Des textes de chansons que l’on oublie parfois d’Ă©couter au-delĂ  de la musique



  • Des textes de chansons que l’on oublie parfois d’Ă©couter au-delĂ  de la musique

    5e5c865e51587 bpthumb quetzal mis Ă  jour Il y a 7 mois, 3 semaines 7Membres · 21 Messages
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    isabelle1970

    Membre
    29 mai 2020 Ă  10 h 03 min

    Les chansons, c’est aussi des textes … et parfois on oublie d’Ă©couter les paroles , de s’en imprĂ©gner .. il y a des “styles” de musique que je n’aime pas et pourtant leurs textes eux, me touchent, me parlent ..

    Alors je propose de poster ici la chanson, sa vidéo mais aussi ses paroles

  • 5fff0da97509c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    29 mai 2020 Ă  10 h 06 min

    Je commence par Pierre Perret .. je suis fan depuis toute petite .. et il a Ă©crit des chansons qui ne sont pas connues mais qui sont bien autre que “le zizi” ou “les jolies colonies de vacances” .. de vraies poĂ©sies 🙂

    et les paroles

    <div>

    Paroles et musique : Pierre Perret – © Editions Adèle 1972

    Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
    Au regard fabuleux des enfants étonnés
    Aux grands yeux prophétiques où l’on voit se baigner
    Des elfes mystérieuses en paillettes dorées
    Tes longs cils font des trilles en fumée de gitane
    Tes longs cils sont des rames aux vagues de la mer
    Des ponts-levis fermés par ma bouche salée
    Tes longs cils font des trilles en fumée de gitane

    Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
    Tes baisers ont le suc des tortillas indiennes
    Des fleurs d’acacia roses de gâteaux de Noël
    De pâte feuilletée fourrée d’orties au miel
    Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs
    Aux vérités poignards qui déchirent les nues
    Ma femme au rire nu aux sanglots retenus
    Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs

    Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
    Aux cris d’oiseaux plaintifs dans ton sommeil d’enfant
    Aux étreintes jalouses en mâchoires de tigre
    Aux Ă©treintes jalouses en pointes de diamant
    Au ventre palpitant de caille ensanglantée
    A la bouche tendue comme un quartier d’orange
    Ma femme aux seins secrets aux lèvres de vendanges
    Au ventre palpitant de caille ensanglantée

    Et je suis lĂ  moi, je suis lĂ  sans rien te dire
    Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée
    Et j’étrangle ma muse et j’étouffe ma lyre
    Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée
    Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
    Aux longs doigts de corail dans mes cheveux de laine
    Aux longs doigts qui s’attardent aux bouches des fontaines
    Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
    Je t’aime

    </div>

  • 5f970ca328734 bpthumb

    max

    Modérateur
    29 mai 2020 Ă  11 h 17 min

    <div>Babylon Circus “De la musique et du bruit”, un peu de nostalgie, de la tolĂ©rance, la richesse des cultures…</div>

    https://www.youtube.com/watch?v=lWjhiNQgK5k

    <div>

    On habite dans l’immeuble d’un quartier populaire

    Sous les pavĂ©s, c’est la plage
    Du coin de la rue on voit la mer
    y en a qui vienne de tout les coins du monde
    Filles et fils d’ouvriers venus chercher l’eldorado
    Pas d’avenues pavĂ©es d’or
    Mais le bitume a eu raison de leur rĂŞve
    Et l’amertume leur a rongĂ© un peu la peau
    Comment expliquer qu’ici on ne sourit pas
    En tout cas pas Ă  quelqu’un qu’on ne connait pas
    Ce constat peut paraître un peu pessimiste
    Mais ne doit d’aucune façon
    Faire de l’ombre au soleil quand il Ă©claire nos Ă©motions

    Dans la cour de l’immeuble le dimanche après midi
    On s’retrouvait pour papoter, jouer aux cartes entre amis
    Du raquis, des loucoumes,des tapas, des jus de fruits,
    Des glaces partout, de la musique et du bruit

