Point de vue des HPI à propos du végétarisme/veganisme



  • Point de vue des HPI à propos du végétarisme/veganisme

    5ec2a0d9097a9 bpthumb isit mis à jour Il y a 3 mois 17 Membres · 92 Messages
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    yugen

    Membre
    10 juin 2020 à 14 h 06 min

    Bonjour à tous,

    Comme l’indique le titre je crée ce sujet de discussion afin de recueillir vos opinions à propos du végétarisme et du veganisme.

    Je précise que je suis moi-même vegan, mais que ceci n’a absolument pas pour but de tenter de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. Je suis simplement curieux de savoir comment les autres HPI se positionnent sur le sujet, et ce même si vous n’êtes pas végé (SURTOUT si vous n’êtes pas végé !).

    Merci d’avance pour votre participation !

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    bagayaga

    Membre
    10 juin 2020 à 15 h 32 min

    Je ne suis pas Vegan. Je suis même boucher. Par contre je suis flexitarienne.

    Je mange peu de viande. Enfin je mange peu de tout je ne sais même pas si je peux dire que je suis encore Flexi.

    Mon point de vue est que la filière viande actuelle, des pays industrialisés est immonde. Là dessus je rejoins les vegan.

    Je ne pense pas que la viande devrait être mondialisée. Je suis pour des élevages éthiques et locaux. Et je suis contre les abattoirs. Ça devrait être là responsabilité de celui qui élève l’animal de lui donner la mort. Dans un sens sacré. Une mort pour la vie.

    Historiquement il y a une théorie à l’heure actuelle basée sur l’acquisition de la maîtrise du feu et de la possibilité à l’espèce humaine ainsi de conserver la viande et donc d’en consommer plus, qui aurait permis la céphalisation. Donc la construction du néo-cortex. Et entre autre de la pensée métaphysique. Et donc bout à bout de la réflexion du Veganisme.

    En terme d’évolution nous sommes des animaux. Au même titre que les carnivores mangant de la viande. Et je me demande toujours si tu casserais la gueule d’un grand singe en le voyant tuer un autre animal pour se nourrir ?

    Ce n’est pas une boutade. Ça m’intéresse de comprendre en quoi la prédation et la consommation de viande est normale pour des animaux que tu considères comme un égal. Au sein des être Vivants. Alors que pour un humain c’est devenu pour une certaine partie de la population amorale. Notre organisme reste fait pour que nous mangions de la viande entre autres produits de la nature.

    Nous arrachons les légumes de la terre. Nous les coupons, les râpons,les ébouillantons, leurs autant la vie. Mais comme ils ne communiquent pas ,n’ont pas de visage. C’est considéré comme moral.

    Je me fais souvent la réflexion en prenant l’argument des Vegan et leur respect pour toutes vies.

    Et si les légumes avaient eux aussi une conscience, que cela était prouvé ?

    On pourrait manger quoi pour que ce soit moral de ne pas commettre de meurtres sur le vivant. Qui est considéré comme vivant ?

    La nature,le règne animal n’a pas de considération pour le sacré de le vie. Dans ce sens tuer est une pulsion. De survie, ou de défense. Voir même le chat tue par jeux dédaignant sa proie une fois celle-ci inerte? Doit-on brutaliser les chats ?

    Que tu fasses le choix de ne pas manger de la viande cela n’engage que toi. Que tu prennes en otage les omnivores, en créant de la violence que toi même tu réprimes me semble contradictoire et totalitariste.

    Si par contre tu te bas pour créer des débats sur l’assainissement de la filière viande.

    Et pas que, la filière alimentaire globale.

    Pour replacer élevage et culture dans le respect de notre écosystème, dans le respect de la faune et de la flore.

    Par exemple inviter les gens à eux même tuer et découper un animal qui leur serait dédié à la ferme pour leurs besoins annuels. En les invitant à consommer chaque partie de l’animal, et d’utiliser le cinquième quartier(tout ce qui est impropre à la consommation), pour créer des objets utiles à leur vie.

    Faire comprendre aux consommateurs, omnivores qu’on ne tue pas une génisse pour ne manger que les côtes et le filet. Que chaque muscles ou organes peut et doit être consommés pour que le sacrifice de cet animal ne soit pas vain. Et qu’il n’y ait pas autant de tuerie de masse et de gâchis.

