lien avec les couleurs et les opinions sur tel ou tel sujet traduit l’incapacité pour beaucoup de penser en terme de nuances, de subtilités.

    Enfin c’est mon interprétation.

    Après pour la solitude, on peut être seul/seule sans la sentir. L’altérité ne se retrouve pas que dans les relations humaines. Il y a les animaux, les autres (via les films, la musique les livres, l’observation au quotidien) et même soi-même : souvent je me suis étonné par les choses que je pouvais faire moi-même comme si quelqu’un d’autres les avait faites à ma place. Je ne suis pas schizophréne, je tiens à préciser avant que quelqu’un avance un diagnostique douteux.

    Il est cependant vrai que le besoin de partager des experiences, ou simplement le réel avec quelqu’un peut peut souvent poindre – raison pour laquelle nous sommes ici – mais plus on est complexe, plus il est difficile de trouver de trouver une vraie complicité, quelqu’un en phase avec cette complexité.

  • Tian

    Membre
    4 août 2026 à 16 h 32 min

    Je vais essayer de faire de mon mieux pour être clair. Je vais prendre un exemple, je pourrais dire une phrase tel que « les humains sont égoïstes », en face la personne pourrait vouloir me répondre « non tous les humains ne sont pas égoistes…. nanani nanana ».

    Cela semble, pour moi, une évidence que tous les humains ne sont pas tous égoïstes avec tous les liens de causalités imaginable, que ce soit par exemple, la culture, la génétique, les proches, l’intelligence, l’éducation, la personnalité bref tant de facteur qui font que sur 8 milliard de personne sur Terre, il est logico-mathématique que l’être humain ne puisse être résumé par seulement égoïste.

    Mais la plupart des réactions que j’ai expérimenté vont être une forme de débat à la vérité générale, alors que je ne suis pas du tout dans cette approche.

    Le plus important pour moi est de prononcer ma vérité la plus authentique dans le moment présent, et j’attend en retour que la personne soit aussi dans cette approche, loin de tous jugement mais simplement de partager ce qu’on incarne le plus dans le présent.

    Donc si je reprends ma métaphore, je vais dire  » il y a du Bleu! » et les personnes m’ont souvent répondu  » mais tu sais qu’il existe du jaune et du vert? « 

    alors que ce que j’espère avoir comme discussion c’est plutôt:

    N1 –  » il y a du Bleu! »

    N2 – « il y a du Jaune!

    N1 – « Pourquoi tu vois du Jaune? « 

    N2 – « Parce-que je vois un peu jaune canard ou parfois jaune moutard, et toi comment tu perçois le bleu? »

    N1 –  » Je vois une dizaine de bleu, j’aime beaucoup le bleu azur. »

    Donc pour moi nous avons pas tous le même bleu, car même si on dit tous les deux bleus, ça ne veut pas dire qu’on perçoit la même couleur. Et peu importe qu’on soit d’accord sur le bleu ou le vert, pour moi ce qui compte c’est comment vit les couleurs chez la personne, c’est tout. Je veux rencontrer des gens qui s’incarne.

    J’espère que j’ai pu répondre plus clairement à tes questions.

  • Tian

    Membre
    4 août 2026 à 16 h 33 min

    pourquoi choisir? 😁 Je dirais être et avoir, j’aime mêler les paradoxes 🙃

  • Tian

    Membre
    4 août 2026 à 16 h 45 min

    Oui, je suis d’accord la solitude ne se résume pas une présence physique mais surtout à un ressenti, comme tu l’as si bien dit à travers certains médiateurs ou des êtres brut comme les animaux, dont j’apprécie particulièrement la présence, ou encore avec soi même avec la multitude de facette que nous pouvons incarné, mais certaines choses ne peuvent pas remplacer le contact des âmes à leur rencontre.

  • Membre Inconnu

    Membre
    4 août 2026 à 17 h 40 min

    @Tian

    Merci pour ta réponse, elle est très claire. Si j’ai bien compris le type d’échange que tu recherches : un partage d' »instantanés viscéraux ».

    Je fais parti de ces emmerdeurs qui cherchent des structures, et posent des questions (souvent maladroites) pour ne pas interpréter de travers, espérant qu’elles fourniront des leviers d’analyse, assez loin de ton modèle donc, j’espère que tu ne m’en voudras pas trop.. Là par exemple, je me suis dit que le mot « attendre » était peut-être chargé de nuances qui m’échappaient. D’où mes questions:

    Tu dis attendre des autres qu’ils soient dans cette approche. Est-ce que ça veut dire que tu écartes activement ceux qui ne le sont pas, ou que tu espères juste tomber sur eux par hasard?

    Ta position sur la solitude se dirige-t-elle plus donc vers la recherche d’un pair identique, ou vers un élargissement du pool dialectique éligible?

  • Tian

    Membre
    4 août 2026 à 18 h 15 min


    @Krevitz

    Je trouve ton approche plaisante, même si tu la définis comme structurelle et analytique, tu partage ce que tu ressens et tu poses des questions qui en plus d’apporter une structure invite à approfondir ce que je ressens, je ne trouve pas ça si différent de mon approche dans le sens ou mon attention est porté sur le fait de s’incarner et sur ce que les autres incarnent plutôt que l’extérieur. C’est vrai que je semble exprimer les choses de manières plus sentimentales et émotionnelles. Puis le fait de pouvoir approfondir ce que je ressens grâce à tes questions et pour moi une stimulation introspective qui vise a avoir une cohérence plus précise avec ma vérité du moment.

    J’espère trouver des gens qui sont dans mon approche mais peu importe la forme, avec tes retours, je considère à ce moment que tu as une approche similaire à la mienne mais que tu la vis et l’exprimes sous une autre forme. Si l’approche diffère vraiment je pense que ça ne m’intéresserait pas et je ne chercherai pas plus loin.

    Pour terminer je ne recherche pas un pair identique, même si je m’aime suffisamment pour apprécier quelqu’un qui serait mon miroir haha

    je pense pas me poser plus de questions que ça quand aux rencontres que je souhaite faire, je me laisse porter, et si ça fonctionne, je réaliserai très vite pourquoi ça fonctionne et là je comprendrais ce que je recherchais dans le lien social, mais ce sera l’expérience vécu qui définira cela, le théoriser en amont ne me ressemble pas trop.

    C’est quelque chose qui te parle? Comment tu perçois ton approche au lien social?

  • Membre Inconnu

    Membre
    4 août 2026 à 19 h 01 min

    @Tian

    Ça me parle oui!. Dans mes barbarismes dialectiques je met également un point d’honneur à la temporalité et la contextualisation: ici et maintenant je suis cela, plus tard ailleurs faudra reposer la question.

    Je vois la relation comme un consentement mutuel constamment renouvelé, des chemins qui se suivent mais où les deux capitaines restent pleinement indépendants. « rester ne vaut que si l’on sait qu’on peut partir » comme dans la chanson de Nicolas Bacchus. Le lien n’y est pas tacite et chargé d’attentes sociales non ditent, il est volontaire..

    C’est un peu la même méthodologie que de voir ce qui se passe, et y allé au feeling, mais je suis vieux et pantouflard, donc le trekking sauvage est remplacé par les circuits préprogrammé gériatrie. « pourvu que nos chemin se croisent, mais doit y avoir des canapés sur le trajet en plus » 🙂

  • hermeet

    Membre
    5 août 2026 à 15 h 35 min

    Nous sommes des millions de solitudes ! Bienvenue à toi, compagnon HPI-TSA !…

Page 1 sur 2

Connectez-vous pour répondre.