    Le temps pouvait s’arrêter
    Cela ne nous dérangeait pas le moins du monde
    On dévorait insatiablement
    Chaque minutes, chaque secondes
    Pas une seule miettes ne devait rester au fond des plats
    On parlait scolarité en mangeant avec les doigts
    laĂŻlaĂŻlaĂŻ laĂŻlaĂŻlaĂŻ laĂŻlaĂŻlaĂŻ laĂŻlaĂŻlaĂŻ laĂŻlaĂŻlaĂŻ

    <div id=”sas_32033″></div>
    Dans la cour de l’immeuble le dimanche après midi
    Autour d’une tasse de thĂ© les grands surveillaient les
    petits
    Les accents en couleur, les images et la magie
    Des gosses partout de la musique et du bruit

    Illégaux, clandestins, comment dire? sans papiers
    A 12 ans ces mots m’étaient totalement étrangers
    On a grandit ensemble
    Et le sang qui coule dans leurs veines
    Ressemble comme deux gouttes d’eau Ă  celui qui coule dans
    les miennes
    C’est quoi ces cris?C’est quoi ces pleurs?

    OĂą vont-ils? Qu’est ce qu’il font?
    Pourquoi rester si ils s’en vont?
    Plus de pisse, plus de mafé
    Plus de jus de fruits,
    Plus de partie de foot dans la rue jusqu’Ă  la tombĂ©e de la
    nuit
    Mais maintenant y’a des camĂ©ras
    Dans la cour plus rien ne bouge
    C’est le terrain de jeux des rats
    Sans que ce soit de la nostalgie, mais
    Qu’est ce qu’on va faire maintenant que tout le monde est
    parti ?
    OĂą est ce que vous ĂŞtes passĂ© tout l’monde?

    Dans la cour de l’immeuble le dimanche après midi

    Puis lundi plus rien ne se passe le barbecue a moisie
    Juste un trace d’y a un temps
    OĂą le quartier Ă©tait en vie
    Et derrière les murs résonnent encore
    De la musique et du bruit

    </div>

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    29 mai 2020 Ă  12 h 48 min

    Édit couille dans le pâté encodée de croûte imbitable.

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    29 mai 2020 Ă  12 h 53 min

    Y avait une ville -Claude Nougaro

    <div jsname=”U8S5sf”>Que se passe-t-il ?
    J?y comprends rien
    Y avait une ville
    Et y a plus rien</div><div jsname=”U8S5sf”>Je m?souviens que j?marchais
    Que j?marchais dans une rue
    Au milieu d?la cohue
    Sous un joyeux soleil de mai
    C?Ă©tait plein de couleurs
    De mouvements et de bruits
    Une fille m?a souri
    Et je m?souviens que j?la suivais?
    Je la suivais
    Sous le joyeux soleil de Mai
    Chemin faisant j?imaginais
    Un mot gentil pour l?aborder
    Et puis voici
    Que dans le ciel bleu de midi
    De plus en plus fort j?entendis
    Comme arrivant de l?infini
    Ce drĂ´le de bruit
    Ce drĂ´le de bruit</div><div jsname=”U8S5sf”>Je m?souviens que les gens
    S?arrêtèrent de marcher
    Et d?un air étonné
    Tout le monde a levé le nez
    Vers le ciel angélique
    Couleur de paradis
    D?ou sortait cette musique
    Comme accordée sur l?infini?
    C?Ă©tait Ă©trange?
    Est-ce qu?il allait neiger des anges
    Les gens guettaient dans un mélange
    D?inquiétude et d?amusement?
    Et brusquement,
    Il y eut un Ă©clair aveuglant
    Et dans un souffle incandescent
    Les murs se mirent Ă  trembler</div><div jsname=”U8S5sf”>Qu?s?est-il-passĂ© ?
    J?y comprends rien
    Y avait une ville
    Et y a plus rien</div><div jsname=”U8S5sf”>Y a plus rien qu?un dĂ©sert
    De gravats de poussière
    Qu?un silence Ă  hurler
    À la place ou il y avait
    Une ville qui battait
    Comme un c?ur prodigieux
    Une fille dont les yeux
    Etaient pleins du soleil de mai
    Mon Dieu, mon Dieu
    Faites que ce soit
    Un mauvais rĂŞve</div><div jsname=”U8S5sf”>RĂ©veillez-moi
    RĂ©veillez-moi
    RĂ©veillez-moi</div>