    Dans ma boucherie nous traitons des carcasses entières et nous transformons chaques parties de l’animal ,muscles ou organes. Rien n’est jeté. Même les os et les déchets sont donnés à des personnes qui élèvent des chiens.

    Avec les morceaux moins nobles que les gens dédaignent nous faisons de la charcuterie. Avec les morceaux de viandes invendus nous créons encore des recettes pour les recycler.

    Chaque animal qui rentre dans notre atelier est mis à l’honneur. Et nous faisons en sorte qu’ils viennent alimenter différents foyer de notre localité. En fonction de leurs différents besoins et budget.

    Je suis fière de travailler dans ma boucherie. Et d’apprendre un savoir faire calqué sur la consommation de la société d’antan. Où le gâchis et les caprices face à la faim et la nécessité n’avaient pas lieux d’être.

    Par contre je suis en colère contre l’état, l’Europe et les organisations mondiales d’avoir rendue l’alimentation inhumaine et de gaspiller et produire des quantités pharaoniques. Cédant toujours plus aux caprices de l’humanité, rendant ainsi les consommateurs irresponsables. Et ignorants.

    Les enfants devraient passer du temps à la campagne pour apprendre comment fonctionne les différentes filières. Apprendre à manger de tout. Et consommer de façon éthique,intelligente et responsable.

    Si je persiste dans mon métier. J’aimerais me battre pour faire avancer la société dans ce sens.

    Et responsabiliser les clients avec qui je serais en contact. Faire des partenariats avec des éleveurs responsables, et faire venir des classes d’enfants pour les sensibiliser. Car c’est là qu’est notre espoir pour voir les choses évoluer. Par l’éducation.

    Il faut prendre le problème à sa racine.

    Au lieu comme toujours dans nos sociétés d’arriver en bout de ligne. De montrer du doigt, d’accuser, d’avoir recours à de la violence, de punir, d’invoquer la persuasion,la culpabilité,la morale… Ce bon vieux héritage Judéo-chrétien. On ne fait pas confiance en l’homme, on le déresponsabilise, on le menace, on le punit. Rendant l’être humain capricieux et infantile. Incapable de se prendre en mains et d’être autonome.

    Sérieusement en faisait des actions de destruction sur des boucheries,bouchers et leurs étales qui croyez-vous persuader ? Je dis bien persuader car c’est souvent des arguments basés sur les sentiments. Car il n’y a rien qui pourrait convaincre l’espèce humaine d’arrêter de manger de la viande. C’est inscrit dans nos gènes. Nous sommes Omnivores. Nos mâchoires,nos dents,notre métabolisme est programmé pour que nous mangions de la viande.

    Vous énervez les gens qui mangent de le viande. Vous détruisez le bénéfice d’artisans qui peinent à joindre les deux bouts et par la violence employée vous vous décrédibilisez.

    Rendant votre positionnement contradictoire et abscons.

    Ce qui est dommage car omnivores et vegan pourraient s’unir pour créer des habitudes alimentaires plus éthiques, pour l’avenir.

    Marcher vers une révolution du système agroalimentaire de concert.

    Et dans le respect des uns et des autres.

    Car si tu donnes autant de respect et de ferveur pour le règne animal, tu pourrais aussi t’investir à part égale pour l’humanité.

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    bagayaga

    Membre
    10 juin 2020 à 15 h 40 min
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    yugen

    Membre
    10 juin 2020 à 16 h 17 min

    @bagayaga

    Je t’avoue me sentir un peu agressé par ta réponse. Probablement parce que tu utilises beaucoup les mots “tu” et “vous” en parlant d’actions violentes que je n’ai jamais commises… Je vais passer outre, car je suis sûr que ton intention n’était pas de t’en prendre à moi. ^^

    Je te remercie d’avoir pris le temps de rédiger une réponse aussi élaborée en tout cas. Je précise que je ne te juge en aucun cas en tant que personne et respecte ton point de vue. J’aimerais revenir sur certains points que tu évoques et sur lesquels, à mon avis, tu te méprends. Probablement parce que les vegans qui sont les plus médiatisés ne sont pas ceux qui s’expriment le mieux. ^^

