Merci pour vos liens. @bosonx @substanceetattributs @olbius @pepita
Les faits : Dans les années 70 extraire 100 litres de pétrole réclamait une énergie équivalente à 1 litre. Tout bénef. Cette courbe, exponentielle, en est aujourd’hui à environ 4 litres extrait pour un litre (je schématise). Donc il deviendra très prochainement absolument pas rentable d’extraire du pétrole (gaz de schiste…etc…).
Or, TOUT est lié au pétrole. L’approvisionnement des supermarché, des hôpitaux, les déplacements pour aller travailler, emmener ses enfants à l’école, la moindre petite pièce de rechange des usines et même d’une certaine façon les énergies renouvelables… Donc le jour où il n’y a plus de pétrole, c’est la merde.
Et même si l’humain peut être altruiste (c’est effectivement le sujet du deuxième livre de Sevigne @mariedelaprairie ), il est probablement que, pour schématiser, bon nombre de gens qui eux n’ont pas réfléchie à grand chose jusqu’à présent à part sur des sujets relatifs à la consommation, ou qui n’ont pas réellement la même sensibilité que d’autres, opte pour le choix du plus simple à court-terme à savoir le pillage et l’instauration d’un ordre tribal ou mafieux. Mais il est vrai que sur ce point tout reste possible et qu’une réorganisation soit possible (faudra-t-il encore compter sur l’état ? Pas sûr…)
Une chance d’éviter l’effondrement ? Peut-être, mais est-ce souhaitable que ça ne s’effondre pas ? Voici le PARADOXE : Pour que la terre reste un écosystème viable pour l’humain il faudrait que l’effondrement économique est lieu le plus vite possible. Vouloir que le monde continue ainsi c’est vouloir qu’on trouve des manières toujours nouvelles et pires pour extraire l’énergie, par exemple le gaz de schiste qui est écologiquement une catastrophe.
Donc soit on continue à jouir en comptant sur les joie du confort capitalisme (et il y en a beaucoup), soit on anticipe le changement (et ça va pas être du petit changement là, il va falloir se sortir les doigts, ne serais-ce que pour repenser la politique au sens large). Mais puisque l’humain a cette tendance à attendre d’être dans le mur pour agir alors… je reste pessimiste.
Donc profiter de la vie de manière hédoniste oui mais quelle est la condition de possibilité du luxe dans lequel on se vautre tous les jours ? Dans un monde écologiquement responsable, aurait-on le même niveau de vie ? J’en doute. Il faut en avoir conscience. On vit une période d’abondance folle parce que nous avons piller les ressources de nos enfants, petit-enfants… pour jouir du présent, manger des vaches en barquettes et des bananes qui ne voyagent pas par magie jusqu’à chez moi.