    https://m.youtube.com/watch?v=Z2WXoQVF53M

    Frissons garantis dans la ville fantĂ´mes des mois passĂ©s…

  • 5fff0da97509c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    29 mai 2020 Ă  14 h 47 min

    parfois chanson très courte et texte qui se suffit à lui-même

    JJ Goldman “Appartenir”

    Mon doudou, mon chéri
    Mon amour
    Mon amant, mon mari
    Mon toujours
    Des mots si doux
    Mais qui m’effraient parfois
    Je ne t’appartiens pas
    Des mots si chauds
    Mais Ă  la fois si froids
    Je n’appartiens qu’à moi

  • 5d73d3b3bbdc7 bpthumb

    shan

    Membre
    29 mai 2020 Ă  20 h 12 min

    Hello tout le monde,

    Cette chanson m’avait touchĂ©e quand je l’ai dĂ©couverte, j’étais assez jeune encore – et suis encore assez jeune, avec un lĂ©ger diffĂ©rentiel – pour moi elle est simplement profonde et puissante d’efficacitĂ©. On est sĂ»rement tous passĂ©s par ces sensations, dans des Ă©vènements plus ou moins forts ; et elle fait souvent Ă©cho en moi dans mes questionnements face aux comportements humains, les incomprĂ©hensions, les intolĂ©rances, dans des exemples Ă  la con de la vie de tous les jours, et surtout face Ă  moi mĂŞme.

    https://www.youtube.com/watch?v=9wjNvCvqHYs

    La rumeur est entrée
    La rumeur a parlé
    Si tu veux savoir ce qu’elle a dit
    Apprends à lire sur les lèvres
    Car elle parle de toi
    Elle dit n’importe quoi
    Il paraĂ®t que tu n’es pas celui
    Que l’on croyait que tu Ă©tais

    Refrain:
    Et le chien devient loup
    Le gramme devient tonne
    Le sable devient boue
    La poire devient pomme

    La rumeur est entrée
    La rumeur a parlé
    Tu ne sais pas oĂą elle se cache
    Mais tu sens sa mauvaise haleine
    Elle te bouffe de l’intĂ©rieur
    Tu portes son odeur
    Elle s’est incrustĂ©e dans tous tes gestes
    Elle est dans toutes tes paroles

    Refrain

    La rumeur est entrée
    La rumeur a parlé
    Autour de toi rampent les murmures
    Tu sais la valeur du silence
    Tu tiens ta solitude
    Parmi la multitude
    Tu ne sais plus vraiment oĂą aller
    Tu cherches sans doute un désert

    Refrain

    L’ignorance s’ennuyait
    L’ignorance a lâchĂ© ses mensonges
    Elle t’a jetĂ© un mauvais sort
    Tu sais l’affĂ»t des dĂ©mons
    Et leur bave vénéneuse
    Exilé dans ta coquille
    Tu ne veux plus en sortir
    Tu frissonnes de violence
    Tu as peur de tout casser
    Tu es tellement vulnérable
    Et maintenant ta conscience
    Qui doute qui culpabilise
    Et les couples déchirés
    Les erreurs judiciaires
    Les foules excitées
    Les déclarations de guerre.