    Rapport aux carnivores : m’en prendrais-je à un grand singe le voyant tuer pour se nourrir ? Peut-être ressentirais-je le besoin de protéger sa proie, mais je ne lui en tiendrais pas rigueur. Et la raison est simple : il en a besoin pour survivre. De la même manière, je ne m’en prendrais pas à un humain qui vit dans des terres particulièrement sauvages et n’ayant d’autre choix que de tuer pour se fournir en protéines, fer, vitamines B12 et autres nutriments essentiels. Mais c’est justement cette question de nécessité qui est au cœur du débat : nous sommes omnivores, ce qui signifie non-pas que non DEVONS nous nourrir de viande, mais que nous POUVONS le faire, ce qui implique que nous pouvons aussi faire sans. Alors pourquoi continuer à tuer si ce n’est pas nécessaire ? C’est ce point précis qui m’a amené à arrêter à titre personnel.

    A propos des végétaux : je te rejoins entièrement sur le fait qu’il n’est pas impossible qu’ils ressentent la souffrance et que nous n’ayons pas les moyens de le constater. Si on découvrait que c’était le cas, sachant qu’on nourrit le bétail de végétaux avant de le servir en assiette, ne vaudrait-il pas mieux se nourrir directement de végétaux afin de réduire autant que possible la souffrance infligée autour de nous ?

    A propos de casser des vitrines et de faire chier les gens : si je ne participe pas à ça personnellement, je ne condamne aucune violence qui soit la réponse à une autre violence. Est-ce que ça sert le propos ? Probablement pas. C’est même l’inverse à mon avis. Mais je comprends qu’on devienne violent face à la mort non-nécessaire d’autres êtres vivants.

    Par rapport à l’émergence du feu et le rôle de la viande dans le développement de notre conscience et pensée, c’est intéressant. Tout ça me semble très théorique, et j’ai l’impression qu’on qualifie d’emblée une corrélation de causalité, alors qu’on pourrait aussi envisager qu’on a été capables de découvrir le feu parce que notre pensée commençait à s’élever, et qu’elle a continué naturellement par la suite, sans rapport avec notre consommation de viande. Mais admettons que ce soit véridique : moi je ne nie pas que la consommation de viande ait été importante et nécessaire il fut un temps. Mais si ce n’est plus le cas aujourd’hui j’estime qu’on devrait laisser cela au passé.

    Je précise une nouvelle fois que je ne cherche pas à convaincre (je ne suis absolument pas militant). C’est la réflexion de chacun autour de tout ça qui m’intéresse. J’ai personnellement la sensation d’être cohérent dans ma démarche, mais c’est le cas de tout le monde, donc j’aime avoir des avis divergents et constructifs pour me forcer à revoir les choses sous un autre angle.

    Encore merci pour ta réponse !

    EDIT : Je suis évidemment d’accord avec tout ce que tu dis concernant l’industrialisation de la filière viande et élevage. Je ne suis pas revenu dessus parce que je n’ai rien à ajouter, tout ce que tu relèves me paraissant tout à fait juste.

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    july

    Membre
    10 juin 2020 à 16 h 58 min

    Au sujet de la possible souffrance des végétaux, j’ai visionné il a quelque temps une vidéo (en anglais) de la chaîne Youtube d’Anton Petrov qui abordait de manière intéressante le sujet.

    https://www.youtube.com/watch?v=mucAJW6qEvk

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    bagayaga

    Membre
    10 juin 2020 à 17 h 26 min

    @Yugen

    J’ai eu du mal à répondre sur le ton de la généralité. Excuse-moi je ne voulais pas t’amalgamer avec les extrémistes du mouvement. Je suis amie avec beaucoup de gens Vegan sans que nos pratiques mutuelles ne se contredisent. D’ailleurs j’adore les recettes végétariennes.

    Bref cela n’est pas le débat. Tu as bien compris que je ne te stançais pas toi en particulier merci^^ Je suis très spontanée et après coup je vois bien que ma prose revêt des accents accusateurs.

    C’est juste que je suis vraiment dans l’incompréhension totale du terrorisme quel qu’il soit.

    Je comprends très bien que beaucoup de révolutions humaines au court de notre histoire n’ont pas attendues que des millions d’années passent pour voir le jour naturellement et que l’homme s’est organisé en groupes dogmatiques pour en annuler un autre à l’aune de leurs shismes idéologiques. (Massacre de la Saint Barthélémy, Rwanda, occupation Allemande,sapiens vs Néandertal (remis en cause), Israël/Palestine, tuerie scolaire de masse, terrorisme religieux (que ce soit les trois monothéistes ou les autres…), révolution française, la Commune, les invasions Vickings et Tataro-Mongoles,la guerre de Sécession, Bachar el Assad contre son peuple, la mutinerie du Bounty…etc,etc…)

    C’est inévitable, l’homme n’a pas encore assez évolué pour s’affranchir des problèmes liés aux sacro saintes loix de psychologie sociale, des normes, des groupes et des minorités. Les fameuses dynamiques de groupes étudiées à la suite de la révolution Française avec attention.

    Trop d’humains s’identifient à leurs idées, au lieu d’avoir la richesse de s’élever au dessus des débats. De ne pas avoir de camps. De douter de tout(Ta vidéo m’a rappelé ma prof de psychologie clinique qui nous disais les yeux dans le vague: Doutez….). De ne jamais s’arrêter de construire sa pensée. En la figeant. Qu’elle devienne matérielle. Et déterminée.

    Tes questions sur l’ordre de souffrance, la hierachisation de l’acceptation de la souffrance entre les plantes et les animaux est assez curieuse. Je vais y songer.

    Tu évoques les protéines végétales, je n’ai pas le sentiment que ce soit équivalant avec les animales. Beaucoup de mes amies Vegan me parlent des coulisses de leur régimes alimentaires. Et elle ont recours à diverses supplémentations pour pallier à certaines carences induites par l’ablation de la viande à leurs régimes alimentaires. Elles évoquent même des fois des sentiments de fatigue, perte de cheveux, ongles ternes, déprimes.

    Au delà de la viande, je trouve qu’il est dangereux de supprimer totalement quelques choses de son régime alimentaire. Je pense que nos besoins quotidiens sont déterminés. Qu’il faut les donner à son corps. Pour son bon fonctionnement. Du corps et de l’esprit. Afin de se garantir la santé. Alors supprimer le gras,le sucré,le salé etcc Je pense que c’est dangereux et extrémiste. Selon moi, il faut équilibrer chaques nutriments. Le sucre est nécessaire et le gras aussi, la plasticité et la vitesse cérébrale en dépend !

    Maîtriser le produit qu’il soit frais. Et la façon de le cuisiner pour préserver les nutriments. Le tout en variant pour être le plus juste possible avec l’équation des besoins énergétiques. En fonction de son activité physique et de son âge et de son sexe.

    Aaaaah oui j’avais pensé à ça. Les femmes tout de même nous perdons pas à quantité égales mais tout de même du sang, tout les mois, toute notre vie ou presque. En plus des grossesses et accouchements. La viande tout de même à ces moments là… Je suis pas sûre que des flageolets et des lentilles suffisent. Surtout au vue de la quantité qu’il faut absorber pour obtenir la dose nécessaire. D’ailleurs mes copines Vegan disent craquer souvent à se moment là.

    J’étais sous la douche et je continuais le débat dans ma tête^^

    Mais tu m’as coupé l’herbe sous le pieds.

    Je voulais parler de la faim. Des famines, du canibalisme historique (guerre de Trente ans, bataille de Leningrad,invasions barbares…),dans les contextes de famines et des épisodes cataclysmiques qui ont jalonnés l’Histoire ,(éruption du Samalas en 1257 qui a provoqué un hiver volcanique), lorsque l’homme occidental ne maîtrisait pas encore l’approvisionnement constant en nourriture) ( C’est fou des gens ont peur aujourd’hui, dans le contexte de pandémie, de manquer de nourriture, c’est quasi impossible), des tribus de chasseurs cueilleurs.

    Je suis partie dans tout les sens désolée.

    Je suis rassurée que ce ne soit pas un débat que l’on déplace sur l’individu plutôt que sur les idées. Ce qui aurait manqué d’intérêts et franchement m’aurait fait fuire.

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    hanae

    Membre
    10 juin 2020 à 17 h 35 min

    Je rejoins tout à fait @bagayaga
    dans ses propos.