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    29 mai 2020 Ă  20 h 16 min

    C’est une de mes prĂ©fĂ©rĂ©es Shanette^^ Très bon choix^^

  • 5fff0da97509c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    30 mai 2020 Ă  9 h 08 min

    ha zazie !!! <3

    J’Ă©tais lĂ  tu vois,
    lui à côté de moi,
    on avait 6 ans,
    on jouait comme des enfants
    au docteur, au docteur
    j’Ă©tais lĂ  je voyais sur son corps
    les plais, les marques, les bleus,
    j’en croyais pas mes yeux, mes yeux
    Et lui qui m’disait j’suis un dur tu vois mes brĂ»lures, lĂ  sur mes bras
    j’les sens pas, j’les sens pas.
    J’Ă©tais lĂ  j’ais rien dis
    et puis j’suis partie de chez lui,
    si j’y suis retournĂ©e? plus jamais, plus jamais
    J’Ă©tais lĂ  comme lui, j’avais 15 ans Ă  peine
    on Ă©tait dans la cave chez ses parents,

    je l’aimais tant, faut dire qu’il Ă©tait beau
    mais il se piquait mon hĂ©ro Ă  l’hĂ©ro
    J’Ă©tais lĂ  quand sa mère est venue nous dire
    c’est fini on l’enterre lundi, lundi
    J’ai pleurĂ© bien sĂ»r, j’ai pleurĂ©
    puis j’ai recommencĂ© Ă  traĂ®ner dehors, dehors

    J’Ă©tais lĂ  en octobre 80,
    après la bombe copernic,
    oui j’Ă©tais Ă  la manif, avec tout mes copains
    J’Ă©tais lĂ , c’est vrai qu’on n’y comprenait rien,
    mais on trouvait ça bien, ça bien.
    Oui j’Ă©tais lĂ  pour aider pour le SIDA,
    les sans papier, j’ai chantĂ©, chantĂ©
    SĂ»r que j’Ă©tais lĂ  pour faire la fĂŞte
    et j’ai levĂ© mon verre Ă  ceux qui n’ont plus rien

    encore un verre, on n’y peut rien

    j’Ă©tais lĂ  devant ma tĂ©lĂ© Ă  20H,

    j’ai vu le monde s’agiter, s’agiter

    j’Ă©tais lĂ , je savais tout de la Somalie

    du Bangladesh et du Ruanda, j’Ă©tais lĂ 

    J’ai bien vu le sort que le NORD rĂ©serve au SUD

    bien compris le mépris,

    j’Ă©tais lĂ  pour compter les morts.

    J’Ă©tais lĂ  et je n’ai rien fait

    et je n’ai rien fait

    j’Ă©tais lĂ  pourtant j’Ă©tais lĂ  et je n’ai rien fait

    et je n’ai rien fait

  • 5fff0da97509c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    30 mai 2020 Ă  9 h 18 min

    se lever chaque matin en se disant ça …

    Un matin comme tous les autres
    Un nouveau pari
    Rechercher un peu de magie
    Dans cette inertie morose

    Clopin clopan sous la pluie
    Jouer le rĂ´le de sa vie
    Puis un soir le rideau tombe
    C’est pareil pour tout l’monde

    Rester debout mais Ă  quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus essentielles

    Mais tout peut changer aujourd’hui
    Et le premier jour du reste de ta vie

    Plus confidentiel

    Pourquoi vouloir toujours plus beau
    Plus loin plus haut
    Et vouloir décrocher la lune
    Quand on a les Ă©toiles

    Quand les certitudes s’effondrent
    En quelques secondes
    Sache que du berceau Ă  la tombe
    C’est dur pour tout l’monde

    Rester debout mais Ă  quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus confidentielles

    Mais tout peut changer aujourd’hui
    Et le premier jour du reste de ta vie

    C’est providentiel

    Debout peu importe le prix

    Suivre son instinct et ses envies

    Les plus essentielles

    Tu peux exploser aujourd’hui

    Et le premier jour du reste de ta vie

    Non accidentel

    Oui tout peut changer aujourd’hui

    Et le premier jour du reste de ta vie

    Plus confidentiel


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