    J’ai visionné une vidéo qui parlait d’une végan qui avait réintroduit dans son alimentation la viande et le poisson car elle souffrait de problèmes digestifs et de carences alimentaires. Depuis toujours, elle ne souhaitait absolument pas consommer des « êtres vivants », de par son empathie extrême. Je pense que cela est compréhensible sachant que ce qu’on retrouve dans nos assiettes provient d’animaux vivants pour la plupart élevés et tués dans des conditions effroyables.

    Ce que j’aimerais simplement souligner dans un langage naturaliste, c’est que nous faisons parti de la chaîne alimentaire comme les autres êtres autour de nous. Et pour vivre, il faut nécessairement se nourrir. Mais il faut se nourrir de façon raisonnée et sans sur-consommer.

    Certaines ethnies chasseurs/cueilleurs qui respectent l’être vivant recueillent leur nourriture avec parcimonie, ne prélevant dans la nature que l’essentiel, ce qui leur est vital. Ils prient leur dieu à leur manière, font des offrandes de façon à remercier tout ce qui leur est donné, ce qui leur permet de vivre. Une vie permet à une autre de subsister. Finalement, nous puisons notre force grâce à la vie que nous prenons. Il faut être conscient de cela. Un aborigène d’Australie va passer du temps à chercher des plantes, baies, des insectes et sera instinctivement que cette agame qu’il va débusquer lui apportera les nutriments dont il a besoin.

    Tout cela pour dire qu’il y a peut-être quelque chose que la civilisation moderne a oublié, c’est d’être reconnaissant de tout ce que la nature lui offre, « la terre nourricière » est à respecter et remercier l’être qui donne sa vie pour que nous puissions perdurer me semble fondamental.

    Et c’est pour cela que j’ai un lien très fort avec la vie qui m’entoure, je la respecte et fait en sorte de la protéger, de la préserver. Je ne suis ni végétarienne, ni végan ou autre dénomination, par contre je consomme très peu de viandes, de produits laitiers simplement car mon organisme ne le tolère pas.

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    bagayaga

    Membre
    10 juin 2020 à 17 h 37 min
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    Anonyme

    Membre
    10 juin 2020 à 18 h 28 min

    Ce que je me demande moi, c’est si le végétarisme/végétalisme n’est pas seulement le fruit d’une certaine culpabilité, par extension d’une certaine empathie, que n’a pas le lion lorsqu’il dévore l’antilope, et je pense que tout devrait obéir à un certain équilibre, prendre juste ce dont on a besoin, et non pas envie (mais il est très loin le temps des chasseurs/cueilleurs). Mais je pense aussi que l’être humain, de par sa soit disant supériorité, au sommet de cette chaîne alimentaire ne sait même plus ce que signifie cet état d’équilibre avec ces carrefour market à grande échelle… Donc finalement, manger un peu de viande, rien de grave selon moi, il n’en résultera pas forcément une poussée d’urticaire… après je suis d’accord, change toi avant de vouloir changer le monde, et la condition animale j’y suis plutôt sensible, donc tout ce qui est intensif, à grande échelle m’est plutôt rédhibitoire, et pourtant quoi de mieux que ces hyper-market qui bénéficie de prix à grande échelle (plus tu achètes gros moins c’est cher, c’est comme la drogue …) donc finalement c’est le chien qui se mord la queue, et moi je n’ai vraiment pas la solution sinon de retourner à son potager 😉

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    yugen

    Membre
    10 juin 2020 à 18 h 54 min

    @bagayaga

    J’ai consommé viande et poisson pendant 30 ans. J’estime donc ne pas être en mesure de juger qui que ce soit sur le sujet. D’autant plus que je suis loin d’être irréprochable sur d’autres questions. Voilà pourquoi il est impensable pour moi de juger quelqu’un parce qu’il mange de la viande. 🙂

    Entièrement d’accord avec toi sur l’importance du doute et de ne surtout pas figer ses pensées.

    Concernant mes propos au sujet des souffrances animaux/plantes, j’ai peur de m’être mal fait comprendre. Alors juste au cas où : je ne voulais absolument pas dire que, si souffrance il y a chez les plantes, cette souffrance serait moins importante que celle des animaux. Ce que j’entendais, c’est que puisqu’il faut nourrir une vache de végétaux pendant X mois/années pour servir l’équivalent de 20 repas à un humain, alors la souffrance générale engendrée serait moindre si on prenait directement l’équivalent de ces 20 repas dans la quantité de végétaux utilisée pour nourrir la vache. Je sais bien qu’on ne pourrais pas se nourrir directement des végétaux que mange la vache, et ce chiffre de 20 repas est arbitraire mais je pense que tu saisis l’idée.

    La question autour des protéines végétales vs animales mérite d’être soulevée. Ce n’est pas la même chose effectivement, puisqu’on est obligé de combiner différentes sources végétales pour avoir tous les acides aminés essentiels là où les protéines animales sont complètes. Donc les problèmes évoqués par tes amies pourraient venir d’un mauvais équilibre entre les différentes sources. Dans mon cas, aucune supplémentation en protéines, je n’ai pas senti de baisse de performance particulière et je fais de la boxe en club. Mais je n’ai qu’une année de recul, donc à voir sur la durée. Plus globalement, la question de l’équilibrage alimentaire avec un régime vegan est délicate, alors on pourrait aussi penser que les déboires de tes amies viennent de là. Mais ça reste à voir.

    Au sujet des problématiques spécifiques à la vie d’une femme, je ne suis pas médecin donc je ne veux pas m’avancer. L’ADA a publié une étude selon laquelle un régime végétarien et même vegan (à condition de se supplémenter en B12 évidemment) serait tout à fait adapté à tous les stades de la vie, y compris la grossesse. Je n’ai vu aucune réfutation tangible de ces données jusque-là, mais si quelqu’un en a je suis preneur.

    https://www.vrg.org/nutrition/2003_ADA_position_paper.pdf

    Merci pour ton lien. Comme je te le disais je ne trouve pas que ces éléments permettent d’affirmer une causalité, mais je n’ai pas tout lu et ne suis pas expert sur le sujet donc… Voilà. ^^

    @july

    Merci pour ta participation. Le problème avec le phénomène du “cri de la carotte”, c’est qu’il a été injecté dans le débat pour décrédibiliser l’argument de la souffrance animale. Or on compare deux choses différentes : la souffrance animale qui est un fait avéré démontré par des études biologiques et neurologiques (la plupart des animaux disposent de structures biologiques dont on sait qu’elles sont à l’origine de la souffrance); de l’autre on nous montre l’existence d’un son produit par les végétaux et qui ressemble vaguement à un cri humain. Or, tout ce qui produit un son ne souffre pas forcément. Ce n’est pas parce que ce son ressemble à un cri humain qu’il exprime la même chose. Et surtout j’ai déjà entendu des humains émettre des sons qui ressemblent à celui-ci et qui exprimait tout sauf de la souffrance. A côté de ça on n’aurait – à ma connaissance – jamais observé de structures biologiques susceptibles d’être vecteur de souffrance chez les végétaux. Ce qui ne veut pas dire qu’aucune souffrance n’existe chez eux, mais en tout cas on est incapables de le démontrer pour l’instant.

    @hanae

    Merci à toi aussi pour ton message. Il me semble que ta position s’apparente à une sorte d’appel à la nature, et c’est communément considéré comme un biais de raisonnement si je ne m’abuse (n’y vois aucune attaque, vraiment ! 🙂 ).

    Ma position sur la question du “naturel” est la suivante : la nature nous a faits bipèdes, et nous avons construit des engins pour nous déplacer plus vite et plus loin; elle nous a condamnés à explorer la terre, et nous avons construit avions, bateaux, sous-marins et engins spatiaux pour explorer des lieux que la nature nous interdisait; Je ne te parle même pas de la médecine, avec laquelle on repousse constamment la mort, qui est pourtant naturelle elle aussi.

    Tu me diras ce que tu en penses, mais j’ai quand même l’impression que les limites que nous impose la nature, on a communément décidé de les exploser, non ? 🙂 Alors compte tenu de tout ça, si l’on a aujourd’hui les moyens de mettre fin à l’exploitation animale grâce à notre intelligence, est-ce que l’argument des besoins que la nature nous impose est vraiment pertinent ?

    (j’ai conscience que je te challenge un peu à travers mon phrasé, mais vraiment je fais ça dans un esprit joueur, et pas du tout dans une idée de jugement. J’espère que tu ne le prendras pas mal !)

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    yugen

    Membre
    10 juin 2020 à 19 h 06 min

    Excellente réflexion à propos du rôle de la culpabilité et de l’empathie dans le choix du veganisme. Je mentirais si je disais que je ne m’en veux pas de ne pas m’être posé de questions plus tôt. Mais au-delà de ça je suis convaincu que ma prise de position est à 99% intellectuelle, et prise dans un souci de cohérence avec mes propres valeurs : j’estime que je dois minimiser au maximum la souffrance que j’engendre autour de moi –> je découvre que je ne suis pas obligé d’exploiter d’autres animaux pour vivre –> j’arrête de manger le produit de leur exploitation. C’est comme ça que je vois la chose en ce qui me concerne, mais HPI oblige je ne suis probablement pas représentatif de la majorité des vegans. Et quand je vois l’argumentation de beaucoup d’entre eux, j’ai l’impression que l’impact émotionnel a joué un plus grand rôle que dans mon cas. Mais enfin ce n’est que mon impression.

    Je te rejoins également à propos de l’opulence et de ses conséquences. Je peste d’ailleurs régulièrement contre la tendance qu’ont beaucoup de vegans à brandir l’argument de l’impact écologique de l’industrie de la viande et de l’élevage pour promouvoir le veganisme. A mon sens l’impact écologique de cette industrie n’est pas un argument pour stopper complètement l’élevage, mais pour sa réduction à un niveau acceptable pour l’environnement.

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    10 juin 2020 à 19 h 25 min

    De toute façon @Yugen, qu’on se le dise bien, comme dans la majorité des problèmes actuels, la solution ne sera jamais dans l’émotionnel, mais uniquement du fait de décisions politiques (bon les deux peuvent être liées, si tout le monde s’en mêle), c’est con à dire mais nous sommes parti dans un système d’exploitation de masse et je ne vois pas trop bien ce qui pourrait l’arrêter…

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    max

    Modérateur
    10 juin 2020 à 19 h 32 min

    @yugen

    Je dois admettre un argument imparable au véganisme : l’écologie ! La viande coûte cher à notre planète, que ce soit en matière d’eau ou de surface agricole. Le poisson est en voie d’extinction et comme parmi les poissons, nous mangeons principalement des prédateurs, ils sont concentrés en métaux lourds et autres polluants…

    Ça, c’était l’argument pour. Pour les arguments contre, je rejoins @bagayaga sur à peu près tout ce qu’elle a dit, sauf lorsqu’elle dit aimer les recettes végan, ce n’est pas du tout mon cas. Mais c’est purement subjectif !

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    yugen

    Membre
    10 juin 2020 à 20 h 43 min

    @senseed

    L’histoire te donne raison je pense. Je ne crois pas qu’une seule révolution morale ait été dénuée d’intérêts politiques et/ou financiers.

    @max: On est d’accord que le véganisme prône la suppression totale de toute forme d’exploitation animale ? A partir de là je ne vois pas bien en quoi l’argument de l’écologie serait particulièrement pertinent pour le promouvoir. Ou alors l’écologie est également un bon argument pour promouvoir l’arrêt total d’internet, des voitures, avions et de toute activité ayant un impact négatif sur la planète. Si quelque chose pollue trop, il me semble que la réponse raisonnable n’est pas dans son arrêt total, mais dans sa réduction à un niveau acceptable pour la planète.

    Puisque tu es du même avis que bagayaga, et que j’ai répondu à ses arguments, si tu as un avis sur mes contre-arguments et souhaite expliquer pourquoi ils sont mauvais selon toi, je suis preneur.

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    max

    Modérateur
    10 juin 2020 à 21 h 27 min

    L’argument écolo est le même que ton addition des souffrances végétales et animales, mais avec les ressources naturelles. Chaque vache élevée consomme de l’eau ainsi que toute l’eau utilisée pour cultiver son fourrage. S’il existait des alternatives viables à l’automobile, à internet et à tous les progrès du monde moderne, alors il serait bon de les arrêter, non ? Visiblement en matière d’alimentation le véganisme est une solution viable. Ce serait un pas dans la bonne direction.

    Là où je rejoins bagayaga, c’est sur l’utilité physiologique de la viande, historiquement, l’humanité ne s’est développée qu’à partir du moment où l’homme a commencé à chasser (Je ne suis pas aussi calé qu’elle sur le sujet). Il est probablement possible de trouver tous les nutriments nécessaires dans le végétal, mais il faut être sacrément connaisseur !


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